Écoles des participants
Deuxième salle de classe au camp Peul et équipement en lampes solaires
Schola Africa s’est engagée dans la construction d’une école au Camp Peul de Nasso au Bukina Faso. Nous avons déjà construit la première salle de classe en Juin 2013 et nous sollicitons les Trophées Solidaires pour le financement de la construction de la seconde salle de classe et l’apport de lampes solaires pour une qualité de l’éducation optimale.
Plus d'informations sur : http://www.schola-africa.com
I. Présenter l’association ou équipe porteuse du projet / Quelles sont les autres actions de solidarité réalisées par l’association ?
Association humanitaire loi 1901, Schola Africa agit en faveur de la scolarisation et de la formation professionnelle au Burkina Faso.
Créée en 2000 en collaboration avec Karim Gomina, directeur d’école burkinabè, l’association finance la construction d’infrastructures scolaires en milieu rural et assure la gestion d’un centre de formation à la couture pour jeunes femmes dans la ville de Bobo Dioulasso. En outre, Schola Africa mène sur place des projets annexes afin d’améliorer la qualité de l’enseignement : apport de matériel scolaire, équipement des enfants en lampes solaires, inscription des enfants à l’état civil…
Fidèle à son principe de développement participatif, Schola Africa mène des actions qui impliquent les populations sur place et bénéficient directement à l’économie locale. Depuis sa création, l’association a permis la construction de 15 salles de classe, de 7 logements de maître et de 6 ensembles de latrines au Burkina Faso en milieu rural.
Afin que notre action soit pérenne, nous réalisons un véritable suivi de nos projets et ce, de deux manières différentes. Nous assurons tout d’abord un suivi permanent grâce à notre référent local qui veille continuellement au bon déroulement de notre action et qui nous informe régulièrement des avancéespar téléphone. Nous assurons également un suivi régulier lors de nos trois missions annuelles au Burkina Faso de un mois chacune. Lors de ces dernières, réalisées exclusivement aux frais des membres de l’association, nous nous rendons dans toutes les salles de classe que nous avons construites. Nous vérifions alors l’état des infrastructures. Schola Africa s’affranchit alors de l’obstacle de la distance et effectue un suivi réel des projets.
En France, l’association sensibilise aux problématiques du développement en Afrique par le biais d’évènements culturels et d’interventions dans les établissements scolaires lillois (primaires, collèges et lycées).
II. Etes vous à l’origine du projet, ou reprenez vous un projet déjà existant depuis plusieurs années ?
C’est la rencontre avec le camp Peul en 2006 qui est à l’origine de ce projet. En effet, c’est lors de ces missions sur le terrain que les membres de l’association ont été amenés à rencontrer les habitants du camp Peul de Nasso. L’ethnie Peul constitue la communauté de bergers nomades la plus connue d’Afrique. Or, depuis une dizaine d’années, une communauté Peul s’est sédentarisée au Camp Peul de Nasso. Au fil du temps, une relation de confiance s’est créée entre la communauté Peul et notre association. Les parents ont toujours fait preuve d’une grande motivation pour lutter contre l’analphabétisme et pour offrir à leurs enfants de meilleures perspectives d’avenir. Nous avons donc pris ensemble la décision d’y construire une école en 2013. Cette année nous continuons ce projet en finançant la deuxième salle de classe d’un projet plus large de trois salles de classe afin d’achever en 2015 un cycle complet au camp Peul de Nasso.
III. Votre projet est il initié à l’occasion des Trophées Solidaires ?
Comme décrit précédemment ce projet a été initié l’année dernière avec la construction de la première salle de classe. Nous continuons ce projet cette année afin que notre action soit pérenne. Les Trophées Solidaires sont une formidable occasion de financer cette deuxième salle de classe de continuer le cycle de construction qui aboutira à une école école dite « normalisée » afin que l’Etat y envoie des professeurs de manière permanente.
IV.Depuis combien de temps faites vous parti de ce projet et pour combien de temps y serez vous investis?
Le projet de financement d’une école normalisée au sein du camp peul a été commencé l‘année dernière avec la construction de la première salle de classe et sera terminée en juin 2015 avec la construction de la troisième salle de classe qui finalisera le cycle de construction. La construction de la deuxième salle de classe du camp peul sera terminée: elle, commencera en juin 2014 et sera terminée en février 2015. Toutefois, nous continuerons après à nous y rendre trois par an afin de s’assurer du bon fonctionnement et de l’utilisation optimale des infrastructures construites.
V. Présenter le groupe d'étudiants porteurs du projet, noms, filière d’études, rôle dans la gouvernance du projet.
L’association Schola Africa est composée d’une trentaine d étudiants de l’EDHEC en première et deuxième année. Elle est organisée en cinq pôles qui se répartissent les différentes tâches. Ces pôles sont sous l’autorité du bureau, entité décisionnelle de l’association.
Le bureau est composé du président, du vice-président, du secrétaire général ainsi que du trésorier. Ce sont ces quatre membres qui ont l’autorité décisionnelle au sein de l’association. Ils tranchent sur les décisions importantes, s’assurent de la mise en place et de l’efficacité de nos projets. Ils garantissent également le fonctionnement interne de l’association.
Les membres du pôle communication assurent à Schola Africa une visibilité maximale; tant par le développement des relations médias que par la conception et la mise à jour d’un site attractif. C’est aussi ce pôle qui est en charge de confectionner les affiches de nos évènements ou les vidéos de présentation utilisées à diverses reprises. Il est au cœur de l’association puisqu’il apporte tous les supports nécessaires au fonctionnement des autres pôles.
Le rôle du pôle démarchage est d’établir des partenariats de long terme et de trouver des donateurs auprès d’entreprises ou de clubs. Le pôle démarchage innove en permanence pour proposer des collaborations originales à ses interlocuteurs (les nuits solidaire et le partenariat Zegive) et s’adapter au contexte socio-économique.
La mission du pôle logistique est l’organisation Avant tout l’organisation des trois missions annuelles, mais aussi de tous les évènements de l’association en région Lilloise. C’est grâce aux membres de ce pôle que les différents évènements et missions de l’association ont toujours été un succès.
Les membres du pôle sensibilisation mènent des actions de sensibilisation au sein d’écoles primaires, collèges et lycées par l’intermédiaire, entre autres, d’échanges épistolaires ou de débats. Cela permet aux élèves de tous les niveaux de s’interroger et de réfléchir aux problématiques du développement en Afrique.
