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LA MAISON DU NUMERIQUE D'AGOE LOGOPE (LOME-TOGO)

Objectif global: La population et les jeunes du quartier d’Agoè Logopé (banlieue nord de Lomé) ont une meilleure connaissance des outils informatiques

Objectif spécifique: Les élèves,  enseignants des établissements scolaires du quartier et les associations locales accèdent plus facilement aux outils et formations informatiques

Le projet La Maison du Numérique (MDN) est le fruit d’une grande consultation en amont, consultation à laquelle ont été associés quinze des établissements scolaires de la zone du projet. Cet espace donnera aux jeunes étudiants du quartier la possibilité de s’initier au e-learning.

Dès l’ouverture officielle de la MDN, l’équipe projet réalisera plusieurs séances de sensibilisation dans les écoles bénéficiaires, afin de faire découvrir aux élèves, aux jeunes en général, et aussi aux enseignants les atouts que représente la maîtrise de ces nouvelles technologies de l’information et de la communication aujourd’hui et les avantages de l’e-learning. L’initiation et la formation des bénéficiaires aux outils informatiques est aussi une des principales activités de notre projet (recherche sur Internet, réseaux sociaux, animation de blogs). La MDN sera un espace dédié au renforcement des capacités des associations locales en communication numérique pour les aider à utiliser les outils les plus innovants pour assurer plus de visibilité à leurs actions, et mobiliser plus de ressources (crowdfunding).

La mobilisation en France autour de ce projet nous a déjà permis de rassembler 44% du budget total. L’exécution et la gestion de ce projet sont assurées par notre équipe locale.

La pérennisation du projet est assurée par les frais d’abonnement à coût abordable pour tous, demandés aux usagers de la MDN.

MAREM France, créée en 2012, animée bénévolement par une équipe d'étudiants français, togolais, est l'antenne française de l'ONG MAREM Togo qui accompagne à Lomé la réinsertion des enfants et jeunes en situation de rue – www.maremvision.org / www.facebook.com/AssociationMarem/  https://youtu.be/Kw0n1TTTsaQ /

1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DU PROJET
1.1 Comment est née l’idée de notre projet ? Quel est son historique ?
1.1.1 Quel est le sens de notre projet ? Sa raison d’être, l’enjeu qu’il représente ?
Depuis quelques années, la mise en place d’un projet permettant de trouver une solution aux difficultés d’accès à Internet et aux services informatiques dans la zone où est implanté le siège social et administratif de l’association MAREM Togo est devenue pour les responsables de cette association et de MAREM France, l’une des priorités afin de garantir non seulement une meilleure mise en œuvre des actions réalisées par MAREM Togo en direction des jeunes, mais aussi de répondre à un besoin social de toute la communauté, en particulier des élèves des établissements scolaires environnants et des jeunes pris en charge par MAREM Togo.

1.1.2 Comment et par qui le projet a-t-il été élaboré en amont ?
Ce projet est une co-construction des principaux responsables de MAREM Togo et France, qui se sont rencontrés à Lomé en 2012 pour réfléchir sur les principaux projets d’avenir de l’organisation. Le projet de création d’un centre agropastoral et celui d’une maison du numérique offrant d’une part des services informatiques (accès à internet, traitement de texte, impressions, reprographie) et d’autre part une initiation et un renforcement de capacité en matière de TIC avaient retenu notre attention. La situation préoccupante des enfants en matière d’éducation nous a fait opter pour le deuxième projet. D’où notre démarche aujourd’hui de réaliser notre projet Maison Numérique d’Agoè Logopé.

1.1.3 Quel est l’historique du projet et du partenariat ?
MAREM France est l’antenne française de l’ONG Togolaise. MAREM France a été créé en 2012 par des étudiants togolais en France et des anciens stagiaires accueillis à Lomé afin d’apporter un soutien à la réalisation de certains projets mis en place par l’organisation du Togo. Ce projet initié par l’ONG MAREM Togo et soutenu par MAREM France s’inscrit dans cette dynamique partenariale basée sur la collégialité décisionnelle comme socle fondamental de nos actions.

1.1.4 Quel est le processus d’élaboration et d’identification du projet ?
Après plusieurs observations en amont, le projet d’un espace multimédia lié aux TIC, offrant un lieu d’échanges, de formation et d’information, s’est révélé pertinent, vu les problématiques sociales du quartier, les besoins de MAREM Togo liés à la communication (difficulté d’accès à Internet pour les acteurs de l’association). De plus, une étude (2013) a été réalisée dans le quartier d’implantation avec l’appui du Cabinet d’Expertise et de Développement Economique et Social (CEDES Afrique), spécialisé dans l’étude de faisabilité des projets réalisés par des ONG internationales et des agences de développement au Togo, semble conforter nos analyses sur ce point. Les questionnaires de l’enquête menée dans le cadre de cette étude ont été remplis par environ 500 élèves des écoles bénéficiaires et près de 60 enseignants. La plupart des enseignants questionnés reconnaissent avoir des difficultés à parler de TIC à leurs élèves, car n’en ayant qu’une notion assez générale et ne maîtrisant pas les bases de l’informatique. En outre, dans le quartier, les services informatiques annexes (photocopie, impressions, traitement de texte) ne sont pas de très bonne qualité.

