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CINE : ACTION !

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Parce que demain s’écrit avec les enfants d’aujourd’hui, nous leur permettons de réaliser des films préventifs. Ecrits avec les associations locales, ces films sont adaptés à la culture et aux enjeux ! Tournés dans le dialecte local, ils s’affranchissent de l’illettrisme et sensibilisent les populations ! Les films s’échangent ensuite entre pays dans une logique de citoyen du monde !

 

QUI SOMMES NOUS ?

L’association étudiante Les Films au Clair de Lune est composée d’une quinzaine d’étudiants inscrits dans différentes universités de Lille. Evoluant depuis 2004 sur des projets audiovisuels, l’équipe actuelle a décidé en 2012 de mettre à profit cette expérience au service de la solidarité internationale.

Depuis, l’association permet chaque année à des associations de différents pays manquants de moyens, d’obtenir des courts métrages sur des problématiques importantes : prévention du paludisme, gestion des déchets, traite des enfants… Nous avons fait le Togo en 2012, le Maroc en 2013 et cette année nous souhaitons soutenir les associations de Guinée, un pays en grande précarité.  Visitez notre site internet : www.filmsclairdelune.org Chaque membre est animé par la même conviction : le vivre ensemble est un préalable à tout projet, à tout objectif. L’équipe est constituée de six bipèdes :

-    Marie-Clélie étudiante en 3ème année de Kinésithérapie (Présidente)
-    Agathe Midy étudiante en 2ème année de sociologie
-    Ludivine David étudiante en 3ème année d’urbanisme
-    Bristow Rebecca étudiante en 1ère année d’histoire de l’art
-    Pierre Fleury étudiant en 2ème année de cinéma
-    Paul Dumortier étudiant en master 1 de tourisme

Issu de formations diverses, nous participons régulièrement aux week-ends organisés par Animafac et Etudiants & Développement afin de réfléchir et améliorer nos pratiques et nos approches. Le projet est d’ailleurs né d’une rencontre entre associations, organisée par Etudiants & Développement en Guinée en 2013. C’est à cette occasion que nous avons rencontré notre partenaire Guinéen, l’AJUDC. Enfin, dans le cadre de ces projets, nous sommes également encadrés par un réalisateur professionnel qui nous oriente pour l’écriture et la réalisation sous la forme d’atelier qui ont lieu tout au long de l’année.

CROYONS NOUS EN QUELQUE CHOSE ?

Notre engagement solidaire n’est pas inscrit ou valorisé dans notre cursus. Notre motivation vient tout d’abord de l’envie de connaître l’autre. Ces voyages sont l’occasion de mieux saisir la diversité et la richesse des cultures. Nous pensons partir pour donner mais nous recevons bien plus en retour. C’est l’occasion de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons, les alternatives, se découvrir soit même. C’est aussi continuer notre propre construction en affirmant les valeurs que nous souhaitons défendre et donc partager aujourd’hui ou dans nos carrières futures. A travers ces projets, nous mettons en valeurs les compétences locales dans une logique de co-construction car nous sommes persuadés que chacun des grands défis qui nous attendent demain ne pourront se résoudre qu’ensemble, dans une logique de citoyen du monde et non dans un enfermement individualiste. Voir nos projets propager ce message est la plus belle valorisation que nous pouvons espérer car il s’agit bien de notre avenir.

QUEL CONSTAT ?

Au sein des pays les plus pauvres, des associations locales travaillent dans le domaine de la santé ou de l’environnement. Ces dernières rencontrent de véritables difficultés pour sensibiliser les populations et ainsi améliorer les conditions de vie. Les plaquettes utilisées en Europe et réutilisées dans d’autres zones du monde ne sont pas toujours adaptées à la culture locale. De plus, l’illettrisme, très présent, rend également les plaquettes inefficaces. L’image reste donc le média le plus accessible et universel mais manquant de moyens, ces associations ne peuvent s'offrir de nouveaux films. Notre dernier constat repose sur le fait que la parole est rarement donnée aux enfants vivants dans les orphelinats ou bidonvilles. Ayant une expertise dans le domaine audiovisuel, nous avons décidé de répondre à l’ensemble de ces problématiques via le projet Ciné : Action !


UN PROJET EN GUISE DE REPONSE !

Il s’agit d’offrir à ces associations de nouveaux outils de prévention participatifs, reposant sur la réalisation de courts métrages !