L’objectif du pôle subventions et fondations d’entreprise est l’élaboration de dossiers complets présentant notre projet afin d’obtenir différents financements privés ou publics. Ses membres sont aussi amenés à défendre les dossiers lors de soutenances orales. Ce pôle est enfin responsable du suivi des projets afin de garantir la pérennité de nos actions. C’est pourquoi il propose des projets de plus en plus innovants tout en gardant les valeurs de l’association présente.
C’est grâce à cette organisation et à une transparence à tout niveau que Schola Africa mène tous ses projets à bien.
VI.Avez-vous participé à des "formations" à la solidarité? (lesquelles, et avec quel organisme ?)
Schola Africa fait partie de deux réseaux associatifs : Réseaux Sens et Cap Solidarité en Nord Pas de Calais, qui ont pu évaluer notre projet et nous donner des conseils de qualité pour une gestion optimale de celui-ci. De plus, le réseau Sens nous permet une plus grande visibilité au sein de la métropole lilloise ainsi que de confronter notre travail à celui d’autres associations. Le réseau Cap Solidarité en Nord Pas de Calais conseille dans le domaine du montage de projets de solidarité internationale. Il offre également des formations interculturelles et des campagnes de sensibilisation aux questions du développement dans les pays défavorisés.
VII. Avez-vous des formations et un suivi en interne par un responsable ou professeur de votre établissement ?
Durant toute leur première année au sein de Schola Africa, les membres sont formés par les deuxièmes années en s’appuyant sur de nombreux documents de passation, des compte rendus d’activité et de missions mais surtout en se réunissant autour de séminaires de travail, Par exemple lors du week-end de formation en début d'année où les anciens présidents reviennnent faire part de leur expérience.
En effet, chaque première année est formé à maitriser parfaitement l’histoire de Schola Africa, ses engagements et ses valeurs, son fonctionnement et également les enjeux auxquels nous devons faire face et les projets que nous mettons en place. Toutefois, cette formation est complétée en fonction du pôle auquel le membre se rattache (Sensibilisation, Logistique, Démarchage, Communication ou Fondations d’entreprise): dans ce pôle, il se spécialise, afin d'augmenter l'efficacité de l'association. Il y a donc une transmission des savoirs d’année en année, qui assure la pérennité de Schola Africa.
Cette méthode de formation demande une implication et un engagement importants, de sorte que toutes les responsabilités et les conséquences des décisions prises pèsent sur les membres de l’association, plus particulièrement le président. En revanche, nous mettons à profit les enseignements suivis au sein de notre école afin de optimiser la gestion de notre association sur des plans managériaux, organisationnels ou encore comptables pour avoir une équipe soudée et efficace tout en assurant le bon fonctionnement et la viabilité de nos actions.
Par ailleurs, nous n’hésitons jamais à faire appel à un professeur si nous avons des questions d’ordre juridique, comptable, administratif ou bien encore des interrogations sur le Burkina Faso (sa culture, sa situation politique, son économie…). Il y a en effet à l’EDHEC des professeurs spécialisés dans les ONG ou encore dans la géopolitique et l’économie de l’Afrique de l’Ouest qui nous transmettent régulièrement leur savoir et nous font part de leurs opinions quant à nos projets et nos missions. En outre, nous sommes en étroite collaboration avec l’administration de l’EDHEC qui nous permet par exemple de nous rendre sur place trois fois par an pour des missions d’approximativement un mois.
VIII. Votre engagement solidaire est il inscrit et (ou) valorisÉ dans votre cursus ?
Nous sommes tous des étudiants de l’EDHEC pour des raisons pratiques (comme l’accès à un local de travail, la disponibilité de salles de réunion, la proximité géographique de tous les membres de l’association) ; même si tous les membres de Schola Africa sont étudiants à l’EDHEC, l’association est indépendante de l’école aussi bien juridiquement que financièrement.
Ainsi, notre activité associative complète notre cursus et est connu de notre école mais elle reste néanmoins entièrement indépendante de notre parcours scolaire.
IX.Quelle est l’origine du projet que vous présentez, et qui l'a initié ?
1. Construction d’une école :
En amont de la mise en place de nos différents projets nous nous assurons toujours de l’existence d’un réel besoin. Pour se faire, nous réalisons des opérations de prospection sur place et c’est lors de l’une d’entre elle, en 2006, que nous avons rencontré les Peuls de Nasso.
Nous avons alors consulté les notables du village puis rencontré les villageois afin d’évaluer leurs demandes et leur motivation. Cela faisait déjà plusieurs années que le village cherchait de l’aide pour construire une école mais en vain, les Peuls ne bénéficiant de peu d’aide de la part de l’Etat et des ONG.
Compte tenu de l’absence totale d’infrastructures scolaires et de la forte volonté des parents de lutter contre l’analphabétisme, nous avons alors conjointement décidé avec tous les villageois et tous les membres de l’association, d’y construire une école.
L’initiative du projet est donc double :
Elle est pour une part issue du camp Peul lui-même qui avait pris contact avec Karim Gomina, notre référent local, pour nous transmettre sa volonté de construire une école au sein du village.
Et elle est également issue de l’association Schola Africa qui a décidé de concrétiser le souhait des Peuls en proposant la construction d’infrastructures scolaires.
L’association s’est ainsi engagée pour un cycle de construction de trois ans de juin 2013 à juin 2015, à raison d’une salle de classe construite par an ainsi que des latrines et un bureau pour le directeur, indispensables à la normalisation de l’école.
2. Projet lampes solaires
En ce qui concerne l’origine du projet lampes solaires, elle est la conséquence de nos observations sur les conditions de travail des enfants dans les villages ont nous avons déjà construit des salles de classe.
Nous avons en effet observé que l’un des freins à l’éducation en milieu rural vient de l’impossibilité pour les enfants d’étudier la nuit tombée. En effet le soleil se couchant tôt au Burkina Faso (vers 18h), ils n’ont plus de source de lumière et sont donc contraints d’arrêter d’étudier. Un système d’éclairage classique représente une dépense considérable, qui pèse sur le budget familial. Ainsi, la plupart des familles rurales burkinabè ne bénéficient pas d’accès à l’électricité et c’est notamment le cas de toutes les familles du camp Peul de Nasso. C’est pourquoi nous avons décidé de compléter la construction de l’école par l’achat de lampes solaires, destinées aux élèves du camp Peul.
