Écoles des participants

Projets de développement autour d'un centre de santé autonome au Nord-est du Gabon

Lieu : Village Minkwala (Nord-est du Gabon)

Budget prévisionnel: 90K€

Porteur du projet: Association Internationale pour le Developpement Rural en Afrique (AIDRA)

AIDRA est une association 1901 crée le 19 Mars 2012 par des étudiants de l'UFR STGI de Belfort originaires d'Afrique afin de promouvoir l'éducation et l'amélioration des conditions de vie des populations ruales en Afrique via des micro-projets.Aujourdhui l'association est constituée de 8 membres actifs de diverses nationalités et de nombreux bénévoles.

 

Partenaires au Gabon:

  • Association Endoume Minkwala Eyameyong (EME)
  • Conseil départemental de l'Ivindo
  • Ministère de la santé

 Partenaires actuels en France :     

  •  Conseil Regional de Franche-Comté
  • Université de Franche-Comté,
  • Crous de Besançon,
  • Ville de Belfort,
  • Fondation Merieux,
  • Conseil General de Belfort,
  • Electriciens Sans Frontières,
  • Association Hospitaliere de Franche-Comté
  • Cercoop Franche-Comté

 Résumé du projet : 

Ce projet lancé en 2013 et mené par un groupe d'étudiants de l'UFR STGI (90) et de kedge business school toulon consiste à construire un centre de santé épaulé financièrement par un véhicule de transport et une petite unité de fabrication de briques de terre  dans un groupement de village isolé au Nord-est du Gabon afin d'offrir une possibilité de soins et quelques emplois à une population estimée à 3000 âmes.

En effet, du fait de l'éloignement des villages par rapport à la ville de Makokou où se situe l'hôpital régional (50Km) amplifié par le mauvais état des routes et la rareté des taxi-brousses ,les femmes sont condamnées à accoucher dans des conditions spartiates, les enfants non vaccinés, les personnes âgées condamnées à mourir en silence...Comme le témoignent les images ci-dessous, le projet tend vers sa phase finale grâce à l'abnégation des membres et du soutien des partenaires .   

Historique:

L’idée de ce projet est née l’été 2011 lors d'un séjour d'été de quelques membres fondateurs de l'association AIDRA au Nord-est du Gabon. En effet, sidérés par la multitude de difficultés auxquelles font face les habitants du village et du canton en général (pas d’électricité, absence d’eau potable, manque de structures sanitaires…) mais surtout témoins d’un événement qui avait failli tourner au drame :Une jeune fille du village, mordue par un serpent autour de 18h mais vu l’absence de dispensaire dans le village et le manque de véhicules réguliers pouvant permettre de l’acheminer d’urgence au centre hospitalier de Makokou se situant à 50 km, c’est le lendemain autour de 10h du matin que les villageois ont pu avoir un véhicule par hasard pour acheminer la victime très abattue au centre hospitalier.

 En effet, dans ce village existait un petit dispensaire rudimentaire construit en 1972 par le conseil départemental de l’Ivindo mais qui n’a pas résisté au poids des ans du fait des matériaux utilisés lors de sa construction. Cependant, l’Etat continue toujours d’affecter un infirmier rémunéré dans le village.

                                             Dispensaire actuel

Ces infirmiers, généralement des jeunes sortant de l’école de sante, constatant l’absence de local de travail abandonnent très vite et désertent le village.

Aussi, dans cette région, il est possible de passer des jours sans voir l’ombre d’un véhicule en dehors de quelques exploitants forestiers qui n’ont pas le droit d’embarquer des villageois voulant se rendre vers la ville dans le but d’écouler leurs produits agricoles: C’est toute l'économie locale qui est paralysée.   

Localisation:     

       

Contexte local:           

Le canton Ntang-louli n’est pas relié au réseau électrique et les populations de cette localité s’éclairent exclusivement aux lampes tempêtes à pétrole. Pour la cuisson des aliments, ils se servent du bois avec un impact significatif sur l’environnement.

S’agissant de l’accès à l’eau, les populations utilisent l’eau de rivières non potable ce qui est source de maladies. Cependant, dans certains villages disposant de forages, la situation n’est pas totalement reluisante dans la mesure où le forage ne profite essentiellement qu’aux populations vivant autour de ces points d’eau et le reste préférant les rivières du fait de la proximité avec leurs habitations.

