Écoles des participants

Galerie d'images

GoTogo : Projet de Santé au Togo

Nous sommes une équipe de 13 étudiants en médecine à la faculté de Médecine Paris Descartes de l'association SOLEM (Solidarité des Etudiants en Médecine).Nous portons le projet GoTogo, un projet d'agrandissement d'un centre de santé situé dans le village de Segbé dans le sud du Togo, pays d'Afrique de l'Ouest situé dans la région du Golfe de Guinée. GoTogo est un projet axé sur l'accès aux soins et l'amélioration de la prise en charge des femmes enceintes

Les 5 membres initiateurs du projet ont effectué une mission exploratoire sur place en septembre 2015 afin d'identifier les besoins de la population locale, et de mettre en place le projet le plus adapté pour y répondre. 
Ils y ont rencontré nos partenaires locaux (Voisins Solidaires Togo) qui nous aiguillent depuis le début de cette aventure, les principaux concernés par le projet (chef de canton, de village, groupes de femmes) ainsi que des responsables de santé à l’échelle nationale.
Le soutien et l’énergie dont font preuve nos partenaires sur place sont essentiels et contribueront à la réussite du projet.

Ce centre de santé concerne 15 villages soit près de 20 000 habitants. Notre projet permettra la création d'une maternité et d'un laboratoire d'analyses au sein du centre qui comptera donc 4 nouvelles salles : une salle d’accouchement avec un espace dédié aux soins des nouveaux-nés, une d'hospitalisation pour les femmes, une salle de suite de couches et un laboratoire. 
Nous nous chargerons également de contribuer à l’achat d’une partie du matériel biomédical nécessaire au fonctionnement du laboratoire.
Le chantier débutera cet été 2016 : nous serons divisés en deux équipes et nous nous rendrons sur place à tour de rôle, une au mois de juillet et l'autre en août.

  • A quelle problématique répond votre projet ?

Le Togo est un pays d’Afrique de l’Ouest d’une superficie de 56785 km, qui s’étend entre le Bénin à l’Est et le Ghana à l’Ouest sur près de 60 km. Il est limité au Nord par le Burkina Faso, et s’ouvre au Sud sur le Golfe de Guinée par un littoral de 50km. Le Togo est peuplé par près de 7,5 millions d’habitants.

Le droit à la santé et aux services médicaux est une priorité et chaque Etat a le devoir de l’assurer pour chaque citoyen. Ainsi la constitution togolaise en son article 34 stipule que “L’Etat reconnaît aux citoyens le droit à la santé. Il oeuvre à le promouvoir”.

Cependant, la situation sanitaire togolaise est préoccupante, notamment concernant la maternité : le nombre de naissances se chiffre à 245 000/an, avec un taux de mortalité maternelle de 1/80 et un taux de mortalité néonatale de 33/1000 naissances. De plus, les décès maternels suite à l’accouchement, néonatals et dûs à la nutrition représentent la 4e cause de décès nationale.

Les maladies infectieuses sont responsables de la majorité des décès. Par exemple, le taux de mortalité due au paludisme est de 7,4%, il entraîne chez les femmes des avortements, des accouchements prématurés et des anémies chez les nouveaux nés de faible poids. Il est particulièrement élevé chez les enfants de moins de 5 ans avec une prévalence de 48,9%.

Le système de santé togolais est réparti entre le secteur public et les cliniques privées avec une pyramide de santé en 3 niveaux : central (réglementation nationale), régional (plan d’action), district (mise en œuvre). Au niveau du secteur public il faut distinguer les centres hospitaliers des centres de périphérie. Les centres hospitaliers sont là où se trouvent la quasi-totalité des médecins, ils font de la chirurgie et ont même parfois de la radiographie. Sur tout le pays, on a 3 CHU (2 à Lomé et 1 à Kara), 1 CHR dans chaque région, et 3 CHP (préfectoral) avec seulement 1 ou 2 médecins. Les centres de périphérie sont regroupés en Centres médico-sociaux (CMS), Unités de soins périphériques (USP) ou dispensaires s’ils sont encore plus petits.  Il existe ensuite des cliniques privées réservées à une infime part de la population dans lesquelles la qualité des soins est bien meilleure.  De plus, en périphérie, on retrouve de nombreuses cliniques sauvages, très fréquentées par la population, dans lesquelles les coûts sont plus faibles mais la qualité des soins et l’origine des médicaments non vérifiée. Aujourd'hui, la plupart de la population a confiance en la médecine moderne mais certains ont encore recours à la médecine traditionnelle par manque de moyens.

