Solidarité des Apprentis des Arts et Métiers : Une école en Casamance
Nous sommes cinq apprentis de l'Ecole Nationale des Arts et Métiers de Bordeaux en partenariat avec l'ITII.
A la rentrée 2013, nous avons repris un projet de construction d'une école à Manécounda, village de 500 habitants situé au Sénégal. Parallèlement à la construction, un échange interculturel est intégré au projet.
L'école abritera 90 élèves, deux instituteurs et deux encadrants pour les tout-petits. Nous apportons notre soutien financier en rassemblant des fonds tout au long de l'année pour la construction de l'école et une participation manuelle lors de notre voyage sur place en novembre 2014. Toute la construction est suivie par des artisans locaux avec qui nous échangeons par l'intermédiaire de l'association Manécounda, notre partenaire.
Les financements du groupe précédent ont permis de construire la chape de l'école, le système de récupération des eaux et une partie du toit. Cette année, nous souhaitons finir de financer le toit et les briques pour les classes.
Les contacts avec les enfants de Manécounda sont nombreux, ainsi pour un profiter au maximum, nous mettons en place un échange interculturel entre l'école de Manécounda et une école en Aquitaine. Des activités ludiques, réalisées par nos soins, sont prévues pour permettre aux élèves de découvrir une autre culture mais aussi des notions de solidarité et d'entre aide. Ils découvriront que chaque pays à ses connaissances et ses richesses.
Le projet « Solidarité des Apprentis des Arts et Métiers : Construction d’une école en Casamance » est soutenu par l’association du Centre de Formation de l’Industrie des Apprentis, le CF’Action. Le CF’Action a été créé, en juillet 2009, par des formateurs du Centre de Formation des Apprentis de l’Industrie (CFAI) dans le but de porter le projet les apprentis. L’association a pour objectif de soutenir les projets des apprentis à visée professionnalisante. Elle participe ainsi à l’organisation de la vie des apprentis. Depuis sa création, elle a contribué à l’élaboration de plusieurs projets à leurs initiatives.
Ils peuvent ainsi travailler sur des projets non pas fictifs mais réels grâce auxquels ils construisent ou développent des aptitudes comportementales et des savoir-faire utiles à leurs futurs métiers.
L’association attend d’eux qu’ils se remettent en question, qu’ils acquièrent une maturité et qu’ils préparent leur employabilité par la valorisation d’expériences humaines. Les projets de solidarité internationale apportent, en plus des attentes précédentes, une expérience de mobilité internationale pour être au plus près des réalités politiques, économiques et culturelles.
Le projet « Manécounda », qui a initié la création de l’association CF’Action, a permis à celle-ci de mener ses premières actions internationales. Le premier projet a eu pour objectif d’améliorer les conditions de vie des villageois de Manécounda. Les apprentis, issus d’une formation Bac+2, ont fait durer le projet pendant 3 ans (de 2009 à 2011). La construction d’une case de santé et l’installation d’un panneau photovoltaïque ont été les principales actions.
Depuis 2010, un projet de solidarité internationale est en cours à Bofo, Madagascar. Ce projet est suivi par des apprentis en formation d’ingénieurs. Il a permis l’installation de panneaux photovoltaïques, la construction d’un puits et la rénovation d’un abri.
Enfin, le CF’Action soutient, depuis septembre 2012, le groupe Solidarité des Apprentis des Arts et Métiers (SA2M) dans son nouveau partenariat avec l’association Manécounda afin de contruire une école dans le village.
Le projet « Solidarité des Apprentis des Arts et Métiers : Construction d’une école en Casamance » existe depuis Septembre 2012, lorsque 5 apprentis, alors en deuxième année de formation d’ingénieur Production-Maintenance ont choisi de commencer un projet de solidarité internationale. Ils ont formé le groupe SA2M 2013.
Sachant qu’ils ne pourraient pas finir l’école en une seule année, faute de temps et d’argent, ils ont intégréMathilde, une première année de leur formation pour qu’elle puisse pérenniser le projet l’année suivante. Sur l’année scolaire 2012/2013, ils ont financé la chape et une partie de la toiture et ont effectué un voyage à Manécounda en novembre 2013 pour participer à la construction. Ils ont aussi mis en place un échange interculturel entre les élèves de l’école de Manécounda et une école primaire à Saint Germain La Rivière en Gironde. L’échange a permis de faire découvrir le Sénégal aux élèves de l’école de Saint Germain La Rivière et inversement, la France aux élèves de Manécounda. Un échange de dessins et de lettres s’est fait entre els deux classes.
En septembre 2013, Mathilde a formé une équipe avec des apprentis de sa promotion pour prendre la suite du projet sur l’année scolaire 2013/2014. Avoir tous les membres dans la même promotion est un atout pour le projet. En effet, nous pouvons passer plus de temps ensemble et apprendre à bien se connaître.
L’équipe SA2M 2014, qui prend la suite du projet, a été formée à partir de deux critères : les motivations communes et l’entente entre les personnes. Une fois l’équipe formée, nous avons beaucoup discuté pour être certains que chaque membre avait sa place dans l’équipe.