  

Le canton est doté de quelques écoles composées d’un bâtiment divisé en deux ou 3 classes ou les enfants sont mélangés du CP1 au CM2 sans aucune bibliothèque et  le tout sans la moindre alimentation en énergie.

Nous noterons également l’absence de logement pour les enseignants qui sont envoyés dans ces villages quasi-enclavés. De ce fait, il est régulier qu’un enseignant abandonne les enfants encours d’année scolaire hélas.

  

Concernant la situation sanitaire, il n’existe aucune structure de santé fonctionnelle pouvant donner les premiers soins à un malade. Les populations sont obligées de se diriger vers l’hôpital de la ville et ce, avec beaucoup de difficultés en tenant compte de la rareté des moyens de transport liant la ville et les villages. De ce fait, les personnes âgées n’ayant plus la force nécessaire leur permettant de se diriger vers la ville à pied (50km), sont condamnées à mourir en silence avec leurs maladies. Cela est aussi valable pour les nouveaux nés dont les parents n’ont pas les moyens leur permettant de payer le transport pour la ville mais également les frais de consultation. N’en parlons plus de personnes souffrant de maladies chroniques qui sont condamnées à mourir sans avoir été consultée une seule fois dans leur vie.Ces dernières années, quelques hommes politiques de la région lors des campagnes électorales ont construit quelques cases de santé (Quatre murs vides) sans le moindre suivi ni fourniture en médicaments devenant très vite des repères de reptiles du fait de l’absence d’une vision à long terme incluant des mécanismes de pérennisation.

De culture Bantu (Peuples d’Afrique Centrale), les aînés et les anciens sont respectés même si la mondialisation est entrain de bouleverser ces équilibres .Lors d’un conflit dans le village, il est de la responsabilité de famille ou du village de le régler. Si la solution n’est pas trouvée par ces derniers, l’affaire est portée à la connaissance du chef de canton pour jugement(amiable) mais si et seulement si ce dernier ne parvient pas à trouver une solution, le tribunal est saisi en dernier recours :Tout est fait pour que les affaires du village se règlent au village afin de préserver la cohésion et l’entente. Jadis marginalisées, les femmes jouent de plus en plus les premiers rôles dans les villages. Par exemple, le village Minkwala à une cheffe de village et ce cas n’est point isolé. Les villages sont animés par des groupes de danse culturelle surtout lors des vacances d’été où de nombreuses cérémonies de retrait de deuils sont organisées. C’est la période de l’année où les villages se remplissent par de nombreux vacanciers revenus voir leurs parents. C’est également le moment propice pour des réunions de famille.

  

Comme principales sources de revenus, nous citerons l’agriculture (manioc, arachides, banane douce et plantain...) et pêche  pour les femmes, la chasse pour les hommes : On en convient que la femme rurale génère plus de revenus.

  

Enfin, les projets menés dans ce canton par AIDRA sont encouragés et soutenus par le conseil départemental et la préfecture de l’Ivindo (voir doc en annexe).         

Système de santé local:         

En 2010, une nouvelle politique nationale de santé a été adoptée dont le but est l’amélioration de l’état de santé et le bien-être des populations par la réduction de la mortalité maternelle, infantile et infanto-juvénile et la réduction de la prévalence du paludisme, du VIH/SIDA, tuberculose, des maladies tropicales négligées et des maladies non transmissibles. Un Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) a été adopté en 2011 pour la période 2011-2015 pour mettre en œuvre la politique de santé dont l’objectif est d’accélérer l’atteinte des OMD santé. Sur le plan des ressources humaines le pays a élaboré une politique et un plan de développement des ressources humaines pour faire face la problématique de l’insuffisance quantitative et qualitative des ressources humaines Le pays a entrepris une réforme du financement de la santé qui a abouti à la mise en place en 2008 d’une assurance maladie obligatoire par la création de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie Obligatoire et de Garantie Sociale (CNAMGS). La prise en charge des indigents est assurée par un financement innovant par la taxation sur la téléphonie mobile et les transactions financières. La CNAMGS couvre aujourd’hui 60% de la population notamment les pauvres, les étudiants, les agents publics de l’Etat et les travailleurs du secteur privé. L’élaboration des comptes de la santé et leur institutionnalisation permet aux pays de disposer de données factuelles. Le système de santé est confronté à plusieurs défis notamment la non opérationnalisation des départements sanitaires, la faible qualité de l’offre de soins, la faible disponibilité des médicaments essentiels, les dysfonctionnements du système d’information, le déficit d’implication des communautés dans la gestion des problèmes de santé. La réduction de la mortalité maternelle et infantile et la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles constituent les principaux enjeux du système de santé. De même les problématiques liées à la santé et l’environnement constituent des priorités nationales dans le cadre de la déclaration de Libreville.          

