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La ferme pédagogique « Tsaramasoandro ».

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Le projet repose sur une ferme pédagogique au service du développement agro écologique d’un village de la côte nord est malgache : Manompana .

Objectifs :

•Former et sensibiliser les élèves et les agriculteurs du village

•Réaliser des expérimentations agricoles et produire des semences



Qui sommes nous : Un groupe de jeunes professionnels, 5 co-présidents formés ou en cours de fromation dans le développement agricole, la gestion de projet et l’éducation à l’environnement, passionnés et actifs, décidés à mettre leurs compétences au service du développement d’une commune rurale à Madagascar. Yapluka est née lors en 2011 lors d'une année d'étude en licence conduite de projet internationaux et de co-développement à Besançon. Aujourd'hui nous sommes deux à avoir repris les études à l'IFAID Aquitaine. Déjà trois ans mais l'aventure Yapluka ne fait que comencer !!!  


Notre Philosophie
: Yapluka est une association dont le but est d’aider au développement de la petite agriculture paysanne malgache à Manompana. Par ce projet, nous voulons démontrer que nous pouvons devenir acteurs du changement. Notre génération YAPLUKA n’a plus le choix, devant les défis qu’elle a à relever, il faut foncer !

LE PROJET

UNE FERME PÉDAGOGIQUE AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT AGRO-ÉCOLOGIQUE D’UN VILLAGE DE LA CÔTE NORD-EST MALGACHE : MANOMPANA
Les habitants de Manompana vivent dans un écosystème complexe et fragile. Nous voulons donc leurs permettre de se former et de mieux gérer leurs systèmes d’exploitations.
L’objectif principal du projet est de permettre aux habitants de mieux répondre à leurs besoins alimentaires par leurs productions, dans le respect de leurs traditions.
Pour cela, cet objectif est divisé en trois sous objectifs spécifiques :
- Augmenter les rendements et diversifiés les productions maraîchères.

- Sensibiliser et former les écoliers et les agriculteur à des pratiques agricoles respectueuses de l'environement.

- Réaliser des expérimentations agricoles et produire des semences renouvelables.

Ces objectifs visent à un changement de certaines pratiques agricoles, pour les mettre en accord avec la préservation de
l’environnement et de la culture locale, tout en favorisant une augmentation du niveau de vie par l’agriculture.

Public visé : Tous les habitants du village de Manompana soit 7000 personnes dont 1200 enfants scolarisés.

Nombre de personnes concernées  en 2014 : 50 agriculteurs maraichers ainsi que 300 élèves de primaire et secondaire.

Le village :

Manompana est un village de 7000 habitants situé sur la côte nord-est de Madagascar dans la région d'Analanjirofo, à environs 200 km au nord de Tamatave, en face de l’ile Sainte- Marie. Manompana est aussi le chef-lieu de la commune du même nom qui s’étend sur 700km² et compte 18 000 habitants. Le projet se limite au village en lui-même.
Les paysans ont clairement conscience que la superficie cultivée dépend directement de la force de travail disponible. C'est donc en augmentant leur force de travail et l’espace cultivable, qu’ils cherchent à sortir de leur état de pauvreté. Cet état d’esprit entraîne une déforestation rampante, très préjudiciable à la conservation du fragil écosystème local. Cette déforestation est accentuée par les pratiques agricoles actuelles, en particulier l’abattis- brûlis qui consiste à brûler les zones en friche avant de planter. Cette pratique n'est pas compatible avec une bonne gestion de la forêt est en raison du contexte de jachère courte, qui empêche la forêt de renouveler la formation d’humus.

Manompana bénéficie d'actions de diverses structures d'aide concernant la santé et l'hygiène: US Peace Corpse (planning familial et santé), Sur'eau (malaria, dengue, sida), Fondation les Amis de Manompana (sage-femme). Il existe également une association villageoise, l'association des Cheveux Blancs, qui aide plusieurs personnes âgées au niveau de la santé et de l'alimentation. Elles sont des ressources pour nous.
 
