Contre l'exclusion au Mexique
Nous sommes 12 étudiants de l’INSA Lyon et HEI Lille engagés contre l’exclusion sociale au Mexique auprès de l’association « Un Toit pour les enfants de Cuernavaca ». Nous partons cet été travailler 8 semaines à la construction d’un centre d’accueil pour enfants défavorisés. Nous avons un engagement de trouver 5,000 € pour l’achat des matières premières.
La présentation de l’équipe d’étudiants ou de l’association étudiante porteuse du projet :
· Présenter l’association ou équipe porteuse du projet
Nous sommes un groupe de 12 étudiants de l'INSA Lyon (Institut National de Sciences Appliquées) et de HEI Lille (Hautes Études d’Ingénieur), engagés pour lutter contre l’exclusion sociale et économique au Mexique, en contribuant activement au projet de l'association "Un Toit pour les Enfants de Cuernavaca" (UTPEC).
Cette association française créée en 1998, et reconnue d’intérêt général depuis octobre 2006, apporte son soutien aux enfants défavorisés dans la ville de Cuernavaca, au travers d’une association mexicaine, le CCIE (Centro Comunitario Infantil, Encuentro) qui apporte éducation, alimentation, accès aux soins de santé, soutien psychologique aux familles et aide à l’intégration familiale.
La mission d’UTPEC depuis 1998 est de rassembler en France les moyens financiers (pour l’achat de matériaux de construction et l’aide aux dépenses de fonctionnement) et humains pour construire des centres d’accueil.
Notre projet s’inscrit dans ce cadre et est essentiel pour la réalisation du projet d’UTPEC.
Notre engagement consiste
Ø à travailler pendant toute l’année universitaire pour trouver le financement. Nous avons un contrat moral avec UTPEC de trouver au minimum 1,000 € par étudiant partant.
Ø à consacrer nos vacances d’été pour aller travailler pendant 8 semaines sur le chantier de construction à Cuernavaca et participer à des ateliers d’été de développement ou de jeux avec les enfants du centre.
UTPEC favorise l’échange franco-mexicain en organisant l’accueil des étudiants dans des familles locales, ce qui permet la découverte d’une culture différente et souvent d’un milieu socio-économique très modeste.
· Quelles sont les autres actions de solidarité réalisées par l’association.
UTPEC et le CCIE sont dans une approche d’essaimage et de développement durable.
La mission est de donner les moyens pour démarrer des actions de solidarité et d’aide sociale, puis de favoriser l’autonomie de fonctionnement local. Dans cet esprit UTPEC a supporté la construction de 2 centres et le 3ème est en cours d’achèvement.
Le 1er héberge maintenant une association, créée par une française ancienne bénévole au CCIE, qui s’occupe de personnes âgées souffrant de la solitude, d’une activité écologique de recyclage de plastique et de formation d’adultes.
Le 2nd héberge une association créée également par un ancien bénévole du CCIE qui s’occupe d’enfants handicapés dont les familles ne peuvent économiquement pas se permettre d’écoles spécialisées.
Le 3ème en cours de construction abrite les activités du CCIE.
· Etes vous à l’origine du projet, ou reprenez vous un projet déjà existant depuis plusieurs années?
Le projet existe depuis 1999 à HEI Lille et depuis 2009 à l’INSA Lyon.
C’est une grande chaîne de solidarité qui s’est créée depuis 1999 et le flambeau passe année après année entre les étudiants. Notre responsabilité, au-delà de trouver le financement et de contribuer à la construction, est d’assurer la continuité de ce projet en trouvant les étudiants qui prendront le relais.
A l’INSA Lyon, nous nous impliquons 2 années consécutives dans ce projet.
· Votre projet est il initié à l’occasion des Trophées Solidaires ?
Non. A l’INSA Lyon depuis 2009.
· Depuis combien de temps faites vous parti de ce projet et pour combien de temps y serez vous investis?
Certains, élèves de 1ère année, sont engagés depuis le mois de septembre, dès leur arrivée à l’INSA et d’autres en 2ème dans le cadre du projet de « Civilisation » faisant partie du cursus de l’INSA qui demande un investissement associatif.
L’expérience vécue en 1ère année à Cuernavaca nous incite naturellement à continuer dans ce projet en 2nde année, compte tenu de l’expérience fantastique vécue à Cuernavaca et le sentiment de savoir pour quoi on s’investit une fois que nous y sommes allés.
