Saint-ea-Kabadio: La machine qui fabrique du grillage
Introduction:
Le président de l'association I.E.F.R (Il Etait une Fois une Rencontre), Benjamin Jayr, a fait un voyage en 1998 à Kabadio, un village situé au Sénégal, entre la Gambie et la Guinée Bissau à quelques kilomètres du littoral, pendant lequel il a pris connaissance des besoins des habitants en matière de savoir-faire. IEFR aide à l’amélioration de l’éducation en développant l’école du village, du commerce en aidant l’association SAM-SAM créée par les femmes de Kabadio et de l’agriculture. En effet, en 2002 l'association Kambing, constituée par les jeunes du village, a reçu un terrain de la part du chef situé à 40min à pied de Kabadio. L'idée étant de faire une culture maraîchère sur ce terrain, un premier projet mené par IEFR consistait à créer un jardin ainsi qu'un verger et donc, d'importer de vieilles semences résistantes. La collaboration entre les deux associations a ensuite donné lieu à la réalisation de deux autres projets : la mise en place d'une double barrière protégeant les récoltes des feux de brousse et des animaux et la construction d'un puits au milieu du terrain destiné à l'irrigation du verger (2009)
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Il y a deux ans, IEFR a fait appel à une équipe projet de l’École des Mines de Saint-Etienne pour concevoir et mettre en place une pompe permettant de récupérer l’eau du puits de 19 mètres de profondeur afin que les habitants de Kambing n’aient plus à apporter l’eau depuis le village tous les jours. Le succès de ce projet, qui a également donné lieu à la création de l’association Saint-éA-Kabadio, a permis la mise en place d’une relation de confiance entre l’école et IEFR. C’est pourquoi l’association lyonnaise a de nouveau fait appel à l’EMSE pour poursuivre le projet.
Ce que nous entendons par cela, c’est l’inauguration d’une nouvelle ère ou les étudiants des grandes écoles, en l’occurrence des mines, soient les principaux acteurs dans les domaines d’aides humanitaires et sociales.
Depuis que nous avons pris en main l’association, nous avons eu conscience de la responsabilité et du sérieux de la chose, et c’est a ce moment la que notre routine et notre vie étudiante a basculé. Il n’est d’autre sentiment meilleur que d’être conscient du rôle important que nous jouons dans la réalisation de projets humanitaires ne pouvant être accomplis que par des gens qui viennent d’entrer dans le monde estudiantin. Contrairement a nos anciens, qui se soucient plus de leurs stages et de leurs carrières professionnels (c’est légitime et nous les saluons au passage), les premières années ont plus de liberté et par suite le temps nécessaire et suffisant pour participer a ce genre d’initiatives. Notre but, en réalité, est loin d’être la construction de cette machine, loin de la : nous voulons initier une tradition ou tous les étudiants de l’école, et pourquoi pas des autres écoles d’ingénieurs, seront tentés par l’associatif, a travers notre réussite et notre expérience que l’on transmettra aux futurs élèves. Ce sera d’ailleurs l’occasion de souligner cette phrase que notre directeur de formation nous ressasse tous les jours : « l’ingénieur des mines est un ingénieur humain avant tout », mais ce n’est pas tout, nous ferons en sorte que cet ingénieur soit également un ingénieur qui a un grand cœur, qui prime les intérêts d’autrui et que ce soit dans le bonheur des autres qu'il trouve le sien.
La réalisation du projet :
Le Sénégal fait actuellement partie des pays les moins avancés. En effet, la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. De plus le pays est régulièrement secoué par des violences politiques entre l’actuel gouvernement et les partis d’opposition. Cette situation est encore plus critique dans la région enclavée de la Casamance (région de Kabadio). En effet, depuis les années 80, la Casamance est le théâtre de conflits armés qui opposent l’armée sénégalaise aux séparatistes casamançais, mais il faut bien que quelqu’un leur rapporte cet aide, et nous sommes prêts a relever ce défi pour voir notre but se réaliser.
C’est lors d’un voyage avec des amis au Sénégal que Benjamin Jayr a découvert Kabadio. Après avoir beaucoup échangé avec la population du village, il s’est lié d’amitié avec les habitants. Il a aussi été marqué par les conditions de vie très difficiles du village en particulier l’insalubrité de la maternité et l’absence d’école. C’est alors qu’il a décidé de faire tout son possible pour répondre aux nombreux besoins des habitants.
Après avoir réintroduis les semences et avoir développé les systèmes de gestion de l’eau, il faut maintenant pouvoir protéger les champs et les récoltes. Les animaux, domestiques et sauvages, sont un fléau pour les cultures et demandent une surveillance sans relâche par les habitants. L’idée est donc de créer des grillages solides, facile à réaliser afin de prévenir toute pénétration dans les champs et ainsi éviter aux villageois de faire des gardes à tour de rôle.
L’OPÉRATION(Question/Reponse)
Intitulé et description de l’opération :
Le projet s’inscrit dans un processus de réimplantation du maraîchage dans une région du Sénégal appelée la Casamance. Cette région souffre à la fois d’une situation géographique défavorable car elle est enclavée entre la Gambie et la Guinée-Bissau, et de divers mouvements de rébellions. La baisse des échanges commerciaux a entraîné des problèmes de nutrition au sein des populations locales.