X. A quels besoins constatés ou exprimés répond votre projet ?
1. Construction de l’école :
L’école que nous souhaitons construire au camp peul représente une grande opportunité d’intégration sociale et économique au vu de la situation géographique de ce village : il ne bénéficie d’aucune infrastructure routière. En effet, les Peuls de Nasso sont victime de leur enclavement géographique, du fait d'un manque d'infrastructures routières, ainsi que de leur mauvaise intégration sociale: les Peuls étant normalement nomades, ils sont difficilement acceptés par la société burkinabè. Ainsi, pour pouvoir se rendre à l’école, les enfants peuls étaient contraints de marcher une heure et demie par jour. C'est pourquoi seulement trois enfants sont scolarisés sur plus d’une centaine, avant notre intervention et que la majorité de la population de ce camp est analphabète. Les petites filles étaient encore plus défavorisées : les parents ayant trop peur de les laisser partir si loin, elles n’avaient pas l’opportunité d’aller à l’école.
De plus, les Peuls ne vivent que de l'élevage et de la vente des produits qui en sont issus, ce qui représente une faible source de revenus pour assurer leur subsistance. L'enseignement primaire leur offrira les moyens de devenir acteurs de leur propre développement et facilitera grandement leur insertion dans la société burkinabè.
Enfin les Peuls représente l’ethnie la plus rejetée du Burkina Faso: ils se trouvent ainsi véritablement exclus et bénéficient de peu d’aide de la part de l’Etat ou des ONG.
Le besoin d'une école pour cette population était donc urgent.
2. Lampes solaires :
L’absence totale d’accès à la lumière au sein du camp Peul, une fois la nuit tombée. Ceci aurait nécessairement constitué un frein à l'éducation une fois l’école construite.
C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de directement équiper les enfants de l’école en lampes solaires pour anticiper ce problème majeur.
XI.En quoi votre projet est innovant ou renouvelle la problématique ?
L’innovation est une valeur centrale de Schola Africa. En effet, nous sommes persuadés que les idées novatrices constituent la clé afin de mener une action efficace tout en dépensant le minimum de fonds. On peut d’ailleurs voir que l’innovation est présente dans notre projet sous différentes formes.
Tout d’abord, il est innovant en raison de sa cible : les Peuls sont une ethnie marginalisée, aussi bien par l’Etat Burkinabè que les ONG. Notre action est donc originale car nous avons décidé d’agir là où personne ne le faisait, notamment en raison du manque d’infrastructures routières. Ainsi, nous espérons offrir à une population exclue une intégration sociale et économique en plus d’un accès à l’éducation.
Par ailleurs, grâce aux lampes solaires nous répondons à un réel besoin des enfants. En effet, suite à une analyse fine des besoins nous nous sommes aperçus de la nécessité d’offrir une source de lumière aux enfants pour qu’ils puissent faire leurs devoirs le soir. Nous avons donc décidé de palier ce manque de lumière à l’aide d’un moyen adapté et novateur : l’énergie solaire.
Finalement, ce projet nous permet, en plus d’améliorer la qualité de notre action, d’y ajouter une nouvelle dimension : la sensibilisation au développement durable. En effet, la distribution des lampes solaires est pour nous l’occasion de sensibiliser les élèves aux enjeux environnementaux. Lors de cette remise, nous expliquons aux enfants les raisons pour lesquelles nous avons privilégié l’énergie solaire aux lampes à piles ou à pétrole : les problèmes liés au recyclage des piles, au renouvellement du consommable et aux risques sanitaires.
Ainsi le projet lampes solaires est novateur d’une part parce qu’il répond à un besoin rarement perçu, d’autre part car il utilise la technologie de l’énergie solaire et enfin parce qu’il permet de sensibiliser les enfants peuls aux problématiques du développement durable.
XII. Avec quel partenaire développez-vous votre projet ? Association, ONG, groupement de personnes ? Comment les avez-vous rencontrés ?
1. Karim Gomina : membre burkinabè de l’association.
Karim Gomina, professeur des écoles burkinabè, est notre référent sur place. Co-fondateur et membre de l’association, il nous accompagne pour assurer le bon déroulement de nos projets.
Toutefois nous sommes les principaux décideurs de nos actions puisque nous nous rendons sur place trois fois par an (les missions durent de trois à six semaines) pour réaliser leur suivi et les implémenter. De plus nous sommes en charge de l’achat de l’ensemble du matériel nécessaire pour les constructions et pour notre centre de couture. Nous réalisons ces achats lors de nos différentes missions sur place grâce aux fonds récoltés en France afin de faire vivre au maximum l’économie locale.
2. Les artisans locaux :
Depuis plusieurs années, nous engageons les mêmes artisans locaux pour la réalisation de nos chantiers, leur travail nous donnant pleine satisfaction. Nous engageons la même équipe de briquetiers et maçons lors de nos constructions.
3. Les commerçants locaux :
Nous avons établi de véritables partenariats avec les différents commerçants auprès desquels nous effectuons les achats du matériel nécessaire pour nos constructions et pour notre centre de couture. De ce fait, nos relations commerciales et les négociations des prix s’en trouvent facilitées. Ceci nous permet donc de pouvoir établir de véritables budgets prévisionnels et de ne pas avoir de surprise quant à l’emploi de nos ressources.
De plus, ces commerçants sont des entreprises stables et conséquentes, et sont donc en mesure de nous approvisionner sans rupture de stocks ; ce qui n’est pas le cas de toutes les entreprises burkinabè. A titre d’exemple, nous entretenons un réel partenariat avec les sociétés SITAB (spécialisée en métallurgie) et SANKARA (spécialisée dans les tissus et les centres de couture).
Nous achetons les lampes solaires auprès de CB Energy, une entreprise locale spécialisée.
4. L’Etat et l’administration burkinabè :
Notre projet jouit de l’aide de l’Etat burkinabè qui reconnaît le besoin urgent d’école et a mis en place un programme pour y remédier : ne fois la salle de classe construite, elle doit être validée et reconnue par l’Etat Burkinabè pour ensuite devenir sa propriété. Ce dernier se charge alors de l’envoi d’un professeur dans cette école, lequel sera payé par l’Etat et chargé d’assurer les cours selon le programme du Ministère des Enseignements Secondaire et Supérieur.
Le fait que l’Etat assure la prise en charge de nos écoles est une preuve que ce dernier reconnait nos actions et nous encourage.