Les envies de venir en aide à une population, de voyager pour découvrir un pays inconnu ont de suite réuni les cinq membres. De plus, notre équipe est motivée par les récits de SA2M 2013.
Ainsi, Mathilde est sur le projet depuis plus d’un an (décembre 2012) et les autres membres de l’équipe depuis Septembre 2013. Le projet, pour SA2M 2014, se terminera en mars 2015 avec les restitutions effectuées en France.
Le groupe est composé de cinq jeunes, trois garçons et deux filles. Nous sommes tous apprentis en 2ème année de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts et Métiers (ENSAM) en partenariat avec l'ITII. Chaque membre de l’équipe à son rôle :
-Mathilde GOUYOU est chef de projet, elle coordonne l’ensemble du projet, organise et répartit les tâches, assure le suivi de l’ensemble des actions. Elle communique également avec nos partenaires,
-Joannie CUNHA est assistante chef de projet. Elle assiste Mathilde dans toutes ces tâches et gère le planning global du projet,
-Théo ESCUDIE, référent « Technique », a en charge la recherche d’informations techniques et de devis pour l’achat des matériaux et fournitures au Sénégal. Il est l’interlocuteur privilégié de l’architecte bénévole qui travaille avec nous. M. Boubacar Seck est originaire du Sénégal, ses connaissances du bâtiment au Sénégal est un atout pour le projet,
-Simon MEYRAND, référent « Subventions », est responsable de la recherche de partenaires financiers tant privés que publics. Il gère le budget et assure le suivi des dossiers de financements,
-Alexandre REAU-GIUSTI, référent « Communication et Restitution du projet » est responsable de la création des supports de communication du projet et de la restitution auprès de nos partenaires et du grand public,
-Le membre à venir, issu de la promotion suivante, sera référent « Echanges Interculturels et Post-projet ». Il organisera les activités d’échanges interculturels entre les enfants français et les enfants sénégalais. Il est par conséquentl’interlocuteur des instituteurs français et sénégalais. C’est lui qui reprendra le groupe fin 2014 pour monter un nouveau projet de solidarité internationale, tout comme l’a fait Mathilde cette année.
Tous les membres de l’équipe sont membres de l’association Cool’eurs du Monde. C’est une association de jeunesse, d’éducation populaire et de solidarité internationale membre du réseau RITIMO. Nous participons à des journées de formation pour monter un projet de solidarité internationale. Ces journées ont lieu un samedi par mois dépuis décembre jusqu’à mai et se conclut par un week end de sensibilisation au départ en mai. Durant ces journées, nous abordons plusieurs thèmes (solidarité, stéréotypes…) pour nous sensibiliser aux différences Nord/Sud.
L’association nous aide à mieux comprendre et à nous informer sur l’éducation au développement pour que nous agissions au mieux dans notre projet. Elle nous accompagne dans toutes les phases du projet : identification, préparation, réalisation, restitution et réinvestissement. Au delà de l’aspect logistique, nous apprenons à appréhender la vie ensemble au Sénégal.
De plus, nous avons, en deuxième année de notre formation, des cours de Gestion de Projet. Ces cours sont décomposés en deux parties. Une première partie de cours théorique où nous apprenons des techniques de gestion de projet afin de bien identifier le besoin, de constituer un cahier des charges, de bien conduire un projet… Nous apprenons aussi des notions de management. La deuxième partie nous permet de travailler sur le projet. Les projets choisis par les élèves peuvent être fictifs ou réels. Ce cours est l’occasion pour élaborer un projet de solidarité internationale. Ainsi, à chaque cours nous faisons un point avec le formateur sur l’avancement du projet, il nous conseille et nous aiguille dans le suivi du projet. Enfin, nous sommes suivis par le responsable de formation et les membres du CF’Action.
A terme de notre formation, nous devons être des ingénieurs capables de gérer des projets au niveau des ressources, du budget, du planning… Le projet de solidarité internationale nous permet de toucher à tous ces domaines tout en réalisant des envies de voyage et de partage. Nos motivations communes sont donc de développer un projet dans son intégralité et de découvrir une autre culture. Nous aurons à notre actif une expérience exceptionnelle à partager.
Nous voulions participer à l’élaboration d’un projet à visée solidaire et utile.L’ensemble du groupe aime voyager pour découvrir de nouveaux pays. Nous avons donc rassemblé ces deux envies et décidé de collaborer avec l’association Manécounda pour construire une école. Les échanges avec les enfants et les villageois vont être très importants, c’est un aspect du voyage qui nous plait d’autant plus. Notre immersion au village sera totale, nous participerons à la construction de l’école, aux réunions de village, aux repas... Nous tisserons des liens forts avec les villageois, l’association Manécounda mais aussi entre nous, groupe SA2M 2014.
Lors du voyage, chacun notre point de vue, nous relativiserons sur la vie que nous menons en France. Il ne s’agit pas de comparer nos façons de vivre mais de découvrir et surtout de partager afin de vivre en communauté avec les villageois de Manécounda. Les échanges et les discutions nous apporterons un savoir-vivre et une façon de penser différents de ceux que nous avons eu jusque là. C’est une occasion de s’ouvrir au monde et vers les autres, mais aussi de faire de nouvelles découvertes sur nous-même. Un projet de solidarité internationale est l’occasion pour un groupe de jeunes de mettre son dynamisme et ses idées originales au profit des autres.
