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Mobycity

MOBYCITY, c'est LA plateforme où il sera possible de tout faire pour les jeunes et les étudiants : covoiturer, échanger des biens/services dans la solidarité, partager les lieux utiles à tous, et bien plus encore... MOBYCITY est une plateforme numérique gratuite de mobilité urbaine citoyenne et participative qui se décline autour de 3 outils :

- un service de covoiturage sur de courtes distances quotidiennes (>10km) pour permettre aux étudiants de se rendre sur les campus excentrés des alentours de la Métropole de Lyon ou de se rendre dans l'hyper-centre, en se déplaçant avec une empreinte écologique réduite. C'est la MOBILITÉ DURABLE.

- une cartographie des lieux de vie étudiants pour se repérer dans l’espace urbain, avec les lieux institutionnels (où demander une bourse, un logement, une formation, etc.) et les sites/structures engagés en faveur de la conversion écologique de la société (alimentation, ESS, innovations, etc.). C'est la MOBILITÉ FONCTIONNELLE.

- un système d’échanges locaux (SEL) de biens, de compétences, de connaissances et de services. C'est la MOBILITÉ DES SAVOIRS.

 

Ce que nous aimerions encore développer :

- création d'une application mobile

- développer la plateforme dans d'autres campus

- permettre la location/ réparation de vélo plus rapidement

- donner accès aux projets de solidarité et de citoyenneté près de chez soi

- donner accès aux évènements portées par les petites associations et permettant des sorties groupées pour aller à des évènements associatifs


Pour plus d'information vous pouvez vous rendre sur notre page facebook

Equipe participante:

Avanza de Lyon 1, Fac Verte de Lyon 2, L3DD et Troc In Fac de Lyon 3 et Atelier CAPACITES asso coordinatrice.

 

Le projet est né du manque d'accessibilité de la fac Lyon 2 à Bron.

 

Calendrier du projet :

1-      Lancement du projet

Réalisation d'une enquête-action destinée à identifier les problèmes quotidiens auxquels les étudiantes et membres de la communauté étudiante sont confrontés

2-      Premier atelier participatif

Présentation de la démarche, des résultats de l'enquête action menée. Temps collectif d'égalisation des connaissances et travail au sein de la communauté étudiante.

3-      Visite des initiatives d'échanges alternatifs en Rhône Alpes

Rencontre des acteurs des initiatives/ projets dans la même dynamique en Rhône Alpes afin d'échanger avec eux.

4-      Second atelier collaboratif

Temps d'arbitrage collectif sur les valeurs, les fonctionnalités de la plateforme numérique et l'augmentation de son utilisation.

5-      Veillée de restitution

Soirée de restitution de l'ensemble du travail par les participations de la démarche collaborative et présentation de la plateforme numérique. Distribution d'un guide d'utilisation de la plate-forme.

 

 

La plateforme numérique est entièrement gratuite et destinée aux étudiantes même si elle restera ouverte à tous.

Pour l'instant, elle n'a pas de vocation économique ni lucrative.

 

Budget

Intitulé de la dépense

Montant

Intitulé des recettes

Montant

Réalisation SEL

Impression Plan de la démarche

Démarche participative

Création graphique

Création doc "Charte graphique web SEL"

Impression tract

Note de frais Graphiste du tract

Note de frais graphiste plan de la démarche

Démarche participative

Création logotype et identité graphique du site

Création logotype MOBYCITY

Dvlp plateforme covoiturage

Conception cartographie

Conception livrable

2 280€

240€

 

1 000€

 

1250€

984,50€

 

188,20€

60,93€

 

40,44€

 

 

3300€

 

910,50€

 

 

700€

 

5779,20€

 

6140,40€

FSDIE Lyon 3

FSDIE Lyon 1

Région Rhône Alpes

Fond propres L3DD

CROUS

FSDIE Lyon 2

FSDIE Lyon 3

Région Rhône Alpes

Financement participatif

Fonds propres Fac Verte

1250€

1250€

2994.07€

550€

400€

6000€

4500€

5000€

1500€

1230,10€

Total

24 674,17€

Total

24 674,17€

 

 

 

Quel constat de départ ?

