Koukouldi C, la promesse d'une nouvelle école.
L’association Echange Afrique Insa (EAI) de l’institut nationale des Sciences appliquées (INSA) de Rennes s’est donnée pour objectif cette année d’offrir aux enfants de la province du Sanguié au Burkina Faso, l’ouverture de nouvelles salles de classes dans la petite école « Koukouldi C ».
L’EAI n’en est pas à son premier projet de solidarité internationale. En effet, notre association a été créée en 1995 par 9 élèves-ingénieurs de l’INSA de Rennes voulant consacrer leur énergie à monter un projet humanitaire pour venir en aide aux populations africaines les plus démunies. Depuis, une nouvelle équipe prend le relais chaque année pour intervenir en Afrique et établir un échange avec le monde africain.
Ainsi, depuis 1995, des nouvelles équipes se sont succédées avec des projets plus diversifiées les uns que les autres :
1996-1997 : Rénovationd’une ancienne maison coloniale à JACQUVILLE, en COTE D’IVOIRE.
Cette maison accueille un centre socioculturel géré par l’association Bretagne-Côte
d’Ivoire.
1998 : Utilisation d’une technique de construction sans bois appliquée à la construction de la case du gardien du dispensaire de ARLIT,au NIGER.
2000 : Construction d’une école à NYENGUE, au CAMEROUN.
2002 : Construction d’une école comprenant trois classes à ZOULA,dans la région du Sanguié au BURKINA FASO
2003 : Construction d’une école de trois classes dans le village de KOUKOULDI, dans la région du Sanguié, au BURKINA FASO
2004 : Construction d’un orphelinat à REO, dans la région de Sanguié, au BURKINA FASO.
2005 : Construction d’une maternité à NABRABOGO, dans la province de Kourweogo, au BURKINA FASO.
2006 : Construction d’un dispensaire à NABRABOGO, dans la province de Kourweogo, au BURKINA FASO
2007 : Construction d’une école à POUN, dans la province du Sanguié, au BURKINA FASO
2008 : Réhabilitation d’une école dans la province de ZIO, au TOGO
2009 : Construction d’un puit ,d’infrastructures sanitaires et d’une dentisterie à Andambalo, à MADAGASCAR
2010 : Réhabilitation de la mini adduction d’eau potable à DANKASSARI, au NIGER.
2011 : Normalisation de l’école de SASSIA, construction de trois salles de classe, dans la région de Sanguié, au BURKINA FASO.
2012 :Normalisation de l’école de Bélianvalsé, construction de trois salles de classe, dans la région de Sanguié, au BURKINA FASO
<!--[if !supportLists]-->I. <!--[endif]-->Contexte
L’objectif du projet 2013 de L’Échange Afrique INSA est de favoriser l’accès à la scolarité des enfants par la construction de nouvelles salles de classe dans la petite école Koukouldi C, situé dans la province du Sanguié au Burkina Faso.
Bref rappel des données socio-économiques récentes permettant de situer le projet dans une problématique plus large.
Le Burkina Faso (République démocratique populaire du Burkina Faso) est un état d’Afrique occidentale enclavé entre le Mali au nord et à l’ouest, le Niger à l’est, le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d’Ivoire au sud. Sa superficie est d’environ 274 200 km2 soit environ la moitié de la France. La capitale du pays est Ouagadougou et les principales villes sont Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ouahugouya, Fada N’Gourma et Dori. Le pays est découpé en 13 régions, 45 provinces soit donc 350 départements partagés en 359 communes et plus de 8000 villages. Le Burkina compte actuellement une population de 16,751 millions d’habitants en 2011, dont 83% est rurale.
L'une des principales préoccupations de ce pays est l'éducation. Selon les sources, le taux d’analphabétisme atteindrait entre 71% et 82% des Burkinabés dont 91% de femmes et 72% d’hommes. Grâce aux efforts du gouvernement mais aussi à l’aide des différentes ONG, le taux de scolarisation au niveau primaire pour la période de 2007 à 2009 était de 64% selon les données statistiques de l'UNICEF. Le système éducatif est calqué sur le système français. Les élèves sont de plus en plus scolarisés, mais les conditions de scolarisation sont très difficiles avec des classes surchargées.
Quels sont les problèmes et les besoins justifiant le projet ?
Pour 2013, l’EAI se rendra pour la deuxième années consécutive dans La ville de Koukouldi.