Notre projet d’apporter des lampes solaires dans les écoles est soutenu par l’inspectrice de Bobo Dioulasso qui est l’intermédiaire entre notre association et l’Etat burkinabè. Elle assure ainsi un véritable suivi de notre action sur place et s’assure de la bonne utilisation des lampes.
XIII. Comment travaillez-vous avec vos partenaires et bénéficiaires? Quelle place effective ont-ils dans la définition du diagnostic, des objectifs et des actions à mener? Quel cadre logique a été mis en place ? Quelle gouvernance ?
Nos différents partenaires nous accompagnent tout au long de nos projets. Dans le cadre de la construction de la seconde salle de classe du camp Peul et son «équipement en lampes solaires, ces mêmes acteurs sont intervenus lors des phases préparatoires et prendront activement part à chacune des étapes.
Ainsi que précédemment exposé, Schola Africa souhaite avant tout travailler main dans la main avec les populations concernées afin de définir clairement les besoins de ces dernières. Lors de nos missions au Burkina Faso nous écoutons les conseils et collaborons avec Karim Gomina, qui est le plus à même d’aller à la rencontre et d’échanger avec les communautés pouvant nécessiter une aide extérieure. Cette démarche est essentielle aux yeux de Schola Africa, car elle permet une appréhension précise et complète des potentielles actions à mener.
Une fois ce travail de recherche effectué, notre association cherche à définir avec les populations bénéficiaires par quels moyens nous pourrions intervenir le plus efficacement. Les objectifs de construction, la localisation de la salle de classe, et son équipement sont tous définis en accord avec la volonté et les besoins des villageois. Par ailleurs, ces derniers participeront effectivement à la construction de la seconde salle de classe en apportant eux-mêmes les agrégats nécessaires (eau, sable et pierres sauvages). Ce développement collaboratif est cher à Schola Africa : il permet aux villageois de s’approprier entièrement le projet, garantissant de ce fait la continuité de notre action même sans notre intervention.
RESSOURCES
EMPLOIS
Partenaires
Montants €
Catégories
Prix total FCFA
Prix total €
Trophées Solidaires
5 000,00 €
Matériaux de construction
2 919 769,56
4 451,16 €
Lampes solaires
360 015,44
548,84 €
Evénements
953,95 €
Matériaux de construction (suite)
625 750,18
953,95 €
Crowdfunding (plateforme Ulule)
1 067,14 €
Equipement
699 997,95
1 067,14 €
Fondation Deloitte
1 484,85 €
Main d'œuvre et frais administratifs
973 997,75
1 484,85 €
Fonds propres de l'association
152,45 €
Acheminement du matériel jusqu'au camp Peul
100 000,64
152,45 €
TOTAL
8 658,39 €
TOTAL
5 679 531,53
8 658,39 €
De plus, Schola Africa s’engage activement dans le développement de l’économie locale en faisant appel à des entrepreneurs locaux afin d’effectuer les tâches de construction de la salle de classe, mais également pour fournir les lampes solaires. Cette collaboration fait pleinement partie des objectifs primaires de Schola Africa : en impliquant les agents économiques locaux, notre association vise à développer des solutions adaptées aux conditions locales tout en dynamisant l’environnement économique, et ce afin que notre action localisée ait un impact à plus grande échelle.
Notre association ne souhaite pas être détachée de la réalité pratique du projet, et ainsi, cherche autant que possible à être attentive aux apports, conseils et souhaits de la population concernée. C’est pour cela que la gouvernance de nos projets est basée sur un principe collaboratif.
XIV. Quel était votre budget et d'où venaient les financements ; de votre établissement, de ressources financières extérieures sponsoring d’entreprise, collectivités territoriales, vos propres actions de collecte, auto-financement ? (joindre un budget)
RESSOURCES
EMPLOIS
Partenaires
Montants €
Catégories
Prix total FCFA
Prix total €
Trophées Solidaires
5 000,00 €
Matériaux de construction
2 919 769,56
4 451,16 €
Lampes solaires
360 015,44
548,84 €
Evénements
953,95 €
Matériaux de construction (suite)
625 750,18
953,95 €
Crowdfunding (plateforme Ulule)
1 067,14 €
Equipement
699 997,95
1 067,14 €
Fondation Deloitte
1 484,85 €
Main d'œuvre et frais administratifs
973 997,75
1 484,85 €
Fonds propres de l'association
152,45 €
Acheminement du matériel jusqu'au camp Peul
100 000,64
152,45 €
TOTAL
8 658,39 €
TOTAL
5 679 531,53
8 658,39 €
En raison du caractère prioritaire de ce projet pour notre association, Schola Africa a choisi d’y investir une partie de ses fonds propres récoltés en grande partie grâce à l’emballage de papiers cadeaux à la FNAC lors des périodes de Noel. L’acheminement du matériel vers le lieu du chantier, dont le coût est variable (entre 150 et 500€), sera financé par ces fonds propres.
Précisons également que la pérennité du projet est assurée grâce à l’Etat burkinabè qui prend en charge, une fois le chantier achevé, l’affectation et la rémunération du professeur et du directeur de l’école.
Pour plus d’informations, veuillez consulter le budget prévisionnel (cf Annexes).
XV. Quels moyens humains et matériels ? (coaching par mécénat de compétences, moyens logistiques déployés)
1. Moyens humains :
Dix huit membres de l’association se rendent à leur frais au Burkina Faso cette année par groupes de 6, ainsi que de Karim Gomina, directeur d’école burkinabè, responsable du suivi quotidien des projets au Burkina Faso. Il est conseiller à part entière de l’association en tant que membre fondateur. Les habitants du camp peul comptent également parmi les moyens humains dont dispose l’association, puisque nous nous engageons à bâtir les salles de classes nécessaires et à les équiper à condition que ces habitants apportent les agrégats indispensables à la construction (eau, sable et pierres sauvages). Enfin, nous nous appuyons, pour nos constructions, sur les artisans et commerçants burkinabè, dans le but de promouvoir le développement local.
2. Moyens matériels :
Schola Africa dispose en France d’un local de travail, situé sur le campus de l’EDHEC.
Au Burkina Faso, l’association possède un 4x4, pour pouvoir effectuer tous les déplacements nécessaires à la réalisation des projets: suivi des écoles construites et du centre de formation à la couture, achat et acheminement des équipements et des matériaux de construction. Les membres de Schola Africa qui se rendent en mission au Burkina Faso sont logés chez Karim Gomina, le membre burkinabè de l’association.
