Écoles des participants

DIAGNOSTIC PARTICIPATIF ET GESTION DES DÉCHETS A COYAH

"Je produis environ 10 milliards de kilos de déchets par jour, qui suis- je ? l’activité humaine"

 

Au cours du Carrefour des projets, à Kindia, en février 2013, l’association guinéenne AJUDC et nous,  avons fait le constat, confirmé par les associations et ONGs locales,  que la difficulté principale à la mise en œuvre d’une filière de gestion des déchets urbains n’était ni le manque de compétence technique, ni de ressources financières, mais le  manque d’outils de gestion : diagnostic, planification, suivi. Ce projet a pour but d’appuyer, avec l’AJUDC, la commune de Coyah – dans le cadre de son Plan de Développement Local – à l’élaboration d’une orientation et d’une stratégie pour la mise en œuvre d’une gestion communale des déchets solides, au moyen de la réalisation d’un diagnostic socio-anthropologique tenant compte des phénomènes socio-économiques. Il nous parait important d’aborder la question des déchets en fonction des particularités, pratiques et perceptions locales de l’insalubrité et  des conditions sanitaires en ville. Pour parvenir à l’amélioration des conditions sanitaires dans la localité de Coyah, le projet de diagnostic se compose de deux volets complémentaires : 1e la prise en compte de l’impact et des pratiques des acteurs 2e la mise en réseaux des acteurs concernés par la gestion des déchets solides. Notre démarche, en partenariat avec l’AJUDC et notre équipe interdisciplinaire de chercheurs juniors français, guinéens et marocains, est d’aider à réaliser avec les partenaires locaux de la mairie de Coyah un diagnostic efficace et pertinent, c'est-à-dire qui rend compte des particularités locales (contexte urbain, caractérisation des déchets, identification des solutions techniques existantes) et des besoins des bénéficiaires, à savoir la population de la commune de Coyah, dans le but d’élaborer un projet répondant aux exigences de pérennité et d’appropriation que nécessite la gestion des déchets solides.

 

 

 

"Je produis environ 10 milliards de kilos de déchets par jour, qui suis- je ? l’activité humaine"
 

Au cours du Carrefour des projets, à Kindia, en février 2013, l’association guinéenne l'Association des Jeunes Unis pour le Développement Communautaire (AJUDC) et nous même, avons fait le constat – confirmé par les associations et ONGs locales – que la difficulté principale à la mise en œuvre d’une filière de gestion des déchets urbains n’était ni le manque de compétence technique, ni celui de ressources financières, mais le manque d’outils de gestion : diagnostic, planification, suivi.

 Ce projet, en collaboration avec l’ AJUDC, a pour objectif d’appuyer la commune de Coyah – dans le cadre de son Plan de Développement Local – à élaborer une orientation, puis une stratégie de gestion communale des déchets solides, à la suite du diagnostic que l’on aura réalisé, au regard de  la situation socio-économiques de la commune. Il nous parait important d’aborder la question des déchets en fonction des particularités, pratiques et perceptions locales de l’insalubrité et  des conditions sanitaires en ville.

Pour parvenir à l’amélioration des conditions sanitaires dans la localité de Coyah, le diagnostic réalisé sera fondé en fonction de deux critères :

-          la prise en compte des pratiques des acteurs et de leurs impacts

-          la mise en réseaux des acteurs concernés par la gestion des déchets solides.

L’objectif est d’aider à réaliser avec les partenaires locaux de la mairie de Coyah un diagnostic efficace et pertinent, c’est-à-dire qui rend compte des particularités locales (contexte urbain, caractérisation des déchets, identification des solutions techniques existantes) et des besoins des bénéficiaires à savoir, la population de la commune de Coyah afin d’élaborer un projet répondant aux exigences de pérennité et d’appropriation que nécessite la gestion des déchets solides.

Ce projet s’inscrit dans une démarche collaborative [OU] participative. En effet, c’est en partenariat avec l’AJUDC, notre équipe – composé de chercheurs juniors français, guinéens et marocains –  et la maire de Coyah, que sera mené le projet.