 

Notre association SOLEM (Solidarité des Etudiants en Médecine) travaille en collaboration avec Voisins Solidaires Togo (VST), une association locale, au développement de l’Unité de Soins Périphérique (USP) de Segbé. Cette USP est située au nord de Lomé la capitale, dans le canton d’Aflao Sagbado : https://www.google.com/url?q=https://drive.google.com/file/d/0B9oNYAsC6A5ARGp5blJGYTFZOTg/view?usp%3Dsharing&sa=D&ust=1461684735979000&usg=AFQjCNGOvnUnwCFao07ch5gXvT0FdvcSZw.

A l’heure actuelle, elle est dans une situation très précaire : c’est l’un des 3 centres les plus mal lotis de la préfecture du Golfe. 15 villages dépendent de cette USP, ce qui représente près 20 000 personnes.

En septembre 2015, 5 étudiants membres de SOLEM se sont rendus sur place afin de mener une mission exploratoire (https://www.google.com/url?q=https://drive.google.com/file/d/0B5oUQg_Z5UC0UjFxS1VFd3dRODA/view?usp%3Dsharing&sa=D&ust=1461684735980000&usg=AFQjCNE1cfkk9o8xj-TwujgLsKumfYQRaw). Ils ont rencontré les acteurs du système de soins togolais, le personnel de l’USP ainsi que les villageois qui dépendent de ce centre. Les personnes rencontrées ont pu exprimer les problèmes relatifs à l’USP :

 

  • L’absence de laboratoire d’analyses : actuellement, les personnes ayant besoin de faire des analyses doivent se rendre dans un laboratoire éloigné, ce qui leur impose un important coût de transport dont l’effet dissuasif est sans appel. Les villageois renoncent donc souvent aux analyses pourtant essentielles à leur suivi médical.

     

  • La précarité des conditions d’accouchement et de suivi par le planning familial : d’une part la salle dédiée au planning familial est aussi utilisée pour les injections de tous les patients (pour les hommes également). Il est donc aisé de comprendre la difficulté pour les femmes de parler librement de prévention sexuelle dans ce contexte. D’autre part, les femmes sont regroupées avec hommes avant et après l’accouchement dans la salle d’hospitalisation commune, ce qui les dérange et les pousse à rentrer chez elles avant la durée conseillée de surveillance post-accouchement (48 à 72h), mettant en danger leur santé et celle de leur nouveau-né. Une grande partie des femmes enceintes de la région concernée préfère même accoucher dans des “cliniques sauvages” tenues par des particuliers sans formation médicale, sans suivi.

  • Les personnes rencontrées ont également souligné la vétusté des latrines et la pauvreté du plateau technique.

 

Ces besoins exprimés ont permis de définir les 3 objectifs du projet :

- L’amélioration de la prise en charge médicale des femmes dans un contexte de grossesse, d’accouchement et d’accès au planning familial

- L’amélioration de l’accès aux analyses biologiques

- La sensibilisation des villageois à des grandes problématiques de santé publique.

 

  • Quel est son objectif principal?

Les objectifs du projet définis d’après les besoins des villageois évalués lors de la mission exploratoire font écho aux objectifs 3, 4 et 5 du millénaire pour le développement : promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (3) ; réduire la mortalité infantile (4) et améliorer la santé maternelle en réduisant le taux de mortalité maternelle (5).

Afin de réaliser ces objectifs, nous serons divisés en deux équipes de 6 et de 5 et nous nous rendrons sur place à tour de rôle : une équipe en juillet et une en août.