XVI. Quel a été le calendrier de vos actions ? Si votre projet est en cours de réalisation, quelles sont les dates de réalisation concrètes prévues? (joindre un planning)
Le projet se déroulera en plusieurs étapes en fonction des procédures administratives et techniques à respecter et des dates des différentes missions. En effet, les trois missions annuelles organisées par Schola Africa au Burkina Faso se déroulent en février, avril et juin.
Voici le programme que nous avons préalablement défini :
Burkina Faso
France
Calendrier
Phase
Objectifs
Phase
Fév. 2006 - Fév.2014
Prospection sur place
Rencontre avec le chef et les villageois du Camp Peul de Nasso pour évaluer la motivation et les besoins; conception du plan de l'école; et acquisition du terrain.
Recherche de financements
Fév. 2014
Prospection sur place
Comparaison des prix des matériaux nécessaires et réévaluation du budget du chantier.
Avril 2014
Prospection sur place
Achat des matériaux de construction et recrutement des maçons.
Mai 2014
Mai 2014
Prospection sur place
Rassemblement des agrégats par les villageois pour la construction.
Juin 2014
Lancement du chantier
Début des travaux.
Juin-Juil. 2014
Construction
Suivi du chantier.
Suivi à distance du projet
Juil. 2014
Equipement de la salle de classe et achat des lampes solaires.
Sept. 2014
Contrôle administratif
Contrôle par l'Etat de la construction achevée et envoi d'un professeur.
Suivi à distance du projet
Oct. 2014
Rentrée des classes
Entrée en fonction de la deuxième salle de classe de l'école du Camp Peul.
Suivi à distance du projet
Fév. 2015
Evaluation du projet
Constatation de la réussite du projet.
Réflexion sur la suite du projet
XVII. Quelle évaluation a été mise en place ? (Mesure d’impact ou de satisfaction menées auprès des partenaires et bénéficiaires ?)
1. Suivi du projet
Les projets soutenus par Schola Africa suivent une analyse préalable poussée afin de s’assurer qu’ils répondent à un véritable besoin sur place. Pour cela, nous remplissions une « fiche projet » qui nous aide à nous poser les bonnes questions en amont du lancement du projet. Par exemple, nous nous assurons que notre projet répond à une véritable demande locale, ou encore qu’aucune autre ONG ne compte mener le même type de projet au même endroit.
Ci-joint en annexe la fiche de la deuxième salle de classe au Camp Peul.
Pour suivre le bon déroulement du projet, notre processus contient toujours 4 étapes indispensables :
· Phase de prospection
· Etude de faisabilité
· Lancement du projet
· Evaluation et rapport de suivi
Pendant de la constrcution de la deuxième salle de classe, le suivi sera effectué par Karim Gomina, notre référent sur place. Il s’assurera quotidiennement de la bonne avancée du chantier en fonction du planning que nous avons établi au préalable en France. Ce chantier débutera en juin 2014 et le président de l’association sera en contact avec Karim de manière régulière pour prendre connaissance des avancées.
Comme tout autre projet, le projet lampes solaires a également été l’objet des 4 étapes d’évaluation mentionnées précédemment.
De plus, les membres de l’association Schola Africa se rendent au Burkina Faso trois fois par an, à leurs frais, afin de faire le suivi des projets. De cette manière, en février, en avril et en juin des membres de l’association pourront rendre compte de l’avancement du projet.
2. évaluation FInale du projet
Schola Africa tient à réaliser un suivi sérieux des projets réalisés au Burkina Faso. Lors de chacune des trois missions annuelles réalisées par les membres de l’association, des fiches projets sont mises à jour régulièrement. Ces fiches nous renseignent sur l’avancement des projets, leur bon déroulement et les améliorations à prévoir. Pour nous aider dans l’évaluation qualitative et quantitative des projets, nous avons mis en place une grille d’évaluation très précise (cf annexe) qui interroge six aspects du projet :
La pertinence : les objectifs fixés par le projet correspondent ils toujours aux problèmes identifiés ? Les objectifs fixés répondent-ils à un besoin réel ?
L’efficacité : quel est le degré de réalisation des objectifs fixés ?
L’efficience : les objectifs sont-ils atteints à moindres couts ? Des résultats similaires auraient pu être obtenus par d’autres moyens, à moindres frais et dans les mêmes délais ?
L’impact : quels sont les changements positifs et négatifs à moyen terme et à long terme de l’action sur l’environnement social/ écologique/ politique des personnes concernées ?
La durabilité : quels sont les effets positifs qui se poursuivent lorsque l’aide extérieure a pris fin ? Les populations locales sont-elles impliquées et actrices de leur développement ? Le recours à l’économie locale est-il toujours privilégié ?
La faisabilité : les objectifs ont-ils pu être atteints en tenant compte du contexte économique ? Les membres de l’association ont-ils toujours les moyens financiers/ humains/ techniques de mener à bien le projet ?
Cet outil d’évaluation repose sur l’analyse du degré de réalisation des objectifs fixés. Pour la construction de la deuxième salle de classe du Camp Peul et son équipement en lampes solaires, les critères d’évaluations sont à la fois qualitatifs et quantitatifs :
Critères quantitatifs :
Nombre d’élèves inscrits pour la deuxième salle de classe au Camp Peul
Nombre d’élèves obtenant le CEP (Certificat d’études primaires)
Nombre d’élèves allant au collège
Nombre de redoublants
Nombres d’élèves savant lire et écrire à la sortie du cycle primaire
Nombre de jours d’absentéisme
Nombre d’élèves équipés en lampes solaires
Critères qualitatifs :
Amélioration des connaissances de la langue française des élèves
Amélioration des conditions de travail des élèves à l’école comme à la maison
Amélioration de l’implication des parents dans le travail scolaire de leurs enfants
Augmentation de la motivation des enfants pour aller à l’école et mener des études longues
Ces grilles d’évaluation sont mises à jour à chacune de nos missions et peuvent bien sûr être envoyées à nos soutiens financiers afin que ceux-ci puissent s’assurer de la bonne utilisation des fonds qu’ils ont alloué au projet.
