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Médiathèque solidaire pour les jeunes de Conakry

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L’association Centre de l'autonomie dans la société via l'éducation basée à Villeurbanne gère une établissement scolaire de 300 élèves de 7 à 18 ans. Le projet consiste à renforcer les dispositifs existants pour accueillir un plus grand nombre des jeunes. Il s'agit aussi de créer une médiathèque pour insérer les jeunes dans une dynamique culturelle. L'association veut lutter contre le travail des enfants pour cela il nous faut un espace où l'on peut les accueillir et les former aux métiers d'aujourd'hui et de demain. Le centre de l'autonomie considère l'éducation comme étant le moteur du développement des pays pauvres plus précisément de l'Afrique

CASE veut créer une médiathèque solidaire ouverte à tous. Cette médiathèqye s’inscrit pleinement dans nos offres sociales. L’accès à la culture est une mission à part entière. Ce projet de médiathèque est né d’une opportunité, le don de 200 livres, et d’un constat, la difficulté d’accéder à la lecture dans la capitale guinéenne.

Grace à de nombreux dons de particuliers, d’entreprises et d’établissements publics, comme la bibliothèque de Sciencespo Lyon ou encore des associations tel que l’Afev Grand Lyon, tous les genres seront représentés

Littérature, romans policiers, science-fiction, tourisme, cuisine, livres jeunesse, bandes dessinées… 

Ce lieu se veut également un espace de convivialité et d’échange. En effet nous avons fait le choix d’ouvrir à tous cette médiathèque afin de privilégier une certaine mixité sociale. Les bénéficiaires peuvent y côtoyer des bénévoles, des professionnels ou des personnes sans lien avec l’association. C’est une manière de valoriser les bénéficiaires.

Quelle est la mission de du centre de l’autonomie?

 

l’autre volet consiste à faciliter la création, la gestion et la pérennisation de bibliothèques dans les pays du Sud, tant dans des cadres scolaires et universitaires que dans celui de la lecture pour tous, autrement dit des établissements de lecture publique.

 

Nous avons monté de A à Z le projet, nous avons organisé un partenariat entre le centre l’autonomie et l’établissement scolaire Justin Morel pour accueillir la futur médiathèque.

 

Pourquoi avoir créé le centre de l’autonomie ?

 

Durant nos séjour respectifs en Guinée, nous avons été frappés par le manque de moyen dont disposaient les jeunes pour étudier. il manquait cruellement un espace où les étudiants, l’accès à la culture, dans les rues de Conakry, on pouvait voir l

Chaque année, depuis des décennies, l’Afrique reçoit des millions d’ouvrages gratuits en provenance des pays développés, charitables intentions des particuliers ou d’associations. Le don possède de nombreux visages et repose sur des intentions variées. Une chose est sûre le don de livre à destination de l’Afrique constitue une réalité incontournable, tant sur le plan économique qu’intellectuel. il s’agit alors de se demander si le don livre n’est pas antinomique des économies africaines du savoir.

Nous tentons de développer une approche solidaire et raisonnée du don de livre, elle repose sur une demande  et une expertise locale. Pour tout vous dire, nous avons préalablement envoyés des manuels scolaires pour aider les jeunes guinéens, malheureusement nous nous sommes aperçus  que ouvrages envoyés ont fini sur le marché. Pour lutter contre la malveillance, nous avons décidés de construire une médiathèque solidaire bien défini qui bénéficie à tous. Dans l’impératif du don raisonnée et responsable, nous avons décidés d’acheter les ouvrages sur place afin d’aider les éditeurs locaux à se développer. En réalité le don participatif qui nous intéresse, se doit d’intégrer une expertise locale capable de définir les orientations stratégiques

Nous avons donc décidés de mettre en place une médiathèque solidaire pour les raisons que nous avons décrit préalablement. En effet, face au manque criant de livres disponibles pour soutenir la lecture et l'étude dans les pays du Sud et en Afrique francophone en particulier, nous avons constaté qu'en France, il existait deux types d'initiatives :

Le don de livres, largement répandu, qui consiste à envoyer dans les pays africains des livres dont on ne veut plus dans sa bibliothèque (personnelle ou appartenant à un établissement). Le geste est sans doute généreux, mais souvent il ignore les besoins et les choix des destinataires.