Nous sommes deux étudiantes en Master 2 d’ « Etudes du développement », mention Développement social : éducation, formation, santé » à l’Institut d’études économiques et sociale (IEDES) de Paris 1 Panthéon Sorbonne.

 Nos formations antérieures nous ont naturellement dirigées vers ce master : Enézia IVI, formée à Paris 1 Panthéon Sorbonne, détient une licence en Droit, Sciences politiques et sociales, et un Master2 Recherche en Science politique, spécialité Etudes Africaines. Victoria AHOUELI, formée à la fois à  l’Université de Vincennes-St Denis Paris 8 et l’Université Panthéon-Assas, détient une licence en Sciences politiques et Sociales.

En ayant suivie toutes deux un parcours en sciences sociales, nous avons cependant développés des compétences et des visions différentes mais qui se complètent.  Pour la réalisation de l’enquête de terrain, Enezia IVI apportera ses compétences méthodologiques et son expérience du terrain africain – acquises notamment au cours de son Master 2, lors de la réalisation de son terrain de recherche en Côte-d’Ivoire (2 mois).  A la suite duquel, elle a rédigé son mémoire, intitulé « Usages locaux de la certification et compétition politique pour la gouvernance cacaoyère en Côte- d’Ivoire ». Son rôle est essentiellement de préparer l’enquête (documentation préalable, monographie locale), de construire les outils d’enquête (grille d’entretiens, questionnaires, préparation à la négociation des entretiens ou de l’observation ethnographique) et enfin d’aider à mener l’enquête sur le terrain. En somme sa connaissance empirique et théorique de l’enquête de terrain est un atout à la bonne conduite du projet.

 Victoria AHOUELI est en charge de la recherche de financement, des partenaires et des soutiens capable de nous accompagner dans la réalisation de ce projet. Son engagement auprès d’Etudiants et Développement, en tant que Secrétaire Générale et son implication auprès des acteurs associatifs du développement est un atout indéniable pour mener ce projet. C’est d’ailleurs, elle qui est l’intermédiaire principal avec l’AJUDC et la commune de Coyah. Par ailleurs, Victoria AHOUELI apportera son expérience en gestion de projet, ayant déjà auparavant réalisé avec succès divers projets.

Nous nous sommes retrouvés au sein de l’Association Etudes et Développement (AED) et avons fait le choix de participer à la réalisation de ce projet – élaboré une année auparavant au cours du Carrefour des projets, par l’ AJUDC et l’ AED. Nous sommes toutes deux impliquées à 100% et nos compétences se complètent pour la réalisation de ce projet.

 

Présentation des associations partenaires


Notre partenariat prit naissance lors de la 1ère rencontre du Carrefour des projets organisée par le réseau français Etudiants et Développement et la plateforme guinéenne Renforcement Local des Associations et Initiatives Sociales (ReLAIS) qui a eu lieu à Kindia, en Guinée du 18 février au 28 février 2013. C’est au cours de ces 10 jours d’échanges, d’interconnaissance et de co-construction que nos organisations se sont rapprochées : l’Association Etudes et Développement (AED) et l’Association des Jeunes Guinéens Unis pour le Développement Communautaire (AJUDC).
Fondée en 1995, l'Association Etudes et Développement a pour objet de permettre à tous ceux qui le souhaitent de coopérer aux efforts de l'Institut d’Etudes du Développement Economique et Sociale (IEDES) pour constituer et animer un lieu de rencontre entre étudiants, anciens étudiants et amis de l'Institut afin d’impulser des études sur les questions de solidarité internationale et de développement. L’AED fait essentiellement de l’éducation au développement et de la sensibilisation à l’intérêt et aux problématiques que soulève la solidarité internationale.

Dans le cadre de notre volet « Education au développement » nous avons participé au Forum Social Mondial (FSM) du 26 au 30 mars 2013, avec la délégation du CRID et Etudiants et Développement dans le cadre d’une observation critique du Forum à  la suite duquel nous avons réalisé un moyen-métrage. Dans le cadre des actions à l’international, grâce au concours Tremplins-Santé-Sud, nous avons pu réaliser, du 26 avril au 13 mai 2013 notre projet de sensibilisation "Au suivi prénatal dans 4 communes d’Oujda(Maroc)".