Koukouldi est située à environ 15 kilomètres de deux villes plus importantes : Réo et Koudougou. Cette ville avait été recensée en 2004 et comptait environ 6000 personnes. Aujourd'hui, elle en compte plus de 10000. Il y a déjà deux écoles, Koukouldi A et Koukouldi B, dont la seconde fut déjà normalisée par l'Echange Afrique INSA en 2004. Cependant, ces écoles sont en sureffectif et une troisième école existe déjà mais sans bâtiment en dur : Koukouldi C. Cette dernière compte 162 élèves répartis actuellement sur deux niveaux (CP1 et CP2) et une partie des élèves a classe dans des paillotes. Koukouldi a donc d'énormes besoins en matière de structures sociales de base. Parmi celles-ci, l'éducation apparaît comme une des plus préoccupantes. En effet, le manque d'infrastructures provoque un fort taux d'échec scolaire car les élèves ne sont pas accueillis dans de bonnes conditions. De plus, l'état du Burkina Faso s'est donné pour objectif de faire passer le taux de scolarisation de 57% en 2006 à 100% en 2015. Mais ce pays a du mal à remplir ses engagements de scolarisation. On peut le voir, chaque année, au nombre d'enfants non scolarisés par faute de place dans les écoles, ou à cause de la non proximité des écoles.
Comment l’analyse des besoins et des problèmes a-t-elle été réalisée ?
A l'échelle du Burkina Faso, il est très facile de se rendre compte des besoins réels. Les statistiques globales (taux de natalité, PIB par habitant, taux de scolarisation au niveau primaire…) justifient à
elles-mêmes le fait que le Burkina Faso soit un des pays les plus soutenus par les ONG et autres associations solidaires. Parmi de nombreux besoins, un des plus préoccupants est l'accès à l'éducation. Notre association étant exclusivement composée d'étudiants, c'est aussi le domaine d'intervention qui nous tient le plus à cœur. Dans un pays tel que le Burkina Faso, les projets de construction d'écoles montés par des associations de solidarité internationale sont peut-être récurrents et parraissent moins "originaux" qu'avant, mais la demande est toujours bien présente et l'efficacité de ce type de projet est incontestable. En ce sens, les retours des projet 2011 et 2012 de l'Echange Afrique Insa (respectivement, construction de 3 nouvelles salles de classe dans le village de Sassia au Burkina Faso et normalisation de l’école de Bélianvalsé) que nous ont donnés nos collègues ont consolidé notre envie d'agir pour l'éducation par la construction d'infrastructures éducatives au Burkina Faso.
Comment ont été identifié les besoins au niveau local ?
Pour faire face à cette situation, les populations de Koukouldi et de ses environs, qui comprennent l'enjeu que représente l'éducation pour leurs enfants, nous ont sollicités par l'intermédiaire de l'AFIDESA, un de nos partenaires, qui soutient déjà plusieurs écoles dans la région du Sanguié. Nous sommes donc rentrés en contact avec l'association des parents d'élèves de Koukouldi C qui sont les plus à même d'établir un bilan de la situation locale.
Quelles solutions ont été envisagées pour répondre à ces besoins ?
Lors de plusieurs échanges avec l'association des parents d'élèves, nous avons donc décidé de réaliser le projet de constuction de l'école de Koukouldi C pour répondre à ces besoins. Ainsi en partenariat avec l'APE, nous allons donc construire trois salles de classe. Cela donnera la chance à plus d'enfants de fréquenter cette école où ils pourront être accueillis dans de meilleures conditions pour recevoir la meilleure éducation possible. De plus, cela permettra de désengorger les écoles environnantes.
En coopération avec les populations du village, Hubert Bazié (le correspondant local de l'AFIDESA au Burkina Faso) nous a permis de consolider le projet qui consistera donc en la construction de trois salles de classe, d'un bureau pour le directeur, d'un magasin (pour la conservation du matériel de l'école) ainsi que des toilettes. En effet, durant notre absence, Hubert Bazié pourra superviser les travaux de l'école car il a déjà été en charge de plusieurs normalisations d'écoles.
La construction de ce bâtiment suivra les normes techniques nationales exigées par le ministère de l'enseignement.
Comment justifier nos choix parmi ces solutions ?
Nous pourrions nous demander si le fait de mettre à disposition ces nouvelles infrastructures pour les enfants est bien nécessaire, car actuellement les enfants non scolarisés aident pour les tâches ménagères de la famille. Il serait possible que, malgré de nouveaux locaux, les enfants continuent à aider leurs parents plutôt que d'aller à l'école. Cet aspect étant difficile pour nous à évaluer, nous nous sommes appuyés sur le fait que la demande vienne de l'ensemble de la population du village et nous avons pris en compte les retours positifs des projets 2011 et 2012. De plus, nous espérons que par la suite, de nouveaux élèves intègrent l'école en grand nombre. Ainsi l'EAI pourrait prochainement avoir un nouveau projet qui serait la normalisation de cette école (une école normale au Burkina est composée de 6 classes).
