L'agroforesterie australienne vue par les agriculteurs

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Nous sommes deux étudiants en seconde année à Agroparistech, école  formant des ingénieurs agronomes. Durant cette année, nous nous sommes spécialisés dans deux domaines  différents,  Nicolas étudie les sciences de l’environnement et Lucie la production agricole. Nous avons décidé de faire une année de césure entre notre seconde troisième année.       

Mêlant l’envie du voyage à nos préoccupations professionnelles de futurs ingénieurs agronomes, nous sommes en train de monter un projet qui s'intéresse à l’agroforesterie en Australie, et plus particulièrement à ses aspects socio-culturels. Nous aimerions aller à la rencontre de ces agriculteurs qui cherchent à mettre en place une agriculture intégrée et durable.

 

Lucie fera sa première partie de césure au Cambodge au sein d’une start-up, « project Alba », en développement agricole,  entreprise qui aide des petits agriculteurs à produire des légumes, les vendre sur les marchés locaux et ainsi accroître leur revenu. Nicolas pour sa part fera un stage au Pérou dans un centre de gestion de l’eau, qui aide des agriculteurs à avoir accès et à gérer l’eau pour leurs cultures.

 

Nous partirions pour l’Australie durant la seconde partie de l’année soit de mars à août 2016.

 

Notre formation a attisé notre curiosité et nous a donné envie de mieux comprendre certains modèles agricoles, comme celui de l'agroforesterie.

Le but de notre projet  serait d’essayer de comprendre et d’analyser les exploitations combinant plantations forestières et élevage d'ovins et/ou de bovins.

Cette approche de l’agriculture est totalement en accord avec notre vision de l’agriculture durable.

De plus ce sujet nous permettra de mettre à profit nos deux domaines de spécialisation.

En effet du point de vu animal l’implantation des arbres a de nombreux effets bénéfiques : apporter du fourrage d’appoint pendant les périodes de sécheresse, optimiser la production de fourrages sur l’exploitation, apporter bien être aux animaux, améliorer les performances.

Mais les bénéfices environnementaux sont aussi multiples : lutte contre le changement climatique par la séquestration de carbone dans la biomasse et dans les sols, amélioration de la qualité des paysages, protection mécanique contre le vent et le ruissellement des eaux, apport de matière organique, protection de la biodiversité et de la faune auxiliaire et préservation de la qualité des nappes phréatiques.

Nous allons mener une étude de terrain en passant quelques semaines au sein de plusieurs exploitations en agroforesterie dans la région du Bassin Murray-Darling dans l’Est du pays. Il s’agit de la région agricole la plus importante d’Australie, et qui se heurte à des problèmes de déforestation et d’exploitation massive des réserves d’eau. Travailler avec ces agriculteurs au sein de leur exploitation nous permettra de comprendre d’autant mieux leur choix pour ce type d’agriculture. C’est souvent lors de discussions dans un cadre plus informel, que l’on apprend le plus.

Notre fil conducteur serait de comprendre pourquoi ces exploitants ont choisi de se tourner vers ce type d’agriculture, et comment l’agroforesterie pourrait répondre aux enjeux agricoles et environnementaux actuels de cette région.



Puis à notre retour, ayant recueilli des informations et étudié de réelles expériences sur place, nous pensions mener des débats à l’aide de différents supports d’animations (rapport, photos, interviews, voir reportage vidéo…) au sein de l’Agro, et éventuellement d’autres écoles et structures.

 

Notre projet semble déjà porter ses fruits.

L’Association Française d’Agroforesterie est très motivée par celui-ci et souhaiterait établir une collaboration avec nous. Un retour sous forme de petites vidéos leur parait intéressant.

L' « Agroof », bureau d’études spécialisé en agroforesterie (http://www.agroof.net/), serait aussi intéressée pour que nous intervenions à notre retour auprès d'agriculteurs français en agroforesterie pour leur faire part de notre expérience en Australie.

 

De plus sur place l’association Private Forests Tasmania, qui suit des agriculteurs en agroforesterie, nous a mis en contact avec des agriculteurs et nous a donné de la bibliographie. Elle semble de même en clin à suivre notre projet. Nous avons également pris contact avec des chercheurs australiens que nous rencontrerons sûrement pour nous apporter des informations supplémentaires.