1.2 Dans quel contexte le projet s’inscrit-il ?
1.2.1 Décrivez rapidement la zone géographique du projet, son environnement humain, économique, social, au niveau national et au niveau local.
Situé à 25 km de Lomé, dans la banlieue Nord, le quartier d’Agoè Logopé est l’un des nouveaux quartiers en pleine expansion. Plusieurs familles y aménagent à cause d’une densité urbaine de plus en plus forte dans la capitale, avec un accès difficile à l’immobilier en raison de l’explosion des prix du secteur. En dix ans, le quartier d’Agoè Logopé a connu une grande envolée démographique. Celle-ci n’a pas été accompagnée par les infrastructures nécessaires pour un épanouissement des jeunes du quartier. Il n’y a aucun espace de loisirs pour les jeunes, sinon quelques terrains de football improvisés.
En ce qui concerne les TIC, le quartier dispose de quelques cybercafés dont les pannes régulières, et le débit faible de connexion influent sensiblement sur le fonctionnement de ces espaces.

1.2.2 Présentez de manière succincte la politique nationale [sectorielle] en référence au domaine d’intervention du projet.
Le 17 Novembre 1997, le Togo se connectait pour la première fois à internet. Il devenait ainsi le premier pays francophone d’Afrique de l’Ouest à accéder à la toile. Si très tôt, les autorités togolaises ont compris l’importance de ce nouveau moyen de communication, il faut néanmoins remarquer qu’environ deux décennies plus tard, le pays est toujours à la traîne en matière de TIC. Selon les chiffres du Ministère des Postes et Télécommunications relayés par le site officiel du Gouvernement Togolais en 2014, au Togo, seulement 6% de la population a accès à internet. L’objectif des autorités est donc de parvenir à un taux de pénétration de 15% d’ici fin 2015 grâce à l’ADSL. 63% de la population togolaise n’a pas accès aux TIC et 95% de celle vivant en milieu rural ne peut quasiment pas se connecter.
Réservé à ses débuts à une élite professionnelle, l’outil internet s’est répandu dans le grand public, notamment à Lomé la capitale, grâce aux cybercafés.
Aujourd’hui, avec l’arrivée de l’ADSL, de la 3G et notamment du raccordement au câble sous-marin à fibre optique West African Cable System (WACS), la dynamique est en train de changer et le Togo tente de combler son retard. Depuis, les coûts des services internet ont été notablement revus à la baisse, rendant plus accessible cet outil de travail et de communication, mais essentiellement dans les grandes villes. Les problèmes récurrents de connexion trouvent eux aussi progressivement solution.
L’avenir étant à la formation à distance via Internet (l’e-learning ou e-formation), il importe donc que les enfants et les jeunes soient suffisamment outillés en matière de TIC afin de pouvoir s’adapter dans un monde où l’accès à Internet est devenu une des clés du développement.
Pour le gouvernement togolais actuel, et notamment la Ministre de l’Economie numérique, le recours à des méthodes d’apprentissage numériques dans les écoles reste une des priorités. La phase pilote du projet "Ecole Numérique Togo" (ENT), qui vise à introduire la technologie numérique dans l’enseignement et à mettre l’accent sur l’importance cruciale des TIC dans le système éducatif a été lancée en mars 2015.
Le Conseil des directeurs exécutifs de la Banque mondiale a soutenu le Togo afin de renforcer cet amorçage de la connectivité des télécommunications en élargissant les réseaux à fibre optique et en introduisant des réformes juridiques et réglementaires destinées à stimuler une concurrence du secteur privé. Les investissements devraient améliorer l’accès, la qualité et la fiabilité des communications vocales et par Internet, former l’épine dorsale d’un investissement du secteur privé à plus grande échelle dans les technologies de l’information et des communications (TIC) et entraîner une baisse des coûts.