  • L’amélioration de la prise en charge médicale des femmes dans un contexte de grossesse, d’accouchement et d’accès au planning familial est un des objectifs principaux du projet GoTogo. Cette objectif sera atteint par la construction de 3 salles dédiées à la maternité : une salle d’hospitalisation, une salle d’accouchement qui comportera un espace dédié aux nouveaux-nés, et une salle de suite de couche. L’ensemble de ces salles constituera une structure apte à recevoir les patientes en pré et en post-partum. De plus, la salle qui est actuellement consacrée aux accouchements sera transformée en salle de consultation dédiée aux consultations pré-natales de suivi, ainsi qu’au planning familial. Durant l’été 2016, une salle sera construite pour la maternité. Elle servira de salle d’hospitalisation dédiée aux femmes et de repos post-partum en attendant la construction des deux autres salles l’été suivant.  

     

  • L’amélioration de l’accès aux analyses biologiques est un autre objectif du projet, qui sera quant à lui atteint par la construction d’un laboratoire d’analyses médicales à l’USP de Segbé. Ce laboratoire permettra dans un premier temps de fournir les résultats d’analyses et de dépistage qui sont indispensables (telles que la NFS, l’examen des selles, le dépistage du paludisme…). Il permettra donc d’améliorer l’accès au diagnostic biologique, ce qui est essentiel à la prise en charge des maladies infectieuses notamment. De plus, le laboratoire constituera une entrée d’argent pour l’USP, ce qui lui permettra d’acquérir une autonomie financière essentielle à la pérennisation des évolutions apportée (pour l’entretien des nouvelles salles, et le réinvestissement dans du matériel, du mobilier…).  Ce laboratoire sera construit cet été.

     

  • La sensibilisation des villageois à des grandes problématiques de santé publique est également une priorité du projet. Deux grandes problématiques de santé publique suggérées par nos partenaires locaux seront préparées en amont du séjour mais également sur place pour adapter au mieux le discours à la population locale. Elles seront traitées par chacune des deux équipes (une en juillet et une autre en aout) lors de discussions, et débats dans les 15 villages. Ces actions seront médiées par les Agents de Santé Communautaires (notamment traduction et adaptation).

 

Pour résumer les constructions, elles constitueront cette année en l’ajout d’une salle d’hospitalisation dédiée aux femme et d’un laboratoire d’analyses médicales. Elles seront complétées l’année suivante par l’équipe qui nous succédera avec 2 autres salles dédiées à la maternité : une nouvelle salle d’accouchement avec un espace dédié aux nouveau-nés et une salle de repos post-natal.

 

  • Avec quel(s) partenaires développez-vous votre projet ? Association, ONG, groupement de personnes ? Comment les avez-vous rencontrés ?

Nous faisons partie de SOLEM (SOLidarité Étudiants en Médecine), une association étudiante de la Faculté de Médecine Paris Descartes. Fondée sur des valeurs de solidarité, d’ouverture et de mobilisation, elle s’attache à impliquer ses adhérents autour de missions de solidarité, en France comme à l’international.  

SOLEM est regroupée en pôles, reflets des différents domaines d'actions de l'association : Santé, Handicap, Enfance, Précarité, Environnement, Evénementiel et Solidarité Internationale. Elle propose donc, au sein de ces pôles, un cadre associatif solide aux étudiants qui souhaitent réaliser des projets, tout en tenant compte de leurs motivations, compétences et disponibilités.

Les projets de Solidarité internationale sont effectués par des adhérents de l'association, soutenus par les membres du bureau qui assurent la pérennité des projets au fil des années. De plus, chaque projet se fait avec une association partenaire locale, acteur indispensable pour permettre de développer des projets adaptés aux besoins sur place. En 2015-2016, six projets de Solidarité Internationale vont être réalisés dans cinq pays différents (Cambodge, Arménie, Madagascar, Bolivie et Togo).