Les programmes de grande ampleur, tels ceux qui sont ou furent développés pendant plusieurs années par le Ministère des Affaires Etrangères, qui soutiennent la création de bibliothèques dans les universités francophones d'Afrique.

Dans les deux cas, ce qui pose problème, c'est la pérennisation : on constate malheureusement que dans bien des cas, trois ans après l'arrêt d'un programme, il ne reste plus grand chose : les bibliothèques sont vidées de leurs livres, il n'y a pas de politique d'acquisitions, et surtout pas de financement pour acheter les livres.

Encourager et soutenir la pérennisation des bibliothèques

 

Nous avons décidés de créer la médiathèque solidaire pour apporter des éléments de réponse différents au problème du manque de livres, en privilégiant toujours la pérennité des établissements ainsi créés ou enrichis. Nous tentons également de considérer le livre et la bibliothèque dans leur ensemble social, économique et politique, inscrits dans des filières économiques.

Concrètement, comment se traduit ce souci de pérennisation et de soutien aux filières locales du livre ?

 

Nous travaillons sur différents axes, qui s'entremêlent étroitement :

 

  • L'après don de livres. Le don de livres reste une activité importante, mais il est toujours accompagné d'une réflexion à deux niveaux :
  • Envoi de livres choisis par les bibliothécaires destinataires, à partir des catalogues des éditeurs ou des bibliothèques qui souhaitent se défaire d'une partie de leur collection;
  • Accompagnement dans la mise en place d'une stratégie économique pour les bibliothèques : plaidoyer auprès des gouvernements, municipalités, régions... pour la mise en place (et donc, la participation au financement) de politiques du livre, création de services complémentaires payants en direction de l'usager...
  • Le soutien aux filières locales du livre : accompagnement aux politiques d'acquisition des bibliothécaires, pour qu'ils privilégient les ouvrages édités localement.
  • La formation des bibliothécaires : formation à l'indexation, au catalogage, à l'acquisition, aux nouvelles technologies... Mais aussi au développement d'activités culturelles dans leurs bibliothèques, pour faire vivre les lieux.

 

Nous menons également des activités de valorisation du patrimoine local (soutien à l'édition de recueils de contes en langues locales par exemple), et au rapprochement des livres de leur public, par exemple en soutenant la création de bibliothèques dans des centres d'accueil pour enfants des rues, ou la mise en place de bibliothèques mobiles.

 

L’équipe de l’association

 

Nous sommes plusieurs étudiants des universités françaises, nous apporterons 5 000 euros de financement à l’Association CASE. Depuis une année, nous souhaitons mettre en place une médiathèque solidaire

 

Mamadou Touré  est co-fondateur et président de CASE est étudiant dans le domaine des sciences humaines et sociales avec une spécialisation dans l’économie sociale et solidaire à l’université Lumière Lyon 2.  Sous l'impulsion de Lahsen Abdelmalki économiste française, spécialiste des questions liées à l’économie du développement, que j'ai rencontré à  l’université Lumière Lyon 2.

 

Nakadi Drame est étudiante en droit à l’université Aix-Marseille, c’est elle qui s’occupe de la communication externe de l’association. Elle s’occupe de la promotion de CASE

 

Aissatou Gassama est étudiante en sciences humaines et sociales à l’université Lumière Lyon 2, elle gère tout ce qui est

  

Mamadou Ndiaye est étudiant en sciences humaines et sociales à l’université Lumière Lyon 2, son role consiste à promouvoir les donateurs, à récolter les dons puis à les acheminer vers la futur médiathèque.