Nous sommes soutenus par nos formateurs que se soit du côté du Centre de Formation des Apprentis de l’Industrie ou de l’ENSAM. Chacun des deux établissements souhaitent que nous fassions une restitution pour valoriser les projets des apprentis quelqu’ils soient. Nous sommes conviés aux portes ouvertes pour communiquer autour du projet ainsi montrer les différentes horizons que peuvent offrir la formation.
En Octobre 2012, 5 apprentis se sont réunis dans l’objectif de travailler sur un projet de solidarité internationale en créant le groupe Solidarité des Apprentis des Arts et Métiers (SA2M 2013). Ils ont cherché un partenaire et en discutant avec le Centre de Formation des Apprentis de l’Industrie, ils ont découvert l'existence de l’association Manécounda de Bordeaux. Le CF’Action ayant déjà travaillé avec l’association Manécounda quelques années auparavant.
Le groupe SA2M 2013 a alors rencontré la présidente de l’association, Martha Mané. Elle leur a expliqué que les villageois de Manécounda souhaitaient construire une école qui répondait à leur besoin. Cependant, l’association Manécounda de Bordeaux étant déjà sur une action pour financer la formation d’infirmier d’un jeune de Manécounda, elle ne pouvait donc pas répondre seule à ce besoin. Les apprentis ont de suite accepté de participer au projet. Un lien de partenariat a débuté entre SA2M 2013 et Manécounda. De même l’équipe a commencé à communiquer avec l’association Manécounda du Sénégal par e-mail.
Les années précédentes, les élèves de primaire et ceux de la classe des tout-petits (ce qui correspond à la maternelle en France) étaient scolarisés dans les villages voisins Dakabantang et Kinjinkrou. Cela représente 90 élèves provenant de Manécounda.
En septembre 2010, un instituteur permanent est arrivé à Manécounda à la grande joie des villageois, mais l’instituteur s’est rendu compte qu’il s’était trompé de village, il devait aller à Manékounda et non Manécounda. Déçus, les villageois ont demandé un enseignant pour Manécounda. Après des négociations, ils ont eu la promesse d’avoir un instituteur pour les élèves de primaire à la rentrée 2012. C’est à ce moment là que le besoin des villageois, à avoir une école, est apparu. Ils ont construit, à la hâte, une école à l’aide de tôles et de planches de bois sur un terrain juste aux abords du village (voir photo ci-dessous).
Cette structure n’est pas assez solide et à chaque fin de saison des pluies ils doivent la reconsolider. La période scolaire est donc fortement raccourcie tous les ans. Ils ont alors commencé à émettre l’idée de construction d’école en dur. Les villageois ont l’habitude de se réunir lors de conseil de village pour prendre des décisions. Ces réunions sont dirigées par Nouah Sadio, président de l’association Manécounda du Sénégal. Le chef du village n’est présent que pour regarder et donner son avis. C’est lors d’une de ces réunions que les villageois ont émis le besoin d’avoir une école solide. N’ayant pas assez d’argent pour la construction, et l’académie ne pouvant fournir que le matériel scolaire, Nouah Sadio a fait appel à Martha Mané pour avoir de l’aide.
Lorsque SA2M 2013 a proposé leur aide pour le projet, Martha Mané a donc vu une opportunité pour le village et a contacté Nouah Sadio pour lui exposer la situation. A la suite d’un conseil, les villageois ont accepté notre aide ainsi que de nous accueillir dans le village durant notre voyage, et ont commencé à travailler sur les dimensions de l’école. C’est ainsi que le projet est né.
Le bâtiment ne devait, au début, ne contenir qu’une classe et une bibliothèque. Mais le village a appris, courant 2013, qu’ils allaient accueillir, à la rentrée 2013, un autre instituteur pour les tout-petits. Les plans de l’école ont évolué pour maintenant y intégrer 3 salles de classe, une bibliothèque et un bureau pour les instituteurs. Le tout avec un système de récupération des eaux. Le projet est devenu trop important pour se faire en une année. Dans l’optique de pérenniser le projet, le groupe SA2M 2013 a intégré Mathilde, une première année de leur formation. En septembre 2013, SA2M 2014 a émergé pour prendre la suite du projet avec Mathilde comme lien entre les deux groupes.
L’Etat Sénégalais a créé deux postes d’instituteur aux rentrées 2012 et 2013, malheureusement cette décision n’a pas été suivie d’un investissement en terme d’infra structures. Aujourd’hui l’école du village n’est pas adaptée, c’est une simple construction en bois, qui n'est pas conçue pour résister aux conditions climatiques difficiles du pays (chaleurs, saison des pluies...). Le projet de construction d’une école pour le village de Manécounda est une immense avancée pour les villageois qui peuvent offrir à leurs enfants une infrastructure solide et pérenne. Les parents prennent de plus en plus conscience que leurs enfants auront une meilleure vie avec une bonne éducation. De plus en plus d’élèves rêvent d’aller au collège puis à la faculté. L’école primaire est la base de cette poursuite d’étude, les écoliers ont besoin de débuter leurs scolarisation dans de bonnes conditions. Nous sommes donc sur une problématique de scolarisation des élèves dans les pays du Sud. Les classes sont faites de quatre murs et d'un plafond avec des trous. Les trous permettent l'aération de la classe. Par dessus un toit, tenu avec des poteaux, permet de protéger les classes.