Notre partenaire au Togo est l’association Voisins Solidaires Togo (VST), une association à but non lucratif créée en février 2010 dont la priorité est le développement de la tous types de solidarité, dont la solidarité de proximité en particulier. Elle a pour objectif principal de faire de la solidarité un moteur de développement durable.  

Les objectifs de l’Association sont :

- l’amélioration des conditions de vie au Togo ;  

- la construction de projets de développement durable ;

- la convivialité au sein des quartiers ;  

- la protection de l’environnement ;  

- l’éducation ;

- l’écotourisme.  

 

Pour remplir ces objectifs, ils ont plusieurs projets :

- le développement de l’USP de Segbé ;  

- le projet PAPASI : projet de formation de micro-entrepreneurs ;  

- l’apport de matériel didactique dans l’école primaire de Segbé ;

- la fête des voisins qui a lieu chaque année.

Nos 2 associations se sont rencontrées via le réseau Etudiants et Développement dont nous sommes membres.

 

VST nous accompagne depuis le début de la mission exploratoire et nous aide à chaque étape du projet notamment par la sensibilisation de la population sur place, ainsi que dans le contact quotidien avec les autorités locales, et l’ingénieur en génie civil chargé de dessiner les plans du projet et d’effectuer le suivi des travaux cet été.

 

 

  • Comment travaillez-vous avec vos partenaires et bénéficiaires? Quel était le besoin exprimé ? Comment  avez-vous défini vos objectifs et les actions à mener?

L’étroite collaboration que nous menons avec notre partenaire local Voisins Solidaires Togo (VST) contribue grandement à la solidité de notre projet.

Tout d’abord, une partie de l’équipe a déjà rencontré nos partenaires locaux sur place lors de la mission exploratoire, ce qui a permis d’établir une solide relation de confiance. De plus, nous échangeons par e-mail plusieurs fois par semaine et faisons le point de nos actions et réunions respectives toutes les 2 semaines par Skype. Ces contacts étroits sont essentiels, ils nous permettent d’informer notre partenaire de l’avancée du projet, des fonds que nous obtenons, ainsi que de lui soumettre nos idées. Ils nous informent quant à eux de l’évolution de la sensibilisation des villageois au projet, des retours ainsi que des comptes-rendus des échanges menés avec d’autres acteurs du projet sur place (tels que l’ingénieur en génie civil).

De plus, la mission exploratoire a permis:

  • de rencontrer une partie des bénéficiaires via la visite de 7 des 15 villages dépendants de l’Unité de Soins Périphérique (USP) ainsi que de la rencontre avec 2 groupes de femmes. Les bénéficiaires ont été interrogés sur leur vision de l’USP telle qu’elle est actuellement, ainsi que leur besoins en termes de soins, mettant ainsi en évidence les améliorations à apporter à l’USP. Comme nous l’avons dit précédemment l’absence de laboratoire d’analyses et l’inexistence d’une véritable maternité ont été largement exprimées;

  • d’échanger avec le personnel de l’USP et recueillir leurs avis sur les améliorations à apporter en priorité. Là encore, les deux premiers besoins mis en avant furent l’absence de laboratoire d’analyse et le manque de place dédiée à la maternité.

  • d’acquérir une meilleure connaissance du système de santé togolais et de la place des USP au sein de ce système. D’autres USP plus équipées de la préfecture du Golfe ont également été visitées ce qui a permis de savoir de quelle manière elles avaient évolué, comment elles étaient devenues plus indépendantes financièrement. Nous en avons retiré que la présence d’un laboratoire permet d’acquérir une importante autonomie financière qui permet à certaines structures d’être indépendantes du point de vue de leur développement (agrandissement et achat de matériel). Nous avons donc pour objectif d’utiliser ce modèle pour aider l’USP de Segbé à acquérir cette même indépendance vis à vis des aides nationales et régionales insuffisantes.

 

Nous avons ainsi défini nos objectifs en fonction: du plébiscite de la population locale, de l’avis du personnel de l’USP et de la connaissance du système de santé togolais et du mode d’autonomisation des structures proches de l’USP de Segbée.