1.2.3 Décrivez la complémentarité du projet avec les autres programmes de développement existants [projets mis en place dans la zone par d’autres acteur-trices].
Notre souhait est d’accompagner le gouvernement togolais dans son vœu et souhait de démocratiser, d’améliorer la formation aux TIC, l’accès à Internet pour tous, et surtout pour les jeunes, car les TIC sont un important vecteur de croissance économique et offrent des possibilités pour réduire la pauvreté. Le projet du gouvernement togolais en est à sa phase pilote et il faudra attendre plusieurs années pour le voir opérationnel à grande échelle et profiter à tous. Le nôtre s’inscrit aussi dans une dynamique plus localisée, et sera mis en place dans des zones qui ne sont pas forcément prioritaires. De plus, il est tourné vers des acteurs de la solidarité (association) et les organisations de la société civiles qui ne sont pas pris en compte dans la politique élaborée par le gouvernement togolais en matière de TIC. En associant les associations et les organisations de la société civile, ce projet participe activement à l’atteinte de l’OMD 8 : construire un partenariat mondial pour le développement. Il s’inscrit également dans la dynamique des nouveaux objectifs du développement durable votés par les Nations Unies en 2015, notamment le quatrième qui est celui de faciliter l’accès à une éducation de qualité pour tous. Il existe déjà depuis plusieurs années, des cybercafés à but lucratif qui essayent de participer malgré toutes les difficultés à cette dynamique. Mais les prix de connexion ne facilitent pas toujours l’accès des plus jeunes et des plus pauvres. Et parallèlement à ces cybercafés à but lucratif, notre projet a des objectifs de développement humain en mettant un accent particulier sur les jeunes en milieu scolaire. En matière de promotion des TIC, on peut citer l’exemple du laboratoire Woelab, une structure dédiée à la co-création à partir du numérique. Il s’agit du tout premier espace de démocratie technologique installé en Afrique; et le premier fablab de quartier.
1.3 Qu’est ce qui justifie la réalisation de notre projet ?
Ce projet est notre participation à l’atteinte des nouveaux ODD notamment en matière d’éducation des jeunes. « L’exploitation du potentiel des TIC apporte une contribution substantielle pour la réalisation de chacun de ces objectifs, soit de manière directe en offrant aux femmes des possibilités d’activité et des moyens de s’exprimer, en élargissant l’accès à l’enseignement et à la formation, soit de manière indirecte, en créant de nouvelles possibilités d’activité économique permettant aux individus, aux communautés et aux nations d’échapper à la pauvreté Il répond aussi à un besoin économique. En générant des revenus, ce projet assume son auto-pérennisation et participe à l’autonomie progressive de notre organisation au Togo. En outre, il est une solution efficace aux difficultés en matière de communication rencontrées par les animateurs de nos projets.

1.3.1 Quel est le diagnostic que vous avez établi et quels sont les problèmes à résoudre par le projet ?
Accès à Internet Haut débit à Agoè Logopé très largement inexistant et difficulté d’accès lorsqu’il existe.
Peu de services informatiques de qualité dans le quartier
Absence de l’outil internet dans la mise en œuvre des programmes académiques
Usage limité de l'internet dans le domaine éducatif et associatif
Manque d'informations sur les opportunités qu’offrent les TIC pour les jeunes et les associations de solidarité
Accès difficile aux formations de base en informatique pour une majorité des élèves, et parfois des enseignants
Nécessité d’une connexion internet fiable pour faciliter la communication, et le travail à distance entre les équipes françaises et togolaises du MAREM

1.3.2 Quelle est votre analyse des problèmes à résoudre ou des progrès à réaliser ?
Résoudre ces différents problèmes identifiés nécessite l’implication de différents acteurs, notamment le fournisseur d’accès Internet, une société d’ingénierie informatique, les établissements scolaires et les organisations de la société civile. L’un des importants progrès à réaliser est celui de l’accessibilité à Internet haut débit pour les bénéficiaires du projet. Il s’agit aussi de leur faire découvrir les véritables potentialités, et opportunités qu’offre cet outil pour leur développement personnel, pour le développement économique de la localité et pour la professionnalisation croissante des activités menées par les organisations de la société civile. La résolution de ces problèmes passe aussi par une implication et une collaboration des acteurs institutionnels (ministère, responsables locaux, comité du développement du quartier) dont le soutien au projet, lui donnera un impact véritable et un écho auprès de toute la population de la localité.

1.3.3 Quelle est votre analyse quant aux solutions retenues pour résoudre ces problèmes ?
Ces solutions répondent aux besoins de la population locale et des bénéficiaires qui ont été consultés en amont, afin que le projet soit cohérent et efficient. Ce projet favorise l’ouverture sur le monde pour les jeunes et les organisations de solidarité locale. Il promeut également l’interculturalité en facilitant les échanges entre deux organisations de solidarité animées par des jeunes, l’une au Nord et l’autre au Sud.

