Aide au développement rural au Népal
Les étudiants de trois écoles s’allient sur le long terme pour aider la population des villages de Ganesh Himal, au Népal, à développer leur vallée. L'apprentissage de l'anglais, la prévention des maladies respiratoires et de la déforestation, et la gestion des déchets sont nos axes de travail.
Nous sommes des étudiants de trois écoles (AgroParisTech, de l’ENSAE et de la faculté de médecine de l’université Pierre et Marie Curie (à l’heure actuelle, nous ne sommes pas sûrs de leur participation future)) à nous allier au sein de Mission Ganesh Himal sur le long terme pour aider la population des villages de la vallée Ganesh Himal, au Népal, à développer leur vallée d’un point de vue économique, social et environnemental.
- Nos actions au Népal
Le tourisme est un moteur économique du pays, une source de revenue durable pour la vallée. Nous souhaitons contribuer à développer un tourisme, qui profite aux populations locales. Pour cela les étudiants d’AgroParisTech et de l'ENSAE aident les enfants et adolescents de la vallée à apprendre l’anglais en variant les méthodes (cours, activités, livres). Avec des bases en anglais, ces enfants seront plus à même de s'insérer dans le secteur touristique, et nous pouvons espérer qu'un contact plus étroit entre la population et les touristes garantisse un tourisme respectueux.
Les étudiants en médecines de l’université Pierre et Marie Curie quant à eux apportent leurs connaissances médicales aux dispensaires de la vallée. L'association fournit aussi des produits médicaux de bases.
En outre, nous cherchons également à remplacer les foyers ouverts actuels par des fours dans les foyers népalais. Ceci dans le but de réduire l’apparition de maladies respiratoires. En effets les foyers actuels ont des combustions imparfaites et de mauvaises évacuations des fumées causant de nombreuses maladies. Les fours permettront d'optimiser la combustion et l'évacuation des fumées, permettant en même temps de réduire la quantité de bois consommée.
Deux projets visent à réduire l’impact des népalais sur leur environnement. L’un, très concrets, permettant de réduire la déprise forestière par l’utilisation de déchets organiques comme combustibles. Pour cela nous allons tester l'installation de machines produisant des briquettes de combustibles à partir bouses de vaches. Cela a deux avantages : limiter le prélèvement de bois en forêt et réduire le temps de travail pour prélever ce bois alors que les forêts sont éloignées du village.
L’autre a pour but d’améliorer la gestion des déchets dans les villages, grâce à la mise en place d'un système de collecte, et à de la sensibilisation. Nous sommes en train de réfléchir aux moyens possibles pour réduire la pollution de manière efficaces et durables dans ces villages.
Cette année, suite au séisme de l’an dernier, nous pensons aussi participer aux reconstructions, notamment pour les écoles, si ce n’est pas déjà fait à notre arrivée. Aussi, nous réfléchissons à monter un projet centré sur l’amélioration de leur pratiques agricoles. Nous en reparlerons dans la partie retour d’expérience
Pour effectuer ces actions, des étudiants des trois écoles se rendent dans la vallée Ganesh Himal chaque année depuis 2012, durant toute la période estivale en général. Notons que le voyage est intégralement à la charge des étudiants. Cette année nous comptons nous y rendre en été et en hivers, afin que l’apprentissage de l’anglais soit plus facile.
Depuis 2012, notre association effectue donc un travail de long terme dans la vallée Ganesh Himal. Un travail que nous cherchons continuellement à améliorer en évaluant nos projets existants ou en en initiant de nouveaux et grâce aux échanges avec nos partenaires népalais.
- Nos partenaires, notre financement, notre communication
D'un point de vue technique, Mission Ganesh Himal est en relation avec deux associations népalaises pour déterminer avec eux l'orientation de nos projets. Ces contacts permettent de bien cerner les problématiques de la région et de mieux réfléchir aux réponses à adopter. Une association est tournée vers la promotion du tourisme dans la vallée Ganesh Himal : Ganesh Himal Tourism Development Committee (Site GHTDC). L’autre est portée sur la protection de l’environnement en proposant des solutions low-cost et low-tech :Foundation for Sustainable Technologies (Site FoST).