Indicateurs de santé: 

INDICATEURS DE SANTÉ EN COURS

Population totale (2012)

1 633 000

% de moins de 15 ans (2012)

38.49

% de plus de 60 ans (2012)

7.38

Espérance de vie à la naissance (2012) Population générale, hommes, femmes

62 (H) 64 (F) 63 (H+F)

Taux de mortalité néonatale pour 1000 naissances vivantes (2012)

25 [15-42] (H+F) )

Taux de mortalité pour 1000 enfants de moins de 5 ans (2012)

65 [48-79] (H+F)

Ratio de mortalité maternelle pour 100 000 naissances vivantes (2010)

230 [130-390]

Couverture par le vaccin DTP3 chez les enfants d'un an (%) (2012

82

Naissances assistées par du personnel de santé qualifié (2012)

89.3

Densité de médecins pour 1000 personnes (2004)

0.29

Densité d’infirmières et de sages-femmes pour 1000 personnes (2004)

5.01

Dépenses totales de santé en % du PIB (2011)

3.2

Dépenses des administrations publiques en santé en % des dépenses totales des administrations publiques (2011)

6.6

Dépenses privées en santé en % des dépenses totales de santé (2011)

46.6

% Taux d’alphabétisation des adultes (+ de 15 ans) (2010)

88.4

% de la population ayant un accès durable à une source d’eau potable (2011)

41 (Rural) 95 (Urbain) 88 (Total)

% de la population utilisant des installations d’assainissement améliorées (2011)

33 (Urbain) 30 (Rural) 33 (Total)

Ratio de pauvreté à 1,25 dollar par jour (PPA) (% de la population) (2005)

4.8

Rang de l’indice de développement lié à l'égalité des sexes sur 148 pays (2012)

105

Rang de l’indice de développement humain sur 186 pays (2012)

106

Relations avec les autorités locales:

Le projet est mené en étroite collaboration avec les populations et les autorités locales. En effet, étant donné que certains membres de notre association sont originaires de ce canton, cela facilite les relations avec les autorités villageoises et l’ensemble des populations du village vis-à-vis du projet. Aussi, toutes les autorités de la province à savoir Mr le préfet de l’Ivindo et le conseil départemental sont très impliqués dans ce projet.

 

                 Rencontre du Préfet et du Président du Conseil départemental

 Solutions trouvées:

Face à la situation décrite, de nombreuses rencontres ont été organisées avec les populations locales pour trouver des solutions. A la suite à ces rencontres, nous avons opté pour la construction d’un centre de santé appuyé financierement par deux activités génératrices de revenus annexes à savoir: Un véhicule de transport et une petite unité de BTC.  

   

                                                                              Concertations avec les populations locales

1)Le centre de santé:

Ce futur centre de santé situé au centre du canton offrira une offre de soins à toute la population cantonale. Débuté en 2013, les travaux de construction sont encours d'achèvement et se situent actuellement au niveau de la charpente. Après la mise en service du centre de santé, la prochaine étape consistera à construire le logement infirmier.

Grace au partenariat mis en place avec Electriciens Sans Frontières, le centre sera doté de panneaux solaires et d'équipements électriques pour une meilleure prise en charge des patients et la conservation de médicaments.

Lancement des travaux de construction septembre 2013:

  

  

    

Niveau actuel des travaux de construction:

La photo ci-dessous montre l'état du chantier il y'a 3 mois .Depuis ce temps,les travaux de réalisation de la charpente ont débutés et s’achèveront sous peu si les moyens nous le permettent.En participant aux trophées solidaires notre souhait est d'etre parmi les laureat 2016 afin de pouvoir achever les travaux de construction.