Le projet consiste à créer un réseau de système d’échanges locaux pour promouvoir les échanges non monétaires entre toutes les universités lyonnaises. Ses deux principaux objectifs sont donc de valoriser l’économie sociale et solidaire ainsi que de favoriser la cohésion sociale et les rencontres.

Un projet de citoyenneté active

Ce projet s’inscrit dans la promotion de la citoyenneté active en ce sens qu’il permet aux étudiants-usager du Système d’Echanges Locaux de devenir acteur au quotidien.

Cet espace permet aussi les solidarités étudiantes puisque les étudiants socialement défavorisés ne sont pas mis à l’écart des services, connaissances et besoins de la vie étudiante. En parallèle, les hiérarchies sociales entre étudiants sont repensées puisque un étudiant en situation de précarité peut devenir une personne-ressource disposant de nombreuses compétences à partager. L’étudiant-usager n’est plus vu uniquement sous la focale économique.

Le projet de création du Système d’Echanges Locaux (SEL) pour les étudiants a été initié par les associations Lyon 3 Développement Durable et Troc In Fac. Depuis, les associations Avanza, Fac Verte et Conscience et Impact Ecologique ont rejoint cette initiative.

 

Pour s’inscrire dans une approche participative et co-constructive du projet, les associations porteuses ont mis en oeuvre un cycle d’actions et de temps de réflexion.

Chaque étape permet de dégager des observations qui conduisent à des pistes pour la concrétisation du projet. Chaque piste a été mise en débat afin de savoir comment construire un Système d’Echanges Locaux adapté aux besoins des étudiants et des associations étudiantes.

La première étape (novembre 2014), majoritairement portée par Troc In Fac, a consisté à réaliser une analyse des activités de différents Système d’Echanges Locaux pertinents. Cette analyse a agi comme une source d’inspiration pour le projet.

La seconde étape (décembre 2014 - février 2015) touche à la réalisation de deux enquêtes auprès des étudiants. Le premier consistait à valider des hypothèses sur le « marché » et les publics potentiellement intéressés par notre projet. Le second touchait davantage à une forme «enquête-action» et offrait la possibilité aux personnes interrogées de donner leur avis sur les échanges non-marchands et de faire des propositions pour rendre ce projet plus complet.

La troisième étape (mars 2015) du projet a été marquée par l’organisation d’un atelier de réflexion à l’Université Jean Moulin Lyon 3 - nous reviendrons plus bas sur le contenu et le déroulé participatif utilisé lors de cet atelier. Un dépliant explicatif du projet a été réalisé.

La quatrième étape (avril 2015) s’est concentrée sur le traitement des premières données issues de l’atelier de réflexion du mois de mars 2015. Cette analyse a permis de définir trois axes d’études - que nous verrons plus bas.

La cinquième étape (mai 2015) s’est concrétisée lors de l’organisation d’un second atelier de réflexion et de décisions à l’Université Claude Bernard Lyon 1. Cet atelier a permis de valider des orientations pour le SEL et de rédiger un cahier des charges qui a ensuite été transmis aux développeurs web pour la technique et le graphisme.

L’ensemble de la démarche participative de la création d’un Système d’Echanges

Locaux a fait l’objet d’une restitution participative en novembre. A travers une exposition évoquant les différentes étapes du projet, les participants ont eu la possibilité de donner leurs avis, leurs suggestions d’améliorations, leurs ressentis, leurs remarques.

Le détail de la démarche conduite permet de mieux appréhender la complexité du travail effectué et la richesse d’avoir mené un projet en partenariat avec plusieurs associations de campus différents.

DEMARCHE PARTICIPATIVE

A- Rencontres avec des artisans de Système d’Echanges Locaux

Afin de recenser et d’analyser les associations qui proposent le même service, un questionnaire a été élaboré.

Il s’agit de comprendre leur fonctionnement, leurs offres ainsi que le public ciblé. Une dizaine d’associations de système d’échanges locaux ont été recensées, leur profil a été étudié permettant à l’étude de se concentrer sur deux profils en particulier : le Système d’Echanges Locaux de Lyon 2 « Univer’Sel » et le Système d’Echanges

Locaux de la Croix-Rousse.