Pour ce qui est du financement, nous cherchons à diversifier les sources. Le bureau des étudiants (BDE) d'AgroParisTech soutient notre association et prouve ainsi l'implication de l'école dans le projet. Les adhérents de Mission Ganesh Himal sont quant à eux très actifs durant toute l'année pour organiser des évènements, au sein de l'école et en dehors, dont les bénéfices reviennent à l'association, et apportent ainsi un tiers de nos financement. De plus nous comptons sur le don et le financement participatif. Nous demandons aussi des subventions publiques de régions et de communes. Enfin, nous sollicitons des entreprises privées pour nous aider dans nos achats de fournitures, soit en nous finançant directement (bourse EY (Ernst & Young)) soit par une aide en nature (livres en anglais...). (cf. annexe budget dans la galerie photo).
Notre communication vise d'abord à faciliter notre financement, puisque nous ne manquons pas d'adhérents. Au sein de l'école (AgroParisTech), la communication repose sur deux points: les évènements que nous organisons ou auxquels nous participons, et la présence sur les réseaux sociaux.
Pour communiquer auprès du grand public, nous avons développé un site internet, et nous menons des actions, comme l'emballage des cadeaux à Noël, durant lesquels nous distribuons cartes et plaquettes.
Enfin, la communication à destination des entreprises s'opère par la participation à des concours (EY, Total, Le Crédit Mutuel, Véolia), et par du démarchage par mail ou téléphone.
A quoi servira le prix de Trophées Solidaires?
Ce prix viendra certainement financer le volet "santé-environnement" de notre mission : le projet d'installation de poêles dans les foyers pour lutter contre les maladies des bronches et réduire la consommation de bois. En tous cas pas à financer les frais de transports qui eux sont pris en charges par les volontaires pour s'y rendre.
- Le retour d'expérience
Que pouvons-nous retenir des missions précédentes dans la vallée ?
Commençons par le cœur historique de la mission, l'apprentissage de l'anglais ce projet étant d’autant plus important que la scolarité que reçoivent les Népalais dans cette vallée est d’assez médiocre qualités Les enfants, remplis de joie en général, ont une véritable soif d'apprendre. Ils sont très attentifs aux cours dispensés par nos soins, même s’ils font preuve d’une certaine timidité.
Pour ce qui est de l'aspect santé-environnement, les deux étant souvent liés, nous retiendrons les points suivants :
Une importante pollution est causée par le rejet "sauvage" de tous leurs déchets. Ceux-ci s'entassent dans les villages, les cours d'eau.... La pollution est donc importante même dans la vallée dans laquelle nous nous rendons et pourtant les népalais ne sont que très peu intéressés pour améliorer la situation. En effet ils ont peu le sens du travail pour la communauté et sont peu motivés pour nettoyer leurs lieux publics.
Ils ont également une éducation à l'hygiène très peu développée, ce qui dégrade leur état de santé. Une sensibilisation efficace à l'hygiène (se laver les mains, faire bouillir l'eau...) parait nécessaire pour améliorer leur santé, particulièrement celle des jeunes enfants.
Alors que les maisons sont très enfumées faisant beaucoup tousser les habitants, que les forêts reculent et donc le temps nécessaire pour s'y rendre prélever du bois augmente et devient très important, la solution proposée des machines à briquette associées à de nouveaux fours intéresse énormément les villageois. Ceux-ci se sont vite approprié la machine que l'on a apportée ces hivers pour évaluer l'intérêt qu'ils y porteraient.
Parlons aussi de l’agriculture. Les villageois sont quasiment autosuffisants en matière agricole. Ils ont des techniques anciennes, mais qui leur permettent de produire assez pour vivre. Cependant ils ont une grande méconnaissance faces aux limites/aux dangers des produits phytosanitaires. Nous ne comptons pas intervenir vraiment sur les techniques. Ils connaissent, maîtrisent très bien leurs techniques qui sont adaptées nous semble-t-il à la fois à leur environnement très en relief et à leur éloignement de la ville et donc de la mécanisation, celle-ci nécessitant de l’essence. Nous pensons plutôt leur faire prendre du recul face aux produits phytosanitaires, car ils ne maîtrisent pas cela, et ils mettent leur santé en danger.
Enfin, revenons sur un problème conjoncturel mais néanmoins essentiel : le séisme de l’an dernier a endommagé les 4 cinquièmes des bâtiments de la vallée et les reconstructions vont très lentement faute de moyens.
Enfin, la dernière expédition a encore insisté sur ce point : les villageois sont extrêmement chaleureux envers nous. Ils ne sont pas avares en sourires et les adieux furent très émouvants.
Voici donc un projet permettant le développement durable d’une région du Népal, porté par un échange sur le long terme entre les étudiants de trois grandes écoles et la population de la vallée.
Site de Mission Ganesh Himal.