   

Stucturation du centre de santé:

  1) Une salle d’hospitalisation (5 lits + une table d’accouchements)

  2 Une salle de soins

  3 Une pharmacie

   4) Un labo

   5) Un bureau

  6) Une salle d’attente

   7) Une réserve

Reception d'un don de matériél paramédical:

  

       Objectifs du centre de santé:

      1)Assurer les premiers soins lors de situations d’urgence (Blessures, morsures de serpent...)

      2) Assurer un suivi régulier des maladies chroniques 

         3) Fournir des vaccins pour  enfants 

         4) Fournir des antirétroviraux aux malades atteints du virus du sida

         5) Dépister et contrôler le diabète 

         6) Suivre des grossesses

         7) Sensibiliser au VIH-SIDA, MST, IST, Paludisme..

       8) Lutter contre la mortalité notamment infantile.

         Moyens à mettre en oeuvre:

1) Une pharmacie 

2) Matériel médical et paramédical

3)Organisation de campagnes de sensibilisation 

4)Un système de télé-consultation avec des médecins volontaires via Skype (Des discussions sont encours avec des médecins)

Moyens humains:

1) Un infirmier

2)Un pharmacien

3)Un gestionnaire

Indicateurs de suivi quantitatifs et qualitatifs:

Quantitatifs:

1)le nombre de patients traités

-Nombre d'enfants pris en charge

-Nombre de femmes

-Nombre d'hommes

2)le nombre de vaccins administrés

3)le nombre de campagnes de sensibilisation organisées

4)le nombre de médicaments vendus

5)Nombre de cas ne pouvant être traités au centre de santé(Renvoyé à l’hôpital provincial de makokou)

6)Le nombre de consultations réalisées par skype(perspective)

7)Le nombre de médicaments demandés et non disponibles au centre de santé

Qualitatifs:

1)le type de pathologie traitée ou actes pratiqués

2)la tranche d'âge des patients

3)Provenance des patients

4)le type de médicaments vendus

5)Le type de cas ne pouvant être traités au centre de santé(Renvoyé à l’hôpital provincial de Makokou)

6)le type de médicaments demandés et non disponibles au centre de santé

Viabilité économique et financière du centre de santé:

*Les recettes générées par le centre sont réinjectées pour son évolution. 

2)Le véhicule de transport:

Le véhicule aura pour role de faciliter les déplacements de populations entre la ville et les villages de façon réguliere par un systeme de navettes qui boostera de ce fait les échanges commerciaux.Les recettes issues de ce transport iront dans le compte du centre de santé afin de renforcer les ressources de la structure et la ville de Belfort par son maire M.Damien MESLOT a accepté de nous accompagner en nous faisant don d'un véhicule utilitaire.

Moyens techniques:

1) Une assurance

2) Un kit premiers secours

3) Un extincteur

4) Un téléphone portable

Moyens humains:

1 chauffeur (Sous la responsabilité du gestionnaire)

Indicateurs de suivi quantitatifs et qualitatifs:

Quantitatifs:

1)le nombre de personnes transportées par mois

2)le nombre d'écoliers transportés en une année

3)le nombre de pannes enregistrées en une année

4)le nombre de contrôles techniques effectués

5)le nombre d'accidents réalisés

Qualitatifs:

1)le type de marchandise transportée

2)la provenance des personnes transportées

3)le type de pannes enregistrées

4)Enquête trimestrielle de satisfaction clientèle réalisées par des bénévoles locaux en 3 points:

-La ponctualité

-le confort

-la sécurité

Viabilité économique et financière du véhicule de transport :

Prix du litre de Gas oil : 500fcfa ≈0,76 €/L

Consommation du véhicule : 11.96L/100km

Calculs :        

Distance journalière parcourue par le véhicule: 220km

Quantité de carburant consommée par jour : (220x12)/100 = 26.32L

Dépense journalière en carburant : 26.32x500= 13165 FCFA ≈20.12€

Dépense mensuelle en carburant : 20,07x 26 = 522 €

Nombre moyen de passagers transportés par jour : 5 x 6=30 personnes (5 personnes par voyage en moyenne)

Tarif moyen par personne : 1,5€

Recette journalière du véhicule: 1,5 x 30 = 45 €

Recette mensuelle du véhicule : 45 x 26 = 1170 €

Ps : Les dimanches sont réservés à la maintenance du bus.

