Écoles des participants

Galerie d'images

Bor Pen Nyang Laos ! Assainissement et prévention

Note: 
Average: 4.9 (128 votes)

A l’origine de ce projet des étudiants en médecine à l’Université Paris 13, ayant un commun attrait pour l’Asie et plus précisément pour le Laos. Cette année, nous sommes cinq étudiantes à avoir manifesté le désir de reprendre et développer ce projet. Nous souhaitons ainsi diversifier l’action d’ASIEMBO au Laos, tout en prenant soin de conserver la cohérence initiale du projet.

Notre projet répond aux sollicitations des villageois en matière d'alimentation en eau propre et d'assainissement. Les demandes sont validées par notre partenaire principal : le CCL et leurs experts qui se sont rendus sur place.

 

Les actions principales de ce projet sont basées sur 2 grands axes: 

  •  Un axe au village de Nam Mong où il s’agira d’améliorer l'hygiène de base et l'approvisionnement en eau propre par la construction de latrines et la restauration du réseau d'eau propre.
  • Un autre axe où il s’agira d’initier les populations rurales à l'utilisation mesurée des pesticides et de faire de la prévention.

Le but primordial de notre projet est de contribuer au développement de l’hygiène dans les villages situés dans la province d’Oudomxay, au Nord-Ouest du Laos. Pour se faire, nous avons choisis de centrer notre action sur différents axes:

  • réduire les maladies véhiculées par l’eau et les déchets
  • protéger la ressource en eau en évitant d'utiliser la rivière pour tous les usages
  • Accroître le confort de vie des villageois
  • soulager le travail de portage d'eau
  • rendre les villageois autonomes in fine 

Introduction

ASIEMBO ou plus précisément l’Association de Solidarité Internationale des Étudiants Motivés de Bobigny est née en 2004 de la collaboration de plusieurs étudiants en médecine de l’Université Paris XIII. ASIEMBO est une association loi de 1901 à but non lucratif qui est parue au journal Officiel de janvier 2005. Depuis sa création, elle a permis à ses étudiants de mener des projets de Solidarité Internationale au Mali, au Cameroun, au Pérou ou encore au Népal.

Site internet : http://www.association-asiembo.fr/

  • Historique des projets menés et en cours

D’années en années, de nombreux étudiants participent à ces différents projets qui sont montés, et vont sur le terrain pour mettre en place leur action

  • Projet Cameroun crée en 2004 : ce projet était centré sur la rénovation de puits, la création de comités de gestion de l’eau ainsi que sur des actions de sensibilisation. Il a été reconduit plusieurs années dans des villages différents.
  • Projet Laos crée en 2008 : les points d’orgue de ce projet sont la construction de latrines et d’arrivées d’eau dans un village ainsi que la formation des matrones. Ce projet a été récompensé par le Deuxième Prix Innovation MEDSI. Il est repris cette année.
  • Projet Mali crée en 2010 : les principales actions menées dans le cadre de ce projet sont l’information, le dépistage et le traitement de la drépanocytose
  • Projet Népal crée en 2011: les objectifs de ce projet étaient la prévention de maladies pulmonaires par la construction de fours à bois et de latrines dans les régions montagneuses isolées du Teraï. Il a été repris en avec succès en 2012 et 2013 dans des villages voisins.
  • Projet Bangladesh crée en 2012 : amélioration de l'accès à l'eau potable par la construction de puits tubulaires de grandes profondeurs. Les puits existants n'étant pas assez profond fournissait une eau polluée par de l'arsenic.
  • Projet Togo crée en 2013 : construction d'une citerne d'eau potable et organisation d'actions de sensibilisations pour l'hygiène de base et l'utilisation rationalisée des ressources en eau, à Lomé.