Ces deux Systèmes d’Echanges Locaux, situés à Lyon, ont été étudiés selon une grille d’analyse déterminée à l’avance. Cette analyse a permis d’identifier les éléments explicatifs de leurs caractéristiques particulières.

La grille d’analyse se compose de différents critères répartis comme suit :

- L’étude du modèle économique

- Le public cible et usager

- Les moyens techniques et logistiques mis en oeuvre

- La nature de l’offre proposée

- Les moyens humains mis à disposition pour le bon fonctionnement du projet

- La gouvernance de la structure

- Les statuts associatifs adoptés

- La communication faite sur le projet

ETUDE DE MARCHÉ

Site internet : http://www.univer-sel.fr/

Contacts : Association Promess – Madame COSTE

Date de création : 8 mars 2012

Taille : Petite structure

Forme juridique : Association Loi 1901

Univer’Sel est une activité de Système d’Echanges Locaux créée par l’association

Promess en 2012 au sein de l’Université Lyon 2. Il s’agit d’un système d’échange local avec pour cible les étudiants et le personnel de l’université. Afin de récolter des informations sur ce SEL, nous avons eu un entretien avec Madame Daphné COSTE et nous lui avons soumis notre questionnaire.

Logistique Création d’une Monnaie fictive qui permet de régulariser les échanges et de garantir l’équité entre le temps donné et le temps reçu.

La base est le temps avec 1 unité = 1 minute.

Ce fonctionnement est optimal pour l’échange de services mais peu pertinent pour les biens.

La mise en route d’une plateforme interactive permet une autonomie des adhérents qui choisissent en ligne le service qui les intéresse.

Public cible Un potentiel quantitatif très élevé (autour de 30 000 étudiants inscrits à l’Université

Lyon 2 en 2015) mais des difficultés à mobiliser sur le long terme ont été évoqués.

Univer’sel a connu un pic atteignant 300 inscrits en 2012.

Ressources humaines et économiques

Aucun bénévole ne travaille au fonctionnement d’Univer’SEL.

L’association fonctionne sur la base de subvention et ne produit pas de ressources capables de supporter l’activité.

Offre Activité seulement vers l’échange de service. Laissant les biens pour des événements ponctuels comme des trocs. Les échanges de services sont contrôlés pour ne pas être susceptible de faire une concurrence déloyale aux professionnels.

Ainsi, les compétences professionnelles des individus sont exclues.

Communication Nouvelles technologies : site internet et vidéos s’inspirants de la série à succès «

BREF ». Large relai médiatique au lancement du SEL

Concernant la gouvernance, Univer’Sel n’est pas un Système dEchanges Locaux indépendant, il dépend de l’association Promess. Il n’y a donc pas de Conseil d’administration et d’Assemblée Générale spécifique à l’activité.

Dans un SEL il arrive souvent que toute l’organisation repose sur un petit nombre d’adhérents, les autres se plaçant en simples utilisateurs. Univer’Sel a souhaité aller vers un fonctionnement démocratique et participatif, où les adhérents sont à égalité.

Univer’Sel est un projet étudiant récent qui permet d’apporter des éléments de débat sur le visage que nous souhaitons donné au projet : quel fonctionnement? La création d’une monnaie fictive basée sur l’unité de temps est-elle pertinente ?

Comment peut-on simplifier les différentes catégories d’échanges ?

SEL LYON 2 « UNIVER’SEL »

Maison de l’Ecologie

Adresse : 4 rue Bodin, 69001 LYON

Tél. : 04 78 27 29 82

Site internet : http://www.sel-croixrousse.org

Permanence : 2ème jeudi de chaque mois de 18h à 19h

Public cible : Tout public, adhérents

Le Système d’Echanges Locaux de la Croix-Rousse a été créé en 1995 en proposant des échanges de biens, savoirs ou services sans contrepartie financière. La mise en place de ses actions se fait dans l’optique de resserer les liens sociaux.

Aujourd’hui, ce système d’échanges locaux dispose d’environ 100 adhérents.

Membres dirigeants et adhérents ont été rencontrés et nous avons pu observer le fonctionnement du SEL.

