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Kampuchea Souriya 2014

Bonjour,

 Nous sommes 12 étudiants en première année de l'Ecole Centrale Paris membres de l'association Kampuchea Souriya. Créée il y a treize ans, cette association a pour but de venir en aide aux populations rurales du Cambodge. Pour cela, nous avons un partenaire local, Caritas Cambodia et notre relais en France est le Secours Catholique

Kampuchea Souriya, "Soleil du Cambodge" en Khmer est une association loi 1901 créée en 2000 et reconnue d'intérêt général depuis 2008.Elle est composée par douze étudiants de l'Ecole Centrale Paris et elle a pour but de venir en aide aux populations rurales cambodgiennes. 

 

Cette association fut créée à la demande du Secours Catholique pour former un groupe volontaire de jeunes pour aider au développement du Cambodge avec Caritas. En plus de subvenir à des besoins matériels et organisationnels, Caritas essaye de responsabiliser les villageois qui portent encore les stigmates d'un passé Khmer Rouge interdisant toute initiative personnelle.

Avant notre départ, l'association entretient des relations avec Caritas Cambodge afin de connaitre les besoins et du coup les projets nécessaires à réaliser dans différents villages. Ceci permet aux membres de préparer le travail en amont et notamment le matériel nécessaire.

 

Pendant l'année, nous recherchons des fonds pour pouvoir réaliser nos différents projets. L’argent récolté servira intégralement à financer les projets sur place. Les billets d'avions, les vaccins et les visas seront payés par les différents membres de l'association.

 

 

 

Présentation du projet

 

Contexte du projet

Nous nous rendrons dans quatre villes du Cambodge, d’où nous rayonnerons dans les zones rurales des provinces correspondantes pour effectuer nos chantiers.

- Kampong Cham est la capitale de la province éponyme la plus peuplée du Cambodge, avec 1,6 million d’habitants. Elle se situe sur la rive droite du Mékong, l’un des deux fleuves du Cambodge. (Tonlé Thom en Khmer, littéralement : Grande Rivière)

- Kampong Thom est l’une des dix plus grandes villes du pays, capitale d’une province de plus de 600 000 habitants qui borde le Lac du Tonlé Sap (second fleuve du Cambodge, traduit littéralement : Rivière d’Eau Fraiche))

    - Kandal est la province qui entoure Phnom Penh, sans l’inclure. Elle est, capitale mise à part, la province la plus densément peuplée du Cambodge, avec environ 350 hab/km². Sa capitale est Ta Khmau.

- Battambang est la deuxième ville du Cambodge, avec plus de 250 000 habitants. Au nord-ouest du pays, sa province borde la rive nord du Lac Tonlé Sap.

 

Au Cambodge, l’agriculture représente encore 57,6% de la population active et bien que le pays connaisse depuis les années 1990 une croissance moyenne de 10%, son PIB est encore à peine du niveau de certains pays d’Afrique Sub-Saharienne. La culture principale est bien entendue le riz, dans un pays assez bas où une grand partie du territoire se situe en dessous du niveau des deux fleuves. A titre d’exemple, le lac Tonlé Sap voit sa superficie multipliée par 30 lors de la saison des pluies, inondant alors une vaste plaine.

L’absence d’un réel système de santé combiné au manque d’un réseau de distribution d’eau entraine des conditions sanitaires déplorables et souvent insalubres. Le taux de mortalité infantile était ainsi de près de 50 en 2010 et l’espérance de vie de 62 ans.

 

Mais les pires chiffres sont peut-être ceux de l’éducation, avec un taux d’alphabétisation de seulement 73,6%, héritage de l’époque communiste (le Cambodge est encore communiste mais modéré !) où les élites du pays furent massacrées. Ce lourd fardeau retarde considérablement la croissance du pays.

 

Résultats attendus

Nous souhaitons tenter de répondre aux besoins communiqués par Caritas pour aider les populations locales à acquérir une autonomie alimentaire, notamment par rapport aux aléas climatiques de la région et aux crues.