 

3)L'unité de fabrication de BTC:

Au Gabon, il est très compliqué pour un cadre moyen ou pire encore pour un fonctionnaire de bâtir une maison car les matériaux de construction coûtent excessivement chers et obtenir un crédit d’une banque est extrêmement compliqué.

 Des familles villageoises rêvent d’une belle maison mais n’en ont pas les moyens. De ce fait, il est légion de voir des familles vivre dans des vieilles maisons prêtent à s’effondrer avec des trous partout permettant ainsi aux reptiles de pénétrer dans les habitations faisant des fois des victimes. Aussi, vivant dans de telles conditions, les personnes perdent toute confiance en elles et les enfants malheureux. Face à ce triste constat, l’association EME avec laquelle nous travaillons déjà pour le projet de construction d’un dispensaire en cours d’achèvement nous a sollicités afin de mettre en place un projet pouvant leur permettre d’avoir une unité de production de BTC qui permettra d'endiguer le chômage des jeunes et permettre aux gens de pouvoir construire à bas coûts en utilisant un matériau local low cost et écologique: La terre.360

les bénéfices générés par cette unité serviront essentiellement pour le renforcement de la trésorerie du centre santé.

   

Moyens techniques:

1) 5 Presses de briques de terre

2) 5 brouettes

4) équipements de protection

5)Pelles ...

Moyens humains:

5 Ouvriers (sous la responsabilité du gestionnaire)

Indicateurs de suivi quantitatifs et qualitatifs:

Quantitatifs:

1)Nombre de briques réalisés en une année

2)Nombre de clients

4)Chiffre d'affaire réalisé

5)Nombre d'accidents de travail

6)Le nombre de soucis techniques

Qualitatifs:

1)Solidité (avis des clients et essais)

2)le type d'accidents

3)le type de soucis techniques

4)le type de clients(chômeurs ou travailleurs) et leur provenance

Viabilité économique et financiere de l'unité BTC:

Nombre de briques fabriquées par jour : 1000

Prix de vente d’une brique : 100Fcfa= 0,15 €

Chiffre d’affaire journalier : 1000x100=100000 Fcfa =152 €

Chiffre d’affaire mensuel : 152 x 20= 2500€

Main d’œuvre journalière : 5 x 5000 Fcfa= 25 000 Fcfa = 38 €

Main d’œuvre mensuelle : 38 x 20 = 760 €

Afin d’améliorer la qualité des BTC, une quantité de ciment de 8 à 10 % sera rajoutée au mélange ce qui représente environ 20 sacs de ciments par mois à raison de 10,65€ (6985,86FCFA) le sac à Makokou soit : 10,65 x 50= 532,5€ (50sacs de ciments achetés/mois).

*les recettes annuelles de cette activité seront reparties de la façon suivante : 50% pour le renforcement du centre de santé et 50% pour l’évolution de l’unité btc.

Conclusion générale sur la viabilité économique et financière :

      D'après notre étude prévisionnelle en pièce jointe,les bénéfices générés par le véhicule de transport,l'unité de btc,la vente de

      médicaments et les consultations sont suffisants pour assurer la viabilité du projet.Toutes les recettes convergeront vers un seul

      compte de gestion qui sera audité chaque mois et placé sous la responsabilité du gestionnaire.