Logistique Création d’une Monnaie fictive basée sur le temps (une minute = un caillou). Ce système est adapté à l’échange de services mais peu pertinent pour l’échange de biens.

Matérialisation en «bon», de trois parties : donneur, receveur et administration.

Mise en place d’une plateforme interactive qui permet une autonomie des adhérents qui choisissent en ligne le service qui les intéresse.

Public cible Aucun public spécifique parmi les habitants de la Croix-Rousse, le Système d’Echanges Locaux est ouvert à toute personne sensible aux valeurs défendues par les SEL et à toute personne souhaitant créer du lien social.

Ressources humaines et économiques

Les cotisations permettent une part d’autofinancement.

Il n’y a pas de salariés pour assurer les différentes tâches quotidiennes.

Toutes les tâches sont assurées par les bénévoles et membres du bureau.

L’association compte aujourd’hui une centaine d’adhérents, ce qui correspond à leurs moyens et à une volonté de garder une structure à échelle humaine pour favoriser le lien entre les membres.

Offre Association basée principalement sur l’échange de services qui nécessite moins de moyens techniques et logistiques et qui s’adapte parfaitement à une monnaie basée sur le temps.

L’échange de biens ne s’organise qu’autour d’événements ponctuels.

Communication Il n’y a pas un budget définit pour la communication car le bouche à oreille, les réunions entre adhérents et le téléphone sont privilégiés.

Cependant l’association bénéficie d’une présence sur le web, notamment par un site internet.

Le fonctionnement du SEL est classique : le conseil d’administration prend les décisions et le bureau exécute les différentes tâches définies par le conseil d’administration.

Le SEL Lyon Croix-Rousse existe depuis 20 ans, ce qui peut expliquer le fait que chaque variable étudiée montre sa forte implantation territoriale et sa faible utilisation des nouvelles technologies pour communiquer et fonctionner au quotidien.

SEL LYON CROIX-ROUSSE

B- Elaboration des premières options pour la création de notre Système d’Echanges

Locaux

Après l’étude de ces deux modèles de SEL, nous pouvons voir que notre projet devra répondre à plusieurs interrogations et lever des obstacles. Les enjeux sont de diverses natures - fonctionnement, choix de la structure juridique, moyens financiers et autres - et nécessitent des décisions, qui seront collectives.

Sur le «public cible», les associations porteuses du projet sont majoritairement étudiantes, ce qui implique de réfléchir au moyen de créer une solidarité étudiante auprès d’une population qui évolue sans cesse et ne dispose pas du même ancrage qu’une population adulte de la Croix-Rousse.

La création d’une monnaie fictive basée sur le temps (un point = une minute) est également un point de débat car elle alourdie les échanges et reste génératrice d’une forte activité chronophage.

Concernant le fonctionnement, si l’hypothèse de recruter des salariés ne semblent pas être une option sur laquelle on peut discuter pour le moment, d’autres interrogations restent en suspens. Il s’agit de définir un mode de fonctionnement qui permettent de s’adapter aux contraintes des associations étudiantes (peu de bénévole, multiplicité des projets...)

La communication reste également un élément important et permet de définir quelques questions : comment on relie le Système d’Echanges Locaux aux réseaux sociaux afin de favoriser sa diffusion ?

ETUDE DE MARCHÉ

Un questionnaire a été réalisé sur un échantillon de 119 étudiants et 11 membres de l’Université Jean Moulin Lyon 3 sur les sites de la Manufacture des Tabacs et de l’Institut Universitaire de Technologie (IUT).

Les résultats qui en découlent sont les suivants (questionnaire cf. annexe).

En voici les résultats.

ENQUÊTE

Êtes-vous engagé bénévolement ?

Sur l’échantillon choisi, près de 28% des personnes sont engagées au sein d’une association.

Connaissez-vous l’économie sociale et solidaire (ESS) ?

Près de 28% de l’échantillon est sensible au modèle économique dans lequel s’inscrit notre association

Aimeriez-vous avoir plus d’informations sur l’ESS ?

55,4% des gens sont ouverts à toutes informations complémentaires au sujet de l’économie sociale et solidaire.

De quels services auriez-vous besoin ?

A cette question ouverte, 21,7% des étudiants ont répondu spontanément avoir besoin d’échange de compétences/ connaissances tel que des cours (langues majoritairement).