L’AJUDC créée en 2006, est une ONG nationale guinéenne reconnue par  le Ministère de la

Décentralisation et du Développement Local. L’ONG se donne comme objectifs de :

- défendre et promouvoir les droits des personnes vulnérables (femmes, enfants, handicapés) 

- favoriser le développement des collectivités à travers des sensibilisations, formations et informations

- promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance 

-lutter contre les IST-VIH/SIDA par les moyens de campagnes de sensibilisation, de dépistage volontaire et de prise en charge.

L’ONG intervient sur 5 axes stratégiques que sont la démocratie et la bonne gouvernance, l’environnement, le développement du genre et l’appui à la maîtrise d’œuvre. Dans le domaine de la démocratie et de la bonne gouvernance, l’AJUDC vise à renforcer les capacités des organisations de la société civile (OSC) en leur apportant un appui institutionnel et organisationnel. Elle participe et porte son appui à la promotion de la bonne gouvernance et des droits humains. Enfin, afin de mener à bien ses projets de développement il est important de former le personnel et les bénévoles aux métiers et aux outils du développement. Ainsi, l’AJUDC propose des formations et des spécialisations pour ses membres comme des formations à la gestion/ à la comptabilité. L’AJUDC intervient dans les  zones urbaines et  les  communes rurales des différentes préfectures de la Basse Guinée (Coyah, Kindia, Forécariah, Télimele, Dubréka, Boffa, Fria, Boké) à travers la mise en œuvre des projets financés par ses partenaires.

 

 

Idée d’origine


Lors de la rencontre à Kindia, nos deux associations se sont retrouvées autour d’un constat :

un manque de diagnostic et d’évaluation dans les projets menés par les organisations de la société civile (OSC). Grâce aux échanges avec les associations et ONG locales, dans le cadre du Carrefour des Projets, nous avons pu nous rendre compte à quel point la phase de diagnostic et d’évaluation constituait le parent pauvre des projets de développement. Ainsi si notre objectif général est de susciter une culture de l’évaluation au sein des OSC,  nous souhaitons essentiellement promouvoir une démarche socio-anthropologique dans l’analyse des besoins et de la demande. Réalisée en amont de la conception, cette démarche consiste essentiellement à opérer des enquêtes de terrains sous formes d’entretiens et/ou de questionnaires dont les résultats analytiques permettent de concevoir des projets participatifs en adéquation avec les besoins et les préoccupations des populations locales. La dynamique multiculturelle qui régnait au Carrefour des projets nous a mené à concevoir une équipe d’experts junior, composé d’étudiants des trois pays présents à Kindia (Guinée, Maroc et France) qui viendrait appuyer une association ou une ONG dans l’élaboration et/ou la réalisation d’un diagnostic. Il s’avérait alors que l’AJUDC ait toujours voulu monter un projet répondant aux problématiques de l’assainissement et de la gestion de déchets solides, qui est une des priorités du Plan de Développement Local  de la commune de Coyah.

 Nous tenions là notre projet pilote : appuyer l’AJUDC et la mairie de Coyah dans la conception des outils de diagnostic de terrain et mobiliser une équipe multiculturelle d’enquêteurs juniors qui viendrait participer et réaliser le diagnostic avec l’AJUDC.


Contexte dans lequel s’inscrit le projet :


Coyah est une commune urbaine de la République de Guinée, située dans la région de Kindia. Créée en 1990, la commune urbaine de Coyah compte quinze quartiers, dirigés par des chefs de quartiers et des chefs secteurs. Le taux élevé d'urbanisation, les changements sociaux et économiques dans la région de Kindia ont entraîné  une accumulation rapide des déchets. Selon l’Agence communale Eau et Assainissement de Kindia, la production de déchets devrait passer à 500 tonnes d'ici l'an 2015.