Nous avons en conséquence établi comme actions à mener la construction d’un laboratoire d’analyses médicales et d’une maternité au sein de l’USP.

  
  • Quel était votre budget et d'où venaient les financements ; de votre établissement, de ressources financières extérieures sponsoring d’entreprise, collectivités territoriales, vos propres actions de collecte ? (joindre un budget)

 

Nous récoltons l’argent nécessaire à la construction par différentes subventions aussi bien privées que publiques et de l’autofinancement.

Dans les financements privés, nous faisons appel à l’Institut Robin de Bois, la fondation Véolia, l’Agence de Microprojets, les Trophées Solidaires, le Crédit mutuel, Medisup (obtenue).

Pour les financements publics, il s’agit de la subvention CROUS (obtenue), du FSDIE, de la mairie de Puteaux et de Sartrouville, du conseil des Yvelines (obtenue), des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne. Nous recevons également une aide financière du Directeur Préfectoral de la Santé de la Préfecture du Golfe au Togo.

Parallèlement, nous faisons des actions d’autofinancement comme les ensachages, la cagnotte en ligne, les ventes de gâteaux et brocantes.


  • Quels moyens humains et matériels ?  (coaching par mécénat de compétences, moyens logistiques)

Nous travaillons en collaboration avec un ingénieur en génie civil togolais, Mr OUADJA G.Malick dont le rôle est la réalisation des plans du projet, la constitution du devis et le suivi des travaux cet été.

Les plans ont été réalisés par Mr OUADJA en collaboration avec VST et le personnel de l’USP. Ils ont ensuite été présentés à l’architecte du ministère de la santé togolais lors de groupes de travail afin de vérifier que ceux-ci correspondaient aux normes en vigueur au Togo. Après quelques modifications, ils ont été validés par l’architecte du ministère de la santé.

Suite à cette validation Mr OUADJA a composé une équipe avec un maçon, un ferrailleur, un électricien, un plombier, un carreleur, un menuisier et un peintre. Chacun d'eux a une équipe constituée de 2 à 5 personnes en fonction des tâches à réaliser. Le nombre d'ouvriers n'est pas constant du début à la fin des travaux. Le matériel qui sera utilisé est adapté aux besoins : pioche, pelle, brouette, truelle …

Les villageois s’étant porté volontaires participeront également aux travaux ou à la vie du chantier (repas, apport d’eau sur le chantier…).

Nous participerons également aux travaux tout l’été en collaboration avec les populations locales.

Dans ce projet, nous sommes également soutenus par le Dr AGOSSOU qui est le directeur Préfectoral de la Santé de la préfecture du Golfe ainsi que par le chef canton. Le Directeur Préfectoral de la Santé a fait don au projet de sa subvention annuelle de 820€.


En France, nous sommes épaulés au quotidien par l’association SOLEM qui organise plusieurs projets de solidarité internationale chaque année, nous pouvons ainsi profiter ce de son expérience. Nous bénéficions également de l’aide d’anthropologues qui nous aiguillent dans ce projet.  

 

  • Quel a été le calendrier de vos actions ? Si votre projet est en cours de réalisation, quelles sont les dates de réalisation concrètes prévues?

 

  • Septembre 2015 : mission exploratoire

     

  • Octobre 2015 : constitution de la nouvelle équipe qui partira au Togo l’été 2016

     

  • Jeudi 10 décembre : présentation du projet par VST lors de la réunion des chefs de villages au palais royal du chef canton d’Aflao-Sagbado, organisation des interventions dans les villages. Choix de la date d’une nouvelle rencontre afin d’organiser l’implication des populations suite à la sensibilisation par VST dans chaque village.

     

  • Décembre 2015 et janvier 2016 : intervention de VST dans chaque village afin de recueillir l’avis des populations sur le projet et d’encourager l’implication des populations dans les travaux.