Ecris par qui ? 
Nous organisons toujours un voyage de repérages afin de collecter au côté de notre partenaire local toutes les informations nécessaires. Notre partenaire est l'AJUDC, association des jeunes unis pour le dévelopement de Coyah. Forte de 15 membres, il s'agit principalement de jeunes de Koyah et Kindia qui paragent les mêmes valeurs et opèrent sur plusieurs projets liés à l'environnement et à l'insertion des jeuenes. Le voyage de repérage sest l’occasion de rencontrer d’autres associations expertes sur certaines thématiques et de les inviter à rejoindre le consortium. Comprendre les enjeux et les cultures afin d’obtenir une histoire légitime et efficace ne s’improvise pas, seuls les acteurs locaux peuvent nous permettre d’y parvenir. Suite à ce voyage, des trames sont définis et les scénarios s’écrivent dans un processus de validation avec ces associations.

Quel type d’histoire ?
Le point sur lequel le projet se différencie des autres projets existants repose sur le fait que les films sont de vraies fictions. Il ne s’agit pas d’un reportage ou d’un documentaire mais bien d’un film comme il est possible d’en voir au cinéma. Cet aspect du projet, et nous avons pu le constater ces deux dernières années, est très important. La où un documentaire est limité par ce que les personnes veulent bien dire ou montrer, ou ce que le reporter arrive à trouver, la fiction permet d’aller bien plus loin. Pour cette raison, chaque film repose sur une aventure vécue par des enfants. Le public ne se retrouve pas fasse à un court didactique mais fasse à une aventure humaine, avec du suspens et des rebondissements, le tout dans son dialecte. Force est de constater que l’attention et l’implication du spectateur s’en retrouve décuplée. Il assimile bien mieux les messages qui jalonnent le film.

Avec qui ?

Parce que nous pensons que demain s’écrit avec les enfants d’aujourd’hui, les rôles sont confiés à des enfants de 8 à 12 ans qui ont rarement la parole. Il s’agit d’enfant vivant en orphelinat ou dans des bidonvilles. Il s’agit ici de les impliquer dans la création même des films afin qu’ils ne soient plus simple bénéficiaire du projet mais deviennent les vrais acteurs du changement. Les objectifs sont nombreux. Un travail pédagogique en amont permet de les sensibiliser sur les thématiques choisies.  Mais le projet permet aussi d’encouragement leur esprit d’initiative, de leur rendre confiance ou encore de les valoriser en tant qu’individu.
Pour l’aspect technique des films, nous faisons des binômes avec les jeunes de l’association partenaire, âgés entre 18 et 30 ans afin de les former aux techniques de prise de vue et la manière de réaliser un film. Nus les formons également au montage du film et lorsque le budget le permet, nous offrons l’ordinateur et le logiciel de montage au partenaire local comme cela s’est fait pour le Togo.

Diffusés où ?
Nous montons les films sur place, avant de repartir en France, afin d’organiser avec les habitants une projection festive des films ! Lorsque les enfants découvrent le fruit de leur travail et voit le public rire, réagir, applaudir, c’est un beau moment, très valorisant pour l’enfant. Cette étape peut renforcer son esprit d’initiative pour l’avenir.   Les films sont ensuite mis à la disposition de l'ensemble des associations guinéennes ayant rejoint le consortium. Elles peuvent alors le diffuser afin d'appuyer leur travail de sensibilisation et ou leur mission de plaidoyer !  A titre d'exemple, les films réalisés au Togo sont aujourd'hui diffusés dans des villages via une caravane itinérante et les films du Maroc sont diffusés dans 200 écoles du pays ! Enfin, les films sont échangés avec les autres pays avec lesquels nous avons déjà travaillés : le Togo, le Maroc, la France, dans une logique d'ouverture et de citoyens du monde.

 

 

« Pour la première fois nous avons un outil de sensibilisation qui s’affranchit de l’illétrisme ! »

Sœur Marie Stella – responsable pédiatrie Dapaong

 

« Les films ne sont pas des reportages. L’histoire est une vraie aventure, retenant l’attention du spectateur. Les messages s’en retrouvent mieux assimilés ! »

Abdeljalil Bakkar – Président Initiative Urbaine Maroc

 

« En voyant les films, nous avons décidé de mettre en place une caravane itinérante à travers le Togo afin de les partager au plus grand nombre »

Jacques Do Kokou – Président APCAL – Directeur du cinéma itinétant du Togo

 

« Les enfants réagissent aux films et perçoivent les messages. Nous diffusion aujourd’hui les films dans 200 écoles du Maroc. »

Ksiri Abderrahim – Président AESVT Maroc

 


LES THEMES POUR LA GUINEE EN 2014

 

Notre partenaire Guinéen : l’AJUDC (Association des jeunes unis pour le développement de Coyah) nous a fait part de trois grandes problématiques sur lesquelles une nouvelle manière de communiquer est urgente. Nous avons réalisés un premier voyage en février afin de recueillir un grand nombre d’informations et réunir l’expertise d’associations locales. 