Ensuite environ 10% du panel interrogé aimerait baisser leurs frais de mobilité en développant du covoiturage.

Seriez-vous prêt à échanger des objets ?

Près de ¾ de l’échantillon est ouvert à l’échange de biens et services.

ENQUÊTE

Fréquence des échanges : si «oui» à quelle fréquence ?

Les étudiants et personnel de Lyon 3 sont prêt à échanger des biens et services « de temps en temps » (plus de 60%) des réponses.

Donneriez-vous de votre temps en échange d’un bien ou d’un service (B&S) ?

84,6% des interrogés franchirait le pas.

Pour vous, qu’est-ce qu’un SEL ?

90% de l’échantillon connaissent la définition d’un SEL.

Cependant cette question n’est pas représentative car la réponse était implicitement donnée

De quels services auriez-vous besoin ?

95,4% de l’échantillon serait intéressé par la mise en place d’un SEL au sein de Lyon 3

Profil de l’échantillon

90,8% étudiants

9,2% personnel de Lyon 3

ENQUETE-ACTION

L’enquête-action, contrairement à l’enquête précédente, ne se situait pas sur des valeurs quantitatives - «combien de...» - mais bien sur des items qualitatifs. Ainsi, l’objet de cette enquête visait à faire ressortir des besoins, des problèmes, des difficultés puis à faire émerger des propositions d’amélioration.

L’enquêté n’est plus seulement un simple répondant mais deviens un participant «force de proposition». Ce rôle, davantage actif, a permis d’aboutir à un ensemble d’éléments pertinents pour la préparation du premier atelier de réflexion.

ENQUETE-ACTION

Cette enquête-action, composée de 9 questions, a mis en avant une cinquantaine de réponses.

Parmi les éléments notables, nous avons pu remarquer que les étudiants étaient demandeur d’échanges et de partage non marchands sur des items relatifs à la culture, les formations et les activités manuelles. Le temps apparaît comme le facteur explicatif du manque d’activités chez les étudiants -et ce malgré un agenda relativement clairsemé. Enfin, les solutions envisagées par les étudiants touchent plutôt à davantage de «solidarités» qu’à davantage d’aide de l’Etat.

Les éléments très qualitatifs, comme les propositions concrètes, ont servi à alimenter la construction du déroulé du premier et second atelier.

A- Le 1er Atelier Collaboratif - Egalisation des connaissances

Le premier atelier a été l’occasion de présenter le projet, de faire un retour sur les résultats de deux enquêtes et de permettre aux associations partenaires - Avanza, Troc In Fac, Lyon III Développement Durable, Promess - de présenter leurs objets et projets associatifs. L’atelier de réflexion s’est poursuit sur un temps de discussion autour de trois grandes questions :

QUESTION 1 - Quels sont les besoins prioritaires des étudiants et membres de la communauté étudiante ?

Axe 1 Echanges avec des personnes proches pour créer du lien et de la cohésion sociale : Mise à disposition de machine à laver, activités en groupe (culture, musique,loisirs), échange linguistique, covoiturage, repas partagés et cours de cuisine,courses, intégration des étudiants en Erasmus (visite ludique de la ville), aide pourles déménagements.

Axe 2 Echanges gratuit d’objets et de biens : Echange, don et transmission de livres scolaires en fin et en début d’année, échange, don et transmission de cours, échange de livre, prêt de guide de voyage, don de vêtements.

Axe 3 Coaching ou échange de savoirs : Santé et soins (conseil, massage, ...), bricolage avec de la conception de meubles d’intérieur à base de matériaux recyclés ou encore la réparation d’électroménagers, cours d’informatique, appui à la recherche de stage et d’emploi, conseil en parcours professionnel par des étudiants plus âgés ou professionnels (tutorat, coaching,...), conseil de voyage, coiffure, échange d’expériences (échange à l’étranger).

QUESTION 2 - Quelles sont les compétences à mettre en avant pour répondre à ces besoins ?

