Cantine et latrines écologiques pour l'école de Katia
Ce projet vise à créer une cantine autogérée et des latrines écologiques pour l'école primaire du village de Katia, situé au Nord de la Côte d'Ivoire. Le village de Katia compte environ 600 enfants, dont près de 55% ne sont pas scolarisés. L’Ecole Publique Primaire de Katia l’unique école du village ne dispose ni de cantine scolaire ni de latrines.
Ce projet vise à créer une cantine autogérée et des latrines écologiques pour l'école primaire du village de Katia, situé dans le Nord de le Côte d'Ivoire.
Le village compte environ 600 enfants, dont près de 55% ne sont pas scolarisés. L’Ecole Publique Primaire de Katia est l’unique école du village, elle accueille 200 enfants mais ne dispose ni de cantine ni de latrines. Dans les conditions actuelles, les cas d’abandon et d’absentéisme sont fréquents, ainsi que le développement d’épidémies de diarrhées, dues à la défécation en plein air. En effet, l’absence de latrines dans l’école oblige les enfants, ainsi que les enseignants à faire leurs besoins en plein air. Cela entraîne d’une part des problèmes sanitaires (cas de diarrhées répétées) et environnementaux et d’autre part, un sentiment de honte et d’humiliation, en particulier chez les filles, qui favorise l’absentéisme et l’abandon. L’absence de cantine est également un facteur d’abandon largement partagé, en particulier pour les parents ayant peu de moyens. Ceux-ci sont souvent obligés de procéder à un arbitrage, entre envoyer les enfants à l’école le ventre vide parfois, ou les garder à la maison afin qu’ils participent aux tâches familiales. A Katia par exemple, les Senoufos, l’une des deux ethnies principales du village, vont travailler hors du village pour cultiver. Compte tenu de l’absence de cantine scolaire, les parents absents lors du déjeuner ne peuvent pas fournir de repas à leurs enfants, ce qui les pousse régulièrement à les déscolariser. La cantine sera donc une alternative permettant d’offrir un repas équilibré et consistant à tous les enfants le midi, afin de favoriser l’égalité des chances Les situations sanitaires, avec souvent l’absence de latrines n’arrangent guère la situation.
Le projet porte sur la construction et l’aménagement d’une cantine scolaire autogérée, d’une capacité de 100 élèves par service et de quatre latrines écologiques, basées sur la technologie d’assainissement EcoSan. C’est une approche basée sur la réutilisation et la gestion des déchets solides et liquides en compost. Ce compost servira à la plantation d'arbres dans la cours de l'école actuellement dépourvue d'arbres. Ces équipements seront gérés entièrement par le comité de gestion de l’école, composé de parents d’élèves et des enseignants. Trois femmes du village seront employées pour la cuisine, le service et l’entretien. Les frais de personnel et l’ensemble des frais de fonctionnement seront pris en charge par le comité de gestion de l’école. L’Etat fournira une partie du matériel et des denrées alimentaires pour la cantine. Un groupement de cultivatrices du village fournira des légumes en échange de cours du soir.


















