Apoidea : Apoyar las ideas del mañana
Origine du projet
Je suis étudiante au sein du Master Grande Ecole de Rouen Business School. Mon investissement dans le monde associatif, mon attrait pour les questions liées au développement ainsi que ma passion pour l’échange culturel m’ont poussés à créer un projet d’étude sur le lien entre les communautés d’Amérique latine et leur potentiel de responsabilité sociale.
L’année dernière, j’ai été bénévole pendant 6 mois au Chili au sein d’une ONG qui combat la pauvreté qui touche aujourd’hui plus de 80 millions de personnes en Amérique latine. L’objectif principal de cette ONG est de construire des maisons en bois dans les bidonvilles. Je travaillais dans le département coopération internationale. Egalement, j’ai participé à la construction de ces maisons et les conditions de vie précaires des familles m’ont profondément marquées.
Depuis plusieurs années, je réfléchissais à comment m’investir dans un projet humanitaire. Comment mettre mes compétences au profit d’un projet d’aide et de soutien à des publics défavorisés ?
Lors de mon expérience au Chili, j’ai pris conscience que de nombreuses initiatives locales existent mais qu’elles ne profitent qu’à un nombre restreint de personnes du fait justement de leur caractère local.
Ce constat a orienté ma réflexion sur l’idée du partage de telles initiatives. Je me suis posée la question suivante : comment faire connaître ces actions locales afin qu’elles soient exploitées ailleurs et que d’autres communautés puissent se les approprier ? L’idée du projet Apoidea est alors née.
L’équipe
Le projet Apoidea a pu voir le jour grâce à cette équipe !!!
Le projet
D’une part, Apoidea a une signification en espagnol, avec son slogan « Apoyar las ideas de mañana » ce qui signifie « Encourager les idées de demain”.
D’autre part, Apoidea signifie « famille des abeilles » ce qui à travers le projet montre la pollinisation, la transmission d’initiatives. Telle une abeille butinerait de fleur en fleur, l’objectif de ce projet est de relayer, communiquer, transmettre les « bonnes pratiques » d’entrepreneurs sociaux latinos américains.
Apoidea vise à promouvoir des solutions innovantes d’entrepreneurs sociaux latinos américains dont la finalité est de permettre l’accès aux ressources de base, à savoir : l’eau, l’alimentation et le logement.
Il s’agit donc de faire connaître ces acteurs sociaux qui se sont engagés à défendre et à améliorer le quotidien de nombreuses personnes défavorisées.
Pour cela, Apoidea part en Amérique Latine à la rencontre de ces entrepreneurs, afin de comprendre leur démarche sociale et promouvoir leurs expériences.
Un site internet interactif présente des portraits d’entrepreneurs sociaux et leurs initiatives. www.apoidea.fr
Des informations sur les objectifs, les moyens ainsi que les résultats de ces entrepreneurs sont mis à jours au cours du parcours. Sont également disponibles des photos et interviews.
La création d’un site internet référençant et présentant un certain nombre d’initiatives m’est apparue une réalisation peu compliquée, rapide, efficace et ensuite accessible au plus grand nombre.
De partout dans le monde, des hommes et des femmes étudient et cherchent des moyens nouveaux afin de permettre aux populations les plus défavorisées d’accéder dans les meilleures conditions aux biens tels que l’eau, l’alimentation et le logement qui sont des besoins primaires… Mon projet a donc pour ambition de mutualiser de telles initiatives, afin que les uns puissent profiter très vite des idées des autres et que les énergies ne soient ainsi pas “gaspillées”. Voilà pourquoi j’ai créé l’association Apoidea : Encourager les solutions de demain.
Les bénéficiaires
· Les populations des pays en voie de développement restent les principaux bénéficiaires.
· Les nouveaux entrepreneurs dans le monde entier qui pourront se servir de ces bases de données afin de rentrer directement en contact avec les personnes nécessaires.
· Les ONG qui pourront également entrer en contact avec ces entrepreneurs innovants et en faire bénéficier à plus grande échelle.
· Les Collectivités Locales.
· Rouen Business School et universités, pour une sensibilisation étudiante et la mise en place de sujets de conférences, d’études de cas sur le social business et les thématiques de l’eau, de l’agriculture et du logement.
Les soutiens
Etat actuel d’avancement du projet et réalisation
Après quatre mois d’étude et de prospection au Chili, (septembre, Octobre/Novembre/ Décembre 2012), j’ai eu l’opportunité de rencontrer divers acteurs du changement :
-ONGs et fondations: Techo, Fundacion Chile, Casa de la Paz, Trabajo en la calle, Desafio, NESST, Accion Emprendedora…
- Centres d’innovations : Socialab, Advanded Innovation Center
-Programmes du gouvernement : Ministère de l’Agriculture, Start up Chile, FOSIS, CORFO
-Universités : Université du Chili – Economie/ Architecture et urbanisme, Université Frederico Santa Maria de Viña del Mar…
J’ai également pu participer à plusieurs conférences et séminaires organisés à Santiago du Chili :
-Séminaire international sur les Ressources naturelles et le Développement Durable: Quelles perspectives pour l’Amérique latine ? Cet évènement s’est déroulé les 10, 11 et 12 octobre à la faculté d'Architecture et d'Urbanisme de l'Université du Chili
-Salon d’ONG et Service Public permettant de créer une plateforme de contacts entre les jeunes universitaires et les institutions présentes. Ce forum a eu lieu le 22 Octobre à la faculté de Sciences Physiques et Mathématique de l’Université du Chili
-Mois de l’entrepreneuriat social » (MES) : Pendant un mois, diverses activités et conférences étaient au programme. Entre autres, des ateliers ont été organisés faisant intervenir différents acteurs, tant du secteur public que du secteur privé : Comment monter un projet d’entrepreneuriat social ? Crowfunding et nouvelles plateformes de financements ? Comment gérer un projet d’entrepreneuriat social ? S’en sont suivi diverses présentations de projets d’entrepreneuriat social ainsi que tables rondes visant à partager les bonnes idées, les bonnes pratiques et surtout s’échanger des contacts utiles pour mener à bien son propre projet. A l’occasion d’une des activités organisée par le MES, j’ai présenté le projet Apoidea devant un public de professionnels des secteurs public et privé.