D'autre part, nous pensons qu'agir pour les enfants est sans doute à long terme ce qui contribuera le plus à développer et dynamiser le village.
<!--[if !supportLists]-->II. <!--[endif]-->Partenaires
<!--[if !supportLists]-->a) <!--[endif]-->L’AFIDESA
L’association AFIDESA, Association finistérienne pour le développement dans la province du Sanguié au Burkina Faso, a été créée en 1980. C’ est une association qui affiche la volonté de poursuivre son soutien à des réalisations concrètes pour l’épanouissement des populations de la province du Sanguié.
C’est une association de solidarité internationale qui s’est fixé deux objectifs :
<!--[if !supportLists]-->- - <!--[endif]-->Eduquer au développement et à la solidarité internationale les habitants du Finistère, notamment les élèves de l’enseignement primaire et secondaire.
- <!--[endif]-->Contribuer au développement de la province du Sanguié au Burkina Faso
Un permanent burkinabé salarié de l’association assure le suivi des divers projets réalisés par l’association au Sanguié et en rend compte à la délégation française qui se rend tous les ans au Burkina Faso. Ce correspondant local, Hubert Bazié, est donc celui avec qui nous allons être en contact lors de notre séjour.
L’association intervient dans de nombreux domaines, en lien avec les autorités locales et à la demande des villageois : les écoles, l’agriculture, les groupements féminins et la santé.
<!--[if !supportLists]-->b) <!--[endif]-->Partenaires locaux
Brève présentation du partenaire.
Notre partenaire local est l'association des parents d'élèves de l'école de Koukouldi C (APE). Cette structure a pour objectif d'améliorer les conditions de vie scolaire. L'association des parents d'élèves est une association constituée d'une dizaine de membres. Ils mènent différentes actions au sein de l'école. Tout d'abord, ils réalisent des campagnes de prévention auprès des élèves pour les sensibiliser sur les thématiques de la santé mais aussi de l'importance de l'école. Ils réalisent également des jardins potagers près de l'école de Koukouldi C pour nourrir les enfants lors du déjeuner.
Comment ce partenaire est t-il impliqué dans le projet ?
<!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->Au niveau de la demande ?
La demande de construire une école à Koukouldi vient des habitants et en particulier des parents d'élèves. En effet, l'école n'a pas de bâtiment fixe ce qui génère une difficulté importante pour les élèves à suivre les cours correctement. L'association des parents d'élèves nous a donc soumis le projet de construction de l'école de Koukouldi C. Notre équipe a donc étudié le projet pour le rendre fiable et réalisable. Puis, nous avons donc créé le partenariat avec l'association des parents d'élèves pour réaliser le projet.
<!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->Au niveau de la conception du projet ?
Notre partenaire est impliqué tout au long de la conception du projet. Lors de la construction de l'école, les populations locales et les parents d'élèves participeront activement à la réalisation des travaux. Ils seront, au même titre que nous, bénévoles sur le chantier. Avant notre arrivée, les familles du village devront préparer les briques qui serviront lors du montage des murs. Hubert Bazié supervisera l'ensemble des travaux.
<!--[if !supportLists]-->- <!--[endif]-->Au niveau du suivi du projet ?
Le partenaire est très impliqué dans le suivi, aussi bien avant et après la réalisation du projet. Tout au long de l'année, nous faisons avec l'assocation des parents d'élèves, des réevaluations du projet de manière à diminuer les coûts et assurer la fiabilité du projet. L'APE sera aussi là pour assurer le suivi lorsque les travaux seront finis. En effet, c'est eux qui suivront le développement de l'école de Koukouldi C.
<!--[if !supportLists]-->III. <!--[endif]-->Bénéficiaires du projet
Nature et nombre de personnes bénéficiant directement et indirectement du projet :
Le projet de construction de l’école de Koukouldi C a pour principal objectif de désengorger les écoles de Koukouldi A et de Poun aux effectifs « pléthoriques » mais aussi d'améliorer les conditions de scolarisation des élèves de Koukouldi C. Cette action bénéficiera directement, ou indirectement, à l'ensemble de la population du village :
- Enfants actuellement scolarisés dans Koukouldi C du CP1 au CP2 (bénéficiaires directs) : leur offrir de meilleures conditions de travail au quotidien, faire baisser l’absentéisme et ainsi contribuer à leur réussite scolaire.