Le bâtiment servira aussi de lieu intergénérationnel. Les villageois pourront se réunir à la bibliothèque ou dans les salles de classe lorsque le temps sera trop mauvais et qu’il voudront se réunir.
C’est un projet qui ne sort pas de l’ordinaire, mais il est pérenne dans le temps grâce aux associations Manécounda et aux villageois et sert de base à la scolarisation de tous les élèves de maternelle et de primaire de Manécounda.
Pour faire profiter le projet à un public le plus large possible, nous mettons aussi en place un échange inteculturel. L’échange a pour objectif de faire découvrir une autre culture et un autre pays à des élèves de CE1-CE2 français puis lors de notre voyage aux élèves de Manécounda. De plus, par notre intermédiaire, les élèves pourront échanger des lettres et des dessins.
Nous avons prévu de rencontrer les élèves français avant notre voyage puis après pour leur faire un retour sur ce que nous aurons fait avec les élèves de Manécounda.
Nous avons différents partenaire pour ce projet. Tout d’abord, l’association Manécounda de Bordeaux que le groupe SA2M 2013 a rencontré en fin d’année 2012. Grâce à l’association Manécounda de Bordeaux nous sommes rentrés en contact avec l’association Manécounda du Sénégal. L’association Manécounda de Bordeaux travaille avec l’association Manécounda du Sénégal depuis plus de 10 ans. Les deux associations ont déjà fait des projets ensemble, comme l’installation d’un panneau photovoltaïques, la mise en place de toilettes sèche et d’un moulin à mil… Elles sont cependant indépendantes. Nouah Sadio est le président de l’association au Sénégal. Les membres sont exclusivement les villageois. Elle a été créé en 2002 suite à la création de l’association de Bordeaux. Martha Mané est la présidente de l’association à Bordeaux. L’association du Sénégal identifie les besoins du village et en fontion de l’envergure de leurs besoins l’association de Bordeaux intervient et les aide à la hauteur de leur possible. Le fait que les deux associations travaillent depuis aussi longtemps ensemble est un fort atout pour le projet puisque cela nous garantie la pérénnité de la construction de l’école, elle sera suivie et entretenue. Ainsi, nous avons l’association de Bordeaux comme partenaire en France et l’association du Sénégal comme partenaire local.
Le CF’action est aussi un de nos partenaires puisque c’est l’association qui porte notre projet.
L’architecte franco-sénégalais, Boubacar Seck, a fait les plans de l’école bénévolement. Son partenariat intervient aussi dans le suivi de la construction et dans l’aide aux négociations pour les devis avec les artisans sénégalais.
Par ailleurs, lors de leur voyage, le groupe SA2M 2013 a rencontré l’inspecteur d’académie de la région de Sédhiou (région de Manécounda). Lors de cet entretien, l’inspecteur a remis une lettre dans lequel il s’engage à fournir à l’école et aux élèves tout le matériel nécessaire pour étudier dans les meilleurs conditions. Nous avons, avec cette lettre d’engagement, l’appui du Ministère de l’éducation Sénégalais.
Nous allons remettre en place, cette année, un échnage interculturel mais avec une autre école en Gironde que nous cherchons actuellement. Le partenariat que nous allons mettre en place est très important puisque l'échange est une partie essentielle du projet. Les animations et les jeux que nous allons mettre en place doivent être en amont préparés avec l'instituteur français et sénégalais. En lien avec l'éducation, l'échnage interculturel nous permet d'élargir le public que nous souhaitons sensibiliser au projet.
Nous ne sommes qu’un appui aux associations Manécounda. Tout au long de l’année, nous rassemblons nos forces pour trouver des financements puis nous concrétisons le projet en allant sur place pour les aider à la construction. Afin de mener à bien ces deux actions, nous rencontrons l’association Manécounda de Bordeaux tous les mois chez la présidente de l’association. Durant ces réunions, nous faisons un point sur l’avancement des travaux, Martha Mané nous donne les dernières photos du chantier si elle en a reçu, et sur le travail fait par les artisans. Nous discutons aussi des financements, ce que l’on a récolté, les dossiers que l’on prépare… Le contact avec les villageois de Manécounda est compliqué car il n’y a pas d’électricité au village. Presque toute les familles ont des téléphones portables mais ils sont obligés d’aller au village voisin pour les recharger. Il n’y a donc pas internet. Nous reçevons les photos lorsque le président va au village voisin qui a l’acces à internet.