Les recettes seront les suivantes:

Centre de santé: 3600€/An

Unité de BTC: 13296€/an

Véhicule de transport: 2140€/an

Gestion des flux financiers:

Budget prévisionel des projets:

NATURE DEPENSEMONTANT(€)ETATORIGINE RECETTEMONTANT(€)ETAT
Construction   Ressources propres  
charpente1870Attentetournoi foot,tombola...1500 
portes et fenetres2714Attente   
toles et pose2569AttenteFinancements public et privés  
équipement14657AcquisAgence des micro-projets15000 sollicité
fond de roulement1140Attente   
élèctrification solaire (ESF)39862A la charge de ESFElectriciens Sans Frontières39862 
Unité de BTC  Ambassade du Gabon2000 sollicité
achat de presses7405Attente   
materiel de travail500AttenteVille de Belfort(don bus)10000 Acquis
fond de roulement1392AttenteTrophées solidaires5000 sollicité
achéminement vers le gabon500AttenteAHFC(don materiel medical)14657Acquis 
Activité transport  Partenaires locaux  
Véhicule de transport10000AcquisConseil départemental de l'Ivindo1338 sollicité
achéminement vers le gabon4000AttenteMinistère de la santé2143 sollicité
fond de roulement1002Attente   
Suivi-évaluation291Attente   
Divers2098Attente   
      
TOTAL90000€  90000€ 

 Calendrier prévisionnel:

 JUINJUILLETAOUTSEPTEMBREOCTOBRENOVEMBREDECEMBREJANVIERFEVRIERMARSAVRIL
Charpente           
Toiture           
Portes et fenetres           
Envoi du materiel au Gabon           
Installation élèctrique           
Crépissage           
Equipement centre de santé           
Lancement activités centre de santé           
Lancement activité transport           
Lancement activités BTC           

Viabilité sociale et culturelle:

 En 2012, alors que l'idée du projet prenait forme, les autorités villageoises à savoir le Chef de canton, le Chef de regroupement et la cheffe du village Minkwala nous ont adressé un courrier commun pour appuyer et solliciter la réalisation de ce projet. Au fil de l’eau, après de nombreux échanges téléphoniques et présentiels les détails du projet ont été définis. En 2013, lors du lancement des travaux de construction, une réunion de concertation en présence de tout le village a été organisée afin de choisir l'emplacement du centre de santé et le lendemain tout le monde machette à la main participait au désherbage du site et aux travaux de construction. A la fin de notre mission de lancement des travaux le 29/09/2013,un comité de pilotage du projet composé des villageois avait été mis en place pour gérer les travaux en coordination avec l'équipe AIDRA France.

Viabilité politique et règlementaire:

     Toutes les autorités politiques et administratives de la localité ont donné leurs accords pour ce projet notamment: le préfet,le conseil départemental et l'ensemble des chefs de village.Enfin,le projet est soutenu par le ministere de la santé du Gabon (voir courrier en annexe).

      Viabilité environnementale:

Un impact quasi-nul sur l'environnement au regard la taille du projet mais également lié au fait que l'essentiel des matériaux de construction sont fournis localement. A titre d'exemple, les parpaings ont été réalisés sur place par les jeunes du village avec une utilisation d'eau et de sable rigoureuse.

Le petit impact qu'on peut souligner si l'on veut être extrêmement pointu se situe au niveau de la livraison des matériaux de la ville de makokou vers le village par camion pour une distance de 30km.

            Enfin, pour ce qui concerne le traitement de déchets médicaux, cet aspect sera géré par le ministère de la santé conformément aux normes locales et nous veillerons particulièrement à ce que les déchets soient traités dans les normes sans la moindre négligence.

Viabilité technique:

La viabilité technique du projet vient tout d'abord des différentes qualifications des membres AIDRA qui réfléchissent sur le fond et la forme du projet appuyé par l'équipe locale.

En effet, au sein de AIDRA, on retrouve des étudiants-ingénieurs, infirmiers, journalistes...capables d'avoir une réflexion poussée sur un concept appuyé par de nombreuses formations sur le montage des micro-projets organisées par le CERCOOP Franche-Comté.

Par ailleurs, au niveau local, la qualité des partenaires tels que le Conseil départemental de l'ivindo et surtout le ministère de la santé qui fournira le personnel soignant sortant de l'Ecole Nationale de Santé et d'Action Sociale(ENSAS) contribuent fortement à solidifier le projet sur le plan technique.

 Enfin, nous noterons la collaboration avec Électriciens Sans Frontière dans le cadre de l’électrification du centre qui est un atout supplémentaire de viabilité technique.

Suivi-évaluation:

Après sa mise en place, le projet sera piloté par un comité de gestion composé d’un membre AIDRA local également membre de l’association local EME et d’autres personnes issues de la communauté locale.