- Enfants actuellement non scolarisés faute de place disponible dans les salles de classe (bénéficaires directs) : leur donner la possibilité de jouir de leur droit à l'éducation dès la rentrée scolaire 2013. En effet, actuellement (en 2012-2013) l'école compte deux classes CP1 et CP2. Lors de la rentrée prochaine, une nouvelle classe de CP1 sera ouverte puisque les enfants actuellement dans l'école seront donc en CP2 et CE1 lors de la rentrée 2013. Ainsi, l'école pourra accueillir plus de 80 nouveaux élèves. De plus, l'effectif des classes de CP2 et CE1 sera augmenté grâce à de meilleures conditions de scolarisation.
- Enseignants (bénéficaires directs) : pour trois niveaux scolaires différents (CP1, CP2, CE1). Chaque enseignant pourra bénéficier de meilleures conditions de travail, n’avoir en charge plus qu’un niveau scolaire, et ainsi en profiter pour dispenser des cours plus adaptés à celui-ci.
- Ensemble des parents d'élèves de Koukouldi C et les populations environnantes (bénéficaires indirects) : ayant compris que le développement et l'avenir de leur ville ne repose que sur la scolarisation de leurs enfants, ce sont eux qui ont fait appel à l'EAI par l'intermédiare de l'AFIDESA pour la réalisation du projet. A court terme, la concrétisation de cette action permettra d'augmenter le taux de réussite scolaire à Koukouldi et portera le taux de scolarisation à 100%. Aussi, cela devrait dynamiser le village et permettra peut-être à long terme de lui donner un autre visage.
Quelle est l’implication des bénéficiaires du projet ?
Les enfants, les bénéficiaires directs du projet, ne pourront pas participer à la construction du fait de leur jeune âge. Ce sont donc leurs parents qui nous aideront à construire l'école.
Les enseignants sont eux aussi très impliqués dans le projet. En effet, en étroite collaboration avec l'association des parents d'élèves mais aussi avec l'AFIDESA et l'EAI, ils sont à l'origine du projet. C'est eux qui sont les plus à même de connaître les besoins des élèves pour améliorer leur conditions de scolarisation. De plus, les enseignants seront présent pendant toute la construction de l'école. Pour finir, ils nous donneront une aide non négligeable lors des activités de prévention des élèves.
Les parents d'élèves, en compagnie de Hubert Bazié, ont aidé à élaborer le projet. En effet, ce sont eux qui nous ont permis d'estimer le projet. De plus, ils ré-évaluent régulièrement le projet tout au long de l'année. Nous serons accueillis par les populations du village de Koukouldi qui fourniront aussi les agrégats nécessaires composés de sable, graviers, moellons, ainsi que la main d’œuvre quotidienne nécessaire à la réalisation des travaux de construction.
<!--[if !supportLists]-->IV. <!--[endif]-->Objectif du projet
Objectif général :
Contribuer à l’amélioration du taux de scolarisation par la construction d'une école de 3 classes à Koukouldi C. Ce projet s'inscrit dans la politique gouvernementale Burkinabée dont l'objectif est d'atteindre un taux de scolarisation de 100% d'ici à 2015 (57% en 2006).
Objectifs spécifiques :
Nos objectifs spécifiques sont l'amélioration des conditions de scolarisation des élèves de Koukouldi C, l'augmentation du taux de scolarisation des élèves de Koukouldi et la sensibilisation des élèves de Koukouldi C au traitement des déchets.
<!--[if !supportLists]-->V. <!--[endif]-->Logique d’intervention : description des activités et des résultats attendus
Activités :
<!--[if !supportLists]-->1. 1. <!--[endif]-->En France avant notre arrivée : préparation du projet, prise de contact avec notre partenaire local, démarches administratives, participation à différents évènements pour récolter des fonds et faire connaitre l'association, recherche de financements.
<!--[if !supportLists]-->2. <!--[endif]-->Au Burkina, avant notre arrivée : l'APE en étroite collaboration avec Hubert et l'AFIDESA préparent les différentes démarches administratives, informent les autorités locales de notre arrivée et du projet mais aussi la population. Les familles devront au préalable préparer les parpaings. Avant notre arrivée, les fondations seront aussi commencées.
<!--[if !supportLists]-->3. <!--[endif]-->Pendant le séjour : construire le nouveau bâtiment comprenant les 3 salles de classe et le magasin d'entrepôt en s'efforçant de suivre le planning prévisionnel.
<!--[if !supportLists]-->4. <!--[endif]-->Proposer des ateliers de sensibilisation et d'échanges sur les thèmes du jeu et du recyclage des déchets. Eventuellement élaborer d'autres ateliers sur les conditions de scolarisation des élèves français pour ainsi faire découvrir les coutumes françaises. De notre côté, nous participerons à des formations liées à ce type de sensibilisation pour être à même de proposer des animations de qualité sur place.