1.3.4 Quelles sont les études préalables qui ont été réalisées en amont [si le projet le justifie] et/ou quel est le bilan des actions que vous avez réalisées [ou qui sont en cours] ?
Enquête de terrain réalisée en 2013 par le biais de questionnaires distribués dans le quartier et notamment dans les établissements partenaires ; Etude de faisabilité pour vérifier la viabilité du projet, sa pérennisation et sa capacité à dégager des plus-values pour la pérennisation du projet, une fois le financement et la durée initiale achevés. Plusieurs rencontres ont été organisées avec les responsables des collèges et lycées principaux bénéficiaires du projet, ainsi qu’avec les partenaires techniques d’exécution du projet.
Les différents partenaires impliqués dans ce projet jouent pleinement leur rôle, et ont quasiment tous accepté de signer des conventions de collaboration les impliquant dans la mise en œuvre du projet. On a observé une grande attente de la part des principaux bénéficiaires.
Une deuxième consultation a été faite auprès des responsables d’établissements scolaires partenaires du projet afin d’avoir leur avis sur la réalisation d’un tel projet et surtout la garantie que ce projet leur sera d’une utilité non négligeable. Un webdoc a été réalisé pour retracer toute la mobilisation qui a accompagné la conception du projet. Il est disponible sur Youtube (Un café pour la route, https://www.youtube.com/watch?v=NgJ0ZQXlms4).
Une dernière rencontre a été organisée avec les partenaires impliqués dans le projet à la finalisation du montage de ce dossier. Durant la mise en œuvre de ce projet, les femmes et les filles seront fortement encouragées à s’initier aux TIC, ce qui promouvra le respect de toutes les normes du Genre dans la réalisation du projet.


2. BENEFICIAIRES, PARTICIPANT-E[S] ET PRINCIPAUX ACTEURS-TRICES IMPLIQUE-E[S] DANS LE PROJET
Bénéficiaires
Les enseignants : Une soixantaine d’enseignants des écoles bénéficiaires ont participé en amont à l’élaboration progressive de l’idée de projet et nous ont encouragés à impliquer la direction de leurs établissements respectifs dans ce projet, pour lui donner tout l’impact nécessaire et répondre surtout à leurs attentes. Ils seront les principaux vecteurs de transmission des connaissances acquises dans le cadre du projet, et en tant que leader d’opinion dans les écoles, donneront l’ampleur nécessaire au projet en mettant en lumière auprès de leurs élèves, l’importance de l’utilisation des TIC aujourd’hui
Les écoles bénéficiaires : Une quinzaine d’établissements scolaires constitue les principaux bénéficiaires de ce projet. Chaque établissement dispose d’effectifs d’élèves compris entre 200 en moyenne pour les privés et 900 pour les publics. Comme souhaité par les enseignants, les directions respectives de ces établissements ont été associées au projet. Le projet encouragera la participation des filles qui représentent environ 46% des effectifs. Les programmes de sensibilisation sur les TIC seront réalisés en étroite collaboration avec les responsables pédagogiques de ces établissements, qui auront pour rôle de mobiliser les élèves concernés.
Les organisations de la société civile/Associations : le projet favorise un développement humain et social en donnant la possibilité aux organisations de solidarité du tissu social de bénéficier des formations nécessaires pour un usage optimal des TIC dans le cadre de développement de leurs différentes actions. MAREM Togo coordonne un réseau d’une cinquantaine d’associations sur le plan national, ce qui permettra d’organiser facilement des formations pour le renforcement des capacités de celles-ci. Le projet restera ouvert à des groupements ou collectifs sociaux qui ne font pas partie de ce réseau. Sur la durée du projet, 100 membres de ces OSC participeront aux modules de formation qui seront organisés en partenariat avec Planète Urgence.
Les enfants du Centre MAREM EMERA, l’équipe de MAREM Togo : La mise en œuvre des autres activités sociales de l’association partenaire elle-même sera facilitée par l’accès à Internet. L’initiation à l’informatique sera une activité de plus proposée aux 15 enfants retirés de la rue et hébergés transitoirement au Centre MAREM EMERA. Les communications seront plus fluides et moins coûteuses entre les équipes de MAREM Togo et de MAREM France, notamment en ce qui concerne le suivi des projets, l’accompagnement sur place des stagiaires et bénévoles français envoyés par l’équipe de MAREM France. L’accès à Internet permettra aussi aux 15 animateurs salariés de MAREM Togo d’élargir le champ de leurs connaissances, dans leur domaine respectif, et de mieux travailler avec les autres partenaires locaux de nos projets.
Les jeunes et la population d’Agoè Logopé : Ce projet est ouvert à tous les jeunes et à toute la population locale, qui en sont aussi les bénéficiaires.

