Écoles des participants

Galerie d'images

Un Poulailler Pour Tous, Tous Pour Un Poulailler Sénégal

        Notre projet consiste à construire un poulailler dans la province de Malicounda (MBour) au Sénégal afin d'apporter des fertilisants naturels à l'atelier de maraîchage et de le rentabiliser, de créer deux emplois et d'améliorer l'insertion des femmes et des jeunes dans la vie active, ainsi que d'apporter des protéines d'origine animale dans l'alimentation des locaux. Pour un développement RESPONSABLE, LOCALE et DURABLE de la province.

 

        Tout a commencé lorsque que nous avons proposé notre aide à Violaine Belval, présidente de l’association Les Amis de Gandiol. Elle a mis une petite graine dans notre tête et depuis l’idée a germé… Cela fait maintenant 1 an qui nous réfléchissons à ce beau projet qui permettrait de développer une économie durable, locale et responsable de la province de Malicounda à l’Ouest du Sénégal.

        « Les amis de Gandiol » est une association humanitaire œuvrant pour le développement du village de Gandiol dans la province de Malicounda au Sénégal. Elle a été créée il y 5 ans par Mme Violaine Belval afin de sauver l’école de Gandiol qui était en péril financièrement.  Depuis,  plusieurs projets ont vu le jour: construction d’une deuxième classe, d’une salle polyvalente, d’une bibliothèque, de puits… Le projet de maraîchage mis en place il y a deux ans a lancé deux nouveaux projets : la création de panneaux solaires permettant de puiser l’eau plus facilement et la mise en place d’un poulailler pour fertiliser les terres.
                          

                                                            

http://lesamisdegandiol.com/

 

        L’association, comme expliqué précédemment, a mis en place une activité de maraîchage qui fonctionne actuellement en toute autonomie. Cependant, pour fertiliser les terres, l’achat d’engrais pénalise le système. Cet engrais provient majoritairement de fientes de poulet. Or dans la région, la demande en viande de poulet est très forte. Ainsi, l’idée nous est venue d’implanter un poulailler dans ce même village pour rentabiliser l’activité de maraîchage et apporter une nouvelle source de revenus. Le bâtiment construit pour 200 poulets produira plus de deux tonnes de fumier par an. Sept lots de poulets pourront grossir en une année (42 jours de croissance et 7 jours de vide sanitaire), ce qui aboutira à la vente de plus de 1200 poulets par an. Les fientes seront incorporées à du fumier de bovin plus structurant, ce qui amènera de l’azote et du carbone pour fertiliser les terres.

Les achats de poussins, de produits de prophylaxie et d’hygiène du bâtiment se feront par l’intermédiaire du technicien avicole M. Ablaye qui nous aide à monter ce projet depuis le début. Le suivi de la croissance des poulets sera effectué par la communauté des Frères du Sacré Cœur. Une fois la croissance des poulets suffisante, ceux-ci seront abattus par un commanditaire et revendus, ce qui amènera un revenu afin d’assurer la pérennité de l’élevage et participera à l’apport de protéines animales dans l’alimentation des Sénégalais. Ce poulailler aura aussi pour conséquence d’améliorer l’insertion des jeunes et des femmes dans la vie active. Concrètement, deux emplois à plein temps sur l’atelier de production pourront être créés.

Ainsi, le poulailler permettra de développer une économique durable, locale et responsable de la province de Malicounda.

 

Voici un plan du poulailler (réalisé par nos soins) :

                                                            

 

Les 20m² de la partie élevage permettront d'accueillir 10 poulets par m² pour limiter une hausse des températures. De plus, les murs de l'enceinte seront constitués de volets sur ces deux longeurs (deux rangées de 4 volets) afin de gérer la température et la ventilation (renouvellement de l'air); ventilation accrue par une pièce plus longue que large. Le toit permettra également de limiter la température de par une construction en double pente et une hauteur importante. Ainsi la chaleur montera et ne restera pas au niveau des poulets et s'évacuera par les deux ouvertures. Le toit sera également peint en blanc afin de repousser les rayons du soleil.

Enfin, il aura également pour but de sensibiliser la population locale sur les questions de déchets domestiques. Ainsi, des campagnes de ramassage des déchets organiques verront le jour. A plus long terme, nous espérons créer une vraie dynamique collective, ce qui permettra de diminuer le coût de l’alimentation des poulets.