XVIII. Quelle évolution et pérennité du projet pour les années futures ?
Viabilité à terme du projet
vViabilité économique et financière de l’action
La construction de la deuxième salle de classe du Camp Peul et son équipement en lampes solaire s’inscrit dans une démarche économique et financière à long terme. Le financement de la construction de la salle de classe sera assuré par une partie de l’argent récolté en 2013 lors de l’emballage de cadeaux à la FNAC aux fêtes de Noël et par l’obtention de bourses. Par la suite, Schola Africa continuera à prendre en charge les coûts fixes (entretien de la salle de classes, renouvellement des lampes solaires si besoin…). L’association peut avoir la prétention de prendre en charge ces coûts fixes car elle bénéficie de partenariats sur le long terme (comme c’est le cas avec la FNAC) ainsi que de pôles s’occupant du démarchage et de la recherche de bourses très actifs.
vViabilité sociale de l’action
L’association Schola Africa s’appuie sur le principe de développement participatif pour que les populations locales s’approprient cette deuxième salle de classe. De cette manière, les habitants du Camp Peul devront apporter les agrégats (eau, sable et pierres sauvages) nécessaires à la construction du nouvel édifice. Ce principe permet à nos actions un véritable ancrage local de long terme.
De plus, au fil des années, une relation de confiance s’est créé entre cette communauté et l’association. Cette relation s’est renforcée depuis la construction de la première salle de classe. Enfin, les parents ont toujours fait preuve d’une grande motivation pour lutter contre l’analphabétisme et offrir à leurs enfants de meilleures perspectives d’avenir.
Toutes ces constatations nous permettent d’être sures que si un jour l’association venait à disparaître, cette école ne sera pas laissée à l’abandon et ainsi de la viabilité sociale de notre projet.
vViabilité politique et réglementaire
Etant donné que nous réalisons ce projet en respectant le cahier des charges de l’Etat burkinabé, celui reconnaitra notre école dès la fin de sa construction. Cette école deviendra donc propriété de l’Etat et celui-ci aura la charge d’y envoyer des professeurs.
L’association s’est engagée pour un cycle de construction de trois ans de juin 2013 à juin 2015, à raison d’une salle de classe construite par an.
Etant donné que la construction de la première salle de classe a été un franc succès nous sommes tout à fait confiants pour la construction de la deuxième.
vViabilité environnementale
La construction de la salle de classe au Camp Peul a été précédée d’une phase de prospection qui nous a permis de nous assurer auprès des propriétaires du terrain et des autorités locales que le terrain de l’école ne présente pas de risques environnementaux. Nous avons par exemple vérifié qu’il n’y avait aucun risque d’inondation.
Au-delà du besoin d’une deuxième salle de classe au Camp Peul, Schola Africa est attentive à l’amélioration de la qualité de l’éducation à travers un autre projet respectueux de l’environnement : la distribution de lampes solaires aux élèves.
vEvolutions envisageables du projet dans les années futures
Nous espérons pouvoir, dans peu de temps, fournir des lampes solaires aux élèves de CM2 de toutes nos écoles. Les groupes d’élèves auront donc la responsabilité de leur lampe jusqu’à la fin du CM2. Les élèves obtenant l’entrée au collège pourront alors conserver la lampe pour la poursuite de leurs études et les élèves qui ne poursuivront pas leurs études au collège donneront leur lampe solaire aux CM1 de l’année suivante. Nous estimons ainsi qu’entre 10 et 20 lampes solaires devront être achetées chaque année pour équiper les CM1.
De plus, en ce qui concerne les constructions d’écoles nous sommes actuellement en train d’étudier la possibilité de construire des collèges.
Nous nous sommes jusque là limités à la construction d’écoles primaires car c’est là que le besoin était le plus criant. Mais il semblerait qu’aujourd’hui il soit pertinent d’envisager une action centrée sur la construction de collèges, d’autant plus que cette année l’Etat burkinabè entame de nouvelles démarches afin de favoriser l’accès à ces derniers.
XIX. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?
Du fait de l’isolement et de la marginalisation des Peuls nous avons rencontré plusieurs difficultés lors de la mise en place de notre projet.
En effet, afin que les écoles que nous construisons soient reconnues par l’Etat burkinabè , nous respectons un cahier de charges établi par celui-ci. Dans ce cahier des charges, il figure entre autres que toute école doit être située à proximité d’un puits, mais aussi qu’elle doit se trouver sur un terrain figurant sur la carte scolaire.
La première difficulté était qu’il n’y avait pas de puits à proximité du camp Peul. Pour répondre à ce problème, nous avons décidé d’engager un sourcier afin d’en construire un à proximité de l’école.
La seconde difficulté majeure était que le camp Peul n’était pas inscrit sur la carte scolaire de l’Etat. C’est pourquoi nous avons engagé, avec l’aide de Karim Gomina, des démarches administratives ayant pour but l’inscription du camp Peul sur la carte scolaire. A force de patience et de persévérance, ces démarches ont pu aboutir. Les Peuls sont désormais inscrits sur la carte scolaire et la construction du l’école a enfin pu commencer, en juin 2013.
Nous avons pleinement conscience que notre domaine d’action n’est pas simple et qu’il comporte des enjeux importants et complexes, néanmoins nous pensons être à même de surmonter les différents obstacles auxquels nous pouvons être confrontés grâce à nos différents partenaires et à notre longue expérience sur le terrain.
XX. Quels sont pour vous les points forts et les points faibles de votre projet ?
1. Les points forts du projet
vLa pertinence du projet
Notre projet est né de l’écoute des besoins sur place, il répond ainsi directement à une demande locale urgente. En effet, c’est lors d’une mission de terrain que nous avons saisi l’urgence du besoin de construction d’une école sur le camp Peul : seuls trois enfants y étaient scolarisés, à plus d’une heure et demie de marche.
v Un suivi et une évaluation détaillée tout au long du projet
Nous nous assurons également de la pertinence de notre projet en évaluant sur le long-terme la motivation des populations à scolariser les enfants. Depuis que nous les avons rencontrés, les Peuls ont toujours fait preuve d’une grande motivation pour lutter contre l’analphabétisme, mais il est important pour nous de nous assurer que cette motivation demeure, en allant à la rencontre des professeurs d’école et des parents trois fois par an. Ainsi, nous pouvons garder une certaine flexibilité dans la réalisation de notre projet et toujours l’adapter aux évolutions des besoins locaux. Par exemple, notre projet « lampe solaire » est né du constat sur place.
Concrètement, notre analyse sur place s’appuie sur des outils que nous avons nous-mêmes conçus : nous remplissons une « fiche projet » en amont de chaque projet et une évaluation détaillée en fin de chaque projet (voir annexes).