Principaux acteurs
CEDES Afrique : le Cabinet d’Expertise et de Développement Economique et Social en Afrique participe au projet en tant qu’acteur. CEDES Afrique est spécialisé dans les activités de conseils, de consultations, d’études et de formation auprès des acteurs du développement. Partenaire de MAREM Togo depuis 2013, il est intervenu dans l’étude de faisabilité de ce projet, et dans l’expertise de ce projet. CEDES Afrique supervise le recrutement de tous les salariés de MAREM Togo dans le cadre des projets mis en place. Il accompagnera le MAREM dans l’évaluation du projet, de son efficience.
IDS Technologie (http://www.ids.tg/) : Une desprincipales sociétés d’ingénierie informatique au Togo, IDS nous a accompagné de son expertise technique dans le montage du projet, et sera à nos côtés dans la mise en œuvre du projet, en formant l’équipe du projet, en élaborant avec elle les modules de sensibilisation, en assurant la fourniture, l’installation et la maintenance du matériel informatique.
CECO BTP (http://cecogroup.tg/) : La première entreprise locale de BTP réalisera l’aménagement et au design intérieur du local destiné à l’Espace Multimédia.
Planète Urgence (http://www.planete-urgence.org/) : ONG française partenaire du MAREM depuis 2013, Planète Urgence a organisé avec le MAREM, deux missions de renforcement de capacité des animateurs du Programme EMERA en informatique. Sur ce projet, l’objectif est d’organiser surtout à l’endroit des OSC, des formations spécifiques en communication (visibilité par les réseaux sociaux et Internet), en recherche de partenariat, des nouveaux modes de financement (crowdfunding), tout ceci en se basant sur les TIC.

Au Nord, MAREM France se charge de la mobilisation des ressources financières pour la réalisation du projet auprès de bailleurs institutionnels privés et publics. Il en contrôle la mise en œuvre.
Au Sud, MAREM Togo réalise la mise en œuvre du projet en partenariat avec les autres acteurs, et en assure l’évaluation ainsi que la pérennisation.

3. OBJECTIFS ET RESULTATS ATTENDUS DU PROJET
3.1 Quels sont les objectifs généraux que poursuit le projet ? [Trois objectifs maximum]
La population et les jeunes du quartier d’Agoè Logopé ont une meilleure connaissance des outils informatiques
3.2 Quels sont les objectifs spécifiques à atteindre ? [Cinq objectifs maximum]
Les élèves, les enseignants des établissements scolaires du quartier et les OSC accèdent plus facilement aux outils et formations en informatique
3.3 Quels sont les résultats attendus très concrètement à l’issue du projet ?
Résultat 1 : La maison du numérique d’Agoè Logopé est ouverte et accueille les élèves, les enseignants des écoles bénéficiaires et la population du quartier
Résultat 2 : Les enseignants sont sensibilisés sur l’utilisation d’internet dans l’élaboration des supports pédagogiques et pour les recherches ; les élèves sont touchés par la sensibilisation sur les richesses des NTIC et initiés à la création et l’animation de blogs.
Résultat 3 : Les élèves, enseignants, et membres d’organisations de la société civile sont initiées à l’informatique et à l’utilisation d’internet ;

4. ACTIVITES
4.1 Quelles sont les activités que vous souhaitez mettre en place ? Les détailler.
ACTIVITE 1 : CREER LA MAISON DU NUMERIQUE DU NUMERIQUE D’AGOE LOGOPE

1- Aménagement du local, équipement informatique et mobilier
Le MAREM dispose à son siège social, d’un bâtiment qui accueillera les installations de la maison du numérique après quelques aménagements, afin de mieux adapter le cadre aux nouveaux objectifs. Cet acquis épargne un investissement immobilier important. Les différents travaux d’aménagement et l’équipement mobilier de l’espace seront réalisés par le groupe IMMO CECO, partenaire du projet (voir devis N°).
2- Réception et Installation du matériel informatique
La fourniture du matériel informatique est assurée par IDS Technologies, spécialisée dans l’ingénierie informatique et dans les services réseaux (conception et réalisation de réseaux informatiques et télécom ; cablage Multimédia). IDS gère aussi toute l’installation et la configuration technique de l’espace, le paramétrage des ordinateurs et autres appareils. Les techniciens d’IDS Technologie nous ont offert leur expertise tout au long du montage technique de ce projet.
Les installations techniques liées au réseau Internet seront réalisées par Togo Telecom le principal fournisseur internet au Togo. A la réalisation du projet, un sponsoring sera mis en place avec cette entreprise publique, afin de garantir un accès à internet haut débit.