Comme nous l’avons dit précédemment, les villageois par l’intermédiaire de l’association Manécounda ont émis le besoin d’avoir une école solide. A partir du moment où le groupe SA2M a rejoint les deux associations pour le projet, les recherches d’un architecte pour dessiner les plans de l’école ont démarré. L’architecte franco-sénégalais, Boubacar Seck, une connaissance de Martha Mané, a accepté de faire les plans de l’école bénévolement. Etant d’origine sénégalaise, il a été facile pour lui de rentrer en contact avec les villageois pour bien étudier et définir leur besoin. Il est allé sur place une fois pour voir l’état du terrain et ce qu'il était possible de faire. Une fois les plans dessinés, les villageois ont engagé le maçon du village voisin pour commencer la construction de l’école et suivre le chantier jusqu’à sa finalité. Le maçon a deux apprentis pour l’aider dans sa tâche mais ce n’est pas suffisant pour un tel projet. Les villageois ont donc mis en place un roulement pour participer bénévolement à la contrcution. Pendant les réunions de village, ils font le planning des journées où ils pourront travailler sur le chantier, en fonction de leurs propres exigences personnelles (travail et vie de famille).
Le maçon et l’association Manécounda gère totalement le chantier sur place et nous tiennent au courant, l’association Manécounda de Bordeaux et nous-même sur l’avancement des travaux.
Pour la construction du toit, le maçon et le charpentier vont travailler ensemble.
Lorsqu’il y a un choix de devis à faire, nous prenons tous part à la décision. En France, surtout par l’avis de l’architecte qui a beaucoup de connaissances et qui peut négocier les prix et au Sénégal par la connaissance que les villageois ont de l’artisan.
Notre rôle est de faire en sorte que les jalons du projet soient respectés pour mener à bien la construction, de résoudre les problémes de logistique et de mettre en place l’échange interculturel.
Les détails du budget ont pu être établis grâce aux retours d'expérience de l'équipe SA2M 2013 et à la présidente de l'association Manécounda, Martha Mané. Vous trouverez ci-dessous le détail du budget.
Les dépenses :
La partie « Frais de l’action solidaire » se chiffre à 21 548€ :
- La construction de l’école : le toit et deux salles de classe :
- Matières premières : Les briques et le mortier seront payés par nos soins, cela représente un total de 1 300 euros. En tenant compte des dimensions des briques (230*110*50 mm) nous avons estimé qu'il faudrait 32 930 briques pour la fabrication de deux salles de classe (Le projet est trop important pour que nous rassemblions assez d'argent pour financer toutes les classes d'un seul coup. Ainsi nous essayerons d'en financer deux cette année). Pour des raisons d'isolation, les murs seront doublés en épaisseur. Le prix d'une brique étant de 25 CFA, 25*32 930 = 830 000 CFA soit 1 300 €. Le tableau suivant récapitule les calculs :
Hauteur des murs (m) | Dimension d'une brique (mm) | Surface d'une brique (m2) |
3,5 | 230 x 110 x 50 | 0,0115 |
Classes | Dimensions des murs | Surface (m2) | Nombre de brique nécessaire | Nombre de brique final |
2 classes élémentaires | 17 x 2 + 6,7 x 3 | 189,35 | 16465 | 32930 |
- Portes : Les portes pour les salles de classes représentent un 220 €
- Fenêtres : Les fenêtres des salles de classes représentent 420 €
- Toiture : Pour la toiture nous avons choisi un devis de 19 820€. L’équipe SA2M 2013 prend en charge 4 500 € il nous reste donc à payer 15 320€.
- Frais divers et imprévu : Ces frais 1000 € sont là pour palier à tout les imprévus que nous pourrions rencontrer lors de notre voyage.
- Le matériels pour l'échange avec les enfants représente un total de 600 €, cela comprend crayons, feutres, feuilles, fabrication des jeux, impressions des photos... Pour l'école française et sénégalaise,
- La participation bénévole des villageois : 2 688 €,
La partie « Frais de transport / Hébergement / Repas» se chiffre à 5 875 €.
- Déplacements internationaux :
- Les billets d'avion : Bordeaux - Dakar, les prix peuvent varier en fonction des vacances scolaires, ils seront au maximum à 600 €, pour un groupe de 6 personnes cela fait donc un total de 3 600 €. Chaque membre est responsable de l'achat de son billet. C'est 3 600 € de valorisation.
- Pour descendre jusqu'en Casamance, nous prenons un ferry (Aline Siteo Diatta) de Dakar il nous amène à Ziguinchor. L'aller-retour coûte 28,81 € par personne. Ce qui représente 346 € pour tout le groupe.
- Déplacements intérieurs :
- A dakar, de l'aéroport à l'auberge où nous logons (Espace Thially) nous prenons un taxi, 31 € pour le groupe,
- Nous resterons quelques jours à Dakar, nous prévoyons 100 € de déplacement, pour visiter les alentours et pour aller à l'embarcation du ferry situé aux bords de la ville,
- Une fois arrivés à Zinguinchor, nous prenons un taxi brouse pour atteindre Sibamdie, soit 30 € aller-retour. A Simandie une pirogue nous attend pour nous amener à Manécounda (il faut traverser la Casamance),
- A Manécounda, nous allons prendre le bus pour nous rendre, sur une journée, à Sédhiou afin de rencontrer l'Inspecteur d'Académie. Soit 30 € aller-retour.