La déforestation :
90% de la population utilise le charbon ou le bois pour cuisiner. Les forêts et les mangroves ont été fortement impactées par une coupe non réglementée, entraînant aujourd’hui de nombreuses conséquences : appauvrissement des cours d’eau et donc diminution des ressources en poisson et problèmes de santé, disparition de la biodiversité, diminution des précipitations impactant les cultures… De nombreuses ONG font la promotion des foyers améliorés. Conçu en métal, ce dernier a pour effet de concentrer la chaleur et donc de réduire par trois la quantité de bois ! La promotion de cette pratique est une première solution.

La traite des enfants :
De très nombreux enfants sont touchés et il existe une grande diversité des situations, souvent liées à la mobilité de l’enfant. En Afrique de l’Ouest, les enfants travailleurs domestiques sont nombreux. Il s’agit surtout de filles et les familles qui les exploitent n’ont pas toujours conscience du traumatisme que cela peut entraîner. Ayant parfois recueillies l’enfant, le nourrissant et le logeant, certaines familles trouvent normal de lui confier les tâches ménagères en retour. Plutôt que de créer une barrière avec les acteurs de l’exploitation, les nouveaux projets visent à les rendre acteurs de la prévention afin d’assurer les droits fondamentaux des enfants et proposer à ces derniers un meilleur accompagnement : sécurité, travail adapté, aménagement pour un accès à l’école, etc…

L’insertion socioprofessionnelle des jeunes :
En Guinée, de nombreux jeunes se retrouvent sans activité et ont le sentiment d’être abandonnés, créant une situation sous tension.  Cette situation découle en partie du fait que de nombreux centres de formation ont peu à peu vu leurs subventions fondre. Faute d’avoir une autonomie financière, certains centres ont fermé et d’autres n’ont pas pu se moderniser : passage de la machine à écrire à l’ordinateur par exemple. La solution serait de développer les activités génératrices de revenus, les centres pouvant répondre à des commandes de particuliers. Cette part d’autofinancement pourra convaincre d’autres financeurs et relancer les centres. Pour ce film, nous suivrons un groupe de jeunes essayant eux même de créer un centre de formation, inspirée d’une histoire vraie !

 

 Photos prises lors des repérages

 

L’objectif général :

Mettre en place un nouvel outil durable de prévention participatif, adapté à la culture et aux besoins locaux.

Les objectifs spécifiques :

Permettre aux enfants de s’exprimer et de prendre confiance en les rendant acteurs du projet et non seuls bénéficiaires ;


 Pallier à une carence en matière de communication en sensibilisant un large public sur des thèmes prioritaires. Encourager le changement des comportements ;


Favoriser la notion de Citoyen du Monde en créant des liens entre les pays via l’échange de films

 

PLANNING

 BUDGET

 

 

 EVALUATION

 

Afin de contrôler l'accomplissement des objectifs, nous nous baserons sur les indicateurs suivants :

Les indicateurs quantitatifs :
Nombre de scénarii écrits et de films réalisés (objectif: 3 par pays)
Nombre de diffusion des films dans le pays concerné
Nombre de diffusion des films dans les autres pays
Nombre de partenariats établis avec des associations
Nombre d'enfants ayant participés au projet
Nombre de personne présentes lors de la première diffusion locale

Indicateurs qualitatifs :
Pour les enfants acteurs :
Compréhension des messages par les enfants ;
Suivi par les éducateurs de chaque enfants : facilité à communiquer, s’ouvrir, trouver sa place ;
Recueil des impressions des enfants acteurs sous forme de jeux en fin de tournage ;
Restitution écrite ou orale de l'expérience des enfants acteurs quelques semaines après le tournage en lien avec l'éducateur ou l'animateur référent

Pour les associations référentes :
Retour des associations référentes sur l'utilité du court métrage pour leur travail
Compréhension des messages par le public
Diversité du public atteint par les courts métrages

Les indicateurs qualitatifs seront mesurés grâce aux outils suivants :

•    questionnaires d'évaluation à destination du public adulte touché
•    rencontre d'évaluation régulière avec les partenaires
•    Un document de suivi des activités avec nos partenaires sera créé
•    Réunions d'évaluation du projet mensuelle entre les membres de l'association

La mise en commun de tous ces indicateurs nous permettra d'avoir une vision d'ensemble de la réussite ou non du projet. Nous portons une attention toute particulière à l'évaluation du projet puisque nous souhaitons pérenniser les activités de l'association notamment l'atelier SI néma. Avoir de bons outils d'évaluation nous permet des maintenant de préparer dans de bonnes conditions les prochaines étapes et de rendre compte de manière transparente aux personnes physiques et morales qui nous apportent leur soutien.