3- Recrutement de l’équipe projet
Cette activité sera également marquée par le recrutement d’un personnel qualifié qui sera en mesure d’encadrer et d’aider les utilisateurs dans leurs travaux et recherches. Celui-ci sera aussi chargé de la planification, de l’exécution et de l’évaluation des séances de sensibilisation dans les écoles partenaires. Le recrutement du personnel de l’Espace sera supervisé par le Cabinet CEDES Afrique.
IDS Technologie procédera ensuite à la formation de toutes les personnes qui animeront ce projet, afin qu’elles soient à même de produire un service de qualité à ceux qu’elles accueilleront quotidiennement au sein de l’espace. Un partenariat est signé avec IDS Technologies pour la maintenance régulière du matériel informatique.
4 – Inauguration officielle de l’Espace
Une campagne de communication autour du projet dans le quartier, à l’endroit des enseignants des écoles bénéficiaires et sur les principaux médias locaux (chaînes de télévision et de radio), précèdera l’inauguration officielle du projet afin de faire connaitre l’existence de ce nouvel espace et du projet qui le porte. Pour le lancement du projet, un responsable de MAREM France fera le déplacement de Lomé.
La mise en œuvre du projet sera sous la responsabilité d’un comité de pilotage du projet constitué des responsables de MAREM Togo et des représentants de tous les partenaires associés au projet. Ce comité suivra de près les activités d’installation de l’espace afin que leur réalisation respecte le calendrier établi et que la qualité des travaux soit assurée.
Un premier rapport d’exécution à mi-parcours du projet avec un dossier photo video sera alors présenté aux principaux bailleurs de ce projet.
ACTIVITE 2 : ORGANISER DES SENSIBILISATIONS EN MILIEU SCOLAIRE ET ASSOCIATIF
Les séances consacrées à la sensibilisation sur les TIC seront réalisées une fois la maison du numérique complètement opérationnelle. Un appel aux bénévoles sera lancé pour recruter des personnes pouvant aider l’équipe salariée du projet dans la sensibilisation dans les écoles partenaires. La présence de bénévoles permet de garder le rythme normal au niveau des activités de l’espace. Une fois les bénévoles recrutés, s’organisera une seconde formation de toute l’équipe, composée des salariés actuels et récents, des bénévoles et des stagiaires. Cette formation assurée par les techniciens d’IDS Technologies permettra de concevoir les modules sur lesquels se basera l’équipe durant les séances de sensibilisation en milieu scolaire. Un accent particulier sera mis sur la sensibilisation des enseignants, qui seront les "courroies" de transmission au niveau de leurs élèves. Il s’agira de les aider à utiliser les outils informatiques dans le cadre de leur profession afin de démontrer leur utilité aux élèves. Cet encouragement sera marqué par l’accès à la maison du numérique grâce à des frais d’abonnement préférentiels pour les enseignants et pour les élèves abonnés des écoles bénéficiaires.
Les séances de sensibilisation en milieu scolaire couvrent tout le second semestre du projet, et se déroulent dans une quinzaine d’établissements scolaires partenaires du projet. Il s’agit des complexes scolaires Cambridge, Koula, Clémence Divine, Ipop le Leader, Rusée, Bruyère, Nadaba, Fabienne, Brillant, Koshigan II, du CEG Koshigan, du Lycée d’Agoè,. Ces établissements ont été choisis pour leur proximité par rapport au lieu d’implantation de la maison. Cette proximité favorisera la fréquentation de l’Espace et la participation aux formations des élèves desdits établissements.
Nous avons opté pour la sensibilisation des collégiens, c’est-à-dire des personnes qui ont déjà plus ou moins accès à l’outil informatique. Néanmoins, les séances de sensibilisation plus adaptées pourront être aussi organisées à l’endroit des élèves plus jeunes. Le programme de ces séances de sensibilisation sera établi au moment opportun avec les responsables académiques.
Les élèves et enseignants désireux de s’initier à l’informatique pourront s’inscrire durant les séances de sensibilisation, ou se rendre directement à la maison du numérique pour cela. Des séances de formation seront programmées et seront communiquées aux intéressées via les directions respectives des écoles partenaires.
A la fin du projet sera lancé un concours de blogs auquel participeront principalement les élèves, les étudiants et les enseignants. Les meilleurs bloggeurs de chaque catégorie seront récompensés.
En partenariat avec Planète Urgence, des missions périodiques de formation des membres d’association, ou d’organisation de développement seront mises en place, notamment pour une initiation à l’utilisation des réseaux sociaux, des sites de financement participatif, à la recherche de bailleurs de fonds.
Les modules conçus et proposés pour les sensibilisations auront pour but de mettre en lumière les innovations que peut apporter aujourd’hui le développement numérique au niveau de la transmission des savoirs, des compétences, et de l’enrichissement culturel des bénéficiaires.
Nous profiterons de ces séances pour mettre à jour un certain nombre d’indicateurs qui nous permettront d’évaluer l’impact du projet à son échéance et de constituer une base de données en ce qui concerne les TIC dans la zone d’intervention du projet.
Le projet étant un projet pilote dans le domaine, ces indicateurs peuvent nous permettre de faire des recommandations pour les politiques publiques en ce qui concerne l’utilisation des TIC et leur impact sur le développement.
L’ONG MAREM fait partie d’un des plus importants réseaux associatifs du Togo, le RESAEV, Réseau des Structures d’Accueil des Enfants Vulnérables, qui rassemble une cinquantaine d’associations et d’ONG travaillant dans le domaine de l’enfance et sur tout le territoire national. Nous aimerions faire bénéficier ces organisations des atouts que représente aujourd’hui internet en ce qui concerne l’accès aux financements internationaux, les initier au crowdfunding et à une utilisation des réseaux sociaux et des réseaux professionnels (linkedin, viadeo). Cela pourra renforcer davantage la communication de ces structures entre elles et avec les organisations du Nord notamment pour l’élaboration des projets de développement du territoire.
ACTIVITE 3 : INITIER ET FORMER LES BENEFICIAIRES AUX OUTILS INFORMATIQUES