Nous nous assurons également de la motivation réelle et intègre des membres de notre association.
vLe développement participatif
Schola Africa s’efforce d’aider au développement tout en exigeant un véritable investissement de la part des populations. Il s’agit d’impliquer la population locale au maximum pour lui permettre de s’approprier l’école.
vLa durabilité
Notre projet a été conçu sur le long-terme et vise à ne créer aucune dépendance : lorsque l’école abritera trois salles de classes, elle deviendra propriété de l’Etat burkinabè et fonctionnera indépendamment de notre association. Nous nous sommesengagés pour un cycle de construction de trois ans (afin que l’école couvre l’ensemble du cycle primaire et corresponde aux normes étatiques.
De plus, nous avons choisi de soutenir l’économie locale en construisant notre école : le matériel de construction et les fournitures scolaires seront achetés sur le marché de Bobo-Dioulasso et nous ferons appel, pour la construction de la seconde salle de classe, à des artisans (maçons, briquetiers, sourcier) locaux que nous avons déjà rencontrés. Nous créons ainsi des débouchés pour l’économie locale.
Notre projet s’appuie également sur des partenariats locaux : pour le projet lampes solaires par exemple, nous bénéficions du soutien de l’inspectrice de Bobo-Dioulasso qui s’assure de la bonne utilisation des lampes dans les écoles. Nous avons également établi un partenariat avec l’entreprise burkinabè CB Energie pour l’achat et le renouvellement de lampes solaires de qualité.
Par cette exigence de développement durable, notre association veut s’assurer de rester en marge de l’assistanat.
vLes projets annexes
Notre projet de construction d’une seconde salle de classe au camp Peul sera accompagné d’une série de projets annexes, visant à améliorer qualitativement la scolarisation offerte. Outre le projet « lampes solaires », nous approvisionnons nos classes en matériel scolaire (table-bancs, craies, cahiers, livres) chaque année lors de nos missions et nous construisons également des latrines et chambres de maître dans nos écoles.
Nous intervenons également pour le recensement des élèves. Beaucoup d’enfants dans nos écoles sont nés « vers », c’est-à-dire qu’ils ont vu le jour en brousse et que leur date de naissance reste inconnue. Or l’inscription au CEP (certificat d’Etudes primaires) est soumise à divers justificatifs administratifs et notamment au recensement de l’enfant. Lorsque notre école au camp Peul sera finalisée et qu’elle préparera au CEP, nous engagerons les démarches nécessaires pour mettre en œuvre ce projet annexe, qui a été une réussite dans d’autres de nos écoles.
2. Les points faibles du projet
vLes principaux risques
L’obstacle principal que nous pourrions rencontrer serait la détérioration du bâtiment et de l’équipement scolaire, ce qui remettrait en cause la scolarisation des enfants. En cas de détérioration, notre association s’est engagée à réparer les bâtiments. Nous veillons par ailleurs au bon état des infrastructures en nous rendant régulièrement sur place.
Avec nos quinze salles de classe construites, nous avons pu constater que l’efficacité sur le long-terme de notre projet scolaire repose en partie sur la motivation des professeurs. Ainsi, nous pourrions être confrontés à un second obstacle : la non-intégration du professeur au sein du camp Peul. Cependant, les parents des futurs élèves Peuls sont bien conscients de l’importance de l’intégration du professeur pour le bon déroulement des classes. Lors de nos différentes rencontres avec eux, nous avons pu nous assurer qu’ils feront tout pour favoriser le bien-être des professeurs, malgré d’éventuelles différences culturelles qui peuvent être importantes.
XXI. Auto-évalutation : si c’était à refaire et pour poursuivre, que changeriez-vous ?
Lors de notre dernière mission, nous avons rencontré Moussa Gomina, docteur en chimie burkinabè, qui cherche à promouvoir le respect de l’environnement via l’utilisation d’un nouveau matériau de construction. Ce matériau écologique est un matériau composite à base de kenaf, moins onéreux et plus résistant que les matériaux de construction classiques, et qui permet une parfaite isolation contre la chaleur et le bruit. Cependant, ce matériau n’est que très rarement utilisé par les populations burkinabè car il renvoie culturellement à un niveau social moins élevé. En l’utilisant à l’avenir pour nos écoles, nous pourrions participer à la promotion de ce nouveau matériau, plus économique et plus écologique.
XXII. Quels sont les résultats dont vous êtes fiers ? Témoignez de votre expérience !
Le projet mené sur le camp Peul était au départ un projet ambitieux mais nous sommes fiers d’avoir réussi à assimiler la différence de culture et à intégrer le camp Peul au processus de développement mené par l’Etat burkinabè.
Tout d’abord, notre relation avec l’ethnie Peul s’inscrit sur le long terme et c’est grâce à nos visites depuis 2006 que nous avons été à même de dialoguer avec eux. Il est important de noter que la culture Peul est à part au Burkina Faso. Grâce à une relation bâtie sur la durée, nous avons pu leur expliquer notre méthode de travail et obtenir une adhésion sans faille.
Les Peuls ont fait preuve d’une détermination sans borne à participer au projet, notamment lorsqu’ils ont dû amener les agrégats nécessaires au démarrage de la construction. En effet, l’environnement entourant le Camp ne fournit pas les matières premières demandées, c’est donc en ville et par leurs propres moyens qu’ils se sont procurés les agrégats. La mobilisation de tout le camp, même face à la difficulté de la tâche, avait une signification particulière à nos yeux : cela voulait dire que nous avions raison d’entamer un cycle complet sur le site et que la réussite du projet était assurée. En cela, nous sommes fiers de l’implication des Peuls au-delà des très fortes disparités culturelles, c’était un des défis du projet.
D’autre part, grâce au travail de Karim Gomina, notre interlocuteur local, nous avons fait inscrire le camp Peul sur la carte scolaire. Symboliquement mais aussi dans la pratique, cela met fin à l’exclusion des Peuls. Lorsqu’un village est inscrit sur la carte scolaire, cela signifie que l’Etat reconnaît le besoin urgent d’école sur les lieux, il facilite donc l’intervention d’associations en garantissant l’envoi d’un maître d’école pour assurer les classes. Par conséquent, cela nous a permis d’entamer la construction, mais permettra aussi à d’autres associations d’intervenir dans le futur. Finalement, cette étape marque la fin de l’exclusion des Peuls. Nous sommes fiers d’avoir aidé les Peuls dans cette démarche et nous avons beaucoup d’espoir quant à la situation de cette ethnie au Burkina Faso dans les prochaines années.