 

Présentation de l'équipe

  • JOSSERON Coralie : Chef de projet. VP générale d’ASIEMBO, 20 ans, étudiante en DUT Carrières sociales. Stage d'études avec le CCL et Médecins du monde. 2 ans d'engagement avec ASIEMBO
  • GHEZLI Samia : Trésorière du projet. Trésorière d’ASIEMBO, 22 ans, étudiante en 3ème année de Licence Sciences du vivant. 2 ans d'engagement avec ASIEMBO 
  • SOUARE Mariyam : Chargée de subventions. VP formation-partenariats d’ASIEMBO, 21 ans, étudiante en 3ème année de médecine. 2 ans d'engagement avec ASIEMBO
  • JULIEN-BOUKHALFA Leila : Chargée de communication. 22 ans, étudiante en 3ème année de médecine. 2 ans d'engagement avec ASIEMBO
  • DOMINGOT Anais : 22 ans, étudiante en 3ème année de Science du vivant. 1 an d'engagement avec ASIEMBO

 

La formation de cette équipe a été facilitée du fait que nous nous connaissions déjà et partagions une envie commune de participer au projet Laos 2014. De plus, chacune d’entre nous souhaite sincèrement mettre à disposition son temps et son énergie dans le cadre associatif que propose ASIEMBO.

 

Nous avons toutes œuvré à développer suffisamment le projet pour que tout le monde puisse y apporter le meilleur de lui-même.

D'ici le mois de juillet, chaque membre aura participé à au moins une formation autour de la solidarité internationale, du montage de projet ou encore de la rencontre interculturelle.

Chacune d’entre nous a une responsabilité et un impact concret sur le développement et la réalisation du projet afin que l’implication soit totale. Les activités prévues sur le terrain sont préparées et réalisées par l’ensemble du groupe.

La restitution du projet se fera sur deux supports, un rapport d’activité écrit regroupant les informations récoltées au jour le jour sur un carnet de bord tenu par l’ensemble du groupe et un reportage vidéo qui sera projeté dès le mois d’octobre 2014 lors d’un repas sur le thème de la solidarité internationale à la faculté.

Chaque membre participe donc à la recherche de subventions, mais aussi à l’autofinancement ainsi qu’au choix des actions à mener sur place et à leur mise en place.

 

I. DESCRIPTION DU PROJET

1. Partenaires locaux et bénéficiaires

 

*Coopération avec le CCL (Comité de Coopération avec le Laos) et M. Etienne Gehin

Association de solidarité internationale, le CCL est né en 1980 de la volonté de ses fondateurs d’accompagner le Laos dans sa reconstruction après plus de 30 ans de guerre. Inscrites dans la durée, ses actions sont conduites exclusivement dans ce pays. Le CCL en a développé une connaissance profonde et a tissé des relations de partenariat privilégiées avec les populations du Laos et leurs représentants.

 

Le Comité de Coopération avec le Laos (anciennement dénommé Comité de Coopération avec le Laos pour la Science et l’Education) est une association régie par la loi 1901 qui a été créé en mai 1980. L’objet du CCL est "d’établir et de promouvoir des échanges avec le Laos dans les domaines de la Science, l’Education et la Culture, notamment pour aider le Laos dans sa tâche de reconstruction et de développement et ceci dans le respect des orientations définies par les responsables du Laos".

Les fondateurs du CCL étaient pour la plupart, des personnes qui avaient travaillées au Laos entre 1960 et 1978 et qui trouvaient regrettable que des liens créés de longue date avec des structures laotiennes et des Laotiens soient coupés à cause de la suspension des relations diplomatiques entre la France et le Laos (1978).

L’association s’est peu à peu développée en continuant de s’appuyer jusqu’à aujourd’hui sur des membres de l’équipe fondatrice, tout en intégrant progressivement de nouveaux membres qui souvent travaillent ou ont travaillé au Laos récemment.

 

Le CCL, agit pour le développement du Laos, en particulier dans les secteurs de la santé, de l’éducation, du développement rural et de la culture.Le CCL nous accompagne dans notre projet depuis son lancement : il nous propose une aide logistique et répond à toutes nos interrogations sur le Laos.

Le CCL comprend un bureau à Vientiane, pour appuyer les projets de terrain et un bureau à Paris qui assure notamment la gestion financière et logistique de l’association. Site internet : www.ccl-laos.org et http://www.amislorrainsdulaos.org/

 

* Dr Etienne Gehin

Un de nos partenaires au sein du CCL en France est le Dr GEHIN Etienne que nous avons rencontré. Depuis 15 ans, il se rend au Laos fréquemment et y a déjà réalisé des programmes de santé. M. GEHIN a un contact privilégié avec les chefs de villages de la province d’Oudomxay. Il y réalise chaque année une étude sur les nouveaux besoins des villages en se basant sur ses visites sur place et sur les demandes faites par les chefs de village auprès de lui-même et auprès du CCL. C’est notamment grâce à ses études que nous serons sure de répondre à une réelle demande de la population locale.