     

  • Jeudi 4 février : réunion des chefs de villages au palais royal du chef canton d’Aflao-Sagbado en présence du directeur préfectoral de la santé de la préfecture du Golfe (DPS), de la responsable de l’USP de Segbé, du responsable des agents de santé communautaires, des chefs de villages avec à leur tête le chef canton, du vice-président de VST ainsi que de 3 autres membres de VST. Suite à cette réunion pendant laquelle le DPS a réaffirmé l’importance de l’investissement de tous à ce projet, un planning d’intervention sera élaboré informant chaque village sur sa période d’intervention.

     

  • Octobre 2015-juin 2016 : récolte des fonds nécessaires.

     

  • Mars à juin 2016 : Organisation de l’implication des populations locales.

     

  • Juillet-août 2016 : Nous serons divisés en 2 équipes et nous nous rendrons à Segbé d’une part pour surveiller le bon déroulement du projet et coordonner les acteurs locaux. Nous serons notamment les intermédiaires entre les villageois bénévoles et l’ingénieur qui gère les travaux. D’autre part, 2 séances de sensibilisation seront réalisées dans chaque village, une en juillet et une en août. Ces séances seront l’occasion d’aborder une problématique de santé publique avec les villageois en partenariat avec les Agents de Santé Communautaires. Ces agents sont bénévoles. Ils n’ont pas de mandat prévu et  se réunissent 1 fois par moisavec l’assistant d’hygiène. Il existe un responsable des ASC. 2 thèmes seront choisis en partenariat avec VST et le personnel de l’USP, nous les travaillerons en amont en France puis à notre arrivée au Togo des groupes de travail seront organisés afin d’adapter au mieux le discours à la situation locale. La première séance sera également l’occasion de sensibiliser les villageois au projet en cours afin de susciter l’intérêt des villageois et de les tenir informés de l’avancée du projet car nous avons remarqué lors de la mission exploratoire qu’il y a un défaut de communication au sujet de l’USP auprès des villageois.

     

  • Octobre 2016 : retour de la mission en France avec une présentation détaillée du projet (exposition photo, conférence) et constitution de la nouvelle équipe d’étudiants pour donner suite au projet en 2017. Comme nous l’avons dit précédemment, cette équipe sera chargée de la construction de deux salles qui, avec la salle dédiée aux femmes qui sera construite cette année, formeront une maternité.

     

     

  • En quoi votre projet est innovant ou renouvelle la problématique ?

Le projet GoTogo est un projet innovant par la vision moderne qu’il propose de la solidarité internationale.

Un principe nous tient particulièrement à coeur : ce projet est avant tout celui des bénéficiaires que certains d’entre nous ont déjà rencontrés, et plus largement de tous ceux qui dépendent de l’USP. Il est né des besoins qu’ils ont exprimés et que nous avons traduits en objectifs. Ainsi, les villageois sont très impliqués dans le projet, ils suivent avec engouement son évolution, qui leur est communiquée par notre partenaire local. Les informations leurs sont données par des membres de l’association partenaire lors de réunions de sensibilisation dans les villages.

Lors de la mission exploratoire, les villageois rencontrés ont montré une forte motivation à s’impliquer sur le chantier cet été, des hommes comme des femmes ont ainsi proposé leurs services qu’il s’agisse d’une participation directe aux travaux ou de l’apport d’eau ou de nourriture sur le chantier.

 

  • Avez-vous mis en place une mesure d’impact ou de satisfaction suite à vos actions auprès des partenaires et bénéficiaires ?

Notre partenariat avec l’association Voisins Solidaires Togo nous permettra d’évaluer l’impact des travaux de l’USP sur le terrain. En effet, les bénévoles de l’association, au même titre qu’ils se sont déplacés dans chaque village pour s’informer sur l’implication de la population, iront se renseigner sur la satisfaction des villageois. Ainsi, des retours pourront être obtenus sur les points suivants :

  • ce que les travaux ont changé au sein de l’USP (prise en charge des malades)

  • ce que les travaux ont changé sur les habitudes des villageois (se rendent-ils plus à l’USP qu’avant ? Cette donnée objective sera obtenue auprès du personnel de l’USP )

  • sur la satisfaction personnelle de chacun sur l’USP, et ce qu’ils pensent de la prise en charge et des soins qui y sont effectués. Afin de recueillir au mieux ces données subjectives, nous collaborons avec une anthropologue qui nous aiguillera dans l’élaboration d’une méthode d’évaluation adéquate. Cette anthropologue nous accompagnera sur place.