Les modules d’initiation à l’informatique démarrent aussi à partir du semestre 2 du projet. Une cotisation sera demandée aux participants. Réalisées par l’équipe du projet et des bénévoles formés, elles auront pour principal objectif de donner les notions de base en informatique, sur les principaux logiciels d’applications, notamment le Pack Office (Word, Excel, Powerpoint...), internet et les réseaux sociaux.
La formation dure en moyenne un mois. Elle sera ouverte à un maximum de 25 personnes par mois. Durant les vacances scolaires, nous organiserons des modules de 5 jours continus, surtout pour les élèves des collèges et des lycées. Les attestations de formation seront remises au fur et à mesure des modules.
Pour les organisations de la société civile, nous profiterons de notre partenariat déjà actif avec l’ONG française, Planète Urgence, pour offrir des formations en communication sociale et numérique données par des professionnels français. Ces missions s’étendent en général sur 15 jours bloqués pour la formation. Elles s’articuleront autour de l’utilisation d’internet pour la recherche de financements, pour s’informer sur les appels à propositions de projets, pour diversifier les partenariats et donner plus de visibilité aux actions mises en place. Des modules de formation seront également axés sur des logiciels libres de gestion dont l’utilisation est bénéfique pour la gestion au quotidien des données de ces organisations.
5. RESSOURCES NECESSAIRES

5.1 Quels sont les moyens humains nécessaires au projet ? Les distinguer selon leur nature [personnel local, personnel en France, bénévoles, salarié-es, etc.] et précisez en le nombre.
Comité de pilotage : Le Chancelier de MAREM Togo, le Trésorier de MAREM Togo, un membre actif de MAREM Togo chargé spécifiquement du suivi de ce projet, les représentants des partenaires.
Personnel local salarié : 01 Ingénieur en Informatique et Réseaux (responsable du projet), 02 agents d’accueil et d’encadrement, 01 comptable chargé de la gestion des revenus du projet, 01 agent de sécurité
Personnel local bénévole : Une dizaine de bénévoles pour renforcer l’équipe durant les sensibilisations en milieu scolaire


5.2 Quels sont les moyens matériels nécessaires au projet ? Les citer pour chaque activité.
Obtention des subventions sollicitées et participation effective de tous nos partenaires pour :
Activité 1 : Investissement immobilier et mobiliers, matériel informatique (ordinateurs de bureau, ordinateurs portables, imprimante, photocopieur), fournitures et consommables bureautiques
Activité 2 : Matériel de sonorisation pour les sensibilisations en milieu scolaire (location), projecteur vidéo, tableau de projection, couts de déplacements et transports
Activité 3 : Matériel informatique et bureautique

6. FACTEURS DE QUALITE DE VIABILITE

6.1 Quels sont les facteurs de qualité du projet ? [En termes de personnels, de matériels, de compétences, d’expériences, etc.].
Intégration du projet dans la politique sectorielle du gouvernement en matière de TIC, participation de professionnels expérimentés au montage du projet, étude en amont, accompagnement de professionnels durant la mise en œuvre du projet sur tous les aspects techniques. Proposition de matériels technologiques de grande qualité pour le projet, personnel salarié qualifié, collaboration étroite avec les établissements scolaires partenaires du projet, visibilité du projet via les médias et le site internet consacré au projet, projet pérenne au-delà de l’année de mise en œuvre.