De par son expérience, il nous aide à monter notre dossier, à établir un budget et nous met en relation avec les différentes institutions au Laos. Son aide nous est très précieuse tout au long de la construction de notre projet.

 

2. Bénéficiaires

  • Village de Nam Mong

Ban Nam Mong est un village qui domine la plaine située entre Nasavang et Ban Kouang, peuplé de hmong, il existe depuis 2006, il était par le passé placé à côté de la frontière.

- Population : 451

- Femmes : 211

- Famille : 80

- Maisons : 

 Dans la province d’Oudomxay, notamment dans les territoires proches du village de Ban Nam Mong, on trouve d’autres villages auxquels nous pourrions étendre notre action notamment dans les années à venir (Pak La, Vang Vanh, Ban Lao Vang, Houa Keng, Tatmouan, Houay Hô).

  • L’équipe d’ASIEMBO

De plus nous, participants au projet, tireront aussi un large bénéfice de cette expérience de par la rencontre interculturelle avec les locaux qui ne pourra que nous enrichir et nous apporter une expérience pouvant nous servir autant dans notre vie professionnelle que dans notre vie en général.

  • Les étudiants de la faculté Paris 13

Nous essaierons au plus de restituer notre expérience auprès des étudiants de notre faculté de par des actions d’Education à la Citoyenneté et au Développement comme la Semaine de la Solidarité Internationale ou le séminaire de l’intercularité que nour organiserons au sein même de notre fac.

 

3.Actions prévues

  •  Construction de 30 latrines à Nam Mong

Ban Nam Mong est un village qui n'a pas la capacité de financer seul les réseaux d'eau et les latrines solides humides.

 

- Comment?

 Avec la Nam Saat (centre national pour la santé de l’environnement et la distribution), le type de latrines actuelles à fosse plus grande, maçonnée, vidangeable, d’un coût de 135€ commence à se généraliser dans la région d’Oudomxay. C’est donc ce type de latrines, avec cabanes, qui seront construites dans le village de Nam Mong.

Ce sont les nouvelles directives du Ministère de la Santé qui imposent l’utilisation systématique des briques pour la construction des cuves qui doivent correspondre à des dimensions plus importantes. Nous achèterons aussi des tôles pour le toit.

 

- Bénéfices attendus

Nous espérons améliorer les conditions d’utilisation des latrines et ainsi convaincre les villageois qui pour certains doutent de leurs intérêts. L’utilisation des latrines ainsi que l’apport d’eau propre permettra de diminuer les risques de maladies à transmissions féco-orales dans le village.

Ce projet répond à l’objectif 7c. Des Objectifs du Millénaire pour le Développement qui est de « réduire de moitié d’ici 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base.

 

  • Rénovation d’un captage

- Comment ?

Pour résoudre ce problème notre partenaire (le CCL) envisage de restaurer le captage. Le projet a été soumis au Nam Saat, des études ont été réalisées par ses experts. Nous contribuerons au projet par l’achat de matériels.

 

- Bénéfices attendus ?

 Grâce à ce réseau les villageois auront accès à une eau propre et potable tout au long de l'année ce qui permettra de réduire les maladies véhiculées par l'eau impropre.

Finalement, ce projet répondra au manque d’eau qui a pour conséquence la dégradation des conditions de santé et d’hygiène mais aussi des problèmes d’intoxications liées à la consommation des eaux des rivières généralement polluées par la présence de plomb dans les sols.

Cette action répond elle aussi à l’objectif 7c. des Objectifs du Millénaire pour le Développement qui est de « réduire de moitié d’ici 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base ».