<!--[if !supportLists]-->5. <!--[endif]-->De retour en France, faire partager notre expérience au travers de diverses expositions. Continuer à communiquer sur les besoins des populations burkinabées, notamment auprès d'élèves d'écoles primaires, mais aussi d'étudiants. Aider la prochaine équipe de l'Echange Afrique INSA, et leur donner l'envie d'aller au bout de leur projet.
Résultats attendus :
<!--[if !supportLists]-->1. 1. <!--[endif]-->Réunir les fonds nécessaires à la concrétisation du projet. Préparer du mieux possible le séjour en échangeant avec notre partenaire, l'APE. Assurer le suivi avec l'AFIDESA qui soutiendra l'école.
<!--[if !supportLists]-->2. 2. <!--[endif]-->Faire que le projet soit en conformité avec l'administration burkinabée. S'assurer que les populations soient bien informées et concernées par le projet. Les travaux seront commencés juste avant l'arrivée de l'EAI.
<!--[if !supportLists]-->3. 3. <!--[endif]-->Chantier terminé ou presque à notre départ de manière à ce que les locaux soient prêts pour la rentrée scolaire 2013.
<!--[if !supportLists]-->4. 4. <!--[endif]-->Obtenir une bonne participation des élèves (70%) pour que ces sensibilisations aient un impact positif.
5.<!--[endif]-->Sensibilisation des jeunes Rennais aux situations que vivent les jeunes de leur âge au Burkina Faso et aux besoins des populations locales. Transmettre l'envie de réaliser un projet de solidarité internationale.
Indicateurs de suivi :
<!--[if !supportLists]-->1. 1. <!--[endif]-->Evaluation à mi-parcours du projet, mise à jour du budget prévisionnel toutes les deux semaines mais aussi réunion hebdomadaire avec toute l'équipe pour être capable de se positionner sur l'avancement du projet.
<!--[if !supportLists]-->2. 2. <!--[endif]-->Contact régulier avec l'APE et Hubert Bazié pour être informé des avancées burkinabées.
<!--[if !supportLists]-->3. 3. <!--[endif]-->Mise en place d'un planning réel et réajustement de celui-ci sur place.
<!--[if !supportLists]-->4. 4. <!--[endif]-->Retour des parents d'élèves sur ce que les enfants ont appris, et retenu de ces sensibilisations.
<!--[if !supportLists]-->5. 5. <!--[endif]-->Retour des différentes personnes sensibilisées. Projet mené par une nouvelle équipe de l'EAI l'année prochaine.
<!--[if !supportLists]-->VI. <!--[endif]-->Planning du projet
Le projet a debuté en Septembre 2012 et se terminera en Septembre 2013.
Voir planning de l'année
calendrier des actions
Planning des travaux sur place
<!--[if !supportLists]-->VII. <!--[endif]-->Moyens humains, techniques et financiers à mettre en oeuvre pour atteindre les objectifs
Moyens Humains :
<!--[if !supportLists]-->• <!--[endif]-->les 12 membres de l'association Echange Afrique Insa
<!--[if !supportLists]-->• <!--[endif]-->l'association AFIDESA
C’est une association qui éduque au développement et à la solidarité internationale les habitants du Finistère, et qui contribue au développement de la province du Sanguié au Burkina Faso. Sur place, elle sera responsable de la coordination, du suivi et du bon déroulement des travaux de construction des salles de classe. Pour ce faire, les démarches administratives auprès des autorités, l’animation et la sensibilisation des populations à la réussite du projet seront de son ressort.
<!--[if !supportLists]-->• <!--[endif]-->La Direction Provinciale de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation du Sanguié
Elle suivra le projet de construction de l’école et s’engagera une fois la construction terminée à faire fonctionner l’école par l’affectation de nouveaux instituteurs ; deux instituteurs supplémentaires ont déjà été affectés.
<!--[if !supportLists]-->• <!--[endif]-->Les populations du village de Koukouldi qui vont donner de leur temps et de leur énergie pour la construction de l’école Koukouldi C. Ils vont directement participer bénévolement à la construction de l’école en tant que main d’oeuvre sur le chantier (environ une centaine de participants).
<!--[if !supportLists]-->• <!--[endif]-->Les Autorités Communales et la Préfecture de Tenado
Le village de Koukouldi relève administrativement du département de Ténado. A ce titre, les autorités communales et la préfecture faciliteront le bon déroulement du projet par un appui administratif et par des visites de terrains.