 

  • Jean Noel Diouf notre correspond sur place et chef du village
  • Les Frères du Sacré Cœur
  • Gandiol Bâtiment
  • M.Ablaye Weber, technicien avicole
  • M.Mamadou, conseiller en élevage à la Direction administrative et technique du Resopp à Thiès au Sénégal. http://resopp-sn.org/ 
  • M.Pape Samba Kanté, architecte et éleveur  
  • M.Vinter Roger, Gérant d'un magasin Sédima (Groupe distributeur de poussins d'aliment avicole)                                          

Voici un tableau détaillant les coûts du projet :

 

                                                           

 

Pour quel résultat ???

        La marge brute à l'année (produit-charges opérationnelles) sera d'environ 1 049 531.2 cfa (le prix d'un poulet étant d'environ 2500 cfa). Soit 1 600€. Le salaire moyen d'un ouvrier agricole étant d'environ 30 000 cfa par mois (40h), il est possible de rémunérer deux personnes et de mettre de l'argent de côté pour d'éventuels imprévus.

 

        Nous sommes deux étudiants à supporter ce projet. C’est d’une volonté commune à apporter notre soutien à des projets de développement locaux que nous avons proposé notre aide à l’association « les amis de Gandiol ». Nous serons toujours à l’écoute des demandes de la population locale et nous prendrons en compte tous les conseils qui nous seront donnés. Notre enthousiasme, notre sérieux, notre curiosité sont autant d’atouts pour mener à bien ce projet qui nous tient à cœur. Nous avons également des bases solides en agronomie mais encore beaucoup de choses à apprendre, ce qui rendra cette aventure extrêmement riche pour nous.

 

        Je suis étudiante en 2ème année à l’ENSAIA (Ecole National Supérieure d’Agronomie et des Industries Agro-alimentaires). Cette année, j’ai décidé de faire une pause dans mes études pour me consacrer à ce qui me passionne : la protection de l’environnement. Je suis actuellement en Australie pour faire un stage de 6 mois dans un laboratoire de recherche sur la qualité de l’eau. Mais cette année aurait été incomplète si je n’avais pas décidé de la consacrer aux autres. Solidarité, découverte, environnement, tolérance… voici mes créneaux. Personnellement,  j’aimerai aussi donner l’envie à d’autres jeunes de partir à l’aventure comme moi en partageant mon expérience dans ma région natale, la Picardie.

Partir au Sénégal n'a pas été une décision prise à la légère. Cela fait déjà plus de 5 ans que j'y pense, j'ai d'ailleurs remporté la bourse scientifique féminine en parlant de ce projet. Aujourd'hui, je vais utiliser les 1000€ que j'ai précieusement gardés pour financer mon départ au Sénégal. De plus, j’ai travaillé deux mois dans une ferme biologique de maraîchage pour approfondir mes connaissances avant de partir en Afrique.

 

        La protection de l’environnement, le développement durable, la nature, le monde aquatique,  la solidarité, l’entraide...voila ce qui me botte. C’est pourquoi actuellement, en Master de Gestion et Fonctionnement des Ecosystèmes à l’Université de Lorraine, je réalise un stage en Australie dans le domaine du développement d’une aquaculture alternative (Integrated Multi-Trophic Aquaculture) afin de diminuer les risques environnementaux. Cependant, ce stage ne me permet pas de réaliser entièrement mes objectifs personnels. Ainsi, je m’investi également dans l’association « Les Amis de Gandiol » afin de venir en aide à la population sénégalaise.

Aider les personnes défavorisées a toujours été pour moi très important. Ainsi, depuis le début de mes études supérieures, je pense à partir au sein d’une association humanitaire en Afrique et j’économise chaque été afin de financer ce voyage extraordinaire entre autre.

 

         Nous serons sur place à partir du 30 Mars afin de décider de l'emplacement exact du poulailler en coopération avec les villageois de Gandiol et nos partenaires. Nous allons également rencontrer des éleveurs sur place afin de confirmer ce que nous avons appris de l'élevage des poulets au Sénégal. Durant notre voyage, nous aiderons également l'association à trier et à distribuer le matériel provenant de France dans les villages alentours ainsi qu'à la pouponnière. De plus, nous organiserons des jeux sur le thème de l'environnement, l'eau et de l'écologie avec les enfants de l'école pour les sensibiliser au développement durable en prenant pour exemple le poulailler et le maraîchage.

Nous avons également organisé une collecte de vêtements et de jouets dans certains collèges, lycées et écoles ainsi que parmi nos proches pour aider matériellement la pouponnière.