     

Ce partenariat avec VST fait de cette association un pilier central du projet, en amont et en aval de notre intervention.

 

  • Quelle évolution et pérennité du projet pour les années futures ?

Le projet consiste en la construction d’une maternité et d’un laboratoire d’analyses. Une partie de la maternité sera construite cette année, ainsi que le laboratoire d’analyses. Durant l’été 2017, les deux autres salles constituant la maternité seront construites.

Le projet a été établi en fonction des capacités financières de l’USP à gérer de nouvelles structures, tant en termes humains que financiers pour assurer l’entretien de ces structures.

De ce fait, il a été montré que l’USP pourrait assurer la pérennité du projet, d’une part car il dispose des professionnels de santé nécessaires : la sage-femme travaille déjà à l’USP et un laborantin sera attribué par le Directeur Préfectoral de la Santé. D’autre part, aux fonds propres de l’USP s’ajoute le bénéfice lié au laboratoire d’analyses qui sera une source financière majeure qui permettra l'auronomie de l'USP.

 

  • Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?

La principale difficulté que nous avons rencontrée fut le délai d’obtention des plans et du devis. Ce délai a été allongé par la nécessite de respecter les normes de l’état togolais. Ainsi plusieurs séances de travail ont été organisées par Mr OUADJA avec l’architecte du ministère de la santé togolais qui est le seul homme du pays à pouvoir valider les plans concernant l’agrandissement d’un centre de soins togolais et le personnel de l’USP.

Il a donc été difficile de trouver des dates convenant à tous ce qui a retardé la validation des plans ainsi que les démarches pour obtenir le devis que nous avons finalement obtenu en janvier 2016.

Cela a également quelque peu retardé le début de la sensibilisation dans les villages qui s’est malgré tout déroulée dans de bonnes conditions.

 

  • Quels sont selon vous les points forts et les points faibles de votre projet ?

Le principal point fort de ce projet est l’implication des populations locales dans chaque étape du projet. La population est à l’origine des objectifs de ce projet et y est donc particulièrement impliquée.

De plus, l’investissement des villageois dans ce projet permet également une reprise de confiance vis à vis de l’USP. Nous avons appris lors de la mission exploratoire que certains villageois ne s’y sont pas rendu depuis près de 10 ans et n’en connaissent donc pas l'évolution récente (apport d’électricité, de lits médicalisés…). Les sensibilisations menées par VST permettent donc d’informer les villageois sur les futurs travaux de l’USP mais également sur son état actuel.

 La participation de chaque village aux travaux leur permet de s’approprier le projet mais également l’USP elle-même. En effet, dans les villages les plus éloignés de l’USP, certains s’en désintéressent jalousant le village de Segbé sur les terres duquel est situé l’USP. Le chantier, ouvert à l’investissement de tous, rappelle que cette USP est celle de 15 villages et non de Segbé seul.

 

Comme point faible du projet nous pouvons évoquer notre méconnaissance en terme de construction, mais l'ingénieur en génie civil togolais qui s'occupe du projet a été choisi pour ses compétences et son expérience.

 

  • Si c'était à refaire ou pour poursuivre, que changeriez-vous ? 

A refaire:

Mission exploratoire réalisée plus tôt et pendant plus longtemps. Cela aurait permis:

  • de décider du contenu précis du projet plus tôt dans l’année et ainsi de démarrer plus rapidement les démarches officielles pour obtenir la validation des plans et le devis;

  • de démarrer plus rapidement la sensibilisation dans les villages;

  • de visiter tous les villages et pas seulement 7 villages sur les 15;

  • de rechercher sur place des informations plus précises sur les coûts de construction au Togo.