<!--[if !supportLists]-->• <!--[endif]-->Les Autres Partenaires :
Les Autorités Coutumières du village de Koukouldi ; Le Conseil Villageois de Développement (CVD) de Koukouldi ; L’Inspection de la circonscription d’éducation de Ténado ; le Directeur, les enseignants et le bureau des parents d’élèves de l’école Koukouldi C ; Les groupements villageois féminins, masculins du village.
Moyens techniques :
Matériaux naturels, matériaux de gros œuvre, matériaux de toiture, divers matériaux pour la construction (voir budget prévisionnel complet)… Ces matériaux seront financés par l'EAI puis achetés auprès des distributeurs locaux et transportés jusqu'au village.
Moyens financiers :
L'EAI (Echange Afrique Insa) s'engage à réunir les fonds au cours de l'année scolaire 2012-2013 à hauteur de 30 000 euros. Chaque membre de l'association effectue un don qui vise à couvrir entièrement ses frais de voyage (billets d'avion, visa, traitement anti-palludisme, hébergement et transport local) et agit donc de manière totalement bénévole. Nous réalisons donc des dossiers de demande de subvention ainsi que des bourses auprès d’organismes privés et publics et nous sollicitions les dons de particuliers qui sont bien entendu déductibles des impôts mais aussi les dons d’entreprises assujetties à la taxe d’apprentissage.
Nous tenons également un stand de restauration lors de différents évènements organisés au sein de notre école.
Durant la période des fêtes de Noel, nous tenons un stand d’emballage de paquets cadeaux dans un centre commerciale.
Pour finir, nous sollicitons la participation de notre école l’INSA de Rennes sur le plan financier mais aussi matériel.
<!--[if !supportLists]-->VIII. <!--[endif]-->Viabilité du projet / suivi / contrôle
Quelles sont les conditions à réunir pour que le projet réussisse ?
Du point de vue financier, nous avons besoin de réunir tous les fonds nécessaires à l'achat des matériaux pour la construction. Sur le plan technique, il faut que la population locale s'approprie le projet. C'est à eux de préparer le chantier, leur participation est donc indispensable au bon déroulement du projet. Ainsi, le rôle de l'Association des Parents d'Élèves est essentiel au bon déroulement du projet.
Au niveau de l'organisation, nous travaillons tout au long de l'année pour rester en contact avec les personnes qui vont nous accueillir pendant près de six semaines. Nous communiquons régulièrement avec notre partenaire l'APE pour qu' il prépare le projet sur place. Nous sommes aussi régulièrement en contact avec l'Afidesa, notre autre partenaire qui nous aide a régler toutes les démarches administratives avant notre voyage. De plus, pour que le projet soit viable, il faut un réel suivi après le retrait de l'EAI. C'est pourquoi nous nous sommes associés avec l'AFIDESA qui est une association partenaire avec l'école de Koukouldi C. Ainsi, l'AFIDESA s'assurera du suivi de projet à long terme.
Le plus important pour nous est d'instaurer un réel échange avec la population. Nous ne voulons pas nous cantoner au rôle de constructeur ou celui de bailleur de fonds.
Comment envisageons-nous le désengagement de l’EAI avec les locaux de Koukouldi ?
Le fonctionnement de notre association est tel que, de part nos études, les membres et le bureau sont renouvelés tous les ans. En général, chaque équipe choisit puis prépare pendant l'année un projet qui lui tient à cœur jusqu'à sa réalisation sur le terrain, avant de laisser sa place à l'équipe qui lui succède avec un nouveau projet. Le problème qui en résulte et qui nous est parfois reproché, est celui de la pérennité de nos projets. En effet, nous ne pouvons pas assurer nous-même le suivi à long terme, pour évaluer sa réussite et son impact après quelques années.
Un de nos objectifs cette année fut donc de remédier à ce problème. En effet, l'EAI a rencontré quelques problèmes avec son précèdent partenaire, l'association Nowon, pour assurer un projet viable.
En choisissant de travailler avec l'AFIDESA, nous assurons l'avenir de l'école de Koukouldi C puisque l'association finistérienne est partenaire de nombreuses écoles de la province du Sanguié et une délégation se rend régulièrement sur place pour s'assurer que tout se déroule bien. De plus, Hubert Bazié, leur correspondant local se rend régulièrement dans les écoles partenaires de l'AFIDESA pour faire le bilan global de ces dernières : manque de matériel, problèmes…Ainsi l'AFIDESA s'occupe de l'achat du matériel, des fournitures scolaires et de l'équipement en mobilier scolaire mais aussi de diverses réparations. Cette dernière aura donc comme partenaire l'école de Koukouldi C et permettra un suivi à long terme de notre projet.