- Festival Common pitch : Innovation et Entrepreneuriat :Le Common pitch est un festival qui mêle des conférences, un concours d’entrepreneuriat ainsi que des groupes de musique. D’origine américaine, ce festival a pris place pour la première fois les 29 et 30 Novembre 2012 à Santiago du Chili où l'innovation, l'entrepreneuriat et le développement durable étaient les thèmes principaux. Politiciens, artistes, activistes engagés, entrepreneurs, professeurs et autres se sont regroupés pour participer à cet évènement afin de discuter, partager et édicter les lignes à suivre pour les prochaines années en matière d’innovation, d’entrepreneuriat et de développement durable. Plus de deux mille personnes ont assisté à ce festival, dont l'attraction principale était la conférence de l'Ancien Vice-président Américain et Prix Nobel de la Paix 2007, Al Gore.
A la suite de cela et de diverses rencontres, j’ai choisi de sélectionner à ce jour quatre initiatives qui sont selon moi porteuses de sens et ambitieuses. Vous pouvez voir ces fiches d’entrepreneurs sociaux sur notre site internet www.apoidea.fr en cliquant sur l’onglet « Entrepreneurs ».
Ces diverses rencontres ont été le fruit d’un travail de dur labeur. La thématique de l’entrepreneuriat social étant nettement moins développée qu’en France, les initiatives à ce sujet sont de ce fait plus éparses. C’est pour cette raison que ce travail de prospection a pris beaucoup de temps.
Une de ces initiatives, BIS, m’a proposée d’aller plus loin. BIS est une start-up récemment créée sous le nom d’InnSania portée par quatre ingénieurs. Récemment créée comme entreprise sociale, son objectif est de rétablir la situation sanitaire des familles vivant dans les bidonvilles et dans les zones rurales exclues. C'est grâce à la production de cabines sanitaires écologiques qui apporte santé, dignité et autosuffisance grâce à la réutilisation de l'eau et pluie et des déchet que l'entreprise couvre les nécessités du pays. Je les épaule pour la partie stratégique et commerciale pendant deux mois, à savoir Janvier et Février 2013.
Cela me permet de mettre concrètement mes compétences au profit d’une des initiatives rencontrées par Apoidea.
Je partirai ensuite en Argentine , puis au Costa Rica. L’étape que j’avais projetée initialement au Brésil est annulée, faute de garantie d’avoir des financements suffisants. Mon apport personnel vient essentiellement des mes parents et ceux-ci ne peuvent pas aller au-delà. J’ai donc du procéder à cet arbitrage.
Difficultés rencontrées
J'ai rencontré plusieurs difficultés qui se sont résolues, à ma plus grande joie, au fur et à mesure:
- Définition du projet à l’origine : J'ai pu compter sur l'appui et le soutien du CRIJ de Haute Normandie, "Centre Régional d'Information Jeunesse". L'aide de l'équipe m'a permis de peaufiner mon projet et d'en mesurer l'impact social qu'il aurait.
- Trouver des sources de financement : Comme tout projet à son début, il est difficile de trouver légitimité auprès de ses collaborateurs. Le premier qui nous a récompensés fut le CIC à travers le concours "Jeunes Expats" d'une valeur de 1000€. S'en sont suivi des récompenses du Conseil Général des Yvelines, du programme Envie d'Agir, de Rouen Business School ainsi que de l'entreprise Deloitte. Le budget n'étant à ce jour pas bouclé, je suis toujours à la recherche de nouveaux financements afin de ne pas devoir revoir encore à la baisse les objectifs fixés par manque de moyens ; j’ai dû enlever l’étape que je comptais effectuer initialement au Brésil et ainsi recentrer le projet en accompagnant l’entreprise sociale « Bis » pendant deux mois à leurs demande. Une vente de tee shirt Deloitte a également permis de financer une partie non négligeable du projet!
- Phase de prospection des entrepreneurs locaux : Depuis la France, j'ai effectué pas mal de recherches afin d'identifier des entrepreneurs sociaux latino-américains. Mon idée de départ était de planifier avant mon départ chacune de mes rencontres. Je me suis vite rendue compte que cela était un peu utopique, la réalité sur le terrain étant plus compliquée. Ou du moins, les initiatives que je trouvais sur internet étaient celles qui faisaient le plus de communication. De petites initiatives à fort potentiel sont parfois peu communiquées. C'est pourquoi en arrivant sur place au Chili, et en participant à des événements, j'ai pu rencontrer ce type d'initiatives méconnues. Ce travail de prospection a été très enrichissant et a pu me donner une vision bien plus complète et savoir dans quel environnement social, économique et politique opéraient les initiatives d'entrepreneuriat social.
Le budget