Savoir-faire en bricolage, maitrise de langues étrangères, faculté + section spécifique (gestion, LEA, iut, ...) et au sein des promotions, conseil d’orientation professionnel et conseil en recherche de stage ou d’emploi, compétences dans les métiers de la santé, voyageurs, compétences en coiffure, compétences culinaires, permis de conduire, méthodologie de gestion de projet, forte communication, un bon site internet compréhensible et accessible, réussir à impliquer et intéresser les étudiants car les compétences viendront d’eux.

QUESTION 3 - Quels sont les lieux de vie étudiants où il serait pertinent d’agir ?

Faculté et notamment en salle de cours et amphithéâtres, dans les lieux d’attentes des étudiants et dans les halls du campus (manifestations). Le SEL peut aussi être mentionné lors des réunions de rentrée. Logements étudiants et cités universitaires, maisons des étudiants, Crous, les Bibliothèques (universitaires et municipales), les réseaux sociaux, notamment Facebook avec les groupes d’étudiants (groupes de promos,...), restaurants universitaires, bars étudiants.

ATELIERS COLLABORATIFS

B- Le 2e Atelier Collaboratif - Partage des décisions et des orientations

Le deuxième temps de réflexion s’est construit autour de trois grands thèmes : les fonctionnalités du SEL, la diffusion du SEL et le périmètre du SEL. Ces grands thèmes ont été accompagnés de sous-questions auxquels les participants devaient apporter leurs contributions afin de décider collectivement de la direction à prendre.

THEME 1 : Quelles fonctionnalités pour le SEL ?

– Faut-il une monnaie virtuelle ? Faut-il la gratuité uniquement pour les échanges de biens ou pour l’ensemble des échanges ?

Pas de monnaie virtuelle mais gratuité des échanges de biens et de services sur la base d’une unité de temps. Il faudra prévoir une fonctionnalité qui précise une différence entre le don et l’échange et entre le service et le bien.

– Faut-il intégrer des échanges collectifs, à plusieurs ? Faut-il intégrer des cours, du coaching, des sorties culturelles, etc... ?

Oui à toutes ces questions.

– Faut-il intégrer un fil récapitulant toutes les demandes et propositions d’échanges ?

Oui grâce à un forum

– Faut-il demander les compétences des nouveaux inscrits pour faciliter les mises en lien ? Non, pas de compétences demandées au moment de l’inscription, il y aura une alarme en fonction des demandes et des offres de chacun. Il y aura la possibilité de modifier ces paramètres dans le profil et de refuser de donner. Les paramètres devront également intégrer une méthode de simplification pour ne pas multiplier les critères (ex : cours de guitare classique, celtique, manouche, ...).

THEME 2 : Quelle diffusion pour le SEL ?

– Faut-il permettre le partage sur les réseaux sociaux des échanges faits ?

Oui, mais en aucun cas, ce partage ne sera automatique. Cette fonctionnalité est intéressante mais non obligatoire. Il y a d’autres priorités.

– Faut-il concevoir une documentation (tracts, affiches) pour faire connaître le SEL ?

Oui il faut concevoir un guide plus un tract.

– Faut-il engager un partenariat avec les Bibliothèques Universitaires, Restaurants

Universitaires, Campus, CROUS, Maison des Étudiants ?

Oui.

– Faut-il permettre l’export du SEL dans d’autres campus/écoles à Lyon, Métropole

Lyonnaise, Région et nationalement ?

Oui.

ATELIERS COLLABORATIFS

THEME 3 : Quel périmètre pour le SEL ?

– Faut-il un SEL général, un SEL par campus ou les deux ? Faut-il un périmètre plus petit que le campus (promo) ou plus grand sur l’inter-campus ?

Intéressant qu’il y ait un SEL général avec la possibilité de réduire le périmètre au niveau des promotions ou des filières ainsi qu’au niveau géographique. Il y aura des référents en fonction de chaque campus : les associations qui ont contribuées au projet.

– Faut-il intégrer les associations, les institutions et les structures dans la possibilité de mettre des annonces ?

Oui mais il faut réguler les flux et le contrôle + bouton pour signaler les abus.

Il faudra une fonctionnalité qui valide les entités et également créer une charte d’utilisation.

– Faut-il intégrer les monnaies locales complémentaires et les lieux physiques dédiés aux échanges (recyclerie, ressourcerie, accorderie...) ?