XXIII. Quelle communication faites-vous de votre projet auprès de votre communauté suite à vos actions ?
Schola Africa dispose de différents instruments de communication afin de tenir informés ceux qui nous soutiennent et nous font confiance. L’efficacité de la politique de communication de Schola Africa donne une plus-value à notre projet, c’est un gage de sérieux et de crédibilité. Le pôle « Communication », composé de six membres, travaille en continu à parfaire l’image de Schola Africa et à relayer les avancées de notre projet ainsi que les évènements que nous organisons.
1. Instruments de communication traditionnels :
Grâce à un site internet (http://www.schola-africa.com) mis à jour régulièrement, une newsletter et à un partenariat avec LePoint Etudiant, Schola Africa est capable de donner des nouvelles en temps réels de notre projet.
Le site internet (www.schola-africa.com) fort de plusieurs rubriques, permet à notre communauté de s’informer sur l’organisation et le fonctionnement de notre association, les différentes actions que nous avons accomplies et de découvrir la richesse de la culture burkinabè.
Ce site permet également à quiconque intéressé par le projet de s’inscrire à une newsletter trimestrielle qui le tiendra au courant de toutes les avancées du projet.
Par ailleurs, nous publions régulièrement des articles sur LePoint Etudiant, relais informatif pour la communauté étudiante et plus largement vers tout les intéressés. Par exemple, la mission de février 2014 a été annoncée sur leur site via un article de presse.
Voir l’article sur : http://www.lepointetudiants.net/lemag/?p=5533
Enfin, nous nous efforçons de relayer nos évènements (repas insolent, expositions photo « Etre une femme au Burkina » par exemple) par le biais des journaux papiers régionaux. Grâce à cela nous élargissons le public de nos actions de sensibilisation en région Lilloise et visons un public plus hétéroclite.
2. Nouveaux instruments de communication : les réseaux sociaux.
Schola Africa s’est très tôt adaptée aux évolutions des outils de communication et dispose d’une page Facebook (Schola Africa), d’un compte Twitter et d’une chaîne YouTube.
Tout l’aspect visuel de notre communication, notamment grâce à la chaîne YouTube, offre à notre communauté une image concrète et humaine à nos actions. L’avantage de ces moyens de communication est d’informer de façon continue ceux qui nous suivent, et ils permettent également de créer une réelle communauté qui se rejoint autour de nos valeurs et de notre projet.
3. Une communication cohérente et professionnelle : un outil indispensable à la poursuite de notre action.
Si nous attachons autant d’importance à notre image et à la diffusion de nos actions, c’est que nous sommes conscients qu’une communication claire, cohérente et diversifiée est un atout pour développer toujours plus nos actions. Les deux objectifs majeurs sont de professionnaliser notre image et de créer un lien avec nos collaborateurs et plus largement tous ceux qui croient en nous. Cela nous confère une crédibilité vis-à-vis de nos partenaires qui peuvent jouir d’une visibilité significative grâce à nos différentes vitrines de communications.
Cette cohérence s’exprime via différents outils :
vCircularité entre nos différents moyens de communication :
En effet, chacune des publications du Point Etudiant est retransmise via le compte Twitter et le compte Facebook, il en est de même pour chaque nouvel article de notre site internet. Finalement, tous ces outils se répondent et permettent de diffuser au mieux nos actions et leurs avancées.
vUne image propre à Schola Africa
Schola Africa, toujours dans cet objectif de cohérence de sa politique de communication, a instauré une charte graphique qui permet à notre communauté de reconnaître chacune de nos publications, parmi celles des autres associations. Cette « touche Schola Africa » est un facteur de réussite de la politique de communication toute entière.
Pour conclure, la diversité de nos moyens de communication et la cohérence de toute notre politique de communication nous permettent de créer une réelle communauté qui réunit tous ceux qui nous soutiennent, tous ceux pour qui la scolarisation et la formation professionnelle au Burkina Faso sont des causes importantes, tous nos collaborateurs et tous nos partenaires. Nous sommes reconnaissants du soutien que nous apporte cette communauté et c’est pour cela que nous avons à cœur de les impliquer comme il se doit à notre projet et à nos valeurs.
XXIV.Paragraphe libre ; infos supplémentaires ? (liens vers les sites de vos associations et ceux de vos partenaires, Documents annexes.)
Pourquoi une action aussi ciblée ?
Dans un premier temps, Schola Africa agit toujours dans la zone de Bobo-Dioulasso. Ce choix est délibéré. Nous pensons que toute action, qui plus est humanitaire, requiert une connaissance approfondie de la zone d’intervention. Le co-fondateur de l’association, quant à lui, est présent tout le long de l’année sur place. Il assure ainsi le suivi de nos projets depuis la création de Schola Africa; son expertise est l’un des points forts de notre association étudiante.
Dans un deuxième temps, les membres de l’association ont su tenir compte des évolutions du pays dans lequel ils interviennent et ont su s’adapter en conséquence tout au long de ces quatorze années d’intervention. Aujourd’hui notre action est façonnée pour répondre avec justesse et intelligence aux problématiques actuelles. Le choix de prôner le développement participatif et d’impliquer les acteurs locaux dans la réalisation de tous nos projets est une réponse aux dérives humanitaires qui ont existé et existent encore. Nous évitons ainsi de faire tomber les populations dans l’assistanat car nous les souhaitons actrices de leur propre développement. Nous croyons fortement à la métaphore De Confucius (« Donne un poisson à un homme, il mangera un jour, apprends lui à pécher, il mangera toujours »). Nous voulons donc leur donner les moyens de se développer eux-mêmes et nous sommes convaincus que la base en est l’éducation.
Au travers de ce projet vous remarquerez une autre preuve de cette capacité d’adaptation et d’évolution. Que ce soit dans l’action humanitaire ou dans le monde de l’entreprise, les acteurs ne peuvent plus ignorer l’impact environnemental de leurs projets. L’achat de lampes solaires est un premier pas de notre association afin d’agir dans le sens de la préservation de l’environnement. C’est aussi une réponse innovante apportée à un problème courant qui expliquait l’échec des élèves au CEP.
Enfin l’association Schola Africa et ses membres s’attachent à toujours mener leurs actions dans le respect d’un socle de valeurs et principes qui leurs sont chères :
- L’accès à l’éducation comme moteur du développement.
- Le service aux populations avec respect et humilité.
- L’innovation et l’engagement total de ses membres dans les différents projets.
Vous pourrez trouver plus d’amples informations et des compte rendus de nos missions sur notre site : http://www.schola-africa.com



