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Agriculture urbaine au Sénégal

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Cet été, les neuf étudiants de l’association AYEM partiront au Sénégal pendant deux mois dans le cadre du projet de coopération décentralisée entre les villes de Thiès (Sénégal) et de Cergy (95). Notre mission porte sur l'évaluation d'un projet de développement de l'agriculture urbaine. Notre travail sur place se fera en trois étapes. Nous évaluerons d'abord les projets de micro jardinage et d'agriculture urbaine existants dans la ville, afin d'en tirer les facteurs de réussite. Cela nous permettra dans un second temps d'élaborer un modèle adapté aux conditions spécifiques de la ville grâce auquel ce projet pourra être étendu à plus grande échelle. En parallèle, nous ferons de la prospection de zones urbaines aptes à accueillir ce type de pratiques culturales.

Présentation de l’équipe :

 

AYEM est une association (loi de 1901) fondée en 2010 par 11 étudiants en 4ème année à l'ISTOM, école d’ingénieur en agro-développement international (www.istom.fr). Elle est reprise chaque année par un nouveau groupe d'étudiants professionnels et dynamiques qui réalise une Mission Jeunes Experts (MJE) dans un pays en voie de développement. Concernant nos connaissances et compétences, les sciences agronomiques, économiques et sociales associées à des stages et missions en pays en voie de développement ponctuent notre cursus.

 

Qu’est-ce qu’une MJE? La MJE est une mission d’expertise réalisée par une équipe de 8 à 10 étudiants ingénieurs en quatrième année de l’ISTOM. Ayant pour projet une expertise durable et humaine dans le domaine de l’agro-écologie tropicale, l’équipe travaillera avec un partenaire du monde du développement et de la solidarité pendant un an, intégrant l’ensemble de leurs motivations et compétences. Le premier travail du projet est préalable à la mission. Il se divise en différentes tâches  notamment la mise en place d’une logistique, d’une planification, d’une méthodologie, d’outils et de stratégies, afin de concevoir un projet complet répondant aux attentes du ou des partenaires. A la suite de cette préparation en amont, nous partons 4 à 8 semaines sur le terrain, soutenus par un ou plusieurs enseignants chercheurs de notre école, pour réaliser notre mission d’expertise.

 

        L’association possède aujourd’hui trois ans d’expériences dans différents domaines du développement. Les missions réalisées précédemment sont les suivantes :

 

-    En 2011, AYEM a travaillé avec Planète Urgence à Madagascar et a réalisé une étude de faisabilité technico-économique sur le Centre rural Patrak'ala. Le projet s'est déroulé dans les hauts plateaux de la région d'Analamanga, au nord de l'île, la région la plus peuplée et sujette à la déforestation.

-          En 2012, AYEM, mandatée par l’ONG internationale AVSF (Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières), a réalisé une étude d’impact du projet Komrong-Daïkou centré sur les Organisations Paysannes (OP) au Cambodge.

-       En 2013, AYEM a reconduit le partenariat avec l’ONG AVSF (Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières). Le projet Alpaca d'AVSF a pour but d'étudier la faisabilité des certifications biologiques et du commerce équitable d'élevages d'alpaga sur l'altiplano bolivien.

 

 

Chaque année, l’équipe d’AYEM change et doit trouver un nouveau projet. Nous avons donc démarché plusieurs commanditaires potentiels au cours de notre année scolaire et avons donc finalement répondu à l’appel d’offre de la mairie de Cergy début Février 2014.

 

Notre projet s’est initié naturellement car présent dans notre cursus à l’ISTOM. Pour nous, la solidarité internationale est en filigrane dans notre cursus, nous sommes amenés à travailler en pays en voie de développement et apprenons à identifier les déviances que de tels projets peuvent induire ou encore les impacts négatifs qu’ils peuvent avoir sur leur environnement plus ou moins proche. Ici, le fait que le projet vienne de l’initiative de la mairie de Thiès est une base solide pour une mission d’expertise à l’international.

 

Notre groupe s’est formé en janvier 2013. Depuis, nous avons étés confrontés à plusieurs exercices de groupe dont la création d’un business plan. Comme dit précédemment, nous faisons parti de ce projet depuis Février 2014 et préparons actuellement la phase terrain de la mission qui se déroulera du 15 Juin au 15 Août. Une restitution intermédiaire des résultats est prévue à Thiès (auprès des bénéficiaires) aux alentours du 12 Août. Ensuite, nous aurons jusqu’à fin Octobre pour réaliser nos différents rapports d’étude afin de les rendre et les présenter aux mairies de Thiès et de Cergy (au moyen d’un système de visioconférence).