Quels moyens seront mis en oeuvre pour suivre la réalisation du projet ?
Nous communiquons régulièrement avec l'association des parents d'élèves de Koukouldi C, mais également, avec le correspondant local de l'AFIDESA, Hubert Bazié.
Nous avons décidé de faire plusieurs évaluations du projet tout au long de l'année.
En septembre 2012, à la réception de notre projet, nous avons évalué ce dernier, puis établi un planning prévisionnel sur toute l'année.
Durant l'année, nous avons fait ré-évaluer, en étroite colaboration avec l'APE et l'AFIDESA, l'avancement du projet pour ainsi ajuster le planning du projet. Nous ferons de même lorsque nous serons sur place.
Quels sont les indicateurs de suivi choisi ?
Les indicateurs de suivi pour notre projet sont :
- la date de fin des travaux pour la mise à disposition des nouveaux locaux à l'école (objectif : avant la rentrée scolaire 2013)
- le taux de participation à nos sensibilisations (objectif : 70%)
- l'évolution du taux de scolarisation à Koukouldi C au fil des années (objectif : augmentation de 20% à court terme)
- la diminution du taux d'échec scolaire à Koukouldi C
<!--[if !supportLists]-->IX. <!--[endif]-->Evaluation
Quels moyens comptons-nous utiliser pour évaluer notre projet ?
L'évaluation de notre projet pourra être divisée en trois parties.
La première concerne la phase de préparation du projet (recherche de financement, opérations de récolte de fonds, démarches administratives, organisation au cours de l'année, communication sur notre projet…). Cette partie est déterminante pour la concrétisation du projet. Il y aura donc une part d'auto-évaluation de la phase de préparation du projet. Aussi, les différentes personnes (spécialisées en solidarité internationale, dans le monde associatif, dans la recherche de financements…) que nous rencontrons au cours de l'année peuvent émettre quelques critiques au niveau de la mise en place de notre projet. Ces retours permettront de nous aiguiller dans nos choix pour ne pas faire les mêmes erreurs par la suite et en faire part à l'équipe 2014 qui nous succèdera.
Ensuite, la seconde phase d'évaluation portera sur le projet en tant que tel, c'est-à-dire la construction de l'école de Koukouldi et notre séjour sur place. Pendant la période du séjour, nous évaluerons régulièrement l'avancée du chantier par rapport à ce qui était prévu (planning prévisionnel et budget prévisionnel), et essaierons de nous rendre compte des améliorations à apporter à nos ateliers de sensibilisation. Cette phase d'évaluation sera effectuée aussi bien par l'équipe que par les populations locales.
Après notre séjour, l'AFIDESA est chargée du suivi du projet au fil des années. Nous sommes en contact régulier avec cette association (ce qui aurait été plus compliqué avec notre ancien partenaire) qui pourra donc nous faire part des évolutions notables sur place en lien avec le projet réalisé au cours de l'été 2013. L'AFIDESA se déplace régulièrement sur place pour être informée des besoins des populations locales et ne manquera pas de prendre soin du projet qui nous tient à cœur.
Quels critères vont permettre d’évaluer notre projet ?
Pendant la période du séjour, nous évaluerons régulièrement l'avancée du chantier par rapport à ce qui était prévu (planning prévisionnel et budget prévisionnel) et essaierons de nous rendre compte des améliorations à apporter à nos ateliers de sensibilisation pour les futurs membres de notre association.
Notre deuxième critère sera les différents taux de scolarisation avant et après la construction de l'école. Ce critère sera un bon indicateur de la répercussion de notre projet.
<!--[if !supportLists]-->X. <!--[endif]-->Education au développement
Quelles actions l’ont va mener en 2013 pour sensibiliser le public à notre projet et aux problématiques des pays en voie de développement ?
A partir d'octobre 2012 :
Lors des différents évènements étudiants organisés par l'INSA de Rennes (festival Rock'n Solex, Gala de l'INSA, Insalan, Portes ouvertes, festival Un des Sens, Concerts, tournois sportifs…), nous tiendrons notre traditionnel stand de restauration "galette-saucisse" et nous en profiterons pour communiquer autour de notre projet. En effet, le fait de faire des animations ou de la vente permet de sensibiliser plus de personnes que si nous mettions juste un stand car cela permet d'engager la conversation.