Il suffit de traverser le marché de la commune urbaine pour constater les manifestations de ce problème : amoncellements de déchets, détritus le long des routes, ruisseaux bloqués, et élimination inadéquate des déchets toxiques. Les quantités d’ordures produites dans les ménages sont directement versées le long des cours d’eau des trois rivières (wawa, tahou et Koukou) qui irriguent la commune, ce qui provoque en saison des pluies des fortes inondations dans les quartiers de la banlieue. Pourtant, en 2011, un projet de curage des cours d'eau avait été mis en œuvre par l'association Guinée 44 – dans le cadre du projet «3 rivières», financé par l'Union Européenne. Depuis, les populations continuent de déverser les quantités énormes d’ordures sur le lit de ces cours d’eau par manque de dépotoirs aménagés et de dispositifs de collecte, de ramassage et de transport des ordures et des déchets ménagers. Une des défaillances du projet semble avoir été la faible prise en compte de la demande des bénéficiaires dans la conception même du projet. Or souvent sous-estimée, l'analyse de la demande des usagers permet pourtant d'éviter de réaliser des équipements qui ne seront pas utilisés et/ ou détériorés. C'est sur ce point-là que nous souhaiterions intervenir à la demande de la mairie.

 

Le projet :

La réalisation du diagnostic se fera sur une période d’un mois ( Octobre 2014) et les enquêtes se dérouleront dans 10 des 15 quartiers de la commune.

 

L’objectif :


L’objectif du projet est de venir en appui à l’ONG guinéenne AJUDC et à la mairie de Coyah pour fournir un outil d’aide à la décision, par la  réalisation d’un diagnostic socio-anthropologique sur la thématique  de l’assainissement et de la gestion des déchets dans la localité de Coyah. Ce diagnostic sera élaboré par une équipe multiculturelle et interdisciplinaire constituée d’étudiants français, guinéens et marocains et d’un chercheur guinéen en octobre 2014.

L’intérêt de ce diagnostic est de fournir à la municipalité une basse de données des usages de l’espace urbain par les habitants, et une représentation synthétique de ce que représente la problématique des déchets auprès des habitants de la commune. En somme, notre but est de créer un outil qui permette ensuite d’aider à l’orientation d’une politique pertinente, et la création de projets adéquats.


Enjeux

Au niveau de l’assainissement et la gestion des déchets

-          La gestion des déchets solides, c'est-à-dire des ordures « produites » par les ménages  (déchets

liquides (eaux usées) et solides (ordures ménagères)) est essentielle et s’inscrit dans des enjeux plus globaux que sont la santé publique, le développement durable et le développement économique.

Pour le bon déroulement du projet, la volonté politique est indispensable, dans la mesure où le système de décentralisation a transféré aux communes la responsabilité des services publics d’assainissement et de gestion des déchets.

Or ce projet d’une politique d’assainissement a été clairement exprimé par la mairie de Coyah, et notre projet s’appuie principalement sur cette volonté politique. Après la présentation du projet par l’AJUDC aux élus municipaux, celui-ci prit une nouvelle dimension : accompagner, appuyer la commune de Coyah en leur fournissant un outil d’aide à la décision publique, par le diagnostic socio-anthropolique qu’on réalisera ensemble.

 


L’intérêt d’un diagnostic et de l’équipe multiculturelle :


-          Le projet vise généralement à développer une culture de l’évaluation et du diagnostic auprès des associations et des ONG.  Cette pratique peu utilisée, car coûteuse et longue, est pourtant la garantie essentielle de la pertinence d’un projet et limite les échecs essuyés par les associations pourtant pleines d’idées.
-          L’intérêt de faire intervenir un groupe de jeunes de culture et de disciplines différentes (sciences sociales, politiques, ingénieurs) porte sur l’échange de pratiques, d’expériences et d’outils de diagnostics. L’intérêt est de nous enrichir mutuellement des visions et regards croisés que nous porterons aux questions que soulève l’assainissement.
-    Le diagnostic permettra d’approfondir, capitaliser, diffuser et sensibiliser les savoirs et savoir-faire sur la problématique de la gestion des déchets solides – et a fortiori des conditions de vies sanitaires – auprès des acteurs et des bénéficiaires.
 