 

Notre équipe de neuf étudiants est composée officiellement d’un président, Clément Lefort. Ce dernier est chargé de suivre les démarches réglementaires pour la bonne marche des procédures administratives. Un trésorier (Thomas Lacaze) est chargé de suivre les flux de trésorerie et assurer le contact avec le banquier. Ensuite, un secrétaire (Yann Le Page) a pour rôle de réaliser les différents comptes-rendus de réunion afin de faciliter la communication au sein du groupe. L’équipe compte aussi 6 membres actifs. Notre travail sur le mode de gouvernance est sous-jacent et parallèle à tous les exercices auxquels nous sommes confrontés. Il en résulte actuellement un rôle particulier : celui du coordinateur : Mélaine Aucante, qui centralise toutes les informations et répartit les tâches en gérant l’animation du groupe. Notre compétence clé est notre adaptabilité, en fonction des exercices et des différentes phases du projet résultant notamment de notre organisation modulable. En effet, elle a évolué au cours du temps (changement de coordinateur) afin de favoriser une gouvernance plus ou moins horizontale. L’attention est principalement portée sur la bonne entente des membres au sein du groupe. Ainsi, des réunions sont organisées régulièrement afin de permettre à chacun d’exprimer ses ressentis, ses envies etc.

 

 

     Finalement, une organisation spéciale est prévue pour la phase terrain. Nous serons divisés en 4 équipes dont 3 portées sur l’évaluation et une sur la prospection de nouvelles zones. Chaque équipe d’évaluation disposera d’un “responsable” en charge de la méthodologie d’enquête. Le rôle des responsables sera de faire régulièrement  le point sur la méthodologie utilisée et le chronogramme, d’être réactifs et force de proposition pour s’adapter face aux difficultés rencontrées. En parallèle, nous pensons avoir un responsable du traitement des données (dans une des équipes d’évaluation). Celui-ci serait en charge d’organiser un système de collecte et de traitements des données recueillies sur le terrain, d’être lui aussi réactif face aux besoins rencontrés.

Les membres non-cités précédemment sont Clémence Marie, Aurélie Lequeux-Sauvage, Jean-Baptiste Vaillard, Stéphanie Cong et Baptiste Brigot.

 

Notre rapport à la solidarité est intimement lié à nos études mais aussi à nos expériences personnelles, qu’elles soient professionnelles ou non. En effet, notre cursus à l’ISTOM nous amène à nous pencher sur des questions d’ordre contextuel et axées sur les problématiques du développement. Quels sont les outils à mobiliser pour pouvoir comprendre au mieux un contexte inconnu, à distance et une fois arrivé sur le terrain ? Quelles sont les précautions à prendre lors de nos analyses ? Comment et où mettre en application ce que l’on considère adapté à la situation ? Où chercher les informations clés, et quelles sont-elles ?

 

 

     Notre formation axée sur le développement d’une vision pluridisciplinaire (économique, sociale, politique et agronomique) nous donne des outils nous permettant d’appréhender la pertinence et la justesse d’action du développement, et comment les mener. De plus, chacun de nous a déjà connu une ou plusieurs expériences dans la solidarité internationale au travers de stages ou d’associations. Notamment, plusieurs personnes de la Mje font parti d’une association nommée UUKSA oeuvrant pour la promotion et la diffusion de la musique hip-hop et traditionnelle est-africaine. Celle-ci organise des rencontres entre artistes d’horizons différents et aide à la production musicale notamment dans la ville d’Arusha en Tanzanie en aidant les artistes à se produire et à diffuser leur musique afin de sortir d’un cercle vicieux intégrant bien souvent la consommation régulière de drogues.

 

Le groupe AYEM est chaque année suivi par un tuteur dont les compétences correspondent au thème de mission. Cette année, nous avons Smaïl Slimani, responsable du domaine d’approfondissement Territoire Risque et Aménagement en 5eme année et expert en hydrologie et cartographie, ainsi qu’un second encadrant, Gerald Liscia, directeur des programmes de l’ISTOM et expert en méthodologie d’enquêtes sociales, qui nous accompagnent tout le long de nos phases pré et post terrain. De plus, M. Slimani viendra également supporter l’équipe chargée de la prospection de nouvelles zones ainsi que le groupe entier dans notre avancée globale. Leurs connaissances en terme de méthodologie, d’aménagement du territoire et leurs compétences d’expert nous garantissent un accompagnement de qualité.