6.2 Quels sont les facteurs de viabilité et de pérennité du projet ? [Sur le plan économique, financier, organisationnel, institutionnel, social, etc.]. Vous pouvez joindre notamment un budget prévisionnel du projet sur trois ans.
Plan économique et financier : Une contribution sera demandée aux bénéficiaires du projet, sous la forme d’abonnement à des coûts tenant compte du pouvoir d’achat des bénéficiaires. Les services informatiques et la formation offerts par l’espace au grand public seront payants. Les revenus ainsi générés permettront d’assurer la pérennité du projet. Le projet n’étant pas à but lucratif, ces revenus seront importants pour assurer les charges liés au personnel, la connexion Internet, amortir le cout du matériel informatique afin d’en assumer le renouvellement au moment venu. C’est ce qui explique la présence au sein de l’équipe d’un agent comptable.
Plan organisationnel et institutionnel : les autorités publiques togolaises reconnaissent la valeur du projet et en font un exemple de promotion des TIC en milieu scolaire, et le soutiennent.
Plan social : Les abonnés de l’Espace multimédia sont satisfaits du projet et renouvellent leur abonnement. De nouveaux abonnés s’inscrivent au niveau de l’Espace multimédia. Le matériel mis à disposition à l’espace est utilisé de manière optimale et responsable par les différents usagers.

6.3 Quel est l’accompagnement post-projet prévu ?
Evaluation périodique du projet par le comité de pilotage, rapport annuel du projet avec mis en perspective de ces indicateurs, élargissement du projet à d’autres établissements partenaires, voire une duplication du projet dans d’autres régions.

7. SUIVI ET EVALUATION

7.1 Quels sont les outils que vous allez mettre en place pour assurer le suivi du projet ?
7.1.1 Quels sont les indicateurs objectivement vérifiables pour le suivi technique du projet ?
L’évaluation du projet se réalisera selon des outils de mesure vérifiables, mesurables et liés à ses objectifs. Tenue d’une base de données d’entrées et de sorties des personnes qui fréquentent l’espace, calcul du temps moyen passé sur internet par les bénéficiaires, tenue de documents de comptabilité afin de contrôler les dépenses et revenus de l’espace et de mesurer la viabilité du projet au-delà du financement, questionnaires de satisfaction des abonnés, boîte à suggestions pour tendre vers une organisation optimisée de la maison du numérique.
Ces outils permettront de mesurer le taux d’activité de l’espace, la viabilité du projet, le taux d’utilisation de l’outil internet par les bénéficiaires, l’utilité de l’espace pour les clients en fonction de leur lieu de résidence, de leur profession et de leurs besoins, le nombre de sessions de sensibilisations réalisées, le nombre d’enseignants sensibilisés, nombre d’élèves sensibilisés, le nombre de blogs créés et animés.
Concernant la phase de sensibilisation sur les TIC, on utilisera les outils de mesure suivants : nombre d’établissements scolaires et d’associations répondant positivement aux sessions de sensibilisation, nombre de formations dispensées en un trimestre, nombre de participants aux formations dispensées par l’équipe de formateurs du projet, questionnaires d’évaluation remplis par les participants aux formations, nombre de personnes ayant validé leur formation.
Ces outils permettront de mesurer le taux de participation aux formations, l’utilité des formations pour les participants, le taux de réussite aux formations, et l’évolution de ces indicateurs dans le temps. Le suivi du déroulement du projet sera réalisé de manière hebdomadaire via la mise en place d’outils de suivi : bilans effectués par le chef du projet. Outre les bilans hebdomadaires, des rapports d’activité seront réalisés mensuellement suite aux réunions de l’équipe du projet. On y annotera les réussites, les problèmes rencontrés et les solutions et propositions qui auront été formulés.
Enfin, une évaluation externe sera réalisée par une entreprise externe au MAREM, à la fin du projet, et sera communiquée aux différents partenaires et bailleurs.
7.1.2 Quels sont les indicateurs objectivement vérifiables pour le suivi financier du projet ?
Nombre d’abonnés à l’espace multimédia, nombre de personnes fréquentant régulièrement le cybercafé, nombre de personnes inscrites aux formations, nombre de personnes sensibilisées sur les TIC, nombre d’heures de navigation facturées, nombre d’heures de navigation offertes

7.2 Quels sont les modes d’évaluation prévus pour le projet ?
7.2.1 Pour le bilan à mi-parcours à remettre aux partenaires du projet ?
Rapport intermédiaire du projet avec mesure des indicateurs initiaux du projet. Publireportage sur le projet et son impact.
7.2.2 Pour le bilan final à remettre aux partenaires?
Rapport d’activités périodique