Les problèmes sanitaires et sociaux, nombreux à Manompana, sont très complexes. Si certains peuvent être réglés localement, la plupart sont liés au contexte national, identique dans la plupart des pays en développement: une économie faible et mal contrôlée ne permet pas à l'Etat d'investir fortement dans le secteur social, notamment dans la santé et l'éducation. Des habitants mal ou peu formés et en mauvaise santé ne permettent pas un développement économique et ainsi de suite. C'est la spirale vicieuse du "mal développement".
L'économie du village est tournée vers l'autosubsistance. Manompana est très enclavée; il n'y a aucune piste goudronnée qui y mène (la Route Nationale 5 est une piste sablonneuse très peu praticable) et les réseaux électrique et Internet n'arrivent pas jusque là. En revanche, depuis l'installation d'une antenne téléphonique dans les hauteurs du village, les téléphones portables abondent. Mais le prix des communications ne permet pas à tout le monde d'y avoir accès.
Cet enclavement est un grand frein au développement économique de Manompana: il est impossible d'exporter tout produit agricole ou halieutique, le coût du transport étant trop élevé pour que la vente des produits soit rentable. Les seuls débouchés commerciaux existants concernent le marché de l'essence de girofle et de la vanille. Ces deux produits sont en général achetés aux paysans par les commerçants les plus riches qui, lorsqu'ils se rendent à Tamatave pour s'approvisionner, en profitent pour les vendre grâce à une licence payante.  L'enclavement a aussi limité le tourisme, qui est pourtant très développé non loin de là sur l'île SAINT MARIE.
Le seul village de Manompana compte une soixantaine de commerces de toutes tailles: cela va du petit étalage posé à même le sol sur le marché permanent, au grand épi-bar (contraction des mots épicerie et bar) en bordure de la RN 5. La plupart des produits qui y sont vendus (c'est le cas pour tout produit manufacturé) sont importés depuis Tamatave ou Soanierana-Ivongo. Quelquefois, les paysans mettent aussi en vente leurs surplus de récolte, des fruits, du miel, du betsa-betsa (jus de canne fermenté) ou encore des poissons, qui sont autant de produits issus de leur labeur.
Manompana, en raison de son enclavement, a évolué en marge du reste de la société malgache: la démographie est plus faible que dans le reste du pays, les techniques agricoles employées sont très rudimentaires, le tourisme est très peu développé, il n'existe pas ou peu de débouchés commerciaux, les services sociaux de base (santé et éducation) ne sont que partiellement assurés et les réseaux de communication et d'acheminement de l'énergie sont basiques, voire inexistants.
Si cette situation est intimement liée à la configuration géographique de la localité, elle trouve aussi ses origines dans les valeurs villageoises, que l'on peut appréhender au travers d’un épisode de son histoire. Dans les années 2000/2001, un projet sud coréen s'est installé à Manompana dans l'idée d'y construire un port pour le développement de la commune. Les coréens porteurs du projet, habitués à la vie en milieu portuaire, ont introduit à Manompana des "coutumes" de marins : prostitution, drogue et bagarres sont brutalement apparues pour la première fois, menaçant l'équilibre et l'intégrité de la société paysanne. Le maire de l'époque s'est alors vu contraint de mettre un terme au projet coréen, malgré les promesses de développement économique qu'il apportait.
Certes, le contrôle de la natalité, la réduction de la pauvreté, l'amélioration de l'hygiène, de la santé et de l'éducation sont des enjeux primordiaux à Manompana. Mais ces défis doivent être relevés dans le respect des traditions et du mode de vie des villageois ; là réside toute la complexité de la situation.

 Méthodes pédagogiques :

C’est le développement qui doit s'adapter au rythme paysan et non l'inverse, sans quoi tout projet sera voué à l'échec et mènera automatiquement à la destruction des valeurs et des coutumes paysannes qui ont forgé le terroir manompanais depuis des années. Parmi elles, le « fady»  jours fériés durant lesquels les paysans ne peuvent pas travailler la terre. Cette pratique, différente pour chaque famille, est un frein considérable au développement de l’agriculture dans la zone. Toute la difficulté du projet est donc de prendre en compte ces pratiques et de les respecter. Nous avons créé la  ferme école pour que chaque paysan puisse acquérir des connaissances à son rythme, en fonction de son investissement personnel. Il suffit aux villageois de venir sur la ferme pour recevoir des conseils agricoles par le chef d’exploitation et la présence de panneaux pédagogiques mis sur le site.
De plus, des formations de deux demis journées (70% pratique et 30% théorique) sont mises en place pour les agriculteurs voulant accéder aux dons de semences.
Concernant le public scolaire, une parcelle spécifique va être mise en place, ceux-ci afin de responsabiliser les élèves. Ces derniers viennent sur la base du volontariat avec les clubs agricultures formés dans les deux structures scolaires. Ils sont présents successivement 2h le mercredi après midi. La ferme étant située entre les deux écoles, les élèves peuvent également passés quand ils le désirent pour effectuer les travaux d’entretiens courants. De plus, la cantine scolaire permet un repas par semaine aux enfants de la nouvelle l'ecole primaire attenand la ferme. Ce repas est préparé par une nutisioniste malgache travaillant au village. Les parents des enfants ont été mis à contribution en donnant un peu de leur temps soit pour aider sur les cultures ou à la préparation des repas.  L'éducation au goût nous semble un élément clef dans le développment du maraîchage sur le long terme. 


Action en France :Mise en place d'une exposition photographique "cadre de vie malgache"

Dans le but de participer à l’éducation au développement et à l’ouverture culturelle en France, “Cadre de vie Malgache” est une exposition photographique et sonore qui illustre la diversité du village de Manompana. Une série de portraits des habitants raconte, grâce à des casques audio, leurs quotidiens, leurs rêves mais aussi leurs plus grandes fiertés et leurs plus grandes craintes. Malgrés un finacement de la ville de Saint Malo, nous sommes toujours à la recherche de fond pour pouvoir monter l'exposition. Une partie de celle-ci est disponible sur le lien suivant : http://www.antoinejomand.com/#galerie/524be46737fd7dde44fc3477/52d556f5a591950275000000


Le budjet est disponible sur le dossier de présentation 2014 : http://www.fichier-pdf.fr/2014/04/25/plaquette-2014/

Site internet : http://yapluka.jimdo.com/

Raport 2011 : http://www.fichier-pdf.fr/2014/04/24/rapport-yapluka-mission/

Raport 2012 :http://www.fichier-pdf.fr/2014/04/24/rapport-de-mission-yapluka-2/

Rapport 2013 (partiel) : http://www.fichier-pdf.fr/2014/04/24/bilan-technique/