  

La finalité de notre engagement est dans un premier temps l’expérience humaine, autant formatrice du point de vu développement personnel, que du point de vu relations professionnelles. Professionnellement, c’est typiquement le genre de projet dans le quel nous sommes amenés à travailler, de par la gestion d’un projet de sa conception jusqu’à sa finalisation et de par le travail en équipe en contexte connu et sur le terrain. Il y a donc un entrelacement des motivations professionnelles et des intérêts personnels. Moins formellement, le partage de moments particuliers entre amis est aussi nourrissant et attendu. 

 

Notre engagement est à la fois inscrit et mis en avant dans notre cursus. C’est l’exercice principal du cycle d’ingénieur côte à côte avec le stage de fin d’étude. C’est un exercice de longue haleine, qui charrie l’image d’une école, l’image d’une association et plus implicitement nous confronte à des expériences collectives extrêmement formatrices. L’idée d’un tel exercice est de nous donner une vision plus juste du monde du développement. En plus de nous donner une meilleure appréciation du milieu professionnel grâce à une immersion totale, il nous oblige à utiliser au mieux les outils dont nous disposons pour appréhender au mieux les impacts d’un projet.

 

 

 

Le projet :

 

C’est en 2006 que Moussa Diarra, 5ème adjoint à la mairie de Cergy, délégué à l’égalité, la coopération internationale et aux cultes crée l’association de solidarité Cergy-Thiès ». Cette dernière est à l’origine du programme de coopération décentralisée entre ces deux villes. Ce programme est financé par le Ministère des affaires étrangères et du développement ainsi que par la Commission Européene.

 

« Répondant à des enjeux de développement social urbain à Thiès et à des enjeux de cohésion sociale à Cergy, le programme s’est décliné autour de 3 grands axes :

 -        accompagner la Ville de Thiès dans le processus d’aménagement du territoire

 -        renforcer les capacités des acteurs du développement à Thiès : élus, agents municipaux et associations

 -    consolider la participation effective de la population – particulièrement celle des jeunes et des femmes – au processus de développement local et mettre en œuvre des actions innovantes d’insertion sociale et professionnelle des jeunes et des femmes » (source : www.ville-cergy.fr)

 

C’est donc en rapport avec les axes 1 et 3 que le projet que nous intégrons voit le jour. Il s’intitule : « L’agriculture urbaine à Thiès : une contribution au renforcement de la sécurité alimentaire et à l’éducation à l’environnement et au développement durable ».

 

Ce projet en particulier répond à plusieurs besoins. En effet, « plusieurs associations et groupements de femmes et de jeunes de Thiès sont très investis sur les activités agricoles, dont le maraîchage et l’arboriculture, mais aussi le micro-jardinage, développé à l’échelle des foyers et des concessions. » (source : Mairie de Cergy). Premièrement, par le manque de terrains cultivables à leur disposition, la plupart des femmes sont contraintes de rester à l’échelle du micro-jardinage (caractérisé le plus fréquemment par des cultures hors-sol sur balcon). Deuxièmement, les jeunes maraîchers cultivant en bordure sont de plus en plus soumis à des pressions de différentes natures tel que l’accès à l’eau et au foncier, avec pour cause principale, l’expansion galopante de la zone urbaine de Thiès. Ils sont également en demande de formations au niveau du cycle de production et de commercialisation. Finalement, il répond à une demande de le la mairie de Thiès qui cherche à valoriser ses espaces verts délaissés. C’est donc par rapport à ces demandes clairement exprimées que le programme a pour but de créer, dans le quartier de Keur Issa près de Médina Fall, sur un terrain de 6000m2, une vitrine de l’agriculture urbaine. Celle-ci a l’intention d’être organisée par la société civile et de permettre aux personnes amenées à travailler sur d’autres terrains prêtés par la mairie, d’avoir accès à des formations. Elle prendra premièrement la forme d’une parcelle pilote.

 

Le Sénégal, suite à des crises alimentaires consécutives, a mis en place plusieurs plans de réforme agraire dont la GOANA, axé  principalement sur la dynamisation de la production rurale. La ville étant en forte expansion, la faible zone maraîchère en pourtour de la ville est sujette à la pression urbaine, aux aléas climatiques mais aussi  à la disponibilité en eau. Dans ce contexte, bien que la problématique soit connue, elle conserve un aspect innovant. En effet, ce projet mêle de nombreuses approches telles que des techniques agricoles innovantes en intégrant des problématiques d’écologie et d’environnement au sein de la ville, mais aussi l’éducation ainsi que le soutien aux femmes et aux jeunes en difficulté, le tout dans une démarche de coopération internationale ayant pour but de créer un maillage des acteurs et des actions de développement via des initiatives locales soutenues et accompagnées par la mairie.