C’est en ce sens que nous allons construire des abris à champignons, des silos à riz et des puits munis de systèmes de pompes pour permettre un stockage de l’eau sans risque de contamination. Une distribution de l’eau efficace étant également cruciale pour le long terme, nous allons participer à la construction de viaducs élémentaires pour relier des sources aux cultures, ainsi qu’à la réparation de pompes au niveau des puits. Caritas souhaite également que nous travaillons sur le renforcement de certaines infrastructures usées par le temps et les intempéries fréquentes : le but est donc de permettre aux populations locales de protéger leurs récoltes et d’être capables de les utiliser et de vivre dans de meilleures conditions, quel que soit le climat.

Dans quelques régions, nous devront également participer au développement de nouvelles techniques agricoles qui découragent l’usage d’engrais chimiques et l’utilisation de volumes abusifs d’eau. Là encore, nous souhaitons encourager l’autonomie des populations locales en leur aidant à augmenter leurs rendements, permettant alors à leurs enfants de passer moins de temps dans les champs, et plus à l’école.

Nous espérons ainsi pouvoir répondre aux besoins identifiés par Caritas pour rendre les habitants et les pratiques agricoles efficaces et autosuffisantes.

 

Actions prévues    

Notre équipe sera divisée en quatre groupes afin d’opérer dans les quatre régions visées ; les activités prévues dépendent des besoins locaux identifiés par Caritas tout au long de l’année : nous vous présentons ici de manière succincte les différents travaux que nous devrons réaliser.

Dans certains villages, nous devront effectuer des travaux visant à aider les populations locales vis-à-vis des risques et aléas naturels courants de la région. Pour ce faire, nous devrons contribuer à la construction de greniers à riz et d’abris à champignons pour protéger les récoltes lors d’inondations. Nous travaillerons également sur l’élaboration de viaducs élémentaires reliant des sources aux plantations, et sur la construction de puits munis de pompes pour permettre l’accès à une eau saine accessible en période de sécheresse.

Des travaux de maintenance d’infrastructures nous ont également été communiqués : nous devrons contribuer à la réparation de sanitaires, de systèmes de pompes au niveau des puits, et établir un renforcement structurel d’habitations usées par le temps et les intempéries.

         Nous devrons aussi aider à développer de nouvelles techniques agricoles qui découragent l’usage d’engrais chimiques et un usage abusif des ressources en eau. C’est ainsi que nous aiderons à développer la mise en application d’une méthode de plantation de riz américaine introduite récemment dans les VDA. Cette méthode, dite SRI (pour System of Rice Intensification) repose sur une irrigation limitée, une plantation anticipée et un enrichissement du sol en parallèle pour permettre trois récoltes par an, ainsi qu’une culture de légumes en contre saison sans l’utilisation d’engrais chimiques. Certains membres œuvront également à la fabrication de composts naturels, et à l’application concrète des techniques en rizières.

         Nous avons aussi été demandés de chercher des méthodes de sensibilisation sur l’hygiène, sur l’importance d’utiliser une eau saine et sur les risques liés à la contamination des puits, ou à la présence de bassin d’eau stagnante à proximité des habitations. Ce projet nous a cependant été présenté comme étant plus l’ébauche d’un travail à poursuivre dans les années suivantes.

 

Budget du projet:

Le budget total du projet se lève à 30 520 euros ; Les dépenses liées à notre projet peuvent être divisées en deux parties :

                   - les dépenses entièrement amorties par les membres de l’équipe : chaque membre paie son billet d’avion, ses vaccins, les visas nécessaires ; l’ensemble correspond à 11 600 euros.

 

                   - les dépenses liées à l’exécution même du projet, revenant à 18 920 euros. Nous détaillons par la suite la nature de celles-ci.

 

Elles sont constituées de :

         - frais sur place, regroupant l’achat de nourriture et les frais de transport entre les différents VDA

         - frais d’hébergement : nous avons choisi cette année de rester le plus près possible des chantiers (au sein même des VDA si possible) pour réduire ces dépenses, et ne pas avoir à perdre du temps en se déplaçant entre les villes et les villages

         - frais de communication : lors de la première semaine, nous prendrons des cours de Khmer pour être capable de communiquer un minimum avec les populations locales, sur le terrain

         - un don annuel à Caritas qui permet d’amortir l’achat de matériel et les coûts logistiques des différents travaux. Ce don est essentiel à l’association et nous permet de soutenir concrètement l’action de Caritas

         - des frais divers couvrant les frais de virements internationaux notamment.