 

  • Sensibilisation des villageois quant à l’utilisation des pesticides

Les mutations agricoles, avec le passage d'une agriculture vivrière exclusive à une agriculture de rente dans une proportion qui augmente sans cesse, entraîne des modifications importantes dans les pratiques. L'apparition et la progression de l'utilisation anarchique des pesticides provoquent des accidents de santé (évanouissements, vomissements, malaises persistants nécessitant une hospitalisation), des malformations chez les nouveau-nés du fait de l’effet tératogène important des pesticides et des pollutions de l'environnement, de l'eau en particulier.En effet, avec l’arrivée de nouvelles méthodes de cultures intensives chinoises, s’ajoutent des risques induits par l’utilisation anarchique de leurs produits chimiques.

Différentes formations à ce sujet ont déjà été opérées auprès des villageois. En 2012, un groupe d’étudiant de l’association EVADEH a effectué un rapport sur l’utilisation des pesticides dans cette région du Laos, au cours d’un projet réalisé en 2012 sur lequel nous nous sommes basés pour définir nos actions.Durant l’été 2013, une nouvelle formation a été opérée par le CCL.

Les formateurs du CCL insistent sur les conséquences au niveau de la santé mais également sur l’environnement. La protection de la forêt, c’est aussi la garantie des ressources produites par les diverses cueillettes. Bounkeuth, l’homologue faisant le lien entre le CCL et l’Administration Provinciale de l’Agriculture et de la Forêt (PAFO) insiste sur la nécessité de protéger l’environnement en particulier la forêt et les rivières qui abritent une réserve importante de végétaux et d’animaux indispensables à la vie des populations.

Les mutations agricoles apportent actuellement une amélioration du niveau de vie des villageois, mais ils ne comprennent pas toujours très bien la politique agricole provinciale qui a permis la signature des contrats avec les entreprises chinoises et qui maintenant, informe les paysans de la nocivité des produits fournis pour cette agriculture intensive. Il est de ce fait important de renforcer le message sur la dangerosité des produits phytosanitaires.La culture des haricots, qui demande beaucoup de produits chimiques, rapporte plus que celle des arachides anciennement pratiquée dans cette province. Pour 2014, le gouverneur s’oriente vers la production de concombres et de citrouilles ainsi que vers la plantation de caféiers.

Les villageois sont demandeurs de formations plus complètes au sujet des pesticides et de la culture biologique. C’est pourquoi, en complément des actions déjà menées dans ce domaine par des spécialistes, nous souhaitons également participer à la sensibilisation des villageois sur les méfaits de ces produits. Cette action sera réalisable dans le village de Nam Mong et nécessitera une formation de notre équipe en collaboration avec le CCL au mois de juin. Nous allons insister sur les conséquences au niveau de la santé mais également sur l’environnement car sa protection est primordiale dans leur perception animiste de l’ordre des choses ce qui est en contradiction avec leurs pratiques actuelles.

 

II. Suivi du projet

 

Il nous semble important de permettre aux villages concernés par notre projet d'acquérir une autonomie, c'est pourquoi les travaux seront menés avec la participation des villageois, ils pourront ainsi s’approprier davantage les nouvelles constructions, seront plus attentifs à leur entretien et sauront les réparer si besoin il y a.

D’autre part, notre partenariat avec le CCL, présent toute l’année sur place, nous permet d’inscrire ce projet dans la durée en nous garantissant un retour d’informations ainsi qu’un contrôle des constructions et la poursuite de l’action après notre départ. Cela permettra la reconduite et le développement de ce projet par la suite, notre objectif n’est pas d’installer une dépendance des villageois vis à vis de notre action, mais nous sommes cependant conscients que l’autonomie complète de ces villages nécessitera une intervention plus approfondi que nous serions susceptible d’assurer à l’avenir.

 

1. Facteurs de viabilité et de pérennité du projet

 

L'un de nos objectifs principaux est de rendre la population autonome grâce

à des actions ayant un impact sur le long terme. C'est pourquoi en plus de la participation des villageois à la construction de leurs propres latrines pour un meilleur entretien et une meilleure appropriation, nous accordons beaucoup d'importance à la sensibilisation.En effet, la population locale doit être alertée des dangers des pesticides, mais aussi des risques liés au fait de brûler les déchets qui libèrent des gaz toxiques (notamment le plastique) afin de prendre conscience de l'importance de se protéger en réalisant des gestes simples au quotidien.De plus les latrines à double fosse que nous envisageons de construire auront une durée de vie d'une dizaine d'année si elles sont bien entretenues. Ce qui réduira sur le long terme la transmission de maladies féco-orales.