· Présenter le groupe d'étudiants porteurs du projet, noms, filière d’études, rôle dans la gouvernance du projet.
INSA Lyon
Ø Présidente : LESCANO Sofia (2ème année)
Ø Vice-président : JOURDE Hugo (2ème année)
Ø Secrétaire : BICHON Alexia (1ère année)
Ø Trésorier :GAYRAUD Florian (1ère année)
Ø Équipe communication: DUPRE Johan, JOURDE Hugo, NOYERIE Clement, CHAUBE Charline, CASTILLO Fernando Iván
Ø Équipe entreprises : LESCANO Sofia, ABBASSI Anass
Ø Équipe partant cet été: BICHON Alexia , GAYRAUD Florian, KUNTZ Juliette , LEPROMPT Clara, COSSARD Solène, tous les 5 de 1ère année.
HEI Lille
Ø Président : RICHAUD Martin
Ø Vice-président : MEDELINE Stanislas
Ø Responsable santé : RENOU-PELLENC Cassandra
Ø Trésorière: CHANTRELLE Clémence
Ø Responsable communication : PERRRAULT Oussama
Ø Responsable logistique : CARPRAUX Victoria
Ø Membre actif : JOBIN Charles
La coordination au niveau de l’association UTPEC est assurée par Pascal LHEUREUX.
· Avez-vous participé à des "formations" à la solidarité ? (lesquelles, et avec quel organisme
Non
· Avez vous des formations et un suivi en interne par un responsable ou professeur de votre établissement ?
Dans le cadre de notre engagement de 1ère année, non si ce n’est le travail avec le coordinateur d’UTPEC
Dans le cadre du projet de Civilisation en 2nde année, oui
· Pourriez vous définir la finalité de votre engagement ( découvrir une autre culture?, désir d'une expérience d'engagement humanitaire?, désir de développer un projet de A à Z ? vivre une expérience enrichissante et différente avec des amis?, en rapport avec votre orientation professionnelle?)
Étant élèves de première année, nous avons été séduits tout d'abord par l’aspect humain de ce projet.
L'entraide développée par ce travail de groupe nous paraît être une valeur à défendre dans notre société individualiste.
La construction d'un centre d'accueil pour ces enfants nous confronte aux inégalités du monde d'aujourd'hui : pauvreté, difficulté d'accès à l'éducation et à la santé. La possibilité de se rendre sur place et concrétiser l’effort fourni pendant toute l’année scolaire a été une raison de plus pour le choisir.
La possibilité d’être un maillon supplémentaire de cette chaîne de solidarité existant depuis 1999 est, à ce stade de notre vie, une motivation très forte, car nous savons que notre vie future personnelle, familiale, professionnelle nous laissera probablement moins de temps pour laisser libre cours à cette envie d’aider ceux qui sont défavorisés.
La richesse de cette expérience liée à la découverte d’une culture, au désir d’engagement et à un projet de groupe est pour nous source de motivation extrême.
Le travail de construction réalisé dans les conditions d’un chantier au Mexique est une expérience qui ne peut qu’influencer notre manière d’appréhender les choses dans notre futur professionnel, au-delà de l’apprentissage du travail en équipe et de la gestion de projet.
Cet engagement est un choix personnel et non pas une obligation.
· Votre engagement solidaire est il inscrit et (ou) valoriser dans votre cursus ?
Cet engagement solidaire nous permettra de valider le stage ouvrier qui fait partie du cursus universitaire, même si notre objectif premier est cette contribution solidaire.
La présentation du projet lui même:
· Quelle est l’origine du projet que vous présentez, et qui l'a initié ?
Un ingénieur HEI, Bruno ALLAIN, à son retour d’expatriation au Mexique, a créé UTPEC en 1998 et développé ce partenariat avec HEI dès 1999.
Notre coordinateur UTPEC Pascal LHEUREUX , également ingénieur HEI, a répondu positivement en 2009 à une demande spontanée d’un élève ingénieur INSA Lyon qui souhaitait rejoindre le projet. Cette demande a initié le projet avec l’INSA qui s’est ensuite rapidement développé dans les années qui ont suivi.
· A quels besoins constatés ou exprimés répond votre projet ?