Nous allons également nous déplacer dans plusieurs écoles de la région pour faire des ateliers avec les plus jeunes et les sensibiliser aux problématiques actuelles. Nous interviendrons avant et après notre voyage pour créer des échanges Nord-Sud mais aussi Sud-Nord. En effet, nous aimerions mettre en place des activités que nous préparerons avec les élèves burkinabés puis que nous utiliserons par la suite dans les écoles françaises. Nous allons donc sensibiliser les élèves des lycées de Cesson et de Rennes à la solidarité internationale mais aussi à l'éducation au développement. Dans une école primaire de Rennes, nous aimerions créer un échange avec les élèves de l'école de Koukouldi C. En effet, nous aimerions créer des jeux avec les élèves français pour réaliser une journée type des élèves français et ainsi faire découvrir ces vidéos aux enfants burkinabés. Puis nous ferons de meme avec les élèves burkinabés pour faire découvrir les coutumes locales aux enfants français. Nous pensons que ces jeux éducatifs pourront faire réfléchir les élèves au sujet de l'éducation dans les différents pays Nord/Sud.
Lors du festival Rock'n Solex, nous profiterons des journées pour animer des jeux sur le thème de la solidarité internationale et de l'éducation.
Pendant la période des fêtes (fin novembre et décembre 2012), nous avons réalisé une action papiers cadeaux en grande surface (CASA à Cap Malo) qui fut un succès et nous a aussi permis de présenter notre association et notre projet 2013 à de nombreux Rennais.
Aussi, à notre retour, nous réaliserons des expositions dans des locaux tels que ceux de l'INSA de Rennes, de l'Université de Rennes 1 et éventuellement au 4Bis.
De part toutes les formations auxquelles nous participons à Rennes (organisées par Etudiants & Développement, la MIR, Animafac, le BREI…), nous échangeons sur notre projet et nous nous faisons connaître par les autres associations locales (étudiantes ou non)
<!--[if !supportLists]-->XI. <!--[endif]-->Tableau financier, dépenses-recettes
Voir le budget prévisionnel (pièce jointe).
<!--[if !supportLists]-->XII. <!--[endif]-->Caractère innovant / apport du projet
Caractère innovant de notre démarche ? répondant aux OMD ?
La démarche est innovante en ce sens ou un groupe d'étudiants français, en école d'ingénieur, va transpirer sur le terrain en construisant, pierre par pierre, une salle de classe pour des enfants
africains dépourvus de moyens éducatifs. Nous allons mettre la main à la pâte. Ce sont nos bras qui vont construire, ce qui nous changera de nos salles de classe où nous demandons à nos méninges de travailler.Nous serons des bâtisseurs. Quelle noble besogne. Cette intervention est concrète, nous laisserons une construction derrière nous.
Ce n'est pas éphémère car lorsque nous partirons, les enfants feront vivre notre travail en étudiant sous un toit qui les protégera du soleil, de la pluie et de la poussière. Notre projet répond aux OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement) en plusieurs points : - objectif 2 : assurer à tous l'éducation primaire Une salle de classe pour étudier, c'est le minimum requis pour une école. - objectif 3 : autonomisation des femmes Les femmes ne peuvent acquérir de l'autonomie que par l'éducation, clef de l'indépendance, d'une certaine liberté et du mieux vivre. - objectif 4 : améliorer la santé Là aussi, la santé passe par l'éducation, c'est primordial. Notre projet est non seulement innovant mais totalement en phase avec les OMD.
Quelles expériences et compétences acquises individuelles et collectives ? Témoignez de votre expérience !
en m'inscrivant dans ce projet j'ai voulu donner de ma personne utilement et de façon totalement altruiste. D'abord j'ai appris à composer avec mes camarades. Les tâches sont réparties et chacun a un rôle à jouer, une fonction à remplir (je suis responsable subventions).
Nous avons appris à partager, à discuter, à gérer notre temps (organisation de réunions), à être tolérant vis à vis de celui qui ne répond pas toujours à nos attentes, à nous soutenir (si l'un montre des signes de fatigues et/ou de découragement). Bref, j'ai surtout appris à travailler et réfléchir en équipe. J'ai appris à prendre la parole en groupe afin d'exposer mon point de vue,j'ai appris à défendre ce point de vue s'il est discuté, j'ai appris à accepter la décision de la majorité même si individuellement je n'adhérais pas à 100 %. J'ai également appris à donner de mon temps dans un travail de vente de pizzas, d'emballage de cadeaux, ...., même si parfois ce précieux temps me manquait pour étudier avant un DS.
J'ai surtout appris à gérer mes priorités. Je sais que ce n'est pas fini mais j'ai tellement hâte de partir sur le terrain, je pense que ce sera une expérience inoubliable et extraordinaire.