Oui pour des infos et de la publicité.

L’ensemble de ces éléments de réflexion et de décisions ont permis la rédaction d’un cahier des charges technique sur le Système d’Echanges Locaux. Ce cahier des charges, que l’on peut retrouver en page suivante, s’adapte aux formats exigés par les développeurs web tout en conservant l’essence du propos du second atelier.

La démarche s’est voulue participative dans les moindres aspects qui pouvaient impacter, de près ou de loin, la dynamique générale du projet.

ATELIERS COLLABORATIFS

CAHIER DES CHARGES

Cahier des Charges - Système d’Echanges Locaux (SEL)

Page d’accueil : dernières demandes et propositions de biens et services

La plateforme devra présenter dans la rubrique SEL, un « forum » présentant les dernières demandes et propositions d’échanges sur le modèle d’un fil d’actualité.

Publication d’une annonce (proposition ou demande de bien ou service)

Mise en place d’un menu déroulant avec des critères simples et rapides à remplir :

- Rechercher, Donner ou Proposer

- Typologie : Bien, Service, Compétences, Connaissances

- Famille : musique, cours, coaching, déménagement, loisirs, ...

- Périmètre : choix d’un campus ou ville

Au niveau de l’administrateur, on pourra rajouter des familles si besoin

Recherche d’une annonce

Pour la recherche, elle se fera selon les critères précédents où les utilisateurs pourront activer un ou plusieurs critères.

Réponse à une annonce + alertes

Lorsqu’une demande d’échange est effectuée, celui qui reçoit la demande n’aura qu’à la valider pour engager l’échange. Ils rentreront en contact et s’organiseront eux-mêmes pour les modalités de l’échange.

Si un usager cherche/propose un bien ou service proposé/recherché par quelqu’un d’autre, une alarme apparait sur son compte (et sur son adresse mail s’il l’a choisi). Un lien dans le message leur permet d’envoyer une demande d’échange.

Compte utilisateur : liste des annonces postées/répondues + intégration graphique

L’utilisateur aura la possibilité de modifier ses informations personnelles et de se désinscrire. Il a la possibilité d’ajout/enlever des options :

- Etre informé des nouvelles offres d’échanges (toutes ou par critère)

- Etre informé des nouveaux besoins (tous ou ceux qu’il peut satisfaire)

Administration : gestion des catégories de biens et services + gestion des campus

Possibilité de gérer les offres et les demandes (suppression s’il y a abus ou hors sujet). Certaines associations étudiantes pourront avoir une audience élargie pour les offres et besoins qui correspondent à leur campus (envoi de mails aux inscrits dans leur campus, possibilité de gérer ce qui se passe pour les offres/besoins intra-campus).

Administration : publipostage (rédaction + envoi de mails en masse)

Avoir accès aux adresses mails des personnes par campus pour envoi de mail de communication,…

Un dossier auprès de la CNIL va être rempli.

Partage d’une annonce sur les réseaux sociaux

Permettre aux usagers ayant échangé un bien ou un service de partager cet échange sur les réseaux sociaux (Facebook et tweeter). Ce partage ne sera pas automatique et sera proposé aux usagers lors de la validation de l’échange ou du service.

Le projet de création participative d’un Système d’Echanges Locaux a été un projet complexe à mettre en oeuvre.

Complexe dans sa dimension multi-partenariale, avec de nombreuses associations partenaires - étudiante comme non-étudiante - avec des agendas différents et des forces bénévoles variables.

Complexe dans son approche multi-territoriale puisque le Système d’Echanges

Locaux évoluera sur plusieurs campus et, à terme, sur plusieurs territoires en dehors de la Métropole de Lyon.

Complexe enfin dans la conduite d’une démarche participative où des dispositifs innovants de réflexion ont été utilisés pour co-construire un projet lui-même innovant. Il a été ainsi compliqué de «faire aimer» une alternative par des modes de faire eux-mêmes non classique.

Les associations partenaires de ce projet, accompagné par le cabinet associatif Atelier CAPACITES, sont heureuses d’avoir pu mener à son terme ce projet qui permettra l’échange des savoirs, des biens et des services sans liens marchands.