 

Les différents partenaires du projet sont les suivants :

 

-        L’opérateur du GRAIM (branche de l’ONG ENDA GRAF SAHEL). Nous sommes en contact rapproché avec le coordinateur Ibrahima BAKHOUM.

-     Le CEEDD (Le Centre d'Ecoute et d'Encadrement pour le Développement Durable). Nous sommes en contact avec la présidente de l’association : Oumy SECK

-             L’ ENSA (Ecole nationale des sciences Agronomiques). Un partenariat est envisagé sur le terrain avec des étudiants dont le contact  été établi.

-             La mairie de Thiès. Nous sommes en contact avec M. Mapaté Bousso, directeur des services techniques.

-     La mairie de Cergy, représentée dans le cadre de ce projet par Mme Elise Garcia, coordinatrice de la coopération décentralisée. Elle est notre interlocutrice principale.

 

En collaboration avec Elise Garcia, coordinatrice du programme de coopération décentralisée, nous organisons des visioconférences avec les différents acteurs présentés ci-dessus. Celles-ci permettent d’identifier toujours plus clairement les attentes de chacun et de se mettre d’accord sur le travail que nous allons réaliser sur le terrain du 15 Juin au 15 Août. La finalité de ces réunions est d’une part l’établissement d’une convention entre AYEM, l’ISTOM, les mairies de Cergy et de Thiès et l’association ENDA GRAF SAHEL et d’autre part, l’organisation de notre arrivée sur place. Dans cette convention, nous étayons le contexte de l’étude, les objectifs, les résultats attendus, les éléments de méthode et le calendrier de la mission dans ce que l’on nomme les termes de référence.

 

Nous présentons ici une partie de ces termes de référence :

 

Objectifs de l’étude

 

L’étude intervient au début de la mise en œuvre de la phase pilote et a pour objectif d’apporter au projet des éléments de consolidation de sa phase 2 de développement.

Elle se traduit par trois objectifs spécifiques :

      Évaluer différentes expériences existantes d'agriculture urbaine et de micro-jardinage dans la ville de Thiès, et en dégager des indicateurs de réussite (technico-agronomiques, socio-économiques) ;

      Proposer un modèle de développement de la parcelle pilote et étudier sa reproductibilité ;

      Identifier des espaces potentiels pour la reproduction du projet.

 

Résultats attendus

L’étude donnera lieu à la production de deux rapports écrits :

      un rapport d’étude complet comprenant le volet « capitalisation d'expériences » et « développement de la parcelle pilote» ;

      un document de communication à destination des élus de Thiès et de leurs partenaires, synthétisant les principaux résultats du rapport d’étude.

 

Deux restitutions orales seront également réalisées :

      une restitution intermédiaire des résultats à Thiès en fin de phase de terrain ;

      une restitution finale à Cergy dans les deux mois suivant le retour de terrain.

 

Eléments de méthodes

 

La détermination des facteurs clés de réussite de l’agriculture urbaine se fera au cours de la phase pré-terrain à travers des recherches bibliographiques et des échanges avec les partenaires thiéssois.

 

L’évaluation d'expériences existantes s’effectuera grâce à des entretiens d’enquête auprès de groupements de femmes et de maraîchers travaillant déjà sur des parcelles ou des surfaces bien établies, avec l’aide d’étudiants thiéssois. Les enquêtes s’intéresseront notamment aux aspects sociaux, techniques (rendements des micro-jardins, accès aux fertilisants, capacité technique et savoir-faire, lacunes et forces, etc.) et socio-économiques (niveau d’autonomie financière des femmes, accès à des légumes de qualité cultivés localement, niveau d’autosuffisance alimentaire, etc.) des micro-jardins.

Des enquêtes complémentaires seront réalisées auprès des bénéficiaires indirects du projet comme la municipalité, les commerçants, les écoles, etc. Seront évalués, dans la mesure du possible, les aspects socio-économiques (impact des micro-jardins sur les activités commerçantes, etc.) et techniques (accès à des formations, des échanges de connaissances, etc.).

L’identification de partenaires et de terrains potentiels pour la reproduction de ce projet à Thiès s’effectuera via de la prospection de parcelles avec des étudiants de l’ENSA  et des enquêtes auprès des habitants vivant aux alentours des parcelles identifiée

 

 Budget de la mission

 

 

 

            D’après le budget précédent, nous voyons donc que l’association AYEM, pour réaliser sa mission, doit fournir un apport à hauteur de 8370,5€. Grâce à un tableau récapitulatif, nous présentons les financements acquis et à acquérir.