- Hébergement et repas:
- En dehors de Manécounda, les repas sont estimés à 6,5 € par personne. Si nous comptons 19 repas pour 6 personnes, cela fait un total de 755 €,
- A Dakar, nous dormirons à l'Espace Thially, à 13,7 € la nuit par personne, cela fait un total de 493 € pour 6 personnes,
- A Manécounda, une nuité et les repas d'une journée coûtent 6,5 € par personne. Sur 10 jours présents à Manécounda, cela revient à 390 € pour 6 personnes.
- Comme dis plus haut, nous profiterons de faire quelques visites comme l'Ile de Gorée ou le Lac Rose, nous prévoyons donc environ 100 € pour faire des visites.
La partie "Frais de Préparation et de suivi" se chiffre à 3 077 € :
- Trois membres du groupe n'ont pas de passeports. Il y a donc 258 € de frais de passeports. Cependant, ils sont à la charge de chacun. C'est donc de la valorisation ,
- Pour aller au Sénégal, il faut un visa qui coûte 50 € par personne, nous avons 300 € de frais de visas,
- De même, il faut être vacciner contre la fièvre jaune obligatoirement et contre la typhoïde fortement conseillé. Mathilde ayant déjà eu ces vaccins, 5 personnes en ont besoin. A 50 € le vaccin, cela fait 500 € de vaccin. Nous avons aussi besoin d'un traitement pour le paludisme pendant 4 semaines. La boite est à 49,95 €, cela fait un total de 899 € pour le groupe.
- Avec le parrainage de Cool'eurs du Monde, nous participons à un week end de sensibilisation au départ, 50 € par personne, soit 300 € pour le groupe,
- Nous avons besoin d'une pharmacie de premier secours (pastille d'eau, pansements...), nous comptons au maximum 100 € pour la faire,
- Pour communiquer sur le projet, nous utilisons flyer, affiches... Nous avons donc un total de 300 € pour la communication autour du projet. Le CF'Action nous a offert certains de ces moyens (flyers), cela fait la moitié de la somme en valorisation,
- Chacun de nous est membre des associations Manécounda, CF'Action et Cool'eurs du Monde. Ce qui fait un total de 120 € pour les cotisations. Cette somme est payé par nous-même donc en valorisation,
- Enfin nous aurons besoin de 300 € pour la restitution du projet (affiches, photos, peintures...).
Le coût total du projet est de 30 500 €, néanmoins cette somme est à relativiser compte tenu des sommes de valorisation.
Les recettes :
La « Participation du groupe » correspondent à notre auto-financement et à la prise en charge de nos billets d’avions, passeports et cotisations.
L’autofinancement du groupe comprend la vente de chocolats, de vins, de porte-clés et des savons. Ce ne sont que des produits de la région Aquitaine et faits par des petites entreprises. En vendant ces produits, nous faisons de la publicité pour les entreprises et participons comme ça un peu à l’économie locale. De plus, le vin que nous vendons provient de chez un viticulteur qui est déjà allé au Sénégal et qui est attaché à ce pays. Sur ses étiquettes sont présents des dessins qui rappellent le Sénégal.
Nous espérons récolter 4 634 € grâce à nos actions d’autofinancement, notamment par la participation à de nombreux marchés sur l’agglomération de Bordeaux. Mi-avril, nous avons atteint une somme de 1 264 €.
Les subventions demandées :
- A l’état : 7 000 € au Ministère des Affaires Etrangères (le dossier est déposé début juillet),
- Au département : 500 € avec le dossier CERFA. Nous l’avons déposé en janvier, nous sommes dans l’attente d’une réponse,
- Communes : Nous allons demander 500 € à la mairie de Talence. Deux d’entre nous habitent la commune. Puis nous allons demander 350 € à la mairie de Saint Germain de La Rivière, village où a été fait l’échange interculturel par l’équipe SA2M 2013. Nous attendons la fin de la période des élections municipales pour demander ses subventions.
- Ressources privées : Fondation Volia (1 000€), Trophée Solidaire DNE (2 000€), et Trophée J-Pass du Crédit Mutuel (2 700€).
Nos partenaires les associations Manécounda de Bordeaux et du Sénégal participent au budget à une hauteur de 5 000 €, plus toute la valorisation qui est faite par le travail des villageois.
Avec les valorisations évoquées plus haut, les recettes se montent à 30 500 €.
La construction de l’école se fait en plusieurs étapes.
La première a été de trouver un architecte et un maçon. M. Boubacar Seck, architecte franco-sénégalais et contact de l’association Manécounda, a accepté de faire les plans et de suivre l’état du chantier bénévolement. Il a été sur place pour voir le terrain et à ensuite créé les plans.
Les villageois et plus particulièrement l’association Manécounda du Sénégal ont eu pour objectif de trouver le maçon pour diriger le chantier sur place. C’est ainsi qu’ils ont embauché M. Diallo, le maçon du village voisin. M. Dialo donne les directives du chantier. Il intervient sur le chantier, avec ses deux apprentis maçon, lors des grandes étapes du chantier. Sinon, se sont les villageois qui construisent l’école sur leur temp libre. Ils s’organisent entre eux pour faire un roulement de manière à ce que le chantier avance et que les échelons fixés soient respectés.
Les matières premières pour construire la chape sont apportés par le maçon, elles sont toutes issues de la région de Sédiou.