Le CCL travaille en amont et en aval du projet qui bénéficie donc d’un suivi. De plus, le CCL contractualise avec les villageois pour qu’ils soient responsables de leur réseau d’eau. En ayant en outre participé à la construction des latrines et du réseau, cette contractualisation leur permettra de mieux se les approprier et de faire perdurer la viabilité de ces installations. Les villageois s’approprieront d’autant ces installations par la mise en place d’une caisse villageoise à redevance mensuelle qui permettra de payer tous les travaux concernant l’entretien des latrines et du réseau. Il y a aussi une équipe parmi les assistants sanitaires villageois qui est formée à la prévention sur l’hygiène du village et qui pourra s’assurer de l’entretien et de l’hygiène des latrines et du réseau.

Nous maintiendrons le contact avec les villages et avec le Dr Gehin qui nous avertirons des résultats de nos actions mais aussi des besoins exprimés par les villageois afin de construire peut-être par la suite un nouveau projet dans un autre village. Nous resterons également informés de l'état du captage d'eau et des latrines construites, pour que si besoin il y a, une demande d'intervention de la Nam Saat soit faite. En ce qui concerne les pesticides, ils nous semblent clair que délivrer un message de sensibilisation à l’utilisation des pesticides sans donner une alternative pour les cultures des villageois ne pourra pas avoir un effet assez important. C’est pourquoi les experts de la SEADA en collaboration avec la CIRADE et des doctorants de l’ALL travaillent actuellement sur le développement d’une agriculture biologique compatible avec les pratiques actuelles de la province d’Oudomxay.Enfin, la création de comité de bassin dans la région est actuellement en discussion et semble en bonne voie d’aboutissement.

 

2. Suivi et évaluation

 

Chaque participant tiendra un journal de bord, pour y référer les actions menées durant le séjour, dont sera fait un compte rendu détaillé. De plus le Dr Géhin et le CCL iront constater sur place les bénéfices des actions réalisées et en feront le bilan. Un bilan post-projet sera réalisé et transmis à tous nos partenaires et tous les organismes nous ayant permis de mettre en œuvre nos actions.La pérennité de l’action sera prouvée par la surveillance des caisses de redevance. Il s’agit de caisses mises en place au sein des villages où tous les habitants mettront en commun une somme à intervalles réguliers, argent qui sera utilisé pour l’entretien des latrines et du réseau d’eau.Le Dr Géhin sera de plus présent lors de notre dernière semaine sur place afin que nous puissions rendre compte des actions menées, actions qui seront renseignées dans son rapport annuel. Les indicateurs pour le suivi futur de notre projet seraient dans un premier temps le nombre de latrines construites et le nombre d’affiches distribuées pour la sensibilisation.

Par la suite, nous pourrons suivre les effets de notre action dans la durée en prenant connaissance des études épidémiologiques sur l’évolution de la prévalence et de l’incidence des maladies liées au manque d’assainissement des structures qui nous seraient fournies par le Dr Géhin. De plus, nous pourrons nous tenir informés du suivi de la croissance des enfants de moins de 5 ans qui, avec l’installation des latrines et l’accès à une eau plus propre, seront moins sujet aux diarrhées. Nous aurons donc une diminution du nombre d’enfants hypotrophiques et une augmentation de la croissance de ces enfants. La surveillance de cette croissance sera faite par l’administration de la santé du district.

Certaines composantes des projets internationaux ont lieu en France, notamment à l'occasion d'un dîner « Retour de projets ». Au cours de ce dîner, les membres des projets de Solidarité Internationale réalisés pendant l’été sont invités à parler de leur expérience sur le terrain et un film est projeté sur chaque projet afin de faire connaître les actions réalisées. Il s’agit d’un événement public où se retrouvent membres d'ASIEMBO, étudiants de Paris XIII et leurs familles, ainsi que des représentants des partenaires ayant permis de financer une partie des projets. Cette année était également présent l'ambassadeur du Bangladesh. L'association a par à la suite fait l’objet d'un reportage télévisé diffusé au Bangladesh.