Sur un plan général, le projet d’UTPEC
Ø Bien qu’en avance sur la majorité de ses voisins d'Amérique Latine, le Mexique est un pays où le problème de la pauvreté reste majeur. Une part importante de la société mexicaine vit dans des conditions précaires.
Ø Au sein de cette société, beaucoup d'enfants restent sans habitat, sans accès aux soins, sans éducation et souffrent d'abandon et d'abus en tous genres. Ces enfants sont privés de dignité, d'innocence et parfois même de leur vie.Cette situation douloureuse est le fruit de la violence, de la misère, des effets de la drogue, de l'alcool et de l’éclatement des familles.
Ø Ces problèmes sont encore amplifiés dans les grandes villes (76% de la population est urbaine). Une pauvreté extrême y fait souvent des ravages, dans la périphérie de ces grandes villes, ce qui est le cas à Cuernavaca.
C’est dans ce contexte qu’a été créée l’association CCIE par Gregorio TLALPA COYOLT dans un de ces quartiers périphériques de Cuernavaca pour venir en aide à ces enfants.
Sur un plan personnel, notre projet répond à plusieurs besoins :
Ø Réaliser la chance que nous avons personnellement et collectivement par rapport à la majorité des personnes dans le monde et apporter une contribution pour partager avec ceux qui n’ont pas cette chance
Ø Devoir bousculer notre vie pour apporter d’une manière très concrète cette aide que ce soit en allant chercher les moyens financiers nécessaires ou à réaliser le travail de construction
Ø Pouvoir satisfaire cette envie de connaître et comprendre d’autres cultures
Ø Réaliser des choses en équipe, ce qui est la base même de la vie en collectivité
- En quoi votre projet est innovant ou renouvelle la problématique ?
Ce projet n’a probablement rien d’innovant dans la problématique qu’il traite (exclusion sociale et économique).
Par contre faire vivre une chaîne de solidarité où chacun se sent impliqué non seulement par ce que le projet va lui apporter personnellement mais par sa pérennité et qui demande un investissement personnel très important en parallèle des études pour atteindre les objectifs financiers fixés est pour nous exceptionnel.
En effet il nous met dans une position quasi professionnelle, à savoir que, si l’objectif de récolte de fonds pour acheter les matériaux (1,000 €/ étudiant partant) n’est pas atteint, il n’y a pas de seconde phase (chantier d’été). Ceci nous met dans une situation responsable et est, à ce titre, extrêmement formateur.
· Avec quel partenaire développez-vous votre projet ? Association, ONG, groupement de personnes ? Comment les avez-vous rencontrés?
Comme précisé plus haut ce projet est développé avec l’association “Un toit pour les Enfants de Cuernavaca », association créée en 1998 et reconnue d’intérêt général depuis 2006.
Cette structure est très petite en termes d’organisation.
La caractéristique essentielle de cette association est que 1€ reçu partira pour les activités de construction ou de fonctionnement du CCIE. Les coûts administratifs ou fonctionnels sont totalement pris en charge par les membres de l’association hormis les dépenses d’assurance Responsabilité Civile de l’association et les frais bancaires (gestion et transfert).
Comme expliqué auparavant, c’est suite à l’initiative individuelle et spontanée d’un étudiant INSA que l’aventure a débuté en 2009
· Comment travaillez-vous avec vos partenaires et bénéficiaires? Quelle place effective ont ils dans la définition du diagnostic, des objectifs et des actions à mener? Quel cadre logique a été mis en place? Quelle gouvernance?
Les principes fondamentaux de tout ce projet sont la solidarité, la responsabilisation et le bénévolat.
L’objectif est simple, clair et commun à toutes les parties (CCIE, UTPEC, INSA, HEI) : aider les enfants défavorisés. A partir de là chacun a son rôle et sa responsabilité :
Ø Le CCIE de mettre en œuvre sur place les actions d’aide aux enfants, l’accueil des étudiants venant travailler sur le chantier, l’organisation du chantier (achats et encadrement)
Ø UTPEC de trouver les fonds pour financer tout cela en travailler avec l’INSA et HEI, mais également en sollicitant des particuliers (parrainage, dons), des entreprises, des associations, des organisations publiques, des écoles ou tout autre moyen.
Ø Les INSA et HEI d’aider UTPEC dans cette recherche de fonds et dans la réalisation du chantier.