La deuxième étape de la construction sera la mise en place du toit. C’est un couvreur de Zinguinchor qui prend le relais au maçon. De même que pour la chape, les matières premières proviennent de la région. Le couvreur amène tous le matériels nécessaires.
Pour la contruction des salles de classe, dernière étape, les briques sont faites en terre rouge, matière première présente sur le village et en ciment (seulement 6%). Les villageois vont eux-même fabriquer les briques grâce à une machine à briques qu’ils ont en leur possession.
Le planning :
Ces deux fichiers montrent le plannig du projet, un plus détailler que l'autre.
Au niveau de la constrcution les étapes sont les suivantes:
De juillet 2013 à avril 2014 : construction de la chape par le maçon, les villageois et l'équipe SAAM 2013 pendant quelques jours,
D'octobre à novembre 2013 : mise en place d'une partie du système de récupération des eaux par le plombier,
De décembre 2013 à avril 2014 : construction des poteaux par le maçon et les villageois (photo ci-dessous),
D'avril 2014 et pendant 45 jours : mise en place de la toiture par le charpentier,
A partir de Juin 2014 : fabrication des briques et construction des classes par les villageois et par l'équipe SAAM 2014 pendant quelques jours.
L'évaluation est majoritairement sous forme "sociale" :
- Avis des villageois pris en compte pour chaque étape (conception, construction...),
- Echange régulier avec l'instituteur de l'école française et l'instituteur de Manécounda pour la préparation et le suivi de l'échange interculturel,
- Soutien de l'inspecteur d'académie de Sédhiou (région où se trouve Manécounda),
- Parrainage par l'association Cool'eurs du Monde qui nous forme à la conduite de projet de Solidarité Internationale.
Au niveau des indicateurs, il y a :
- un indicateur économique : développement économique du village et de la région par l'utilisation de matériaux locaux et l'emploi d'un maçon, charpentier, plombier pour la construction de l'école,
- un indicateur sur le plan éducatif : il y aura une augmentation du nombre de jours passés à l'école par les élèves. Aujourd'hui, ils commencent les cours lorsque la saison des pluies est terminée et que les parents ont consolidé l'école (début novembre) alors que la rentrée scolaire se fait en octobre,
- un indicateur sur le plan sanitaire et de la sécurité : amélioration des conditions de travail des enfants et de l'instituteur.
Une fois que l’école sera terminée, le groupe SA2M ne participera plus aux actions du village de Manécounda. Nos partenaires, local et français, nommés respectivement association Manécounda du Sénégal et association Manécounda de Bordeaux, travaillent ensemble depuis plus de 10 ans. Le lien entre les deux associations nous assure que l’école sera entretenue durant toutes les années à venir. Notre rôle aura été de participer au financement et à la construction de l’école. De plus, les instituteurs sont nommés à Manécounda par le ministère de l’éducation nationale, l’école aura toujours des instituteurs présents sur les postes.
La construction de l'école est un projet de grande ampleur, prévu sur 3 ans. C'est dans le but de pérenniser le projet que nous allons intégrer un élève de première année de notre formation. Il aura pour action le réinvestissement du projet comme Mathilde l'a eu l'année dernière. Il assurera la fin de la construction.
Nous rencontrons des difficultés pour communiquer avec notre partenaire du Sud. Le village Manécounda n’a pas accès à l’électricité. Ils sont tous munis d’un portable mais les occasions pour les recharger sont rares. Nous échangeons principalement par mail quand certains membres de l’association ont accès à internet en allant dans des villages voisins.
La deuxième difficulté que nous rencontrons, concerne les réunions de groupe. Avec la formation en alternance, nos entreprises sont situées dans des villes différentes et il est parfois compliqué d’organiser des réunions lors de grandes périodes en entreprises. Nous avons mis en place différents moyens pour palier ce problème comme un groupe Facebook pour pouvoir discuter tous ensemble ou encore google drive pour partager tous nos documents.
De plus, lorsque nous avons repris le projet en octobre 2013, nous nous sommes basés sur les estimations du groupe SA2M 2013 pour faire notre budget. Or quand nous avons reçu les premiers devis pour la toiture nous avons eu la surprise de découvrir un montant largement supérieur à ce qui était prévu à la base. Nous avons réadapté notre budget et il a fallu trouver de nouveaux financeurs.Enfin, nous souhaitons intégrer un premier année de notre formation pour pérenniser le projet. Malheureusement, ils sont en ce moment préoccupés par des examens et ne pensent pas encore au projet qu'ils vont devoir mettre en place dans le cadre du cours de gestion de projet en deuxième année. Nous attendons impatiemment leur premier cours de gestion de projet en Juin pour que l'un d'entre eux nous rejoigne.
Nous reprenons un projet initié en septembre 2012. Mathilde a permis la pérennisation du projet d’un groupe à l’autre. De plus, nous avons des contacts réguliers avec le groupe précédent. Ce sont deux atouts car cela nous permet d’avoir une bonne connaissance du pays, par leurs récits, mais aussi des lignes de conduite pour mener à bien le projet.
L’école est construite avec des matières premières issues du Sénégal, le projet fait marcher l’économie locale. Les artisans que nous contactons sont vraiment contents de travailler sur ce chantier et d’y apporter leurs contributions.