 

3. Retombées en France

 

La principale retombée de notre projet au Laos s’inscrit dans la volonté d’ASIEMBO de mener des actions d’ECD ou Education à la Citoyenneté et au Développement.

Le retour du projet Laos se fera via l'association ASIEMBO, notamment avec 3 rendez-vous clés tout au long de l'année : - Le diner de retour de projet où les financeurs et les partenaires des différents projets menés par l'association sont conviés afin de pouvoir avoir une vision des actions qui ont été effectivement mises en place. Les étudiants sont aussi invités afin de pouvoir avoir une initiation à la solidarité interntionale, notamment pour ceux qui souhaiterait rejoindre notre association. Ce diner permettra de faire découvrir note association en particulier auprès des nouveaux arrivants à la faculté et de leur faire découvrir la solidarité internationale du point de vue des différents engagements pouvant être pris. - La semaine de la solidarité internationale est une semaine durant laquelle les étudiaNts de l'association font découvrir les différents acteurs et les façons de faire de la solidarité internationale à travers exposition et ateliers. - Le séminaire de l'interculturalité est un forum d'échange durant lequel différents intervenants sont conviés à formuler un point de vue sur des sujets autour de l'interculturalité, que ce soit à l'hôpital par exemple pour les étudiants en médecine ou par rapport à la rencontre d'une culture différente lors des départs en projet.

Ces actions se mèneront d’une part dans notre faculté au travers d’événements comme la semaine de la Solidarité Internationale ou encore le diner ASIEMBO de retour de projet et d’autre part au sein d’écoles et de collège du 93 pour faire découvrir aux plus jeunes les différentes façons à leur disposition de s’impliquer dans la solidarité, que ce soit au niveau international ou local.

 

4. Financeurs

 

Tout comme pour l’ensemble des projets menés par ASIEMBO, le financement s’organise de la manière suivante :

  • Le Financement Publique, par :

-FSDIE

-CROUS

- Mairies

- Conseils général et régional

  • Le Financement Privé, par :

-SEDIF

  • L’autofinancement, par:


- Papiers Cadeaux: Cette année du 28 Novembre au 31 Décembre nous avons confectionné des papiers cadeaux à la Fnac de Bercy Village. L’opération nous a permis d’une part de faire connaître notre association ASIEMBO, qui gagne en visibilité de cette façon et d’autres parts de sensibiliser aux inégalités qui perdurent dans une grande partie du monde.

- Vente de Gâteaux à la faculté de Bobigny : nous organisons au sein de la fac des ventes de gâteaux cuisinés par nos soins, durant lesquelles nous présentons nos projets en cours et ceux réalisés les années précédentes. Ces évènements sont l’occasion de prendre le temps de discuter de nos actions et de l’association en elle-même avec les autres étudiants, les professeurs et le personnel administratif.

- Ventes de T-shirt et de pin’s à l’effigie de l’association.

- Organisation de Soirées : Concert, dîner.

- Participation Personnelle de 300€ par membre du projet.

  • Financement du partenaire :

-  Passe avant tout par le bénévolat et sa valorisation

- L’intégration du village de Nam Mong au dispositif WCCDP permet un cofinancement de notre action par les organismes financant ce projet au niveau de l’ALL à savoir l’agence de l’eau, l’Union Européenne, l’Agence de bassin Rhin et Meuse, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières, la Coopération Suisse et l’Action de Carême. Ces différents soutiens au projet WCCDP financent les actions prévues dans les autres villages des districts La et Namor et participeront en partie via l’ALL au financement du réseau d’eau du village de Ban Namor.

 

III- Budget et explication des dépenses

Le budget prévisionnel total de notre projet est de : 11 872€. Le projet aura lieu du 28 juillet au 25 aout 2014.

  • Investissement immobilier

Nous participerons à la construction du réseau d’eau par l’achat sur place des matériaux pour ça construction et de matériels annexes (pelles, seaux, truelles…). Nous voulons y contribuer à hauteur de 2000€.

  • Investissement technique et mobilier

Nous construirons 30 latrines avec l’aide des villageois pour un total de 4050 €.La population nous fournira le sable, le bois et les planches pour la construction du coffrage.