L’objectif pour les étudiants INSA et HEI est d’accomplir toutes sortes d’actions pour tenir l’objectif minimum fixé de 1,0000 € / étudiant partant.
Les équipes doivent faire preuve de créativité, d’autonomie et de motivation pour l’atteindre avec le support d’UTPEC.
Philosophie : gagnant / gagnant : de notre résultat dans cette phase dépendra notre départ à Cuernavaca.
Ceci est extrêmement motivant.
Pour le fonctionnement, il y a des contacts très fréquents par mail, par téléphone ou sur place entre les étudiants et le représentant UTPEC. Nous faisons également des réunions fréquentes entre étudiants pour discuter des avancées et des actions à venir.
· Quel était votre budget et d'où venaient les financements ; de votre établissement, de ressources financières extérieures sponsoring d’entreprise, collectivités territoriales, vos propres actions de collecte, auto-financement ? (joindre un budget)
Le budget prévisionnel équipe INSA minimum est de 5,000 € (5 étudiants partants).
Au-delà cela permet d’avancer le chantier en dehors des périodes de vacances universitaires avec du personnel local, ce qui présente l’intérêt du travail à des personnes en situation de précarité professionnelle.
A ce jour l’équipe a atteint la somme de 3,700 €
Le budget du chantier de cet été est de l’ordre de 13,000 €
Nos ressources sont essentiellement le fruit de nos actions. Aucun financement initial n’est fourni par UTPEC. Nous démarrons sur un fond de caisse de 270 € qui nous aide à amorcer les actions entreprises.
Cette année les actions principales ont consisté en
Ø Opération emballage cadeaux chez Nocibé avant Noël
Ø Vente de gâteaux et bonbons sur le campus
Ø Création personnalisée et vente d’écocups au logo de l’association
Ø Soirée tacos
Ø Soirée étudiante
Ø Dons particuliers ou entreprises qui souhaitent soutenir notre projet
Ø Action auprès d’un lycée (bol de riz)
Ø Dossiers pour participer à des concours ou pour bénéficier d’aide
· Quels moyens humains et matériels ? (coaching par mécénat de compétences, moyens logistiques déployés)
Dans le cadre de la première phase de notre projet en France, les moyens mis en œuvre sont essentiellement humains au travers de l’équipe et des actions décrites plus haut, avec l’aide d’UTPEC.
Les matériaux sont achetés avec l’argent récolté. Nous prenons en charge le coût de notre voyage et sommes hébergés et nourris dans des familles de Cuernavaca. La formation des étudiants et l’organisation du chantier sont assurées par des maçons locaux, qui sont rémunérés par le biais des fonds levés en France, sous la coordination du directeur de l’association CCIE, Gregorio Tlapa Coyolt.
· Quel a été le calendrier de vos actions ?. Si votre projet est en cours de réalisation, quelles sont les dates de réalisation concrètes prévues? (joindre un planning)
Toutes les actions citées ci-dessus pour lever des fonds ont eu lieu ou auront lieu entre Septembre 2013 et mai 2014.
Le chantier de construction se déroulera pour les INSA du 30 juin au 22 août à Cuernavaca (8 semaines).
· Quelle évaluation a été mis en place ? ( mesure d’impact ou de satisfaction menées auprès des partenaires et bénéficiaires ? )
Un objectif est fixé par Gregorio Tlapa Coyolt en fonction des moyens financiers disponibles et du nombre d’étudiants partant (fonction des fonds récoltés).
A ce jour l’objectif a toujours été globalement atteint.
· Quelle évolution et pérennité du projet pour les années futures ?
L’association UTPEC existe depuis 1998 et en est à sa 3ème construction. Celle-ci devrait se terminer en 2015 ou 2016 au plus tard. Le prochain projet est en cours de définition.
Quant à la pérennité du prochain à l’INSA, elle est clairement entre nos mains.
Après l’expérience vécue à Cuernavaca tant sur le chantier qu’en dehors avec les familles d’accueil ou les personnes rencontrées au fil de notre séjour, le choix est facile. Il nous est impossible à l’heure actuelle de laisser tomber ce projet. Il est primordial pour nous de continuer à faire vivre le projet dans lequel des étudiants d’HEI Lille s’investissent depuis 1999 et ceux de l’INSA Lyon depuis 2009.
Notre projet de civilisation en 2ème année après une première année dans le projet nous incite naturellement à attirer d’autres étudiants de première année dans le projet en partageant notre expérience extraordinaire.
· Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?
La principale difficulté que nous rencontrons est de réussir à trouver des personnes ou des organisations qui soient réceptives à notre projet, compte tenu du nombre important de sollicitations que peuvent avoir ces personnes ou ces organisations. Nous sommes une petite structure avec des moyens très limitées et tout succès auprès de « sponsors » est pour nous essentiel pour asseoir notre crédibilité, au-delà du fait que UTPEC soit reconnue d’intérêt général.
Ceci entraine parfois une désillusion, mais après partage avec d’autres, nous apprenons à nous focaliser sur ce qui a marché, même si la probabilité n’est statistiquement pas très élevée, au lieu de s’attarder sur ce qui n’a pas marché.
Une dernière difficulté est pour certains de pouvoir gérer en parallèle les études et ce projet.
Notre engagement par rapport à UTPEC est que nous nous sentons aptes à gérer les deux en parallèle.
· Quels sont selon vous les points forts et les points faibles de votre projet ?
Les points forts de notre projet sont :
Ø Le caractère humaniste de notre école et notre appartenance à la filière AMERINSA qui nous expose à l’environnement d’Amérique Latine
Ø Qu’il est très structuré tant au Mexique qu’en France depuis le temps qu’il est en place.
Ø Qu’il nous responsabilise complètement et nous apporte une grande satisfaction car nous avons le sentiment d’apporter notre contribution de manière très concrète aussi bien dans l’achat des matériaux que dans la construction
Ø Qu’il nous donne l’occasion de vivre une expérience unique d’immersion dans la culture mexicaine
Ø Qu’il est un travail d’équipe qui nous apprend que les petits ruisseaux font les grandes rivières et qu’unis nous pouvons faire de grandes choses
Les points faibles :
Ø Nous sommes une petite structure avec les avantages (efficacité) et les inconvénients (anonymat)
Ø Notre structure n’est pas officiellement rattachée au bureau des élèves INSA, donc pas aidée financièrement. Cela nous donne néanmoins une liberté d’action intéressante.
· Auto évaluation. Si c'était à refaire et pour poursuivre, que changeriez-vous ?
A ce jour, notre organisation fonctionne plutôt bien. En effet la continuité entre les 1ère années qui vont partir et les 2nde années en projet de Civilisation qui sont allés l’été dernier est très importante, car les seconds apportent aux premiers leur expérience aussi dans la phase recherche de fonds que pour le voyage à Cuernavaca.
De plus le lien avec UTPEC est très étroit ce qui permet de profiter de leur expérience et de leur support.
· Quels sont les résultats dont vous êtes fiers ? Témoignez de votre expérience!
Pour les 1ère année qui partiront l’été prochain, nous sommes très fiers de nous, d’être partie prenante dans un projet comme celui-là. Il demande un investissement personnel important, mais qui apporte cette satisfaction de non pas simplement subir les événements, mais même à une échelle très réduite d’apporter notre pierre à l’édifice de la solidarité.
Pour les 2ème année qui sont déjà allés à Cuernavaca l’été dernier, la fierté est de pouvoir témoigner concrètement de cette expérience inoubliable et avant tout humaine.
Pour les autres qui ne partiront pas, simplement faire partie d’une équipe qui travaille sur un tel projet est en soi une grande satisfaction et une grande fierté.
Au niveau personnel, s’engager dans une association est une expérience des plus enrichissantes. Cela responsabilise chaque membre : il faut être présent aux réunions, s'investir, donner de son temps, apprendre à travailler en groupe... La découverte du milieu associatif, notamment à caractère humanitaire permet d'en apprendre beaucoup sur soi-même, sur sa capacité à travailler en groupe, gérer un budget, organiser une hiérarchie... Enfin, une fois sur place, c'est la découverte d'une nouvelle culture, d'une manière de vivre complètement différente de la nôtre. C'est une immersion au cœur de ces familles qui, malgré leurs difficultés financières, acceptent de nous accueillir durant deux mois. Sur le chantier, il nous faut travailler en collaboration avec les autres protagonistes: stagiaires HEI, ouvriers mexicains et autres architectes. C'est une expérience inoubliable, et des plus enrichissantes pour de jeunes étudiants.
· Quelle communication faites-vous de votre projet auprès de votre communauté suite à vos actions ?