Pour éviter toute dérive, un comité de surveillance sera mis en place et se réunira une fois par trimestre. Il sera  composé de la façon suivante :

-Président du Conseil départemental

-Président ou représentant AIDRA

-Président de l’association EME

-Chef de village

-Chef de canton

Ce comité passera au peigne fin toute la gestion des activités et prendra des décisions allant dans le sens de la survie du centre de santé. Un contrôleur (se) de gestion fera des visites inopinées et transmettra ses rapports au comité de surveillance qui, en cas d’urgence pourrait se réunir rapidement pour prendre une décision sur la gouvernance.  

Le gestionaire dressera  bilan  mensuel des activités qui comprendra :

-Des photos

-Des rapports d’activités (nombre de patients traites, nombre de personnes transportées, le stock de médicaments, le bilan financier...).

Ce suivi nous permettra de faire une évaluation objective sur les points suivants:

-La pertinence

-L’efficacité

-L’efficience

-La durabilité

-L’impact

 Ce bilan sera envoyé à tous nos partenaires afin qu’ils aient un œil sur le fonctionnement de la structure.

Organigramme:

Etudes d'impacts:

Enquete pre-lançement des activités:

Afin d'avoir une base d'évaluation concrète au regard du manque de données en milieu rural, nous organiserons au mois d'Octobre 2016 une enquête menée par des jeunes étudiants locaux auprès des villageois dans chaque village sur les questions suivantes:

1) Quel est votre âge? Sexe?

2) Etes-vous en parfaite santé? Si non, de quoi souffrez-vous?

3) Quand avez-vous été consulté pour la dernière fois par un médecin? Combien de fois en 3 ans?

4) Comment faites-vous pour vous soigner?

5) Comment trouvez-vous les prix des médicaments? Consultations?

6) En cas de morsure de serpent la nuit, comment faites-vous?

7) Connaissez-vous les attitudes préventives contre le Paludisme, IST-SIDA...?

6) Comment faites vous pour vivre? Quelles sont vos sources de revenus? A combien estimez-vous vos revenus mensuels?

7) Comment faites-vous pour vous déplacer vers la ville? Si en voiture, combien payez-vous? Comment trouvez-vous ce tarif? Quelle est la fréquence de passage d'un véhicule dans le village? Etes-vous satisfait du système de transport?

8) Avez-vous des enfants? Si oui, de quels âges ? Sont-ils en bonne santé? Si non, de quoi souffrent-ils? Sont-ils à jour dans les vaccins ? Avez-vous été à l’hôpital ? Si non pourquoi?

 9) Vos enfants sont-ils scolarisés? Si oui, à combien de km de chez vous? Comment s'y rendent t-ils? Arrivent-ils à l'heure ? Reviennent-ils à midi ? Si non, pourquoi?

Enquete post-lançement des activités (un an après):

1) le nombre de patients traités/mois

-Enfants/âges

-Femmes/âges

-hommes/âges

-le type de pathologie

-l’origine (village)

2) le nombre de médicaments vendus/type

3) le nombre de campagnes de sensibilisation organisées/thématiques

4) le nombre de personnes transportées:

- Élèves

-Autres

5) le nombre de briques de terre réalisées/vendues

6) le nombre de nouvelles constructions en brique de terre encours

 7) Questionnaire trimestriel de satisfaction auprès des villageois

Perspectives:

Après la mise en service du centre de santé, du véhicule de transport et de l'unité de BTC, la prochaine étape consistera à construire un logement pour l'infirmier qui sera logé dans un premier temps dans un logement mis à disposition par le chef de village.

 Nous noterons également la réalisation d'un mini réseau de distribution d'eau dans le village avec le soutien de l'Agence de l'eau et le Conseil Régional de Franche-Comté.Enfin l'électrification  des écoles primaires du village grâce au partenariat mis en place avec Électriciens Sans Frontières.

Activités menées en France:

Depuis 2013, dans le but de promouvoir nos projets, notre association organise et participe chaque année à de nombreuses manifestations comme la semaine de la solidarité internationale.

 Annexes:

Lettre de demande et soutien local.

 Pour nous suivre:

https://www.facebook.com/aidracontact

[email protected]