VIABILITE A TERME DU PROJET

 

L’objectif est bien de donner aux partenaires locaux un outil de sensibilisation durable adapté à leur besoin. Les films sont réutilisés dans le temps aussi bien pour sensibiliser le public que pour étayer leurs plaidoyers auprès des politiques, sans nécessité de coûts supplémentaires. L’outil se maintient donc dans le temps et il s’agit de sujets où il y a tellement de choses à faire qu’ils ne seront pas démodés dans quelques temps voir quelques années. De plus, les diffuseurs possibles ne s’arrêtent pas à nos partenaires. D’autres structures manifestent peu à peu leur intérêt pour également bénéficier de ces films comme outils ou comme contenu pour leurs programmes audiovisuels. Il est également prévu de réaliser des versions sous titrées des films en anglais afin d’élargir la diffusion lors de rassemblement internationaux de professionnels du secteur associatif ou de santé ou autre.

Enfin, de part notre savoir faire, les films ont généralement la qualité suffisante pour prétendre à être sélectionnés en festival. Cela assure aux films une plus large diffusion, que ce soit dans le pays concerné ou en France. De plus, nous recherchons les structures qui organisent des projections itinérantes à travers le pays comme indiqué dans les comptes rendus Togo et Maroc.

PROLONGEMENTS

 

En cumulant les pays, l’idée est d’obtenir à terme une collection de films reflétant les approches différentes sur des problèmes qui finalement nous concernent tous. S’il l’on prend l’environnement par exemple, nos pays ne sont pas cloisonnés, nous vivons tous sur une même et unique planète et les répercutions sont globales. Ces films réalisés par les enfants de différents pays seront des outils de réflexion intéressant en étant projetés ensemble. Les films vont pouvoir s’échanger entre les pays ! L’échange culturel qui en découle pour le public peut être très riche. L’idée est également de pouvoir proposer une « base de données » accessible aux acteurs de tous les pays. Ainsi, une association travaillant sur le VIH au Bénin pourra si elle le souhaite, utiliser nos films traitant de ce sujet.

Notre objectif est aussi de réfléchir en partenariat avec La Ligue de l’Enseignement a un contenu pédagogique pouvant être proposé aux professeurs en même temps que les DVD. Il s’agira de fiches pratiques qui permettront aux enseignants d’assurer eux même l’animation ou si nos ressources le permettent, nous aimerions créer un poste d’animateur culturel qui se rendra dans les écoles et centres socio pour animer ces séances.

Lors de nos retours en France, nous organisons également des expositions photographiques constituées d’une vingtaine de tirages d’art. Ces tirages rendent compte du travail des enfants mais également du quotidien de la population du pays dans lequel nous étions.

 

   Projection en plein air au Togo des films Togo : Actions !

 

 MOT DE LA PRESIDENTE

 

Le programme « Ciné : Action » est né d’une réflexion entre plusieurs partenaires d’origines et de cultures différentes. Le premier point fort de ce projet est d’éviter le schéma : « penser ici et faire là-bas ». Le projet repose sur une co-construction du début à la fin entre notre structure et nos partenaires locaux. Cela va même plus loin en incluant les enfants tout au long de la phase de conception car pour nous, demain s’écrit avec les enfants d’aujourd’hui. Ils ne sont plus seuls bénéficiaires mais deviennent les véritables acteurs ! Cette notion participative est très importante car elle permet de mettre en avant les ressources et talents locaux ! Et surtout, la démarche s’en retrouve totalement acceptée par le public cible.

Le projet a aussi la particularité de miser, grâce à l’implication de nombreux partenaires, sur la transdisciplinarité. En effet, les problèmes ne peuvent se résoudre qu’avec une seule approche. Les approches sociales, économique, politique, éducative doivent converger.

La notion de durabilité est forte puisqu’à travers ce projet, nous mettons à disposition des partenaires un outil utilisable sur la durée, répondant à leur besoin en matière de communication et sensibilisation. Son succès auprès des associations semble montrer qu’il répond à de réels besoins. Le fait que de nombreuses diffusions se mettent ensuite en place de manière autonome autour des films montre également que les films fonctionnent auprès du public.


Nous sommes convaincus qu’il ne peut y avoir de projets sans un préalable qui est le savoir vivre ensemble. Ce projet utilise le meilleur de chaque partenaire pour aboutir à un projet collectif participatif, en donnant la parole aux enfants les plus en difficultés. Il n’y a rien de plus gratifiant que le regard d’un enfant voyant les gens de son quartier applaudir son travail, et voyant son travail participer à l’amélioration des conditions de vie. Soutenez nous pour que ces films participent aux changements de comportements et à l’ouverture de chacun…