Nous suivons, grâce à notre formation, des cours de gestion de projet. Nous transcrivons les méthodes que nous apprenons au projet ce qui facilite son avancement.
L’association Manécounda de Bordeaux facilitent les échanges que nous avons avec les villageois. Cela est très important pour nous car les villageois n’ont pas accès à des moyens de communication facilement. Ce qui en fait aussi un point négatif dans le projet. Si nous avons besoin d’informations rapidement, nous savons que cela sera toujours compliqué faute de moyens de communication.
Les artisans ont besoin d’être payé, en partie, pour pouvoir commencer leur chantier. Par exemple, pour le toit, le charpentier doit le finir avant la saison des pluies (Juillet) sinon les conditions sont trop difficiles. Nous devons donc lui avancer une somme d’argent conséquente. Cette anticipation est compliquée pour nous puisque nous ne sommes pas sur de prétendre à tous les dossiers que nous avons demandés et donc d’obtenir des financements. Nos actions de financement sont donc notre seule source de revenue sûre pour le projet pour l'instant. C’est une gestion parfois difficile.
Si nous pouvions changer des choses, nous nous baserions directemen sur des devis réels et non sur des estimations. Nous essayons pour les portes et les fenêtres d’établir des devis avec des artisans de la région de Sédhiou. Ce n’est pas facile à cause des moyens de communication mais c’est nécessaire pour avoir un budget le plus réel possible.
A cause de nos alternances, nous nous voyons peu entre apprentis du groupe SA2M. Même si les systèmes de communication que nous avons mis en place pour rester en contact sont utiles, il faut que nous essayions de nous voir plus souvent ensemble pour échanger en direct. Les communications en face à face ou par internet ne sont pas les mêmes.
Enfin, si nous avions su que les premières années étaient préoccupés par leurs examens, nous leurs aurions présenté le projet beaucoup plus tôt dans l’année pour que le première année que nous rejoindra s’imprègne le plus rapidement possible du projet.
A l’heure actuelle, la chape et les poteaux sont terminés. Le chantier a commencé en juillet 2013 avec les artisans et les villageois qui travaillent ensemble pour arriver à ce résultat. Le groupe SA2M 2013 se sont joints à eux en novembre 2013 pour participer au chantier. Ils ont ainsi pu voir l’avancement des travaux et l’aboutissement de leur travail sur une année. Nous sommes tout aussi impatients de partir à Manécounda en novembre 2014 pour voir nous aussi le chantier avancer.
Enfin à la vu de l’enthousiasme qu’on fait preuve les élèves français et sénégalais pour l’échange interculturel, nous avons hâte de le remettre en place.
Les liens que nous avons avec les deux associations Manécounda sont forts et nous sommes impatients de les développer quand nous serons sur place.
Aujourd'hui, en tant que groupe SA2M 2014 nous n'avons pas encore pû apporter quelque chose de concret. Mais nous sommes fières de nos actions d'autofinancement. Nous essayons d'être présents le plus souvent possible sur les marchés. Nous avons un site de dons en ligne.
Nous sommes fières d'avoir constitué un groupe qui réussit pour l'instant à gérer les différentes tpaches et se soutient mutuellement. Nous espérons bientôt pouvoir rajouter dans la liste des résultats notre participation pour finir de financer le toit.
Nous communiquons autour du projet de différentes façons. Tout d’abord nous avons élaboré un flyer que vous trouverez en pièce jointe. Il nous permet de communiquer lorsque nous participons à des marchés ou autres manifestations. Nous avons créé une page Facebook afin que chaque personne puisse suivre les avancées du projet. Nous publions les photos que nous recevons de Manécounda, les évènements… Nous avons un site de dons en ligne sur Babeldoor. La page est également mise régulièrement à jour. Nous partageons l’adresse à toutes nos connaissances pour récolter des dons.
Certains dossiers de financement nécessitent des vidéos pour présenter le groupe et le projet. Nous nous servons de ces vidéos pour communiquer car c’est un support qui attire le public.
Parallèlement, nous sommes en train d’écrire un communiqué de presse à envoyer à Sud Ouest pour promouvoir le projet « Une école à Manécounda ». Et nous pensons passer à une radio locale comme Radio Nova pour parler du projet et communiquer sur la prochaine soirée que nous allons organiser.
En ce qui concerne les restitutions, nous allons exposé vidéo et photos à différents endroits. Tout d'abord à nos écoles, qui nous aurons soutenu. Nous pourrons discuter avec les autres élèves de l'expérience d'un voyage de solidarité internationale. Nous ferons aussi une restitution à la mairie du Bruges. Celle-ci nous accueille pour faire les marchés et vendre nos produits.
Chaque personne, qui aura fait un don, recevra la vidéo pour voir à quoi le don a servi.
Enfin, chaque financeur recevra un dossier de restitution technique et financier.
Pour terminer le dossier, voici deux lettres écrites par la présidente de l'association Manécounda de Bordeaux, Martha Mané et par le secrétaire de l'association manécounda du Sénégal Mommoudou Diatta.
Lien du site internet de l'association Manécounda : http://manecounda.fr/