Nous mettons à disposition des personnes ou organisations qui nous supportent un blog durant le chantier en été et une vidéo réalisée sur le chantier.
Ces supports servent l’année suivante à partager le projet avec de nouveaux soutiens potentiels à notre projet.
· Donnez la parole à vos partenaires et bénéficiaires ! (témoignages écrit ou dans votre vidéo)
Ø Allisson, volontaire au CCIE :
<< Les enfants à leur façon m’apprennent beaucoup et me livrent de précieuses clés pour mieux comprendre ce «monde à part» qui m’entoure. Avec eux le contact est immédiat et généreux. Ce sont eux qui me procurent les émotions les plus fortes, et dans tous les sens du terme d’ailleurs ! Que ce soient les ‘‘ados’’, les ‘‘petits’’, ou ceux qui souffrent d’un trouble ou retard quelconque, ils créent chacun à leur manière une relation particulière, proche, pudique, directe ou plus complexe, avec leur nouvelle maitresse, et ne peuvent laisser indifférent. Ils sont en tous cas une vraie mine de rire et de surprises ! Avec le temps j’apprends à mieux connaitre chacun d’eux, à être à l’écoute de leur comportement ou à les comprendre tout simplement.
Quelle richesse que de pouvoir vivre cette expérience ! Au sein d’une communauté où l’entraide est le premier mot d’ordre, comment ne pas se sentir bien, s’épanouir et avoir envie de partager, d’apprendre et de donner encore et encore… ?! Les envies fleurissent dans ma tête à mesure que le temps passe et je n’ai plus qu’une seule crainte à présent, c’est de ne pas avoir suffisamment de temps pour profiter au maximum de cette opportunité que me donne le Centro Comunitario Infantil Encuentro.>>
Ø Padre Goyo, instigateur du projet au Mexique :
<< J'imagine toute l'équipe HEI, ainsi que l’équipe INSA, comme de petites lumières qui travaillent, parlent, organisent des activités afin d'allumer d'autres lumières. Lorsque chaque lumière brille indépendamment, c'est bien ; mais lorsqu'elles se réunissent, elles ont le pouvoir de briller encore plus, d'enflammer encore plus de monde, et c'est ce que vous faites.
Merci aussi à Jean-Michel et Pascal, qui sont maintenant nos motivateurs.
C'est vous qui faites la différence face à un monde gris et sombre ; nous ne résoudrons pas les problèmes du monde, mais nous contribuerons à ce que la vie soit moins difficile pour ceux qui n'ont rien et une fois de plus je vous remercie d'être les lumières qui illuminent notre chemin.
Nous attendons à nouveau cet été les équipes HEI et INSA qui viennent travailler et seront les témoins de ce à quoi sont employés vos dons ; et nous pouvons affirmer à tous que chaque euro sera dépensé dans la construction. >>
Ø Sofia Lescano, bénévole pendant l’été 2013 et membre actif pendant l’année 2013-2014:
<< Pour moi, les deux mois passés au Mexique représentent beaucoup plus qu’un stage: cela a été la culmination d’un projet dans lequel j’avais travaillé pendant toute l’année. Ça a été magique. On nous a donné la possibilité de non seulement collaborer dans un projet magnifique e essayer d’apporter notre support mais aussi de voir de nos propres yeux que nos efforts ont servi à quelque chose. Pendant ces deux mois j’ai travaillé en tant que maçon. Les maîtres d’oeuvre nous ont appris beaucoup de choses, ils nous ont formés et j’ai appris à construire des murs, chose que je ne pensais jamais faire de ma vie. En plus de cela on a eu la chance d’être dans des familles d’accueil, on a pu voir le Mexique à travers les yeux des mexicains et comprendre qu’il existe d’autres façons de vivre et ce que l’on sait tous mais on oublie souvent: que l’argent ne fait pas le bonheur sinon l’amour et la tendresse qu’ils nous montraient chaque jour. >>
· Paragraphe libre ; infos supplémentaires ? (liens vers les sites de vos associations et ceux de vos partenaires. Documents annexes.)
Visitez nos sites internet :
Ø Site officiel :Encuentro
Ø Blog des Etudiants : Blog été 2013
Ø Exemple de gazette : Gazette Encuentro
Ø Page Facebook :Un'Toit Pour Cuernavaca INSA Lyon



