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Ouïe aux mots, non aux maux !

L'association OrthoFaso est composée d'étudiantes montpelliéraines en orthophonie. Tous les automnes depuis 8 ans, elle se rend un mois sur le terrain burkinabé. Cette année, nous sommes 14 à reprendre le flambeau. Notre but : intervenir auprès des enfants sourds et des personnes bègues, et informer les populations sur ces deux pathologies.

 

Présentation

               

L’association OrthoFaso est composée cette année de 14 étudiantes en troisième année en centre de formation en orthophonie à Montpellier. Nous avons pour projet de partir un mois à l’automne prochain au Burkina Faso, afin de poursuivre les actions menées par les sept équipes précédentes. Nous interviendrons auprès des personnes atteintes de surdité ou de bégaiement, et ce dans les deux plus grandes villes du pays, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

L’équipe de Ouagadougou se rendra au Centre d’Education et de Formation Intégrée des Sourds et des Entendants (CEFISE) et celle de Bobo-Dioulasso à l’Institut des Jeunes Sourds du Faso (IJSF). Aux actions menées dans ces écoles pour enfants sourds s’ajouteront les interventions en lien avec l’association Action Contre le Bégaiement (ACB).

 

Notre action au Burkina Faso s’articulera autour de trois axes majeurs : informer, prévenir, intervenir.

 

Les actions d’information et de prévention se dérouleront par le biais de rencontres et de réunions avec les personnes concernées : les enfants sourds et leur famille ainsi que les enseignants ; les personnes atteintes de bégaiement et leurs proches. Dans le cas de la surdité, nous échangerons sur les difficultés rencontrées au quotidien, et nous conseillerons sur la conduite à tenir pour favoriser l’accès au langage de l’enfant sourd et permettre une meilleure communication. Les réunions sur le bégaiement seront l’occasion d’expliquer ce trouble et de décrire les prises en charge thérapeutiques possibles.

La distribution de plaquettes dinformations et des interventions radiophoniques sur les thèmes du bégaiement et de la surdité sont également prévues.

 

Les interventions orthophoniques se feront de manière individuelle et collective.

Les prises en charge des enfants sourds seront axées sur l’éducation auditive, le travail de l’articulation avec la Méthode Verbo-Tonale et la Dynamique Naturelle de la Parole, et les mouvements de pensée. Des formations à différentes techniques d’oralisation et d’aides à la communication seront proposées aux enseignants des centres.

Les ateliers pour les personnes atteintes de bégaiement leur permettront d’échanger sur leur vécu et leur ressenti face à cette pathologie, mais surtout de rétablir la notion de plaisir de communiquer. Des séances individuelles pourront être proposées en fonction des moyens et du temps dont nous disposerons. 

 

Une rétrospective sera organisée à notre retour en France pour retracer nos actions et sensibiliser de nouveaux étudiants, qui formeront l’équipe suivante et contribueront à la pérennisation du projet.

Toutes nos actions seront menées en gardant à l’esprit que les traces laissées ne doivent pas être éphémères, ni dépendantes de notre présence ponctuelle, mais qu’elles doivent s’enraciner et créer un mouvement dynamique au sein des équipes tout au long de l’année.

 

Origine

 

L'association OrthoFaso a été créée en 2006 à l'initiative de cinq étudiantes de l'école d'orthophonie de Montpellier. Elle a pour objectif la promotion et la gestion de projets d'intervention orthophonique au Burkina Faso.

Le Burkina Faso est l’un des dix pays les moins développés du monde. De par sa situation, ce pays dispense peu d’aides aux personnes atteintes de maladies et de handicaps. Ainsi, malgré un nombre considérable de personnes atteintes de surdité ou de bégaiement, on y compte seulement trois orthophonistes.

Ce projet s’inscrit dans une continuité. Ainsi, chaque année, une nouvelle équipe le reprend et le fait évoluer en fonction des demandes locales. Les porteurs du projet sont des étudiants en quatrième année, dernière année du cursus universitaire, les apprentissages théoriques étant alors achevés.

Les projets précédents ont été des réussites à tous les niveaux, et les structures souhaitent continuer le partenariat avec l’association OrthoFaso. Les témoignages des équipes précédentes nous ont confortées dans notre désir de reprendre l’association et de développer le projet, car il ne prend son sens que dans la pérennité.

 

Objectifs

 

Durant notre mission, nos objectifs seront les suivants :

-          Dresser un état des lieux des moyens de dépistage, de prévention et de prise en charge du bégaiement et de la surdité au Burkina Faso.