 

Business plan
= 1500€

acquis

Divers
= 3500€

acquis

Subventions
= 2930,5€

non acquis

Crowfunding
= 540€

acquis

Total à acquérir
= 8370,5€

Total acquis
= 6000€

Restant à acquérir

2 930,50 €

 

 

 

Calendrier de la mission et déroulement

 

La phase de pré-terrain est programmée jusqu’au départ sur le terrain. Depuis Février 2014, nous avons donc formalisé le partenariat grâce à des rencontres par le biais de visioconférences. Nous avons également commencé l’évaluation de l’agriculture urbaine en général en se basant sur des expériences concrètes à travers le monde, issues de la bibliographie.

 

La mission de terrain se déroulera a priori entre la mi-juin 2014 (semaine 25) et la mi-août 2014 (semaine 33), selon le chronogramme prévisionnel suivant :

      Semaine 25 : installation du groupe et affinage du programme de mission avec les différents partenaires.

      Semaines 26 à 31 : enquêtes auprès des bénéficiaires actuels et dans le cadre du volet « reproductibilité »

      Semaines 29 puis 32-33 : périodes de synthèse et d’analyse des résultats intermédiaires et de présentation orale

 

 

Semaine

25

26

27

28

29

30

31

32

33

Mise en place de la mission

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enquêtes d’évaluation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enquêtes phase 2 (prospection)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Synthèses des données

 

 

 

 

 

 

 

 

 

États des lieux / présentation aux partenaires du projet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Les indicateurs de réussite de notre mission sur place et à plus long terme du projet sont multiples. Cependant, le plus important de ceux-ci serait le nombre de personnes bénéficiant, dans les prochaines années, d’une convention de mise à disposition de terrains communaux pour l’agriculture urbaine.

 

            Nous avons identifié certains points forts et faibles à ce projet. Notamment, la multiplicité des acteurs et donc de leurs compétences apparaît très bénéfique pour la continuité du projet. Autrement, le fait que le projet s’insère dans des dynamiques politiques où les avis et intérêts pouvant être très divergents apparaît premièrement comme un point faible, notamment pour notre bonne compréhension du contexte et la prise d’informations sur le terrain. Cependant, si la gouvernance du projet est bien respecté, ce cadre politique apparaît comme une base solide, pérenne et légitime.

 

La communication :

 

Le principal moyen de communication reste notre site internet (http://ayemassociation.wix.com/ayem).

Par le biais de l’onglet « Actualités », nous publierons un compte-rendu hebdomadaire de notre mission sur place. De plus, nous sommes également présents sur un site de « crowfunding » : Babeldoor (http://www.babeldoor.com/evaluation-projet-developpement-dagriculture-urbaine-thies-senegal). Finalement, un article complet sur notre intervention dans le cadre de la coopération décentralisée sera réalisée par Elise Garcia et publié sur le journal municipal « Cergy, ma ville ».

 

Témoignage de Ibrahima Bakhoum (coordinateur de la coopération décentralisée du côté de Thiès) :

 

« Nous avons l’habitude de recevoir dans le cadre de ce programme des étudiants de l’ISTOM par le biais de missions jeunes experts. Cette année-ci, nous voulons renouveler l’expérience parce que nous pensons que ces jeunes experts peuvent contribuer à approfondir nos réflexions et nous aider à obtenir des données et des informations pour que l’élu qui doit décider, dans le cadre de ses politiques publiques, puisse prendre en compte cette fonction « agriculture urbaine et péri-urbaine » à côté des autres fonctions de la ville. C’est pourquoi nous pensons que cette mission sera la bienvenue parce que au Sénégal comme partout en Afrique de l’Ouest, ces problématiques liées à la sécurité alimentaire et aux besoins nutritionnels des familles suscitent beaucoup de débats et serait pour nous un prétexte pour réfléchir sur « comment pouvons-nous encadrer ces femmes et toutes ces initiatives/expériences afin de pouvoir reproduire et démultiplier le modèle à l’intérieur de la ville de Thiès mais aussi à l’intérieur du Sénégal dans le cadre des échanges entre les collectivités. Nous accueillons donc ces jeunes au Sénégal pour nous accompagner sur ces réflexions et participer à la mise en place d’outils d’aide à la décision pour que les élus puissent enfin comprendre que les problématiques d’agriculture urbaine et péri-urbaine sont fondamentales pour la survie des populations. »