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BIOCHARBON

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I-le projet biocharbon consiste à remplacer le charbon de bois utilisé par les ménages, par des charbons biologiques en briquettes. Ces biquettes de charbon sont donc fabriquées  à partir de déchets de biomasse provenant  issus de l’agriculture,  des résidus tels que la paille, copeaux de canne à sucre et bien d’autres matières biologiques.

 



 

1.1  Objectif global

                L’objectif général du projet est de contribuer à la réduction de l’exploitation irrationnelle de la forêt à Madagascar tout en créant des activités génératrices de revenus aux catégories sociales défavorisées à travers une gestion participative et rationnelle des ressources naturelles par et pour la population.

1.2  Objectifs spécifiques

                Pour atteindre cet objectif global, l’ONG APREM s’est fixé les objectifs spécifiques suivants :

-          Réduction de l’utilisation des charbons de bois par les ménages

-          Renforcement de la capacité de la population locale en termes de gestion de ressources naturelles

-          Amélioration des conditions de vie des femmes et leurs familles vulnérables en termes de revenus.

1.3  Zone d’intervention

                Le projet sera mis en œuvre dans 3 quartiers d’Antananarivo : les quartiers d'Antsahatsiresy/ Marohoho/Ankaditoho. Les zones d’interventions géographiques comprennent à la fois des quartiers en milieu urbain et en milieu rural pour que les actions portent à la fois chez les gros consommateurs de charbon de bois et chez les producteurs, en plus de créer des sources de revenus pour les ménages vulnérables de nombres importants aux niveaux de ces quartiers. Pour ce faire, l’ONG APREM sera en partenariat avec l’association APREM France, les chefs fokontany (quartiers).

 

2-        Contexte

                La majorité des foyers malgaches, toutes catégories sociales confondues, en milieu urbain ou rural, utilise principalement le charbon comme source d’énergie pour  les cuissons qu’ils effectuent journalièrement.  Ceci en raison d’une tradition et de l’habitude qui perdurent, mais aussi en raison du pouvoir d’achat qui ne permet pas à ces ménages d’utiliser d’autres énergies comme le gaz ou encore les plaques solaires.

                En tant qu’héritage traditionnel,  les techniques de production du charbon de bois restent primaires et archaïques avec des impacts très considérables sur l’environnement.  Par ailleurs,  la forte consommation de ce type de ressources entraine la déforestation massive à Madagascar, avec les pratiques du feu de brousse. La Grande Ile perd chaque année, 200 à 300 000 hectares de ses forêts[1] sur les 13 millions d’hectares de couverture forestière, un rythme très alarmant, même si une grande partie de la population ne prend pas encore conscience des effets écologiques et environnementaux de la pratique.

 

1       Activités – Résultats attendus - Moyens

Le projet comportera les principales activités suivantes:

-          Constructions des petites usines de fabrication et deux hangars : stockage matière de base et stockage des briquettes de charbon

-          Sensibilisation de la population locale dans l’utilisation des briquettes bio – et sur la nécessité de la préservation du bois naturel et de la forêt

-          Mise en vente des briquettes de charbon : source de revenus des familles qui œuvreront dans le projet

Activités 1 : Construction de l’usine de fabrication des biocharbons et des hangars de stockage et production des briquettes

                Résultats attendus de l’activité 1: Chaque usine (quartier) produit 2000 futs[1] de biocharbon par mois

                Hypothèses : les matières de bases sont en quantité suffisante pour atteindre les objectifs de production.

                Moyens humains de l’activité 1 : Maçons ou personne ayant des compétences dans la construction, femmes issus des familles vulnérablespour les productions, Personnes ayant des compétences en gestion pour assurer le bon fonctionnement

                Moyens techniques de l’activité 1 : Collecte de paille – de manioc ; Fabrication des futs ; Puiser de l’eau ; Remplir les futs (avec la paille) ; Positionner les futs (5m de distance chacun) ; Allumer les futs ; attendre qu’il n’y ait plus de fumée ; Fermer les tonneaux (couvrir avec de la terre pour que l’air ne pénètre : absence d'oxygène) cela donne au bout de 30 minutes «  le poussier » ; Mélanger le poussier avec le liant (un grand bol de colle de manioc pour 9 grands bols de poussiers).  Le liant est à base d'argile dilué à 20% ou on peut aussi utiliser une bouillie de manioc : Presser (dans l’appareil) le mélange ; Enfin : la Briquette de charbon ; séchage des briquettes de charbon

Activité 2 : Sensibilisation de la population locale dans l’utilisation des briquettes bio (Marketing) – et sur la nécessité de la préservation du bois naturel et de la forêt

                Résultats attendus de l’activité 2 : les consommateurs de charbon au niveau de chaque quartier   disposeront les informations et des nécessités

                Moyens humains de l’activité 2 :   2 équipes de 10 animatrices de l’ONG pour faire les sensibilisations

                Moyens techniques de l’activité 2 : approche globale ou individuelle



[1] 1 fut de biocharbon = biocharbon pouvant être produit par un fut et non biocharbon correspondant au volume du fut ; Cf : Compte prévisionnel

 


[1] Source IRD : https://www.ird.fr/la-mediatheque/fiches-d-actualite-scientifique/112-madagascar-la-foret-en-danger

 

Activité 3 : Mis en vente des briquettes de charbon et répartition des revenus vers les ménages défavorisés

                Résultats attendus de l’activité 3 :  Les ménages vulnérables bénéficiaires du projet ont une nouvelle source de revenus équivalent à 840 euros par mois/ quartiers [1]

                Moyens humains de l’activité 3 : personnes responsables de vente de charbon (personnes dans des cas sociales défavorisés), personnes ayant des compétences pour gérer les ventes globales et la gestion des recettes.