Notre projet doit répondre à l’un des problèmes auxquels sont confrontées les populations locales qui est celui de la protection des cultures. En effet, les cultures subissent des dégradations causées à la fois par les animaux sauvages mais également par les animaux d’élevage qui s’y promènent pendant la journée. Pour résoudre ce problème, des clôtures en grillage doivent être réalisées.
Date de lancement et de concrétisation de l’opération :
Le projet a été lancé en septembre et la concrétisation du projet (i.e. installation sur place et par nos soins de la machine de fabrication de grillages ainsi que la formation des agriculteurs quant à l’entretien de la machine) se fera en juillet.
Objectifs poursuivis :
L’objectif est de mettre en place un système simple fonctionnant sans moteur et demandant relativement peu d’entretien.
Dans un premier temps, la machine sera gérée par une association d’agriculteurs avant de pouvoir être l’objet d’une coopérative agricole villageoise qui pourrait gérer notamment les achats de matière première.
Cette opération s’inscrit-elle dans le cadre de votre cursus scolaire ?
Tout à fait, elle s’inscrit dans le cadre des projets D’MIN : l’équivalent d’un projet universitaire au sein de l’Ecole des Mines de Saint – Etienne.
Est-ce une opération d’ordre local, national ou international ?
Elle s’insert dans un ordre local à l’étranger, plus précisément au Sénégal dans un village local dénommé KABADIO (au cœur de la Casamance).
Répond-elle aux grandes questions actuellement considérées d’urgence nationale ?
Elle met en évidence le grand intérêt que porte la France aux régions les plus démunies et la région de Casamance déchirée par les guerres et la rébellion en fait partie.
LES MOYENS ET LES ÉTAPES
Moyens mis en œuvre pour mener l’opération :
Il nous est d’abord impératif de mettre en place ce système simple, sans moteur et demandant peu d’entretien et pour cela il faudra faire des plans, contacter des usines spécialisés pour avoir quelques notions et également fabriquer le prototype dans un atelier partenaire.
Les agriculteurs sur place ne possèdent aucune notion de maintenance. De fait, l’aspect formation doit faire partie intégrante du projet. Il est nécessaire de fournir un document permettant de comprendre comment gérer les problèmes de maintenance.
Partenaires mobilisés :
- L’association IEFR (Il Était une Fois une Rencontre)
- EIFFAGE Rhône Alpes
- EIFFAGE SENEGAL
- Association SAMSAM.
- Association Kambing.
Financements :
-LCL (940 euros)
-D’autres sources seront sollicitées ultérieurement pour nous apporter leurs contributions.
Voir apercu du budget en piece jointe (Galerie des photos).
Déroulement de l’opération et mise en évidence des étapes de réalisation :
- Pour l’instant l’association avec laquelle nous allons travailler ne possède pas de local machine. De plus, il n’existe pas de local communautaire. Cependant, une association de femmes, l’association SAM-SAM est susceptible de nous prêter un local pour l’entreposer. à prendre en compte le fait que l’humidité ambiante risque de détériorer certaines parties de la machine et envisager des solutions dans le cas où celle-ci n’est pas bien abritée.
- 5 à 6 personnes maximum iront sur place pour monter la machine et montrer aux habitants son mode d’emploi.
- Formation intensive de quelques agriculteurs, pour leur permettre de maintenir la machine et la reproduire si possible.
LES PERSPECTIVES
Quelles sont les valeurs portées et transmises par l’équipe durant la mission ?
Solidarité, entraide, bénévolat, altruisme et humanitarisme
Quel bilan ? Quels sont les impacts positifs que vous pouvez mesurer de cette opération ?
Cette région souffre d’une situation géographique difficile et il a donc fallut réimplanter le maraichage, d’où la nature des projets que nous avons entreprit depuis plus de 2 ans. Cette année ce sera la protection des cultures par des grillages, pour faire face à la dégradation causée par les bêtes sauvages mais aussi par les animaux d’élevages.
Envisagez-vous de renouveler cette opération ? Quels sont les axes de développement à mettre en place ? Quelles sont les perspectives d’évolution de cette opération ?
Chaque année, notre association prend en main un projet particulier à réaliser au village de Kabadio (SENEGAL), toujours dans le cadre de la réimplantation du maraichage et en collaboration avec l’association IEFR. Elle est donc constamment renouvelée et ce sont des élèves des Mines de Saint Etienne qui prennent en main l’association le long de leur première année d’étude ; sachant que les élèves membres de l’association sont choisis par leurs anciens en deuxième année qui avaient déjà pris en charge le projet.
Cela fait donc 3 ans que l’association lutte à améliorer les conditions de vie de ce village. Nous assurons la continuité du projet dont les objectifs se ne limitent pas dans le temps mais constituent une succession de mini-projet comme le nôtre, tous aussi importants les uns que les autres car complémentaires (voir document ci-joint qui explique les projets déjà réalisés).