  • Fournitures et consommables

- 5 affiches par village pour la sensibilisation à l’utilisation des pesticidesL’impression de ces affiches nous sera offerte.

  • Études ou expertises

Les études de la Nam Saat nous sont offertes par leur collaboration avec le CCL.

  • Personnels expatriés

Des bénévoles d’Asiembo se rendront sur place et pourront rendre compte des actions menées dans cette région. Les dépenses logistiques sont de :

* 806,66 € par personne pour les billets d’avion

* Les visas nous seront offerts par le CCL

* 35,5 € par personne pour le transport de Bangkok à Oudomxay

* 10€ par jour et par personne pour l’hôtel

La logistique est en majeure partie financée par les opérations d’autofinancements organisées et la participation personnelle des membres du projet.

  • Personnel local

- Un chauffeur nous conduira dans le village pour la sensibilisation et les achats de matériaux: il sera rémunéré 6€ par jour.

- Un interprète nous accompagnera dans notre tâche: il sera rémunéré 15€ par jour. Il est obligatoire pour nous de faire appel à un interprète pour la partie formation de notre projet. Les villageois auquel nous allons nous adresser ayant déjà eu des notions en ce qui concerne la gestion des pesticides, leurs questions sont plus précises et nécessitent parfois de plus amples explications que nous ne serions pas en mesure de fournir efficacement sans l'aide de notre interprète.

Deux techniciens nous aiderons pour la construction des latrines et du réseau d’eau.

  • Valorisation du bénévolat

Un total de 35 volontaires nous aidera pour les constructions. Ils percevront une rémunération symbolique de 1€ par jour et par personne. Ils sont répartis comme suit:

* 5 engagés par le CCL pour la construction du captage

* 30 pour les latrines, chacun étant un membre de la famille chez qui les latrines seront construites

 

  • Formation

Notre formation concernant la sensibilisation aux pesticides nous sera dispensée par le CCL avant notre départ à la fin du mois de juin et auprès du CCL au Laos lors de notre arrivée.

  • Services extérieurs

Les services extérieurs de la Nam Saat nous sont offerts.

  • Mission de courte durée

La durée totale de notre mission durera 1 mois.

  • Appui, suivi, contrôle

Ces missions seront accomplies par le CCL qui s’en occupe déjà depuis des années.

  • Évaluation

Les services extérieurs de la Nam Saat nous sont offerts.

  • Autres

La location d’un véhicule est nécessaire pour les achats de matériels. La location d’un véhicule et le coût du carburant sont d’environ 100€.

  • Divers et imprévus

Le calcul des imprévus pouvant arriver sur place a été fait sur la base de 5% du montant total de la mission comme conseillé par notre association.

Nous sommes conscients que les prix sont différents au en France et au Laos mais nous ne sommes pas dans la capacité de vous fournir la totalité des devis précis en provenance du Laos. C’est pour cela que nous vous indiquons les prix français ainsi que leur devis en vous précisant que le prix sur place devraient être inférieurs de 10 à 15%.

  • ASIEMBO mène depuis le début de l’année des opérations d’autofinancements consistants en:

* des ventes régulières de gâteaux

* des opérations d’emballage de cadeaux durant les fêtes à la FNAC de Bercy.

Cela a permis d’apporter 2772,34 € au financement de notre projet.

Chaque participant au projet donnera 300 € pour le financement du projet pour un total de 1200€.

 

Conclusion

 

Située dans une des régions les plus pauvres du monde, la province d’Oudomxay ne bénéficie que rarement d’aides à son développement. Dans le cadre de notre association ASIEMBO, une intervention permettra de contribuer à l’amélioration de l’hygiène et par conséquent de la qualité de vie des habitants du district La.

En répondant aux objectifs du millénaire pour le développement, nous espérons apporter notre contribution à la problématique mondiale de réduction des inégalités. Ce projet, bien qu’ambitieux est réalisable par notre motivation et notre participation commune ainsi que par la qualité de notre partenariat avec le CCL et l’ALL notamment.

Notre action qui s’inscrit dans le cadre d’une grande politique de développement pourrait permettre le développement de la région à long terme et ainsi contribuer à l’amélioration durable des conditions de vie des habitants de Ban Nam Mong.