1.1        Viabilité, évaluation et prolongements de l'action

1.1.1           Viabilité économique et financière

                Le biocharbon peut être produit à un coût très moindre selon les estimations effectuées. Les matières premières étant des résidus de la culture de riz (en abondance à Madagascar) et d’autres produits de l’agriculture comme le manioc qui est aussi accessible à moindre coût. Les investissements nécessaires résident dans les matériaux de transformation et de stockage. Ces derniers sont utiles pour faire fonctionner la production de biocharbon de manière plus professionnelle.   Il est aussi indispensable d’investir dans la communication et la sensibilisation des avantages du biocharbon pour pouvoir dépasser l’utilisation du charbon de bois qui est reste une tradition et une culture dans le pays. Du fait du faible coût de production faible, le prix du biocharbon peut largement concurrencer le prix du charbon de bois et de plus une fois les investissements de base mis en place, la production de biocharbon crée plus de valeurs ajoutées et le processus de production pourrait s’autofinancer.

1.1.2            Viabilité sociale et culturelle*:

                Plus de 98% des ménages malgaches utilisent le charbon de bois quotidiennement. De ce fait,  l’utilisation de ressources forestières assure la plus grande partie de la consommation d’énergie pour la cuisson à Madagascar. La population utilise cette procédure par héritage traditionnel tout en ignorant la partie «  développement durable et écologique ». Au vu et au su de cette menace, une des principales raison du projet est de remédier à ce problème écologique d’une manière durable. Cela consiste à fabriquer des bio-charbon de manière tout à fait écologique en vue de préserver les forêts subsistantes. La technique de fabrication présente l’avantage d’être productible à moindre coût et d’une manière simple. Malgré ces avantages, l’utilisation du biocharbon peut se heurter à la tradition et la culture d’utiliser le charbon de bois, d’où la nécessité d’une bonne sensibilisation et d’une bonne communication.

1.1.3            Viabilité environnementale*:

            Plusieurs localités rurales à Madagascar, autrefois excédentaires en forêt rencontrent, actuellement d’énormes difficultés d’approvisionnement en bois et en charbon de bois, les forêts avoisinantes ayant été déjà consommées. Par ailleurs, les différents projets et programmes de reboisement mis en œuvre par de nombreux entités, privées ou publiques n’arrivent pas à rétablir la couverture forestière en raison du rythme élevé de l’exploitation. La fabrication du biocharbon contribue à grande majorité à la réduction de ce rythme de déforestation. De plus et très économique en terme d’utilisation car il se consomme moins vite que le charbon de bois, pouvant ainsi cuire en plus de temps.

 

1.1.1            Viabilité technique*:

            La production de biocharbon ne nécessite que de quelques matières premières de base disponible et facilement accessible à Madagascar. En effet, le charbon est fabriqué à partir des pailles résultant de la culture de riz. Etant donné que le riz est la base de l’alimentation de la population malgache, une grande partie de l’agriculture nationale y est consacré. Les pailles résultant de la culture de riz seront alors en quantité largement suffisante pour être recycler en biocharbon.  En outre, la culture de manioc utilisé comme colle est aussi très pratiquée dans le pays. Les investissements de base nécessaire résident dans les futs pour la carbonisation qui peut être fabriqués et acheter localement. Le processus de fabrication du biocharbon se résume aux étapes suivantes :

*1-Collecte de paille – de manioc

*2-Fabrication des futs

*3-Puiser de l’eau

*4-Remplir les futs (avec la paille)

*5-Positionner les futs (5m de distance chacun)

*6-Allumer les futs

*7-attendre qu’il n’y ait plus de fumée

*8-Fermer les tonneaux (couvrir avec de la terre pour que l’air ne pénètre : absence d'oxygène) cela donne au bout de 30 minutes «  le poussier »

1.1.2       Viabilité organisationnelle*:

            L’ONG APREM France ayant déjà sont structure s’organise avec le partenaire local à Madagascar pour mettre en œuvre le projet. APREM  Madagascar vise à améliorer les conditions de vie des couches sociales vulnérables en créant autant que possible des activités génératrices de revenus. Dans  cadre du projet biocharbon, le partenaire local s’assurera du bon déroulement et de la gestion du projet à travers les équipes sur places et les matériaux qui seront mis à leur disposition, mais ce sont les personnes vulnérables, notamment les femmes, choisies comme bénéficiaires directes du projet, qui se lanceront directement dans la production et la vente des produits obtenus.

                Pour ce faire, l’ONG APREM mettra à disposition les moyens humains et matériels dont il dispose pour la réalisation du projet. Il en est ainsi du terrain de 300 m² dans l’un des zones cibles pour la construction de l’usine de fabrication de biocharbon.