Descriptif
En quoi consistera notre diagnostic ?
-          Produire une analyse socio-anthropologique de la demande des usagers quant à la mise en œuvre d’un mode de gestion des déchets solides dans leurs communes.  Méthode: enquête qualitative sous formes d’entretiens  et passation de questionnaires.
-          Analyse des systèmes d’acteurs, de leurs représentations et de leurs pratiques. Méthodes: observation, entretiens auprès des acteurs : populations, acteurs informels, professionnels du secteur.
-          Travail collectif et co-élaboration à la mise en œuvre d'indicateurs simples, spécifiques à la réalité du terrain, et facilement « mesurables », c'est-à-dire simple à obtenir et à confronter sur la durée. Ces indicateurs ont pour but de fournir un outil d'aide à la décision.
-          Travail collaboratif à la mise en œuvre d'une planification pertinente, cela signifie que la/ les solution(s) envisagé(es) permette(nt) de dégager des ressources suffisantes pour assurer par la suite la pérennité du mode de gestion des déchets choisi: mise en place du service, suivi, maintenance et renouvellement du service.

Ressources humaines 
L’équipe de chercheur junior sera composée de 2 étudiants guinéens de la faculté de Sanfonia, avec laquelle l’IEDES a un partenariat d’échanges, 2 étudiants français de l’IEDES, 1 étudiant marocain de la faculté Hassan II de Rabat et le responsable évaluation de l’AJUDC. Cette équipe de chercheurs juniors sera accompagnée d’un chercheur senior local expert dans le domaine de l’assainissement et la gestion de déchets.
L’équipe sera complétée d’animateurs locaux  mis à disposition par ReLAIS qui nous appuieront dans notre animation avec la population locale. 


Ressources financières 
Le budget du projet est estimé à 4717 euros.
L'AED et l'AJUDC ont certes des ressources propres mais elles ne sont pas suffisantes pour mener à bout ce projet. Ainsi nous sommes actifs dans la recherche de financements et nous avons pour ce faire le soutien d'Etudiants et Développement et de ReLAIS. Nous envisageons d'effectuer des demandes de financement auprès de l'Agence des Microprojets, du Conseil Général  du 94, de la mairie de Saint-Maur et du FSDIE de Paris 1. Par ailleurs, nous envisageons le financement participatif (crowfunding) que nous étudions actuellement. 


Les phases du projet :
-          Phase d’interconnaissance et de rencontre avec la mairie de Coyah.
Méthode: organiser des rencontres afin de  "décloisonner" les domaines  des professionnels (artisans, chargé de projets d'associations / ONGs locales, agents municipaux, élus locaux, consultants, populations, journalistes) qui ont intérêt à la mise en œuvre d’un mode de gestion des déchets urbains pragmatique, efficient et durable. 
-          Phase de formation aux outils socio-anthropologiques de diagnostics.
Méthode: A travers des techniques d’animations ciblées, nous parviendrons à un échange entre les étudiants sur leurs méthodes d’enquêtes respectives et suivie d’une formation approfondie délivrée par le chercheur spécialiste local dans le but de confectionner des outils d’enquêtes commun.
-          Phase de déploiement sur le terrain et de collecte de données.
Méthode : les modalités des outils et de recueillement de données restent encore à définir mais elles se caractériseront par des entretiens, des focus groupes, des « causeries », des questionnaires, des visites de terrains etc.
-          Phase d’analyse et interprétation des données.
Méthode: celle-ci se fera de façon systématique et collective. La participation en amont est d'autant plus nécessaire pour l'efficacité future de la phase de sensibilisation et la viabilité du projet aux yeux des bénéficiaires et des acteurs locaux porteurs du projet. Cette participation collective permet de garantir l'émergence d'outils de planification techniques pertinentes (spécifiques, mesurables, atteignables et réalisable dans un temps prédéfini) avec un financement réalisable.
-          Phase de rédaction du document final à remettre à l’AJUDC et à La mairie de Coyah
Méthode : une équipe d’étudiants sera chargée de la rédaction.
-          Phase de conception avec la population, d’un projet de développement répondant aux besoins repérés lors du diagnostic :
Méthode une autre équipe sera chargée de l’animation au sein des quartiers  co-élaborer un projet de développement répondant aux besoins des populations et en accord avec les résultats du diagnostic
-          Clôture du projet : réunion avec tous les protagonistes du projet
Critères de partenariat
Les critères du partenariat entre l’AJUDC, la mairie et l’AED sont les suivants :
-          Tâches communes :
o   Élaboration, construction du projet
o   Recherche de financements
o   Élaboration du budget
o   Recherche de partenaires et soutien
o   Recherche de l’expert local.