-          Poursuivre et approfondir le travail de prévention, d’information et de prise en charge mené par les équipes précédentes auprès des familles, des patients et des intervenants.

-          Aider au développement d’un réseau d’associations et de professionnels dans le domaine de l’orthophonie.

-          Maintenir un échange durable avec les professionnels locaux, échanger nos savoirs.

 

Bénéficiaires

 

Notre intervention se fera auprès des enfants, parents, et enseignants du Centre d’Education et de Formation Intégrée des Sourds et des Entendants (CEFISE) de Ouagadougou et de l’Institut des Jeunes Sourds du Faso (IJSF) de Bobo-Dioulasso.

Nos actions auprès des personnes bègues se feront en lien avec l’association Action Contre le Bégaiement (ACB), dont le président, le Dr Moussa Dao, est un partenaire actif de notre association. Nous souhaitons également utiliser les médias locaux afin d’informer une large population sur le bégaiement et la surdité.

 

Impact sur la cible

 

Le bégaiement est généralement vécu comme une fatalité en Afrique et fait l’objet de superstitions. Les bègues ne disposent donc souvent d’aucun recours thérapeutique et peuvent être victimes d’exclusion.  L’ACB tente avant tout d’apporter une vision nouvelle du bégaiement et cherche à optimiser la prise en charge des personnes qui en souffrent. Les actions menées par les équipes précédentes d’OrthoFaso, en collaboration avec le Docteur Moussa Dao et les membres de l’ACB, ont commencé à faire prendre conscience aux Burkinabés de la nécessité de prendre en charge les personnes bègues sur un plan orthophonique. Les séances de rééducation effectuées les années précédentes ont été très profitables. De plus, les actions d’information et de prévention ont contribué à l’évolution des croyances.

Les actions menées auprès des enfants sourds ont pour but d’affiner leurs perceptions auditives, de développer leur oralisation, et de stimuler leur pensée. Ce travail, associé aux interventions auprès des parents et enseignants, vise à faciliter leur communication au quotidien.   

 

Financements

 

Le budget total de l’action est estimé à 20791 euros pour 14 étudiantes.

Notre projet fonctionne à l’aide d'actions d’autofinancement(organisation de soirées, emballage de cadeaux, tombola, vente de bijoux), de subventions publiques (FSDIE, Faculté de Médecine, CROUS, etc.) et de subventions privées (adhésions à l'association, MAIF, DP Technology Europe, site de financement participatif).

Notre budget finance principalement les frais de voyage, de santé et de logement, nos actions d’autofinancement, et le matériel nécessaire sur place.

 

Budget prévisionnel :

 

Partenaires présents sur place

 

Nous travaillerons aux côtés : des membres de l’ACB et de son président, Moussa Dao ; des enseignants et du directeur de l’IJSF, Salam Ouedraogo ; des enseignants, de la directrice, Thérèse Kafando, et de l’orthophoniste, Justin Dabiré, intervenant au CEFISE.   

 

Différentes phases du projet : calendrier prévisionnel

 

D'octobre 2013 à mai 2014, nous réalisons des actions d’auto-financement : emballages de cadeaux pour les fêtes, tombola, campagne d'adhésion, soirées thématiques, etc. Nous recherchons également des partenaires et des subventions.

D’octobre 2013 à octobre 2014, nous préparons le projet : réunions avec les équipes précédentes, prise de contact avec les centres dans lesquels nous intervenons, rencontres avec différentes associations burkinabè.

Durant l’été 2014, nous suivrons des formations à des techniques de rééducation spécifiques, afin d’approfondir nos connaissances théoriques,

En septembre et octobre 2014, nous préparerons les plaquettes d’informations et le matériel qui sera nécessaire sur place.

L’intervention de l’équipe se fera sur 4 à 5 semaines entre mi-octobre et fin novembre 2014.

Une rétrospective aura lieu dès notre retour en France.

 

Nous sommes conscientes des limites que nous allons rencontrer sur le terrain : nous serons confrontées à une culture très différente de la nôtre, avec ses croyances, ses traditions, ses pratiques.  Nos échanges avec des associations burkinabè nous permettent déjà de nous y préparer. Sur place, nous nous appuierons sur nos capacités d’adaptation et notre sens du contact pour échanger un maximum de savoir avec les personnes que nous rencontrerons, et ce dans le respect de leur altérité.

 

Page Facebook : https://www.facebook.com/orthofaso