Pour poursuivre:

Lancement plus rapide des demandes de subventions? (Certaines dates limites de dépôt sont en décembre…)

 

  • Quels sont les résultats dont vous êtes fiers ? Témoignez de votre expérience !

Nous sommes fiers de la volonté franche des villageois à s’investir dans les travaux car c’est le signe de leur adhésion au projet ainsi que de la réussite de la sensibilisation menée par VST en début d’année.

Nous sommes également fiers de porter un projet basé sur la volonté de ces bénéficiaires qui convient à tous: personnels de l’USP, villageois mais aussi autorités locales qui sont d’un grand soutien depuis le début de ce projet.

 

  • Quelle communication faites-vous de votre projet auprès de votre communauté suite à vos actions ?

En parallèle de la mise en place concrète de notre projet, nous cherchons à élaborer directement en Ile-de-France un travail d’information et de sensibilisation à la cause du système de santé Togolais et plus largement des inégalités et problèmes mondiaux concernant ce sujet.

 

  • Directement au contact de la population lors de missions d’ensachages, et de collectes de fonds publiques (tombola, brocante) où nous allons à la rencontre des personnes pour parler de notre projet.

  • Sur notre page Facebook et notre page internet nous indiquons l’évolution du projet.

  • Une conférence de retour de projet en octobre 2016 aura lieu pour les étudiants de notre université afin de faire connaître le projet et en insistant sur le fait que ce projet n’a pas été construit de la même manière que les projets de SOLEM (car il découle d’une mission exploratoire). Cette conférence de retour au sein de la Faculté de Médecine Paris Descartes sera également l’occasion de mettre en perspective nos études avec la réalité de l’exercice médical au Togo.

  • L’organisation d’une exposition photo, dans les locaux de notre université. Nous sommes à la recherche d’autres lieux d’exposition et de parole tels qu’une bibliothèque, un lycée ou une mairie (notamment Puteaux et Sartrouville auxquelles nous avons adressé des demandes de subvention).

     

    • Donnez la parole à vos partenaires et bénéficiaires ! (témoignages écrit ou dans votre vidéo)

    • Témoignage de Florent FARE, président de l’association Voisins Solidaires Togo, notre partenaire :

    « S’il nous est permis de nous prononcer sur le projet d’extension de l’USP de Ségbé, trois mots nous viennent à l’esprit : Solidarité, Humanité, Développement. Un des moteurs, si non le moteur de développement demeure la santé. Nombreux sont ceux qui venant à l’USP se disent que c’est perdu d’avance. En effet les patients souvent ont besoin de diagnostic et le manque de laboratoire pour du moins les analyses de base est un facteur dissuasif. C’est surtout cela qui amène la plupart à se diriger vers les cliniques et dont les frais reviennent chères. De même une maternité qui joue également le rôle de salle d’hospitalisation  entraîne des fois les femmes enceintes à recourir aux méthodes traditionnelles plutôt que d’aller exposer son intimité. Nous pouvons remarquer le sentiment de satisfaction et de soulagement sur le sourire des populations lorsque nous étalons le projet d’extension avec plan à l’appui. Une chose est sûre, nous sommes en train d’écrire une page de l’histoire et ceci grâce à nos jeunes frères et sœurs de SOLEM »

     

    • Témoignage d’un membre du personnel de l’Unité de Soins Périphérique de Ségbé, notre bénéficiaire :

 
  • Paragraphe libre ; infos supplémentaires ? (liens vers les sites de vos associations et ceux de vos partenaires).

Site de notre association SOLEM : http://www.solem-asso.fr/

Le projet GoTogo dispose d’une page sur le site internet de SOLEM, afin que les personnes intéressées par le projet que nous rencontrons notamment lors des séances d’ensachages dans les supermarchés désirant suivre l’évolution du projet puissent nous retrouver.

Nous disposons également d'une cagnotte en ligne : https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-projet-gotogo

Nous entretenons également une page Facebook dédiée au projet suivie par plus de 700 personnes: https://www.facebook.com/Togo.Solem

Site de notre partenaire Voisins Solidaires Togo : http://www.voisinssolidairestogo.org