De façon plus distincte :
-          L’AJUDC est chargée de :
o   La gestion logistique de l’équipe sur le terrain (hébergement, déplacement et recherche de fonds locaux),
o   La communication avec la mairie et les acteurs locaux à Coyah,
o   Rechercher et rentrer en contact avec les étudiants de la faculté de Sanfonia pour  trouver les 2 étudiants guinéens qui viendraient participer au diagnostic avec nous.
-          L’AED est chargée de :
o   Relais auprès d’Etudiants et Développement
o   Communication du projet auprès du public étudiants de l’IEDES et de Paris 1 et du réseau Etudiants et développement.
o   Communication auprès du réseau marocain via Etudiants et Développement.
-          Mairie de Coyah :
o   Elle est facilitatrice dans la faisabilité du projet : elle nous apportera un soutien logistique et surtout un soutien institutionnel, en effet, elle est l’une des bénéficiaires du projet de diagnostic.
·         Nos motivations
En tant qu’étudiant(e)s à l’IEDES, nous sommes au fait des problématiques qui entourent la notion de développement. Nous sommes ainsi formé(e)s  non seulement à agir mais également à penser et questionner le  « développement » dans ses nombreuses applications et projets de développement. Notre formation nous a appris à tenir des comptes des dynamiques locales, des pratiques et représentation des acteurs, et à favoriser l’élaboration de projets en appuis aux projets des acteurs locaux. Ainsi, notre cursus nous a fourni un certain nombre d’outils et de méthodologie quant à la gestion de projet, et ces compétences ont été enrichies par le réseau associatif auquel nous appartenons.  En effet, l’AED est très active au sein du réseau Etudiants et Développement, qui propose des formations sur la gestion de projet (le Week-End d’Etudiants et Développement) et des Commissions d’Appui à Projets (CAP).

Ainsi, nous avons participé au Weekend de formation d’Etudiants et Développement et avons suivi chacune deux parcours de formations différents : le parcours « Eau et assainissement » et le parcours « Education ». Lors des CAP nous avons présenté ce projet – qui a reçu de bonne critiques – devant des experts ; dès lors ces critiques constructives nous ont permis d’améliorer et d’éclaircir notre projet.

Nos engagements associatifs différents, nos projets de recherches et nos terrains d’action nous ont assuré sur le fait qu’il fallait agir et redonner de l’importance  à la question de l’étude de terrain. En effet, il est important avant tout projet de se confronter aux réalités du terrain, qu’elles soient locales, nationales) afin que le projet ne constitue pas un doublon à un autre projet préexistant, qu’il corresponde aux dynamiques locales afin qu’il s’y insère et se pérennise.
Ce projet nous tient donc particulièrement à cœur, et le fait qu’il soit facilité par une réelle volonté politique nous permet d’espérer que les conditions optimales à la réalisation de ce projet seront réunies.

Ici, il est possible de se faire l’écho des choix de la population locale dans la mise en œuvre d’un projet sur leur commune, et donc de créer une véritable synergie. C’est une chance, et il faut la saisir.

 Merci à ReLAIS et Etudiants et Développement qui nous soutiennent et nous accompagnent dans la réalisation de ce projet.
 
Merci.

 

 

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